Revue de presse Sur les abeilles
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
En Vendée, es abeilles meurent par milliers
Sur les abeilles 21/10/2007Dans le petit cercle des apiculteurs vendéens, l’information fait tache d’huile depuis plusieurs semaines. Tous ont en mémoire les mauvais souvenirs du Régent et du Gaucho, ces puissants insecticides aujourd’hui interdits. Dans un document que nous nous sommes procuré, le Groupement de défense sanitaire des abeilles (GDSA), est très clair : « Dans le sud Vendée, des intoxications d’abeilles ont été constatées début juillet. Un insecticide, le… pulvérisé sur les maïs contre la pyrale, mais aussi contre les pucerons, pourrait être à l’origine de ces intoxications »… Des pratiques illégales, portant notamment sur les conditions d’utilisation de ces pesticides, seraient en cause. Une enquête a été ouverte par le parquet. L’ampleur de l’intoxication dépasserait les frontières de la Vendée. Plusieurs témoins évoquent un phénomène qui s’étendrait sur une vaste zone située « au nord d’une ligne allant de Bordeaux à Dijon ».
Source : Vendée Matin | Auteur : Yann Olivier Bricombert2 millions d’ha pour les abeilles
Sur les abeilles 13/10/2007Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l’INRA, n’exclut pas que les abeilles disparaissent de la planète. Il y a cinq ans, j’aurais considéré cette hypothèse comme totalement futuriste. Aujourd’hui, le la prends au sérieux car le déclin se mesure désormais à l’échelle mondiale. Chez les populations sauvages comme chez l’abeille domestique. Concrètement, la disparition des abeilles ne signifie pas que l’espèce humaine mourra de faim, puisque 60% des cultures –principalement les céréales – ne sont pas concernées. Mais la diversité alimentaire en serait profondément altérée. La technique ou l’élevage à l’absence des pollinisateurs naturels n’est satisfaisante. En ce qui concerne la réduction et la fragmentation de leurs habitats, on peut tout à fait renverser la tendance. Si on se contente de faucher les talus une fois par an, si on préserve un peu mieux les prairies naturelles, si on optimise l’utilisation des jachères fleuries, les abeilles se porteront déjà mieux. De même si l’on prend des mesures plus efficaces d’un continent à un autre contre les espèces invasives, tel le frelon asiatique. Mais, avant tout, il faut réduire l’usage des pesticides. Les agriculteurs comme les jardiniers doivent prendre conscience que les abeilles sont totalement démunies vis-à-vis de ces produits toxiques. Et qu’elles sont de précieuses auxiliaires de leurs cultures, à protéger en priorité. Il apparaît que l’impact des pollinisateurs est considérable : au niveau mondial, il représente environ 10% du chiffre d’affaires de l’ensemble de l’agriculture. Et les pays qui en sont les plus dépendants sont les pays développés.
Source : Le Monde | Auteur : Catherine Vincent2 millions d’ha pour les abeilles
Sur les abeilles 08/10/2007Les agriculteurs du Réseau Biodiversité pour les Abeilles se préparent à semer pus de 200 ha de nouvelles jachères apicoles. Le réseau rassemble des agriculteurs, des apiculteurs et des organisations agricoles et apicoles. Il a été initié à partir de l’expérience de Philippe Lecompte, apiculteur bio, qui a lancé les premières jachères apicoles sur la montagne de Reims dès 1992. Il avait des problèmes de surmortalité chez ses abeilles. Il s’est demandé si cela n’était pas une conséquence de la monoculture. Avec l’arrivée de la PAC, il a convaincu des agriculteurs d’utiliser leurs jachères pour nourrir les abeilles… « Les USA ont été frappés ces derniers mois par la surmortalité des abeilles. Paradoxalement, cela a eu des effets positifs. Beaucoup d’études ont été lancées. Nous constatons que malgré l’interdiction du Regent et du Gaucho, les abeilles meurent toujours. Virus ? Parasites ? (le varroa) ? Absence de biodiversité ? Nous voulons multiplier les surfaces en utilisant les bandes enherbées, les bords de route etc… Il y a en France 2,25 millions d’ha utilisables pour la biodiversité : c’est 4% de la surface du pays, » déclare Pierre Testu, animateur du réseau.
