Revue de presse

Sur les abeilles

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Yvon Garros fait part de l' « inquiétude » des apiculteurs professionnels après l'homologation de l'insecticide Cruiser OSR sur le colza. En juin, le ministère de l'Agriculture a donné son feu vert aux semences de colza enrobées de Cruiser, au grand dam des défenseurs des abeilles. La FNSEA demande la mise en place d'un programme spécifique de surveillance suite à cette homologation.

    Source : Libération

  • Selon M. Garros, cette augmentation de la production est due aux températures élevées de ce printemps et au fait qu'il "n'y a pas eu cette année d'intoxication" d'abeilles. M. Garros fait toutefois part de l'"inquiétude" des apiculteurs professionnels après la récente  homologation du Cruiser OSR sur le colza. En juin, le ministère de l'Agriculture a donné son feu vert aux semences de colza enrobées de  Cruiser, au grand dam des défenseurs des abeilles. L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avait fait état de son "dégoût" après cette autorisation. Le colza est une plante qui attire fortement les abeilles, or le Cruiser vise à lutter contre les insectes et les champignons notamment. Le ministère de l'Agriculture avait précisé à l'époque que sa décision faisait suite à un avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Le ministère avait aussi rappelé qu'"un réseau était déployé partout en France depuis 2002 pour la recherche sur la mortalité des abeilles et la prévention des risques liés aux pesticides". La FNSEA va plus loin. Le syndicat demande la mise en place d'un programme spécifique de surveillance suite à cette homologation. Le syndicat souhaite que les tests soient effectués en conditions réelles de terrain, "en grandeur nature". Cette démarche viserait aussi à évaluer l'impact de la double utilisation du Cruiser sur le maïs, autorisé depuis quatre ans, et désormais sur le colza.

    Source : 20minutes.fr

  • Le groupe suisse Syngenta a affirmé, vendredi 22 juillet, qu'il allait « combattre toute allégation » contre l'insecticide Cruiser OSR, car il " ne  comporte pas de risques pour les populations d'abeilles ». En France, l'Union nationale de l'apiculture française et une trentaine d'élus ont demandé son interdiction au gouvernement le 13 juillet.

    Source : Le Monde

  • Le groupe suisse Syngenta a affirmé vendredi qu'il se défendrait contre toute mise en cause de son insecticide Cruiser OSR dans la mortalité des abeilles, alors qu'en France des apiculteurs et élus ont demandé l'abrogation de l'autorisation de vente. "Nous avons effectué un nombre important de tests, beaucoup plus que nous aurions dû, pour démontrer sa sécurité", selon John Atkin. L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et une trentaine d'élus ont écrit le 13 juillet au gouvernement pour obtenir l'abrogation immédiate de l'autorisation de vente du Cruiser OSR qu'ils jugent "extrêmement toxique pour les abeilles". 

    Source : 20 minutes.fr

  • Le groupe suisse Syngenta a affirmé vendredi qu'il se défendrait contre toute mise en cause de son insecticide Cruiser OSR dans la mortalité des abeilles, alors qu'en France des apiculteurs et élus ont demandé l'abrogation de l'autorisation de vente. "Nous allons combattre toute allégation", car "nous sommes convaincus de la qualité du produit et du fait qu'il puisse être utilisé en toute sécurité", a précisé à l'AFP le directeur opérationnel de Syngenta, John Atkin. 

