Revue de presse Sur les abeilles
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Gaucho-maïs : le ministre doit revoir sa copie
Sur les abeilles 15/09/2002Le Commissaire du gouvernement du Conseil d'Etat a recommandé que le ministre de l'Agriculture "réexamine la demande" des apiculteurs qui exigent l'abrogation de l'autorisation de mise sur le marché de l'insecticide Gaucho pour le maïs. Dans ses conclusions qui en appellent au principe de précaution, le Commissaire du Gouvernement, François Séners considère "que le ministre n'a pas pris en considération l'ensemble des éléments d'appréciation".
Source : AFPBachelot vole au secours des abeilles
Sur les abeilles 14/09/2002"Il faut interdire le Gaucho sur toutes les cultures. Ses effets sur les abeilles sont clairement démontrés". Mais ne va-t-elle pas un peu vite en besogne en réclamant son interdiction pure et simple ? Son homologue de l'Agriculture Hervé Gaymard, refuse de prendre position pour l'instant "Nous n'avons aucune preuve de la toxicité du Gaucho sur les abeilles. Une étude multifactorielle sur les causes du problème apicole a été confiée à un comité d'apiculteurs, d'industriels et de vétérinaires ainsi qu'à un groupe indépendant d'experts en toxicologie. Nous ne bougerons pas avant d'avoir reçu leur compte rendu d'étape, fin septembre - début octobre". Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie à l'université de Bordeaux, dans son rapport publié en début de semaine semble apporter de l'eau au moulin des apiculteurs. Il y affirme que l'imidaclopride subsiste à l'état de résidus dans les parties florales des cultures traitées avec "des teneurs susceptibles de provoquer des effets biologiques néfastes expliquant la dépopulation des colonies d'abeilles". Il recommande, par ailleurs, une réflexion sur la présence des résidus dans l'alimentation humaine débouchant éventuellement sur la détermination d'un seuil à ne pas dépasser.
Source : Le Figaro | Auteur : Muriel FratFaut-il avoir peur du Gaucho ?
Sur les abeilles 10/09/2002150 chercheurs et représentants de la filière se sont réunis au siège de l'Afssa, pour tenter de comprendre pourquoi les abeilles mouraient massivement. Aucun avis d'interdiction n'a été décidé au final. Pour Bayer, le fabricant "le Gaucho n'est dangereux ni sur l'homme ni sur les abeilles, à condition qu'il soit appliqué suivant les recommandations d'usage. La firme jure que le Gaucho "est le produit phytopharmaceutique le plus testé au monde", et que cette polémique est "franco-française, alors que dans les 94 autres pays où le produit est homologué, il n'y a pas de problème.
Source : Aujourd'hui | Auteur : Marc PayetApiculteurs et scientifiques : un difficile face-à-face
Sur les abeilles 10/09/2002Se focaliser sur le Gaucho permet de mobiliser une profession extrêmement divisée mais cela risque de détourner l'attention sur les nombreuses maladies et parasites (varroa) qui frappent le cheptel apicole. Mais ce n'est pas tout, Daniel Marzin, président de la commission des toxiques a rappelé que la destruction de plusieurs ruches dans le Morbihan, était due à "l'attitude irresponsable d'un agriculteur" qui avait traité son champ de colza avec un fond de cuve mélangé à un pesticide. "Certains agriculteurs utilisent du white-spirit prétendument augmenter les effets des produits phytopharmaceutiques. C'est très grave. Pas seulement pour les abeilles, mais aussi pour la santé humaine". L'instruction de cette affaire est en cours. La problématique des abeilles déborde largement des questions scientifiques.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyL'insecticide Gaucho dangereux aussi pour l'homme
Sur les abeilles 09/09/2002Montré du doigt par les apiculteurs qui y voient l'une des causes de l'hécatombe qui frappe les abeilles, l'insecticide Gaucho, pourrait présenter des risques pour l'homme, selon un rapport du professeur Narbonne, un expert en toxicologie. L'imidaclopride, la matière active de cet insecticide, subsiste à l'état de résidus dans des produits de jardinage et l'on ne connaît pas les quantités de résidus potentiellement consommées à travers ces produits", souligne le rapport.
Source : LibérationA propos de la santé des abeilles
Sur les abeilles 02/09/2002Dans une lettre au Sénateur Dufaut, Mr Hervé Gaymard, ministre de l'Agriculture, évoque les problèmes de l'apiculture. "… La question des effets sur les abeilles de l'imidaclopride ou du fipronil doit évidemment être tranchée. Je puis vous assurer que je n'hésiterai pas à prendre sans délai les mesures qui s'imposent à la lumière de toute information suffisamment probante qui serait versée au dossier…. J'entends conduire à son terme l'amélioration des procédures d'évaluation mise sen œuvre dans le cadre de la procédure d'homologation des produits phytopharmaceutiques. Je considère par ailleurs comme indispensable une meilleure intégration de la problématique apicole dans la pratique agricole."
