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Les chiffres clés 2005
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Produits phytopharmaceutiques, contexte économique 2005
Une campagne agricole 2004-2005 en légère hausse...
Le marché des produits phytopharmaceutiques a fait apparaître sur la campagne 2004-2005 une hausse de 5,4 % pour se situer à 1,867 milliard d’euros. Cette hausse globale présente les caractéristiques d’un rebond technique sur un marché structurellement en baisse depuis 1999, et masque des différences significatives selon les segments.
• Fongicides (+ 10 %) : une augmentation due, d’une part, au niveau particulièrement peu élevé des ventes lors de la campagne précédente et, d’autre part, à un marché des fongicides influencé par l’augmentation des surfaces en colza en 2005.
• Herbicides : une stabilité du marché avec une grande variabilité selon les cultures :
hausse sur le colza liée à l’augmentation des surfaces ;
baisse en maïs, suite à une réduction dessurfaces cultivées;
Globalement l’évolution du comportement des agriculteurs vers l’"agriculture raisonnée" se confirme, notamment en vigne, où les viticulteurs s’orientent vers une combinaison des différentes techniques d’entretien du sol (chimique, mécanique, et enherbement).
• Insecticides (+ 2,7 %): une hausse significative sur ce marché, qui subit pourtant des pressions parasitaires encore fortes sur le colza.
... Et une campagne 2005-2006 à la baisse
À la date de la mi-campagne, les ventes au niveau des utilisateurs ont été plus tardives et plus faibles que celles de la campagne précédente. Par ailleurs, les traitements sont restés dépendants des aléas climatiques, notamment au cours du 1er trimestre 2006. Actuellement, les agriculteurs sont avant tout soumis à des pressions économiques et administratives très pénalisantes : prix de certaines récoltes, coûts des traitements, mise en place et gestion des Droits à Paiement Unique (DPU), modalités d’application des conditionnalités, projet de loi sur l’eau… Enfin, les difficultés économiques rencontrées par la plupart des vignobles français conduisent les viticulteurs à privilégier les programmes de traitement les plus « économiques », dans une approche de plus en plus raisonnée.
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Dans ce contexte d’incertitude, les choix stratégiques des distributeurs restent guidés par les contraintes économiques, réglementaires (mélanges autorisés à ce jour, capacités de stockage) et techniques (résistances herbicides et fongicides) qui pèsent sur leurs clients. L’annonce de concentration et de réorganisation chez de nombreux distributeurs apparaît comme une des réponses pour s’adapter à un nouvel environnement. Sans pouvoir préjuger de l’évolution de la campagne en cours, mais en tenant compte du fait que les stocks existant en distribution devraient permettre de répondre à la demande potentielle des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques, le marché de ces produits devrait faire apparaître une baisse sensible à l’issue de la campagne 2005-2006.
Année civile 2005
L’indicateur « année civile » montre une hausse de 4, 2 % par rapport à 2004, sans portée significative sur le niveau de la demande réelle de produits phytopharmaceutiques pour la campagne agricole en cours. Il intègre, en effet, le niveau d’activité des 3 derniers trimestres de la campagne précédente et le niveau des ventes anticipées lors du 4e trimestre de la campagne en cours. De plus, cet indicateur reflète, la hausse des surfaces des cultures d’automne (céréales et colza), liée au démarrage des projets « biocarburants », au détriment d’autres cultures comme par exemple le maïs, qui doit faire face à des contextes de déficits.
Le marché en quelques chiffres
Selon les estimations des chiffres d’affaires à fin septembre, la campagne agricole 2004/2005, fait apparaître une hausse de près de 5% environ, pour se situer à 1867 milliards d’euros. Une légère hausse dans un marché structurellement en baisse depuis 1999 et dans un contexte de pressions économiques et administratives très pénalisantes pour les agriculteurs.
Céréales (source CSEES)
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Surfaces
(en milliers d'hectares)
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Rendement moyen par hectares
(en quintaux ou tonnes)
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blé tendre d'hiver
blé tendre de printemps
blé dur d'hiver
blé dur de printemps
orge d'hiver
orge de printemps
avoine d'hiver
avoine de printemps
seigle
sorgho grain
maïs grain
trinicale
Protéagineux (source SCEES)
pois protéagineux
févéroles et fèves
lupins doux
Oléagineux (source CETIOM)
colza
tournesol
soja
Cultures industrielles
betterave sucrière (ITB)
lin (ITL)
tabac (FNPT)
Pommes de terre (source SCEES)
primeur
déculière
conservation
plants
Vignes (source ONIVINS)
Cultures légumières (source STIFL)
carotte
chou-fleur
endive (racines)
melon
tomate
Cultures fruitières (source CTIFL)
pommier (tout confonfu)
poirier (tout confondu)
pêcher (y compris nectarines et brugnons)
cerisier
abricotier
Cultures fourragères
betteraves fourragères (GNIS)
maïs fourrage (SCEES)
luzerne
trèfle violet
prairies artificielles (SCEES)
prairies temporaires
prairies naturelles
forêt (ALLO FORET)
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4847,5 (1)
11,8 (1)
415,7 (1)
5,8 (1)
1057,6 (1)
544,8 (1)
62,6 (1)
48,8 (1)
31,4 (1)
50,8 (1)
1614,8 (1)
330,4 (1)
316,0 (1)
100,6 (1)
7,3 (1)
1 211
644
55
379
81,5
8,152
13,0 (1)
27,7 (1)
102,8 (1)
14,6 (1)
840 (2)
15
25,3
14,8
14,8
5,1
47,6
9,1
18,6
12,1
17 (1)
1388,8 (1)
306,5 (1)
36,2 (1)
375,8 (1)
2668,4 (1)
6641,5 (1)
16,9 (1)
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71,7 (1)
57,0
48,3 (1)
52,4 (1)
67,6 (1)
58,4 (1)
47,5 (1)
42,9 (1)
47,4 (1)
51,9 (1)
83,9 (1)
54,2 (1)
41,9 (1)
36,7 (1)
24,6 (1)
36
23
26
12,3 t
7,7 t
2,8 t
28,3 t
46,3 t
44,4 t
27,1 t
61,9 hl/ha(2)
44,6 t
14,9 t
29,8 t
19,7 t
157,3 t
40,7 t
24,6 t
22,6 t
5,3 t
12,1 t
74,5 t (1)
11,5 t (1)
8,5 t (1)
7,0 t (1)
8,1 t (1)
6,3 t (1)
4,8 t (1)
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(1) : Résultat provisoire (2) : Estimation |
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