    Source : Libération.fr

  • La disparition des abeilles

    Publié le 17 juillet 2011- Sur les abeilles

    Il y a quelques risques à annoncer dans le titre d'un documentaire "la fin d'un mystère", sur une question aussi débattue et complexe que les disparitions d'abeilles. Les circonstances varient, et les scientifiques ont jusqu'à présent refusé de donner une explication unique au phénomène. Dans le doute, ils parlent de causes "multifactorielles". Les abeilles seraient victimes d'un cocktail nocif. Natacha Calestrémé en décrit les divers éléments comme autant de suspects : le Varroa destructor, un acarien qui suce l'hémolymphe des abeilles, puis les champignons et les virus. Mais le documentaire reprend la thèse de certains scientifiques et des apiculteurs, qui voient dans leur prolifération une conséquence de l'affaiblissement des abeilles, plutôt qu'une cause.Le film décrit également l'appauvrissement dramatique de l'alimentaire des insectes, conséquence de la monoculture, et explore de manière méthodique la piste des pesticides, défendue par les apiculteurs, et contestée, bien sur, par les firmes qui commercialisent ces produits. Pour Natacha Calestrémé, ces produits sont bien les coupables.Déterminée à trancher, la réalisatrice simplifie parfois le discours de ses interlocuteurs scientifiques, et ne reteint pas l'avis des plus dubitatifs sur l'effet des pesticides.

    Source : Le Monde Télévision Auteur : Gaëlle Dupont

  • "La France a autorisé la commercialisation de ce pesticide controversé en juin, l'Union nationale de l'apiculture française devait demander au gouvernement, de revenir sur l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR.

    Le 15 octobre 2010, cet insecticide destiné au colza et utilisé en enrobage des semences avait reçu un avis favorable de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Les apiculteurs assurent que le Cruiser OSR expose la filière apicole a un grand risque, l'un des trois principes actif du Cruiser OSR, le thiaméthoxam, alimente la suspicion des apiculteurs.

    Des travaux tout récemment publiés (Le Monde du 9 juillet) montrent des effets synergiques inattendus entre deux molécules insecticides : le friponil et le thiaclopride et un parasite naturel de l'abeille très répandu, Nosema ceranae. Infectée par ce parasite intestinal, le taux de mortalité de l'insecte est de l'ordre de 45%  Mais lorsque de très faibles doses habituellement inoffensives de ces deux molécules s'ajoutent à l'infection parasitaire, les taux de mortalité montent à 80% environ.

    Mais jusqu'à présent, de telles études font défaut pour le principe actif du Cruiser. Peut-être pourraient elles trancher l'interminable débat sur son innocuité."

    Source : Le Monde Auteur : Stéphane Foucart

  • "Les apiculteurs de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et une trentaine d’élus ont écrit mercredi aux ministres de l'Écologie et de l’Agriculture, pour obtenir le retrait de la vente du pesticide Cruiser OSR. Les signataires rappellent que ce pesticide est « d'une extrême toxicité pour les abeilles."

    Source : Le Figaro

  • “Une étude réalisée par Luc Belzunces et une équipe du CNRS, rendue publique en fin de semaine dernière, ont soumis des abeilles en laboratoire à de très faibles doses de deux molécules présentes dans des pesticides (le fipronil et le thiaclopride). L'effet sur leurs mortalités est très limité. Mais il devient en revanche massif quand les abeilles ont été préalablement infectées par Nosema ceranae, un champignon qui est présent dans quasiment toutes les colonies d'abeilles de l'Hexagone. .En mars 2010, une étude similaire mettant en présence le Nosema ceranae et l'imidaclopride (composant du Gaucho, interdit depuis) avait abouti aux mêmes conclusions.

    Cette avancée scientifique intervient alors même que le pesticide Cruiser est aujourd'hui dans la ligne de mire des associations d'apiculteurs et de défenseurs de l'environnement,

     les associations l'accusent de participer lui aussi à la mortalité des abeilles. L'utilisation de ce pesticide qui est, selon le ministère de l'agriculture, le seul moyen actuel pour lutter contre le taupin, un ver qui ronge le maïs avait été autorisée pour cette culture en 2008 . En février 2011, le Conseil d'État a cependant annulé les autorisations de 2008 et 2009, en considérant que l'avis positif délivré par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments ne respectait pas la réglementation.

    Une analyse contestée par les associations de défense de l’environnement, qui comptent bien poursuivre le combat contre cet insecticide qui vient de recevoir une autorisation pour le colza.

