UIPP
Le siècle vert

La protection des plantes se réinvente à horizon 2030

Comment notre secteur d’activité peut-il contribuer à accélérer la transition agroécologique de l’agriculture française pour conforter sa résilience ? C’est pour répondre à cette question que les entreprises adhérentes à l’UIPP ont bâti leur feuille de route à horizon 2030. Explications.

Comment notre secteur d’activité peut-il contribuer à accélérer la transition agroécologique de l’agriculture française pour conforter sa résilience ? C’est pour répondre à cette question que les entreprises adhérentes à l’UIPP ont bâti leur feuille de route à horizon 2030. Explications.

En ce début 2021, le secteur de la protection des plantes présente sa feuille de route à horizon 2030. Née d’un travail collectif entre les dix-neuf entreprises adhérentes de l’UIPP à l’issue du premier confinement, elle affiche une volonté forte de contribuer à accélérer la transition agroécologique. Leur mot d’ordre commun pour répondre à cet objectif ? Renforcer l’approche combinatoire pour protéger toutes les cultures grâce à l’innovation. « Nous devons être ambitieux dans nos programmes de recherche en anticipant les enjeux environnementaux et en nous ouvrant à d’autres disciplines scientifiques et technologiques que sont le digital, la robotique, la génétique, l’agronomie », explique Bruno Baranne, président de l’UIPP.

14 mds d’euros pour développer le digital et le biocontrôle en Europe

À titre d’exemple, dans les dix prochaines années, nombre d’entreprises adhérentes à l’UIPP vont investir au total en Europe 10 mds d’euros pour déployer les solutions de protection mobilisant le digital, notamment via le recours aux data. L’objectif est de concevoir des modèles de prédiction pour une agriculture de haute précision. Un budget de 4 mds€ va aussi être engagé pour soutenir la recherche dans le biocontrôle. « Cet investissement souligne le dynamisme de notre secteur, complète Bruno Baranne. Nous consacrons toujours plus de 10 % de notre chiffre d’affaires à la recherche. Notre métier se transforme, nous sommes sur une approche holistique de la protection des cultures, nous explorons d’autres disciplines. Nous avions commencé bien avant 2020, nous montrons désormais notre capacité à nous engager collectivement sur un même objectif : accroître la durabilité et la performance de l’agriculture.»

Alignés sur les objectifs du Green deal et de la Pac

La feuille de route se cale sur le Pacte vert européen à travers sa stratégie « Farm to fork ». Dans le cadre de la nouvelle Pac, elle répond à la montée en puissance de la protection intégrée, de l’agroécologie, de l’agriculture de précision, du stockage du carbone dans les cultures et les sols agricoles. Ces pratiques pourraient être éligibles au dispositif d’aides du premier pilier de la PAC en lien avec les exigences environnementales, les ecoschemes. « Nous voulons nous engager pour maintenir la performance agricole et le revenu des agriculteurs, souligne Bruno Baranne. Nous soutenons une production de qualité qui répond aux attentes sociétales en anticipant les enjeux environnementaux. »

Dialogue, formation et accompagnement sur le terrain renforcés

La feuille de route met aussi en exergue le besoin de renforcer le dialogue avec les parties prenantes, de mieux former et accompagner les agriculteurs dans l’appropriation des solutions combinatoires. À titre d’exemple l’UIPP vient de sortir un module d’e-learning sur le raisonnement de la protection des cultures et l’utilisation des produits phytosanitaires.

Elle souligne le manque de connaissances sur les métiers de son secteur. Comment les rendre plus attractifs ? Comment mieux partager les connaissances ? « Grâce à la pédagogie nous souhaitons reconquérir les publics essentiels aux activités de protection des cultures, poursuit Bruno Baranne. Nous préparons aussi la future génération en apportant notre vision de la transition agroécologique. »

La feuille de route 2030 de l’UIPP, dans son approche plus globale de la santé des plantes, rejoint les orientations prises mi-2020 par Crop Life Europe, l’association européenne des entreprises de protection des plantes.

Feuille de route 2030, l’essentiel

  • Être ambitieux dans nos programmes d’innovation
  • Anticiper les enjeux environnementaux
  • Activer notre ouverture à d’autres disciplines scientifiques et technologiques

La feuille de route, une réflexion pour soutenir la souveraineté alimentaire

Nous avons réalisé à l’été 2020 une enquête auprès des dirigeants afin de construire, collectivement, notre feuille de route à l’horizon 2030. Grâce aux entretiens, individuels et par groupes, nous avons identifié les points d’amélioration, les attentes, les missions à assigner aux entreprises comme aux équipes de l’UIPP. « Une formidable dynamique est née en 2020 au sein de notre cellule de crise pendant le premier confinement, explique Bruno Baranne, président de l’UIPP. Nous avons montré avec fierté que nous sommes un des acteurs qui a permis de maintenir la production agricole. Notre feuille de route concrétise nos engagements pour accompagner toutes les agricultures et accroitre la souveraineté alimentaire

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