Revue de presse
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Ça nous rassure
Publié le 1 novembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Le risque chimique est bien maîtrisé. Pesticides, métaux lourds, phyto-oestrogènes... Pendant cinq ans, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a analysé la présence de 445 substances chimiques dans des échantillons provenant de plus de 20 000 aliments. Bonne nouvelle pour 85% d'entre elles : le danger peut être écarté. Au final, seules douze substances posent problème, en particulier pour ceux qui consomment en grande quantité certains aliments contaminés, comme le thon, très riche en méthylmercure.
Source : Prima
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Les polluants chimiques responsables de
l'épaississement des artères (étude)Publié le 13 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
(AFP) - Une étude suédoise établit pour la première fois un lien entre les polluants chimiques présents dans l'environnement et l'athérosclérose, une pathologie se caractérisant par un épaississement des artères et pouvant conduire à des maladies cardiovasculaires.
Source : Relaxnews
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Un plan pour enrayer la raréfaction des
fleurs des champsPublié le 11 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Bleuets, ivraies, nielles et adonis sont victimes de l'intensification de la culture céréalière.
Source : Le Monde
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Mieux que le reste de la population
Publié le 7 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Une enquête réalisée auprès des assujettis à la MSA arrive à la conclusion que les agriculteurs, les salariés agricoles, actifs et retraités, hommes et femmes confondus, sont en meilleure santé que le reste de la population.
Source : L'Exploitant Agricole de Saône et Loire
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Bonduelle, élève appliqué de la réduction
des pesticidesPublié le 5 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Il met en avant une réduction des charges d'intrants : 246 euros l'hectare, quand les collègues frôlent les 500 euros. L'effet d'une baisse de 45% des produits phytosanitaires et d'un coup de frein sur les engrais. Sans compter une consommation de carburant réduite de 40%. Le tout pour une production équivalente. « Il s'agit simplement de refaire de l'agronomie, l'agriculture l'a oubliée après-guerre », explique Jean Tasiaux. Sa technique, fondée sur le non-labour du sol et sur un recours limité aux traitements, n'a rien de révolutionnaire. Après chaque culture d'été, ses techniciens remplacent le labour par des semis de couverts végétaux (trèfle, phacélie, etc.) qui protègent le sol et le rechargent en azote. Passé l'hiver, ils utilisent une machine très diffusée au Brésil, qui permet de semer les plantations de printemps sans arracher le couvert (semis direct).
Source : Les Echos Auteur : Matthieu Quiret
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Les pollutions agricoles pèsent lourd sur la
facture d'eauPublié le 4 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Selon un rapport du Commissariat général au développement durable, les régions les plus polluées par les pesticides et les engrais voient leur facture d'eau augmenter considérablement... Les excès d’azote et de pesticides coûteraient entre 1.000 et 1.500 millions d’euros aux ménages français. Un rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD), publié le 30 septembre, alerte sur les coûts d’épuration des eaux polluées par l’agriculture: pour les ménages des localités les plus touchées, les dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 euros par ménage ou 215 euros par personne et par an.
Source : 20minutes.fr
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Agriculture et usage de pesticides, quand les
malades sont occultésPublié le 3 octobre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Alors qu'aucun produit phytosanitaire, en dehors de l'arsenic, n'est inscrit au tableau des maladies professionnelles du régime agricole, obtenir une indemnisation est une bataille difficilement gagnée. De plus en plus d'exploitants la mènent de front avec celle contre la maladie. « On nous disait : allez-y, c'est sans risque. » Les questions sont arrivées plus tard, à mesure que l'on rentrait avec les bras rougis d'avoir tripatouillé dans les sarments traités. « Mais c'est la venue de la maladie qui nous a tout fait remettre en cause », reprend l'agriculteur. Elle a fondu sur la famille en avril 2010, via un diagnostic lapidaire. Cancer de la vessie. C'est Frédérique, le fils de quarante ans, qui en a fait les frais. Il lutte, depuis, contre une tumeur au stade 4, qui a métastasé et lui bouffe la hanche. « Il se bat, reprend son père, il a beaucoup de courage. Mais il est épuisé. » Pour lui, le lien entre la maladie de son fils et les produits utilisés ne souffre d'aucun doute. Parce que lorsqu'il a su qu'il était viticulteur, son cancérologue a lâché : « Ah, encore un...» Ils sont plusieurs, dans la région, à se croiser dans les services de cancérologie ou de neurologie. Pas un hasard si c'est en Poitou-Charentes, où courent 85 000 hectares de vignes, que s'est créée, le 19 mars dernier, l'association Phyto-victimes. Elle rassemble une centaine de personnes, agriculteurs ou salariés de l'agroalimentaire. Tous malades, qui d'une intoxication chronique, qui d'un Parkinson, qui d'un cancer. Et tous menant bataille pour que ces affections soient reconnues comme maladies professionnelles consécutives à l'exposition aux produits chimiques. "La chimie, c'est ce qui bloque", relève Paul François, président et initiateur de l'association qui, en 2009, attaquait Monsanto en justice à la suite d'une intoxication fulgurante au Lasso (herbicide interdit en 2007). "Quand il s'agit de faire reconnaître le lien entre un cancer des sinus et une exposition au poussières de bois, ce n'est pas trop laborieux. Mais dès qu'il s'agit de phyto…" Le fait est là : en dehors de l'arsenic, interdit depuis 2001, aucun produit phytosanitaire n'est pris en compte par les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole. Ces derniers excluent même des molécules que ceux du régime général reconnaissent, tel le monochlorobenzène.
