Revue de presse

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • « Les agriculteurs de l'est de la France sont en colère. Depuis début juillet, le gouvernement a décidé de retirer du marché des produits naturels à base de phosphite (extraits végétaux d'algues) pour traiter leurs salades, radis ou concombres. Le problème c'est que toute l'Europe les utilise... Des producteurs de légumes contraints et forcés d'abandonner des produits naturels au profit de produits chimiques pour protéger leurs légumes des maladies, c'est la triste réalité que subissent les agriculteurs de l'Est de la France. Les phosphites, des "produits miracles" pour les producteurs : ils coûtent souvent moins cher que les substances chimiques habituellement utilisées, sont deux fois plus efficaces et surtout, ils sont naturels car fabriqués à partir d'extraits végétaux (ils ne polluent pas contrairement aux pesticides chimiques). »

    Source : RMC.fr

  • « Colère chez les producteurs de légumes: les autorités veulent leur interdire l'emploi de produits naturels pour traiter leurs salades, radis ou concombres, en lieu et place de substances phytosanitaires chimiques plus polluantes. Pendant des années, le maraîcher protégeait ses salades à l'aide de produits chimiques, qu'il appliquait à trois reprises. Depuis deux ans, il se contente d'une seule pulvérisation de Sémafort, un produit dit «phyto-stimulant», à base d'algues, d'extraits végétaux et de phosphites. La substance, fabriquée en Allemagne, est censée renforcer les défenses naturelles de la plante.
    En France, ces produits alternatifs - dont le Sémafort - sont encore peu répandus, sauf dans l'Est où un regroupement de 460 producteurs les teste avec succès depuis 2007 au sein d'une «station d'expérimentation» dénommée «Planète légumes», soutenue par la Chambre d'agriculture d'Alsace. Or, le ministère de l'Agriculture a adressé en juin aux producteurs concernés une mise en garde sur l'emploi des phosphites. Il souligne que les produits contenant ces substances ne peuvent êtres commercialisés qu'en tant que «produits phytopharmaceutiques». S'ils le sont en tant qu'engrais - c'est le cas du Sémafort -, ils doivent être «retirés du marché sans délai». Nous n' avons aucune opposition de fond à l'usage des phosphites, qui sont d'ailleurs
    autorisées au niveau européen. Simplement, tout produit à base de phosphite ne peut être commercialisé que s'il a obtenu une autorisation de mise sur le marché» (AMM), précise à l'AFP un expert du ministère. Or obtenir une AMM, en France, relève d'une procédure longue et coûteuse, souvent hors de portée des petites ou moyennes entreprises qui commercialisent les phyto-stimulants. «Pour le Sémafort, cela coûterait quatre millions d'euros, c'est hors de portée de son fabricant», calcule Fabien Digel, directeur de «Planète légumes» et frère du producteur de Sélestat. »

    Source : 20minutes.fr

  • « Un rapport du Sénat français intitulé «La pollution de la Méditerranée : état et perspectives à l’horizon 2030» épingle l’Algérie pour l’utilisation de pesticides interdits. D’après ce rapport, l’Algérie continue de stocker des pesticides interdits par les conventions internationales. Le rapporteur socialiste, Roland Courteau, précise, dans son rapport rendu public le 21 juin 2011, que l’Algérie stocke actuellement 190 tonnes de pesticides interdits, principalement du DDT, alors que le Maroc en stocke 8 tonnes et la Turquie 10 tonnes. Ces polluants se trouvent actuellement dans des entrepôts situés dans six wilayas qui sont Alger, Tipasa, Aïn Témouchent, Sidi Bel Abbès, Mascara, Tizi Ouzou et Mostaganem. Le rapporteur précise plus loin qu’«une évaluation de l’importance de ces stocks a été effectuée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Cette liste de polluants organiques persistants qui comprenait initialement 12 produits (d’où leur sobriquet cinématographique des «12 salopards») s’est accrue en 2010 de 9
    nouvelles molécules. Leur interdiction d’utilisation doit s’accompagner de la destruction des stocks de ces produits, ce qui est loin d’être acquis dans tous les pays de la rive Sud», avertit le sénateur socialiste Roland Courteau. Le rapport poursuit ainsi : «Ceci, quand ces résidus ne sont pas mélangés aux ordures domestiques et stockés de façon non sécurisée dans des décharges à ciel ouvert, ils sont lessivés lors des épisodes pluviométriques violents.» Le rapport pointe de grandes différences d’approches entre rive sud et nord de la Méditerranée en matière de traitements des pesticides, des déchets et de manière générale de rejets dans la mer. Ainsi, pour les stocks de pesticides interdits, lorsqu’ils ne sont pas utilisés clandestinement,
    leur conditionnement présente d’énormes risques de fuites. »