    Source : La Croix Auteur : Emmanuelle Réju

  • “Une équipe (CNRS, Inra) de Clermont-Ferrand a démontré que l’action combinée d’agents pathogènes et d’insecticides décime les abeilles. Les doses en théorie non létales utilisées par l’industrie chimique le sont donc dans les faits.”

    Source : La Croix

  • “Une équipe de chercheurs de Clermont Ferrand semble avoir élucidé le mystère de la mort des colonies d'abeille, qui donne lieu à une extraordinaire controverse depuis une dizaine d'années.

    Pour exonérer les produits phytosanitaires, les scientifiques mettaient en avant des données expérimentales : des abeilles devaient être exposées, en ruche de laboratoire, à des doses extrêmement fortes de pesticides pour mourir. En revanche, elles semblaient supporter les doses incriminées dans les épisodes de mortalité massive.

    Que semble avoir montré les nouveaux travaux scientifiques ? Que lorsque les abeilles sont infestées par des parasites, il suffit de doses très faibles de pesticide pour les tuer. La clé du mystère serait donc qu'il faudrait à la fois le parasite et le pesticide pour tuer massivement les abeilles. Cela peut ré ouvrir la question de l'usage de ces produits phytosanitaires. Il sera à cet égard instructif de voir ce que l'ANSES et ses comités d'experts préconiseront à la suite de ces travaux.

    Enfin, c'est une métaphore assez pertinente de ce qu'on observe en économie et dans le social. Les uns et les autres s'épuisent à vouloir faire triompher chacun sa cause, en niant l'approche des adversaires. On recherche "la" cause, souvent guidée par des arguments purement idéologiques, en y apportant des réponses fortement partielles et souvent inefficaces, bien que dispendieuses.

    Peut-être que le débat politique gagnerait à méditer les raisons pour lesquelles les abeilles meurent... et à chercher pourquoi pauvreté et chômage persistent dans nos ruches humaines... avec des victimes aussi nombreuses.”

    Source : NouvelObs.fr Auteur : Martin Hirsch

  • “Les effets délétères de l'association entre pesticides et un parasite commun ont été démontrés.

    Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, des mortalités massives d’abeilles domestiques sont relevées un peu partout dans le monde .Un constat d’autant plus inquiétant qu’environ un tiers de la nourriture consommée à l’échelle mondiale repose sur a pollinisation des cultures, dont les abeilles sont le principal agent.

    Parasites naturels ou exposition aux insecticides agricoles? Selon des travaux publiés dans la dernière édition de la revue PLOS ONE, c’est une synergie entre ces deux facteurs qui est dans doute à l’origine du déclin de l’insecte social. L’étude, qui démontre en laboratoire l’effet délétère sur les abeilles de deux molécules insecticides d’usage courant, devrait relancer la polémique consécutive à la remise sur le marché, mi-juin, du pesticide Cruiser, commercialisé par Syngenta.

    Ce n’est cependant pas au principe actif du Cruiser – le thiamétoxam que ce sont intéressés les chercheurs, mais à deux molécules de deux familles très distinctes : le fipronil et le thiaclopride.

    En exposant une dizaine de jours des abeilles saines à des doses très faibles de chaque produit, les chercheurs ne notent pas de mortalité importante.

     Mais, en réitérant l’expérience sur des insectes préalablement infectés par Nosema ceranae, un parasite intestinal très courant, les auteurs relèvent des mortalités d’environ 10% à 80% pour l’une et l’autre molécule.

    Pour ce qui est du friponil, les doses appliquées en laboratoire aux insectes sont du même ordre que celles rencontrées dans la nature, voire inférieures, selon Frédéric Delbac.

    À de tels niveaux d’exposition, aucune des deux molécules testées n’est donc dangereuse pour l’insecte. Mais chacune entre en synergie avec les effets de Nosema ceranae : c’est ce “cocktail” qui est mortel. Cet effet “cocktail” démontré en laboratoire n’est pas étonnant ; les spécialistes le soupçonnaient de longue date, sans l’avoir quantifié.