Source : Courrier PicardMaïs et ruches sont contaminés
Sur les abeilles 03/10/2007Une étude menée en Aquitaine par la Coordination « Aquitaine, avenir sans OGM » démontre que le seul maïs OGM autorisé en France est à l’origine d’une « contamination généralisée » du pollen et des maïs non transgéniques voisins. L’étude réalisée sous contrôle d’huissier et avec deux laboratoires d’analyses génétiques portait entre autre sur l’impact des OGM sur des ruches, étant donné que le pollen est un complément indispensable aux larves. Ces ruches étaient situées à proximité d’une parcelle de maïs OGM dans rayon pouvant aller jusqu’à 3 kms. Résultat : « Les expérimentations 2007 ont confirmé les forts taux de contamination des pollens prélevés dans la plupart des ruches étudiées par le pollen de maïs GM (Bt Mon 810, le maïs OGM de Monsanto autorisé en culture). Des taux allant de 5 à 40% sans que la distance fasse diminuer automatiquement cette contamination. Alors que le Grenelle de l’environnement entre dans sa phase publique, cette étude vient relancer l’idée d’un moratoire sur les OGM en plein champ, que l’organisation Bio d’Aquitaine appelle de ses vœux.
Source : France Soir | Auteur : Marie SimonAbeilles : la mort aux trousses
Sur les abeilles 16/09/2007A travers le monde, les abeilles meurent. Victimes des virus, des parasites, du réchauffement, de la disparition des fleurs sauvages et, surtout des pesticides, devant lesquels elles sont bien plus désarmées qu’on ne le pensait. Sans ces ouvrières pollinisatrices, la production agricole ne peut que s’effondrer. L’Afssa a été chargée de vérifier, si effectivement, l’effondrement des populations d’abeilles dénoncé par les apiculteurs est réel et si les pesticides en sont les responsables. Certes, les toxiques en question ont été décelés tout à la fois dans les abeilles, le miel et le pollen, mais, souligne l’Afssa, à doses très faibles ! « Nous n’avons donc observé aucune mortalité anormale dans les ruches étudiées. Les apiculteurs sont mécontents. Mais qu’ils ne disent pas que ces résultats sont faux parce qu’ils ne vont pas dans les bon sens ! confie, quelque peu énervé Jean Pierre Faucon, responsable de la cellule abeille à l’Afssa. Luc Belzunces, toxicologue à l’Inra, en est convaincu : il existe deux types de toxicité : une première, aiguë, qui entraîne la mort au dessus d’une certaine dose de poison ; mais aussi une seconde, chronique, qui met en jeu de très faibles doses, mais de façon répétée, et qui peut se révéler tout aussi létale. Or l’étude de l’Afssa ne mesure pas cette dernière. Nos travaux montrent que cette double sensibilité aux substances toxiques existe chez l’abeille et peut expliquer en partie le déclin actuel ». L’abeille pourrait être d’autant plus sensible aux pesticides que la publication récente de son génome a permis de constater qu’elle possédait moins de gênes de détoxication enzymatique que le moustique et la mouche. Sans doute parce que la butineuse n’a pas eu à se défendre contre les insecticides naturels produits par les plantes.