    Source : Nouvelobs.com Auteur : Kamel Boudjemil

  • "Cinquante ans d'utilisation de produits phytosanitaires n'ont pas eu d'effets suffisamment massifs sur la population pour en réduire l'espérance de vie. Leur usage a permis d'augmenter les rendements agricoles, disent les uns. Mais, objectent les autres, ils menacent désormais les insectes pollinisateurs, principaux agents de la reproduction végétale".

     

    Source : LeMonde.fr Auteur : Stéphane Foucart

  • "Au Royaume-Uni, sur la seule année 2008, 5 700 tonnes d'herbicides ont été utilisés pour traiter les cultures céréalières qui occupent la moitié de la surface des terres cultivées du pays. A cause de l'utilisation intempestive d'herbicides, certaines espèces d'adventices deviennent de plus en plus résistantes, rendant la tâche encore plus difficile pour s'en débarrasser. La recrudescence de carabes prédateurs de graines pourrait augmenter le contrôle des mauvaises herbes et donc limiter le recours aux herbicides ce qui constituerait un réel impact positif sur labiodiversité et l'environnement".

    Source : Newspress.fr

  • Le groupe américain s'est engagé à se convertir progressivement à l’huile de palme, certifiée « développement durable » par L'ONG « Roundtable on Sustainable Palm Oil » (RSPO).Dans un premier temps, cette mesure  concernera d' ici 2015 l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Australie et la Nouvelle Zélande. Ultérieurement les principaux pays émergents puis le reste du monde passeront à l’huile de palme certifiée. L'action de RSPO ainsi que du WWF vise à éviter la déforestation, à préserver l’habitat animal, à limiter l’émission de gaz à effet de serre, à maintenir la fertilité du sol, à vérifier la qualité de l 'eau et à limiter l'emploi de pesticides."

    Source : AGRA alimentation

  • Les vêtements de protection, les masques et les gants à disposition des agriculteurs lorsqu’ils utilisent des pesticides seraient insuffisants. Selon une enquête du magazine Santé et Travail, ils ne sont pas homologués, il s’agit d’une faille dans le système d’autorisation de mise sur le marché des produits phytosanitaires.Le ministère de l’Agriculture donne ses autorisations en fonction des évaluations de l’Anses. Or l’Anses rappelle que ces produits peuvent être utilisés à condition d’avoir les équipements adaptés à chaque propriété physico-chimique des produits. Mais ces équipements ne sont pas testés dans les conditions de l’épandage agricole par exemple. L’enquête du journal Santé et Travail montre qu’en fait, aujourd’hui, personne ne sait vraiment si les équipements sont efficaces.  Les produits phytosanitaires sont des mélanges de matière active et d’adjuvants. Très efficaces contre les ravageurs des cultures, ils doivent aussi pénétrer le sol, les plantes et donc aussi la peau. Les experts interviewés par le journal mettent en doute l’étanchéité des vêtements de protection contre ces adjuvants. Il précise aussi qu’il faudrait un équipement différent pour chaque produit. Or, il y en a plusieurs centaines qui existent aujourd’hui.Pour la première fois cette année, l’Anses s’est autosaisie pour évaluer l’efficacité de ses vêtements de protection. Elle devrait donner ses premiers résultats fin 2012.