    Le fait singulier est plutôt que chacune des deux molécules appartenant pourtant à deux familles chimiques très différentes provoque des effets comparables lorsqu’elle est associée au parasite. Les auteurs n’ont pour l’heure pas d’explication à ce phénomène, qui pourrait conduire à un réexamen des autorisations des molécules phytosanitaires.”

    Source : Le Monde Auteur : Stéphane Foucart

  • "Abeilles dans une ruche. L'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) a saisi vendredi le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation en référé de l'autorisation de mise sur le marché du pesticide Cruiser OSR sur les cultures de colza, invoquant son «extrême toxicité pour les abeilles». Dans leur demande d'annulation immédiate de l'autorisation de ce produit délivrée par le ministre de l'Agriculture le 3 juin dernier, les apiculteurs précisent qu'il faut interdire ce pesticide «avant les prochaines opérations d'enrobage des semences puis des semis du mois d'août», selon leur communiqué.

    L’association a le soutien de 188 parlementaires. Commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR est un pesticide systémique utilisé en enrobage de semences et est véhiculé par la sève des plantes jusque dans les fleurs. Il est composé de trois substances actives, l'insecticide thiaméthoxam et les fongicides fludioxonil et métalaxyl-M «d'une extrême toxicité pour les abeilles», selon l'UNAF.

    L'autorisation de ce produit sur le colza «est d'autant plus grave que le colza restait, avec le tournesol, une des rares cultures non traitées d'un attrait majeur pour l'avenir du cheptel apicole français», a souligné l'association, qui a le soutien de 188 parlementaires ayant signé la Charte du Comité de soutien des élus à l'abeille et aux apiculteurs.”

    Source : 20minutes.fr

  • "Neurotoxiques? Insecticides? Champignon nommé Nosema? Varroa virus destructeur? WiFi et autres ondes? Les abeilles mortes se ramassent à la pelle, et Natacha Calestrémé, journaliste, environnementaliste et écrivaine, enquête... Aux États-Unis, on a retrouvé dans un minuscule échantillon de pollen pas moins de 25 pesticides, 30 fongicides et on ne sait combien d’herbicides, merci l’agriculture intensive. Mais motus. A force de chercher les raisons, et en attendant de trouver les 25 pesticides, les 30 fongicides et les on ne sait combien d’herbicides, ont été envisagé les OGM, la fin de la biodiversité, le champignon Nosema, le virus, les ondes radio… ce n’est peut-être pas faux, mais ce n’est pas suffisant. Et puis le filet se resserre, sur l’épandage de pesticides aux heures où butinent les abeilles et l’enrobage de semences avec des pesticides. Bingo. Mais les abeilles meurent toujours parce que le zéro-pesticide n’est pas encore une option, et le zéro-pesticide, cela veut dire aussi sur nos balcons, dans nos jardins, ne l’oublions pas! Si l’on veut imaginer une vie sans abeille, il faut la penser longue comme un jour avec pain, mais sans rien d’autre. Mais l’homme? Saura-t-il résister aux effets délétères des pesticides?"

    Source : 20minutes.fr

  • "Le département a adopté la charte nationale pour la survie des abeilles. Le conseil général s'engage à ne pas utiliser de produits toxiques et de pesticides dans ses espaces verts, à encourager la connaissance de l'abeille ou à aider à l'installation de nouvelles colonies." 

    Source : Le Parisien

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

Lancer la vidéo

Inscrivez vous à la Newsletter UIPP et recevez toute l’actualité sur le secteur phytopharmaceutique.

Voir notre dernière newsletter

Informations produits

Sources d’informations sur les spécialités phytopharmaceutiques pour les professionnels :

Consulter d’autres bases

Initiatives

L'UIPP et la filière s'engagent pour maîtriser le risque et l’impact des produits phytopharmaceutiques sur l'environnement et la santé :