Côté cancer, les choses sont à un cheveu d'être aussi clairement dites. Leucémie et myélomes sont observés en excès dans la population agricole, et plusieurs études démontrent un lien entre certains fongicides et des tumeurs cérébrales. Mais les résultats se heurtent à la loi du nombre. Quatrième utilisateur mondial de pesticides, premier parmi les pays d'Europe, la France autorise pas loin de 4 000 produits, incluant près de 9 000 molécules. Un cocktail qui complique l'identification juridiquement indéniable du coupable. Pour être convaincantes, les cohortes doivent porter sur un nombre de patients dépassant les centaines de mille. Agrican, la seule menée en France, n'est lancée que depuis 2005 et ne promet ses résultats définitifs que vers 2017, si tant est que ses budgets, rediscutés tous les trois ans, la mènent jusque-là. En attendant, l'Union des industriels pour la protection des plantes (UIPP) ou, moins joliment nommé, le lobby hexagonal de fabricants de pesticides, ne manque pas de s'appuyer sur le flou. « La polémique n'est pas fondée, estimait Jean-Charles Bocquet, son président, dans une interview accordée à l'Express en mars dernier. On parle de pesticides toxiques. Mais lesquels ? »Source : L’Humanité Auteur : Marie-Noëlle Bertrand
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Les neurotoxiques, cocktail ravageur pour le
cerveauPublié le 29 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Les maladies du cerveau ont pris l'ampleur d'un véritable raz-de-marée. » Les premiers mots de l'enquête Menace sur nos neurones donnent le ton. S'appuyant sur des études scientifiques, Marie Grosman et Roger Lenglet font le point sur ces neurotoxiques qui ravagent nos cerveaux. Un cocktail funeste dont les conséquences se nomment Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, autisme, etc.En partie expliqué par les progrès du diagnostic, l'essor de l'épidémie neurologique a, selon nombre de scientifiques, des causes environnementales trop souvent négligées. Exemples d'«accusés » : le mercure, l'aluminium, les pesticides, les polluants liés au trafic routier, la fumée de tabac, le plomb, le fluor, les PCB... Des agresseurs omniprésents, de l'eau à nos armoires à pharmacie.
Source : 20 minutes Auteur : Lucie Soullier
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Intoxications aux insecticides dans
l'agroalimentairePublié le 24 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Deux salariés d'une entreprise d'alimentation pour animaux des Côtes-d'Armor ont fait, vendredi 23 septembre, le déplacement en Bretagne jusqu'à Paris pour raconter leur histoire. Victimes d'une intoxication par des produits phytosanitaires, Laurent Guillou, 41 ans, et Stéphane Rouxel, 45 ans, ont été licenciés pour inaptitude professionnelle et ont déposé plainte contre leur ancien employeur, la société Nutréa, qui appartient au plus important groupe agroalimentaire breton Triskalia. Après des agriculteurs et des dockers contaminés par la manipulation de ces produits, des salariés de l'agroalimentaire, "que leur métier ne prédisposait pas à se retrouver en contact avec les pesticides", précise le syndicat Solidaires, se retrouvent malades et perdent leur emploi.
Au-delà du dossier social, Nadine Lauverjat, de Générations futures estime elle, que "le système intensif pour l'élevage et la culture pose de réels problèmes de santé à ceux qui sont les plus exposés, les agriculteurs et les salariés de l'agroalimentaire, ainsi qu'aux consommateurs". À l'origine de l'affaire, au printemps 2009, les céréales stockées chez Nutréa couvertes de vermines et de charençons sont traitées en surface. Certaines salariés sont intoxiqués par le dichlorvos, contenu dans l'insecticide Nuvan Total, dont l'usage est interdit depuis plusieurs années. Un rapport de l'inspection du travail atteste de l'infraction d'utilisation de produits phytopharmaceutiques non autorisés sur le marché. L'entreprise reconnaît l'erreur.