    Source : France-info.com Auteur : Anne–Laure Barral

  • Cette année, les algues vertes se sont échouées en quantité sur les plages bretonnes. Au 30 juin, 25 000 m3 avaient été ramassés en Bretagne, soit plus du double de 2010. La faute à des conditions météorologiques exceptionnelles qui ont favorisé leur prolifération. Le soleil et la chaleur de mai ont facilité leur photosynthèse, et la pluie de juin leur a apporté l'azote nécessaire à leur développement. Si les côtes bretonnes ont un taux d'azote si élevé, c'est en raison de la concentration des activités agricoles sur le territoire, et notamment de l'élevage, très présent dans la région. L'épandage des lisiers issus de l'élevage de porcs ou de volailles et l'utilisation de pesticides provoquent une montée des nitrates, qui s'infiltrent dans les sols. La terre ne parvient pas à absorber la totalité de l'azote créé et recrache les nitrates dans les rivières, qui les acheminent jusqu'à la mer.

    Source : 20minutes.fr

  • Utiliser moins de pesticides dans les cultures agricoles, c'est bien. Encore faut-il trouver des solutions pérennes et efficaces pour les remplacer. A Sophia Antipolis, des chercheurs de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) étudient dans une nouvelle serre high-tech « hautement contrôlable » comment des petites bêtes, appelées auxiliaires, ou bio-défenseurs, « peuvent évoluer au mieux sur les plantes », explique Alexandre Bout, entomologiste à l'Inra. « L'utilisation de produits chimiques entraînait des écosystèmes simples, avec peu de parasites, ». En utiliser moins signifie le retour de ces bio-agresseurs en quantité plus importante. Ici, nous testons de nouvelles espèces d'auxiliaires pour lutter contre ces parasites et développer de nouvelles stratégies de protection qui tiennent dans le temps, économiquement viables et qui permettent de préserver l'environnement.

    « Flux d'air contrôlés » Et c'est grâce à cette nouvelle « Mésocosme », bâtiment vitré à mi-chemin entre la paillasse de laboratoire et la serre classique, que les scientifiques de l'Inra peuvent mener des expérimentations très précises.Derrière ces parois vitrées, ce sont des plants de tomates qui dorment actuellement sous des drôles de moustiquaires. Les interactions entre des « auxiliaires » et des ravageurs comme le fameux Tuta absoluta, papillon mangeur de tomates, y sont observées. Des techniques qui, une fois validées, pourront être lancées in situ, dans les champs des agriculteurs azuréens, avec qui l'Inra collabore étroitement.

    Source : 20minutes.fr Auteur : Jean Chritophe Magnenet

  • "Le surpoids est un facteur qui joue sur la fertilité, mais il n'est évidemment pas le seul. Le mode de vie, le stress, l'exposition à des pesticides ont aussi des conséquences dans la diminution de la qualité du sperme, observé depuis longtemps".

    Source : La Parisienne (blog leparisien.fr)