Source : Le Point | Auteur : Frédéric LewinoUn virus soupçonné de tuer les abeilles
Sur les abeilles 06/09/2007Une première étude sort dans la Revue Science qui affirme avoir trouvé une forte corrélation entre le CCD (colony collapse discorder) ou syndrome d'effondrement des colonies et un nouveau virus pathogène identifié pour la première fois en 2002 en Israël, baptisé depuis le virus de la paralysie aiguë israélienne ou IAPV... Un énorme travail qu a mobilisé pas moins de dix laboratoires parmi les meilleurs dans leur domaine. La première vraie leçon de cette étude, c'est que les abeilles sont pleines de bactéries,de champignons=ns, de virus et que ces derniers sont communs aux abeilles domestiques (Apis melifera) de nombreuses régions du monde. Les résultats sont significatifs. Dans tous les échantillons récupérés sur des colonies malades sauf un, l'IAPV est présent. Enfin 100% des échantillons ayant quatre des principaux virus ou champignons pathogènes dont l'IAPV sont atteints de CCD. Evidemment, l'étude de Science ne va pas manquer de susciter de nombreux commentaires dans notre pays et pas seulement dans les milieux apicoles. En effet, les mortalités qui ont frappé les abeilles en France au début des années 1990 ont tout de suite été attribuées à deux insecticides : le Gaucho et le Régent. Il n'y a pas eu réellement de recherches sur les causes des mortalités d'abeilles. La piste toxicologique a été la seule explorée. Elle a abouti à l'interdiction des produits sans pour autant que les études parviennent à trancher sur la responsabilités des insecticides. Le fait que la recherche américaine se mobilise sur le CCD et le récent séquençage du génome de l'abeille devraient apporter beaucoup de nouvelles données dans les prochaines années.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyDes traces d'OGM dans les pollens des ruches
Sur les abeilles 05/09/2007Les analyses menées sur deux ruchers dans le canton de Thouarcé ont révélé la présence de traces d'OGM dans les pollens. "L'analyse donne des résultats positifs sous forme de trace" annonce Denis Benoît, apiculteur bio, membre du collectif "Nos campagnes sans OGM", sans toutefois pouvoir être plus précis sur la quantité et sur la toxicité de ces traces d'ADN de maïs transgénique MON 810, relevées par le laboratoire nantais Eurofins. Les 25 professionnels de l'Union des apiculteurs d'Anjou crie au scandale. "Le pollen est commercialisé comme un produit diététique, pour ses valeurs bienfaisantes pour la santé" dit Denis Benoit qui dénonce aussi l'autorisation nouvelle de commercialiser le Fipronil, contenu dans l'insecticide Régent, interdit en 2004 pour sa toxicité sur l'abeille, alors même que la mortalité des abeilles n'est pas enrayée.
Source : Le Courrier de l'Ouest | Auteur : Philippe RubionOGM : des apiculteurs réclament la destruction de maïs semence en Anjou
Sur les abeilles 04/09/2007L'Union des apiculteurs d'Anjou, qui fédère des professionnels de l'apiculture dans le Maine-et-Loire, a réclamé mercredi la destruction des premières semences de maïs transgénique récoltées dans le département après la découverte de "traces" dans du pollen récolté. La présence de "traces" de maïs Monsanto 810 a été détectée, au cours d'une analyse, dans du pollen récolté à proximité d'une parcelles d'essai mené par la coopérative Terrena, à Charcé-Saint-Ellier, ont indiqué des responsables du syndicat au cours d'une conférence de presse. "Les analyses ont été effectuées par un laboratoire nantais sur du pollen issu de ruchers installés à 40 et 300 mètres de la parcelle, alors que Terrena nous avait affirmé que toutes les précautions avaient été prises pour éviter les disséminations", explique Denis Benoît, l'un de ces responsables. "On ne connaît pas l'impact des gènes insecticides sur les larves ou les abeilles. Que des tests très précis soient faits ! Nous ne voulons pas que nos abeilles deviennent des vecteurs de pollution", a ajouté Thomas Frelon, le président du syndicat. La direction de Terrena a fait savoir mercredi qu'elle avait accepté la consignation des semences récoltées et l'accès au lieu de leur stockage au collectif "l'Interrégionale sans OGM", à la suite d'une manifestation de ce dernier devant son siège mardi soir à Ancenis (Loire-Atlantique). "Nous rediscuterons après le Grenelle de l'Environnement du devenir des semences", a annoncé Christophe Courrossé, responsable de la communication de la coopérative. 28 hectares de maïs OGM ont été semés pour la première fois cette année en Maine-et-Loire dont trois-quarts à l'initiative du groupe Terrena.