Source : Le Monde Auteur : Rémi Barroux
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Inaptes au travail, ils sont licenciés
pour… inaptitudePublié le 24 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Intoxiqués par des pesticides sur leur lieu de travail, puis licenciés car déclarés inaptes au travail : c'est une double peine que connaissent deux salariés de l'entreprise Nutrea, filiale de la coopérative agricole bretonne Triskalia. Souffrant de saignements, de brûlures au visage et au cuir chevelu ou encore de maux de tête, de ventre et de troubles du sommeil, Laurent Guillon, 41 ans, et Stéphane Rouxel, 45ans, comprennent vite qu'ils ont été intoxiqués sur leur lieu de travail. En cause : le Nuvan Total, un pesticide contenant du dichlorvos, un agent potentiellement cancérigène pour l'homme et utilisé par leur entreprise en avril 2009. Ce produit, interdit depuis juin 2006, sert alors au traitement des céréales infestées par des vermines. Après de nombreux arrêts de travail et la déclaration de leur accident de travail, le diagnostic tombe : les employés sont atteints d'un syndrome d'intolérance aux solvants et aux odeurs chimiques. S'ils peinent toujours à obtenir la reconnaissance par la Sécurité sociale de leur affection en maladie professionnelle, ils sont cependant déclarés inaptes au travail... avant d'être licenciés pour cette même inaptitude en juin et juillet 2011.
Le manutentionnaire et l'employé de laboratoire veulent faire condamner leur entreprise pour l'utilisation d'un pesticide interdit en France, à un dosage sept fois supérieur à la norme autorisée.
Source : Aujourd'hui en France Auteur : Agathe Machecourt
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Triple procédure pour deux salariés
Publié le 24 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Soutenus par Solidaires et plusieurs associations (Générations futures, Phytovictimes, Attac), deux salariés bretons de l'agroalimentaire victimes de pesticides et aujourd'hui au chômage ont annoncé hier avoir engagé une triple procédure contre leur ancien employeur.
Source : France Soir
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Intoxiqué aux pesticides, Laurent Guillou
témoignePublié le 23 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Cet employé de l'industrie agroalimentaire nous raconte comment, en transportant des camions de céréales, il a été gravement intoxiqué par des insecticides. Son enfer commence en mai 2009. Employé chez Nutréa Triskalia, ce blond svelte aux yeux bleus tranchants, mais à la voix rentrée et au sourire discret, se retrouve au contact de plusieurs tonnes de céréales qui ont été aspergées d'insecticide. Comment l'intoxication a-t-elle été possible ? Son entreprise stocke des silos de céréales dans un hangar appartenant à la société Eolys, avant de les revendre à des agriculteurs pour nourrir leurs bêtes. Fin 2008, décision est prise de ne plus ventiler les silos, pour faire des économies d'électricité. Des insectes (charançons, sylvains, moucherons) infestent les céréales. Il faut nettoyer. Très vite. Plusieurs litres d'insecticides, dont le Nuvan Total interdit à la vente depuis 2006, sont déversés dans les silos. En quantité astronomique: les résultats d'analyse des céréales ont révélé l'épandage de 7 fois plus de produit que la dose maximum autorisée.
Source : L'Express.fr
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Pesticides : un employeur poursuivi
Publié le 23 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Victimes de pesticides, les deux hommes âgés de 41 et 45 ans veulent faire condamner leur entreprise pour traitement des céréales avec un produit, le Nuvan Total, interdit depuis juin 2006, pour traitement des céréales à un dosage sept fois supérieur à la norme autorisée, par une entreprise non agréée, et pour atteinte à leur intégrité physique.
Source : Lejdd.fr
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Pesticides et cancers : y a-t-il un lien ?
