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Le siècle vert

Piétin échaudage, évaluer votre risque en 10 secondes avec un OAD

Le seul moyen de lutte contre le piétin échaudage des céréales à paille, c’est la prévention ! Avant de réaliser les semis de blé et d’orge, Certis propose d’évaluer le risque à la parcelle de ce champignon du sol avec un OAD disponible cette campagne sur son site ou en web application. Un bon moyen d’anticiper les mesures agronomiques pour réduire durablement le potentiel infectieux sur les parcelles et préserver le rendement en protégeant la semence.

Lorsque le champignon Gaeumannomyces tritici responsable du piétin échaudage s’attaque au système racinaire du blé ou de l’orge, c’est déjà trop tard. La maladie s’installe, les feuilles jaunissent par la pointe jusqu’au desséchement complet du pied en fin de cycle. Aucun traitement foliaire n’est efficace. En revanche, la semence peut être protégée par un traitement fongicide en cas de risque avéré.

Sur les cinq dernières années, à cause des attaques de ce champignon vivant surtout dans les sols calcaires, Certis a relevé en moyenne une perte de 7 quintaux par hectare sur blé dur, de 6 quintaux sur blé tendre, de 5 quintaux sur orge et triticale.

Le risque piétin échaudage est estimé selon la date de semis et la rotation

Evaluer ce risque, c’est ce que propose Certis aux techniciens et aux agriculteurs avec son OAD BonAtitude, lancé cette campagne pour les semis de céréales d’hiver. Disponible sur son site ou en web application, il simplifie le renseignement des critères d’évaluation du risque piétin échaudage. « Certaines situations favorisent l’apparition de cette maladie invisible à détecter, explique Vanessa Denaud, chef marché traitement de semence chez Certis. Auparavant, nous utilisions des grilles que le technicien et l’agriculteur devaient renseigner. Désormais, les informations liées à la météo et à la nature du sol sont insérées dans la base de données. Dès l’indication du code postal de l’exploitation, l’outil les prend en compte. En dix secondes l’agriculteur connait son niveau de risque après avoir précisé ses pratiques : le type de rotation et la date prévisionnelle de semis. »

 

Précision sur les pratiques agronomiques limitant le piétin échaudage

À partir de 50 % de risque, l’OAD considère que les probabilités d’apparition du piétin échaudage sont fortes et au-dessus de 70 %, très élevées. Le résultat est complété par la mise en avant des données techniques. La date de semis constitue l’un des points clés du raisonnement agronomique immédiat. « Plus on sème tard, plus le risque est réduit, ajoute Vanessa Denaud.  C’est pourquoi l’OAD propose trois intervalles de dates qui correspondent à un semis précoce, intermédiaire ou tardif. Ces périodes étant adaptées à chaque région. » Quant à la rotation, elle constitue le principal facteur de maintien du champignon sur la parcelle. « Semée à la suite d’une céréale à paille, blé, orge ou triticale ou, dans une moindre mesure, d’une culture de maïs, la céréale sera exposée à un risque de piétin échaudage plus important », complète-t-elle. L’essentiel, en cas de risque moyen à très élevé, est d’apporter une réponse durable en combinant une protection fongicide de la semence pour préserver la future récolte et stratégie agronomique afin de réduire le potentiel infectieux sur la parcelle.

L’OAD BonAtitude est disponible gratuitement sur le site certiseurope.fr sous forme de web app. L’application BonAtitude peut aussi être installée sur smartphone.

L’introduction dans la rotation d’une culture non-hôte du champignon responsable du piétin échaudage comme le colza, la betterave, la pomme de terre, l’avoine réduira la pression pour la céréale à paille suivante. Néanmoins, c’est l’absence de céréales à pailles pendant trois ans qui fera disparaître l’inoculum dans le sol.

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