  • Pr Gérard Lasfargues, Directeur général adjoint scientifique de l'ANSES : "Le but de cette Etude de l'Alimentation Totale (EAT2) était d'évaluer la présence de certaines substances chimiques contenues dans les aliments naturels et industriels en tenant compte de la consommation quotidienne réelle des Français
    . En France les aliments possèdent un bon niveau de sécurité sanitaire puisque un risque de dépassement des valeurs toxiques de référence peut être écarté pour 85% des substances toxiques de l'étude.
    Pour 12 substances ou familles de substances, le risque ne peut pas être écarté. C'est le cas pour certains métaux lourds (plomb,cadmium.), des mycotoxines (provenant des moisissures), certains additifs comme les sulfites (présents dans le vin), des pesticides organophosphorés et enfin des composés néoformés comme l'acrylamide produit au cours de la cuisson. Certains aliments, le thon pour le mercure ou les céréales et les pâtes pour les mycotoxines et le cadmium par exemple, peuvent concentrer des quantités importantes de ces substances.
    "Cette étude ne prend pas en compte le risque lié à la multi-exposition aux substances toxiques.Il est vrai que pour les pesticides, entre autre, il serait intéressant de pouvoir évaluer les effets de la multiexposition. Des études sont en cours pour évaluer les risques des principaux mélanges représentatifs de pesticides."
    Pour d'autres substances comme les perturbateurs endocriniens, le bisphénol A ou les phtalates, nous travaillons spécifiquement dessus et rendrons des résultats très prochainement.”

    Source : NouvelObs.com Auteur : Joël Ignasse

  • "Si l’on en croit les scientifiques interrogés dans “ Mâles en péril”, le documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, la fertilité masculine pourrait être menacés par les produits chimiques. En effet on observe dans les pays industrialisés, une diminution de l’ordre de 50% du nombre et de la qualité des spermatozoïdes, un doublement de l’incidence du cancer des testicules et une multiplication de certaines malformations génitales chez l’homme, une augmentation qui s’est produite en cinquante ans, pendant lesquels des milliers de substances chimiques ont envahi le marché et notre quotidien.”

    Source : Le Monde Télévision Auteur : Sandrine Blanchard

  • “De curieux personnages ont profité des drames survenus en Allemagne et mettant en cause des graines germées pour s'attaquer au bio. Les steaks hachés incriminés à Lille ne sont pas bio, ce qui souligne le côté incongru de ces critiques . Le label Bio impose bien plus de contrôles et de réglementations. C'est justement la nourriture traitée et infestée de pesticides et autres produits chimiques, déversés dans nos assiettes par l’industrie agro-alimentaire, qui détruit petit à petit notre système immunitaire et nous rend plus vulnérables aux bactéries et autres attaques de l'environnement.”

    Source : Le Figaro Magazine Auteur : Daniel Jacquier

  • "Les insecticides sont des tueurs de moustiques, la toxicité des substances actives utilisées est supérieure à celle des répulsifs. Les produits sélectionnés présentent des risques pour la santé, employez-les avec modération et à bon escient. Leurs principes actifs appartiennent à la famille des pyréthrinoïdes de synthèse, elle regroupe toutes les substances qui finissent en "thrine" dans le tableau. La transfluthine, toxique par inhalation, est très heureusement présente en faible concentration dans les insecticides grand public, mais il vaut mieux en respirer le moins possible. La plupart de ces substances sont d'ailleurs nocives par inhalation. Il faut éviter le contact avec la peau si on imprègne l'extérieur d'un vêtement ou une moustiquaire."

    Source : Que Choisir Auteur : Élisabeth Chesnais

  • "L'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) publie aujourd'hui les résultats d'une enquête inédite par son ampleur sur la présence de substances chimiques dans l'alimentation quotidienne des Français. Les valeurs sanitaires recommandées sont respectées dans 85% des cas. Mais douze substances doivent, selon l'agence, retenir l'attention des pouvoirs publics. Pendant 5 ans, les laboratoires de l'Anses ont acheté, préparé, broyé et analysé des échantillons des 20 000 produits alimentaires les plus couramment consommées par les Français. Ils y ont cherché 445 substances chimiques dont 283 présentes dans les pesticides. Un aliment sur deux contient des résidus de pesticides. Mais il s'agit pour l'essentiel de traces qui restent dans la grande majorité des cas en deçà des seuils autorisés. L'Anses appelle l'attention des pouvoirs publics sur douze familles de composants, sur les 445 étudiés. Le premier risque mis en avant reste l'excès de sel."

    Source : La Croix – 30/06/11 – Auteur : Emmanuelle Réju

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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