Source : AFPLes abeilles malades de l'homme
Sur les abeilles 29/08/2007L'homme est-il en train de tuer à petit feu l'industrieux insecte qu'il a tant bien que mal domestiqué depuis l'Antiquité ? "Nous n'avons pas la clé du mystère, il y a un élément que nous ne comprenons pas, prévient Jean Daniel Charrière, chercheur au Centre de Berne. Nous n'aimons pas être dans l'inconnu. Pourtant avec les abeilles, nous le sommes souvent". Dans l'incertitude, les spécialistes en sont réduits à énumérer toutes les causes de mortalité possibles. Un temps envisagée, la piste des ondes électromagnétiques est écartée. Les OGM, en revanche, figurent toujours sur la liste des suspects. Selon une étude publiée dans la revue Science du 8 juin, les cultures transgéniques ont cependant un effet moins important sur les abeilles que les champs traités aux pesticides. Et l'hypothèse OGM ne peut expliquer les mortalités en Europe, où les surfaces plantées sont très faibles. Restent deux pistes privilégiées : les maladies, virus, parasites et autres champignons, d'un côté. La dégradation générale de l'environnement, changements climatiques, raréfaction des fleurs et surtout surdose de produits chimiques - de l'autre. Peut être tout cela à la fois. "On peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte", explique M. Neumann... Les firmes phytosanitaires ne nient pas l'impact de leurs produits sur les abeilles en cas d'exposition à des doses trop élevées, mais réfutent toute nocivité dans des conditions normales. Elles orientent sur les autres causes possibles : variations climatiques, parasites, déclin de la biodiversité. Les chercheurs, de leur côté, évoquent des causes "multifactorielles" et regrettent de devoir travailler sur des données parcellaires. Une étude de l'Afssa, réalisée pendant 3 ans sur 25 colonies, a montré la présence de traces d'imidaclopride et de fipronil dans le pollen collecté par les abeilles. Mais aucune mortalité n'a été constatée. L'Afssa vient de lancer une étude de toutes les données scientifiques parues sur les mortalités.
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontLa mort des abeilles met la planète en danger
Sur les abeilles 19/08/2007Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nano particules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? "Plutôt une combinaison de tous ces agents", assure le professeur Cummins de l'université d'ONTARIO, qui affirme "que des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé l'imidaclopride... les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les bio- pesticides produits par les plantes génétiquement modifiées. Le professeur vient de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta, présentent une sensibilité 45 fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. "Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs", accuse-t-il pour conclure.
Source : Les Echos | Auteur : Paul MolgaOGM : des apiculteurs qui poursuivaient un céréalier déboutés en appel
Sur les abeilles 11/07/2007La cour d'appel d'Agen a débouté jeudi un couple d'apiculteurs et sept organisations agricoles qui avaient assigné en référé pour "dissémination de pollen de maïs génétiquement modifié" un producteur de maïs OGM, confirmant une décision de première instance. La cour d'appel a confirmé la décision de la juge des référés du tribunal de grande instance de Marmande du 24 mai et débouté les requérants. Elle a par ailleurs limité la condamnation aux dépens des plaignants à 1.000 euros (au lieu de 5.000 euros). Dans un communiqué, la Confédération paysanne a indiqué pour sa part que "face à cette situation de sabotage économique, la Confédération paysanne, les apiculteurs et les agrobiologistes envisagent de poursuivre l'Etat français pour +non assistance à agriculture en danger+". De son côté, Claude Ménara, l’agriculteur, a déclaré être "satisfait", car agissant "en toute légalité". "Aujourd'hui les biotechnologies sont incontournables et ceux qui sont contre sont irresponsables tout simplement", a-t-il ajouté.