Publié le 22 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Première utilisatrice de pesticides en Europe, la France manque d'une étude sérieuse pour comprendre leur lien avec les cancers des agriculteurs. D'autant qu'il y a une vingtaine d'années, une enquête publiée aux États-Unis a éveillé les soupçons. Lancée en 2005 en France par la Mutualité sociale agricole, l'étude française Agrican, portant sur 180 000 salariés et exploitants agricoles, est censée apporter des réponses. Mais en prend-elle le chemin ? La question se pose face aux premiers résultats annoncés le 16 septembre. Contrairement à ce qui était prévu, aucune donnée concernant le nombre de cancers détectés chez les paysans n'a été présentée. « Ces données étaient pourtant très attendues car elles devaient permettre d'évaluer l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs, déplore Nadine Lauverjat, l'une des responsables de l'association de défense de l'environnement Générations futures. Promise depuis 2009, l'annonce des résultats est sans cesse repoussée. On ne peut exclure des pressions du lobby phytosanitaire, qui est l'un des financeurs de l'étude.» Une accusation que dément Pierre Lebailly, épidémiologiste et coordinateur d'Agrican : « Nous avons besoin de temps. Celui des médias n'est pas celui de la recherche scientifique. Nous sommes dépendants des registres des cancers. Or, en France, il faut trois ans entre la survenue de la maladie et son enregistrement définitif.» Le chercheur affirme pouvoir annoncer ses analyses pour fin 2012. Les cancers liés au tabagisme sont sous-représentés, mais d'autres apparaissent surreprésentés : chez les deux sexes, le mélanome malin de la peau ; chez la femme, les cancers de l'osophage, de l'estomac et du sang. Chez les hommes, le cancer du sein. Plusieurs facteurs de risque sont évoqués, comme l'exposition aux ultraviolets, aux dérivés du pétrole et aux pesticides. Ces premiers résultats sont donc très succincts au regard des études réalisées en Europe et aux États-Unis sur les liens entre cancers et pesticides. Plusieurs d'entre elles ont ainsi évalué, chez les agriculteurs, un risque accru de plus de 30 % de développer une tumeur cérébrale ou une maladie du sang cancéreuse. D'où l'impatience du monde agricole. Notamment des agriculteurs malades, qui comptent sur Agrican pour prouver le lien entre leur cancer et leur exposition aux pesticides. Elles faciliteraient la reconnaissance de leur pathologie comme maladie professionnelle. Une démarche qui, aujourd'hui, relève du parcours du combattant.
Source : Pèlerin.info Auteur : Véronique Badets
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Pesticides : l’étude Agrican sur la santé
des agriculteurs vivement contectéPublié le 21 septembre 2011- Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Les pré-résultats de l'enquête Agrican (pour "Agriculture et cancers") menée depuis 2005 par la Mutualité sociale agricole (Msa) sur 180 000 personnes montre que les agriculteurs ont une espérance de vie plus longue et sont moins touchés par le cancer que la population générale (-27% chez les hommes, -19% chez les femmes). C'est notamment vrai pour le cancer du poumon (- 50% pour les hommes, - 42 % pour les femmes), le cancer de la vessie (- 40 %) mais aussi pour le cancer de l'utérus (- 28 %). Elle est par contre plus exposée aux pesticides et est plus souvent intoxiquée par ces produits (8,7% des hommes et 5,1 % des femmes). Ceux qui travaillent sous serres déclarent par ailleurs deux fois plus souvent avoir été intoxiqués. La moitié de ces intoxications ont amené la victime à consulter ou à être hospitalisée. C'est précisément sur le volet cancers et pesticides que les opposants aux pesticides estiment l'étude tronquée. Où sont les pesticides ? L'association Générations futures, en pointe sur le dossier des pesticides, souligne ainsi que l'étude ne comporte pas de données sur la spécificité des cancers qui frappent plus particulièrement les agriculteurs exposés à ces produits : cancers de la prostate, cancers des lèvres, des lymphomes... Autre biais selon Générations futures : la population suivies par Agrican ne compte que 48 % de personnes manipulant des pesticides. La cohorte étudiée est-elle représentative quand on sait l'omniprésence des pesticides dans la filière agricole ? L'association estime donc que les résultats à venir pourraient largement sous-estimer la réalité. Le responsable national de l'association, François Veillerette, rappelle que "92 substances actives pesticides sont classées cancérigènes possibles ou probables soit par l'UE ou l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis". Leur nocivité cancérogène a été démontrée par différentes études. Une étude qui "manque d'indépendance" Générations futures souligne dans une déclaration que l'étude Agrican est « cofinancée par la MSA et l'UIPP" (Union des Industries de la Protection des Plantes, ndlr) et François Veillerette estime "qu'elle manque visiblement d'indépendance", soulignant que cette enquête "prend grand soin de ne surtout donner aucune information" sur l'incidence des cancers spécifiques aux agriculteurs : "sans doute une telle information aurait été gênante car elle aurait pu pointer une possible responsabilité des pesticides".
Source : Viva.presse.fr
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Les pesticides : pourquoi ?
Publié le 31 janvier 2006
Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.
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Il présente les résultats économiques pour 2010 et fait le point sur les engagements de l'UIPP.
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Sources d’informations sur les spécialités phytopharmaceutiques pour les professionnels :
- PHYTODATA® Informations réglementaires et logistiques sur les produits phytopharmaceutiques Accéder à PHYTODATA®
- QUICK-FDS®Plate-forme des fiches de données de Sécurité sur internet Accéder à QUICK-FDS®
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