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Les chiffres clés




Les ventes en France en 2006

Depuis 1999, un marché structurellement en baisse.
• Une baisse moyenne des utilisations estimée à 2,2 % par an.
• Une baisse cumulée des ventes aux distributeurs de 13 %.
• Une baisse cumulée des tonnages vendus de 40,5 %.

Campagne agricole 2005/2006

Au cours de cette dernière, les ventes des adhérents de l’UIPP ont marqué une baisse de 6,4 % par rapport à la campagne précédente pour s’établir à 1,747 milliards d’euros. Cette baisse sur les principaux segments résulte de facteurs structurels (agriculture raisonnée, pressions réglementaires et économiques) et de facteurs conjoncturels (conditions climatiques et faible parasitisme).

Fongicides : - 9%
Les conditions climatiques (hiver long, un mois de mai marqué par de la pluie et du vent, et un mois de juin chaud et sec) ont stoppé la progression des maladies sur l’ensemble des cultures.

Herbicides : - 4%
Une adaptation raisonnée des programmes de désherbage tant en automne qu’en sortie d’hiver, liée aux conditions climatiques et au faible salissement des parcelles explique la baisse du marché sur céréales. Sur maïs, ce changement de comportement a été associé à la réduction des surfaces et à la bonne efficacité des traitements de pré-levée.

Insecticides : – 13 %
Tous les marchés (céréales, vigne, colza) ont été marqués par une pression des ravageurs faible à très faible.

... Année civile 2006 et début de la campagne 2006/2007

Le chiffre d’affaires de l’année civile (1,721 milliards d’euros) confirme la tendance de la campagne agricole enregistrée pour 2005/2006. Cette réduction sensible du marché qui s’élève à – 8,1 % est très significative en valeur pour les herbicides (– 102 millions d’euros ; – 12,3 %) et notable pour les insecticides (– 29 millions d’euros ; – 15,2 %) et les fongicides (– 22 millions d’euros ; – 3,3 %).

Campagne agricole 2005/2006
Année civile 2006 et début de la campagne 2006/2007
Perspectives 2007
Tendances en France
Tonnage des substances actives
Chiffre d'affaire métropole (base année civile)
Chiffre d'affaire métropole (campagne agricole) 
Les principaux marchés phytopharmaceutiques en Europe en 2005
Production végétale en France en 2006

Les résultats 2005

Les résultats 2004

Les résultats 2003

Les résultats 2002

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La tonalité de ces réductions est d’autant plus marquée si l’on prend en compte l’évolution des indices de prix qui varient entre – 1 % et 1 % suivant les segments. Divers facteurs ont impacté séparément ou de façon cumulée tel ou tel segment ; par exemple, le prix des matières premières comme le cuivre ou le report sur de nouvelles innovations en fongicides.
Le démarrage de la campagne en cours a été marqué par des mouvements sur les emblavements liés notamment aux projets agrocarburants et par des conditions climatiques d’automne qui ont contribué à la bonne implantation des cultures.
Si la bonne orientation des cours des céréales et du colza contribue à un certain optimisme économique des agriculteurs, la mise en oeuvre d’un encadrement réglementaire de plus en plus prégnant à chaque étape de la mise en marché des produits phytopharmaceutiques, et notamment à l’utilisation, contribuent à faire évoluer les offres de produits.
Face à la variabilité des cours mondiaux des principales productions agricoles et malgré l’annonce de quelques nouveautés, les agriculteurs restent prudents dans leur comportement d’utilisateur et, à performance agronomique comparable, choisissent les solutions les plus économiques à l’hectare. Par ailleurs, cette attitude raisonnée se répercute au niveau de la distribution qui poursuit son évolution de regroupements et accentue la prudence de ses engagements sur les ventes anticipées.
À cet égard, la baisse des tonnages de substances actives mises sur le marché en 2006 est significative (– 9 % par rapport à 2005, et - 40 % par rapport à 1999). Elle ne peut pas s’expliquer uniquement par des conditions climatiques bien spécifiques. Elle est le résultat de divers facteurs qui ont affecté essentiellement la famille des herbicides et des insecticides. Sur ce dernier marché, les organophosphorés et les pyréthrinoïdes ont dû faire face respectivement aux retraits de certaines substances actives, et à la montée en puissance de la « lutte raisonnée ». Sur le marché des herbicides, les raisons sont plus diverses : le contexte climatique au cours des premières étapes de développement des cultures, le transfert de certaines substances actives vers d’autres aux dosages plus limités, les stocks existants en distribution et chez l’agriculteur de certains produits depuis la fin 2005.
En revanche, si globalement le volume de tonnages de fongicides mis sur le marché reste stable, les produits cupriques accusent une baisse certaine qui résulte des pressions parasitaires moindres au cours de ces dernières campagnes.

Perspectives 2007

Sur le plan européen, l’évolution du marché des produits phytopharmaceutiques pourrait bénéficier de la croissance des surfaces en céréales en raison de la bonne tenue des cours mondiaux, et des surfaces en colza, liée à la demande croissante des agrocarburants au détriment des surfaces cultivées en maïs. Par ailleurs, les nouveaux États membres de l’UE bénéficiant du déploiement progressif des aides européennes, mais aussi de coûts de production favorables, vont venir concurrencer les anciens pays de l’UE notamment sur le marché des céréales.

Tendances en France
















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