Source : AFPOpération "apiculture durable" en Isère, une première en France
Sur les abeilles 24/06/2007GRENOBLE :Le conseil général de l'Isère a lancé lundi une opération "apiculture durable", la première du genre en France, destinée à sensibiliser les habitants du département aux menaces pesant sur les abeilles et à leur rôle majeur dans la biodiversité."Depuis une dizaine d'années on constate des mortalités importantes de colonies d'abeilles. Les causes sont multiples: pesticides, affaiblissement des ressources en pollen, uniformisation des paysages", a expliqué le conseil général. "Des groupes de travail se sont constitués pour aboutir à la signature d'un contrat d'objectifs entre les structures apicoles du département, la chambre d'agriculture et la fédération départementale des chasseurs", a déclaré à l'AFP, Christian Nucci, vice-président du conseil général, chargé de l'agriculture. Ce contrat vise à accompagner les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, mettre en place un observatoire de l'abeille, développer des jachères agricoles, sources d'alimentation en pollen et nectar, avec l'objectif de protection naturelle de la faune et de la flore. Les signataires se réuniront une fois par semestre pour un constat d'étape, pour faire le point sur cet observatoire de l'abeille "témoin de la qualité de notre environnement", selon les organisateurs. On compte 2.500 apiculteurs dans le département de l'Isère, soit un quart du total en Rhône-Alpes, première région française en termes d'apiculteurs, dont une vingtaine de professionnels pour un total de 25.000 ruches.
Source : AFPInsecticide Regent : la France demande d’autres évaluations
Sur les abeilles 06/06/2007L’Afssa estime qu’une autorisation de mise sur le marché de préparations à base de fipronil, le produit actif de l’insecticide Regent, « nécessiterait des évaluations de risque complémentaires ». Le chimiste allemand BASF, qui produit le Regent, « a apporté des éléments de réponse », mais ceux-ci « s’avèrent insuffisants pour permettre une évaluation complète des risques pour l’environnement » estime l’agence. L’Afssa demande notamment des évaluations du « risque pour les abeilles, en sachant qu’à ce jour aucune étude de toxicité intrinsèque au niveau des larves n’a été fournie ». Soupçonné de décimer les abeilles, le Regent et son produit actif sont interdits en France depuis février 2004.
Source : Les EchosUn test pour déterminer la toxicité des produits chimiques sur les ruchers
Sur les abeilles 03/06/2007Des chercheurs français ont annoncé avoir développé un test sur les larves d’abeilles qui permettra de déterminer la toxicité pour les ruchers des nouveaux produits chimiques sur le marché. Ce test, accepté par la Commission des essais biologiques en mars, « devient une étape incontournable pour l’obtention d’autorisation de mise sur le marché de toute nouvelle préparation phytopharmaceutique en France » affirme dans un communique l’INRA, dont les chercheurs ont mis au point le nouvel outil. En conditions naturelles, les larves peuvent être exposées à des pesticides, via l’ingestion de nectar de fleurs contaminées, mais les quantités ingérées ne peuvent être mesurées. C’est au contraire très facile avec le nouveau système, les larves consommant chaque jour le contenu de leur cupule et la quantité de pesticides introduite dans le bain nourricier pouvant être déterminée avec précision.
Source : AFPLot-et-Garonne: des apiculteurs opposés à un producteur d'OGM déboutés
Sur les abeilles 23/05/2007Le tribunal de grande instance de Marmande a débouté jeudi un couple d'apiculteurs et huit organisations agricoles qui avaient assigné en référé pour "dissémination de pollen de maïs génétiquement modifié" un producteur de maïs transgénique. Le tribunal a également débouté l'agriculteur, Claude Ménara, de sa demande de dommages et intérêts, mais a solidairement condamné aux dépens les plaignants à 5.000 euros. Intentée le 5 avril, "cette action en référé (avait) pour but d'interdire" à M. Ménara, qui a cultivé en 2006 une centaine d'ha de maïs Bt à Grézet-Cavagnant (Lot-et-Garonne), "de semer à nouveau cette année des semis de maïs transgénique", avait indiqué Me François Roux, l'avocat du couple Maurice et Marie-France Coudoin et de sept des huit organisations agricoles. Les plaignants -parmi lesquels la Confédération paysanne- avaient mis en avant les préjudices économiques et environnementaux que leur ont fait subir les plantations de M. Ménara.
Source : AFP