Source : La ProvenceSur les abeilles 31/08/2002
Sur demande sont disponibles à l'UIPP :* Le Communiqué de Presse du Professeur Jean-François Narbonne, qui, devant les répercussions induites par une information erronée, a tenu à rétablir les termes de son rapport, en particulier en santé humaine. "L'ensemble des informations disponibles sur les effets potentiels des contaminants et résidus pouvant se lier aux récepteurs nicotiniques, ce qui est le cas de l'Imidacopride et de ses métabolites, est de nature à générer une réflexion de l'AFSSA sur leur présence dans l'alimentation de l'homme, justifiant éventuellement une DJA (dose journalière admissible) de groupe. Mon rapport ne fait en aucun cas état de risques avérés du Gaucho pour la santé de l'Homme."* Le Communiqué de Presse de Bayer Cropscience.
Cette année encore, les abeilles crèvent mais l'Etat ne propose que des études
Sur les abeilles 12/08/2002Le "Gaucho n'est plus utilisé sur le tournesol mais il l'est toujours pour le maïs et les céréales. Et le "Régent", s'avère systémique. Les services de l'Etat ont accordé des autorisation d'exploiter et n'osent plus revenir en arrière alors que les études du CNRS et de l'INRA démontrent la présence de la molécule du Gaucho dans le pollen du maïs de même que la rémanence de ces insecticides. "Demain, ces molécules, on les retrouvera dans l'eau. C'est très grave mais on laisse faire. Le problème est politique aujourd'hui" a souligné Francis Chauvancy, président de la section apicole de la FDSEA.
Source : Le Courrier de l'Ouest | Auteur : Bernard BillyL'abeille en danger
Sur les abeilles 11/07/2002Le principal problème se situe dans la recherche des effets de l'imidaclopride. La France est très en retard et a limité ses études aux cultures sous serre. Les apiculteurs sont obligés de se fonder sur les études menées par l'administration américaine de protection de l'environnement, qui son alarmantes pour la faune américaine. De son côté, Bayer France réfute systématiquement les accusations des apiculteurs. "Notre insecticide est vendu dans le monde entier et seuls les apiculteurs français évoquent cette molécule pour justifier la disparition de leurs ruchers et la baisse importante de leur production de miel".
Source : L'Humanité | Auteur : Alain CwiklinskiTout ce qui tue les abeilles
Sur les abeilles 06/07/2002Le fléau qui préoccupe le plus les apiculteurs c'est les produits phytopharmaceutiques qui causent des dommages irréversibles par ingestion ou par contact pour les fonctions vitales de l'abeille. "L'enrobage des graines de céréales, notamment le maïs, est notre principal souci. Les produits utilisés sont systémiques. Ils passent par la sève et montent jusqu'aux capitules tout en se libérant dans le sol. Les abeilles vont chercher le pollen sur le maïs. Celui-ci étant pollué, leur système nerveux est atteint et elles perdent le sens de l'orientation. Le développement des larves est altéré et les couvains sont anéantis", avance, en forme de plaidoyer pour l'interdiction des enrobages, Raymond Saunier, président du Syndicat agricole de la Gironde. Il insiste aussi sur les mélanges de fongicides et insecticides, qui pris séparément, sont inoffensif mais forment un cocktail d'une redoutable nocivité. Le fascinant insecte social n'est pas seul en péril. 95% de la flore, flore sauvage et arbres fruitiers, nécessitent une pollinisation croisée avec intervention des abeilles.
Source : Sud Ouest | Auteur : Jacky SanudoMenaces sur le miel
Sur les abeilles 30/06/2002Si la justice s'en mêle, c'est que la coupe a fini par déborder. Bien sûr, toute l'agriculture n'est pas gagnée par les pratiques frauduleuses, pourtant, à en croire les services vétérinaires européens, l'utilisation des pesticides en France n'est pas toujours conforme aux recommandations des fabricants. L'UIPP défend la nécessité de ses productions tout en réclamant une plus forte implication de l'Etat dans l'homologation des produits et le contrôle de leur mise en œuvre. "Les pesticides ne sont pas des produits sans risques, ils doivent donc être utilisés avec précaution. Trop souvent, les agriculteurs ne respectent pas les calendriers d'application des produits, avant la floraison et avant la récolte" argumente Jacques My, secrétaire général de l'UIPP. Il y a plus grave encore, mais l'UIPP se garde de tout commentaire à ce sujet : si la chimie est indispensable, elle s'est à ce point sophistiquée qu'il est devenu pratiquement impossible de la mettre en œuvre sans un solide bagage technique. Combien d'agriculteurs, surtout installés sur de petites exploitations se sont mis à niveau ?
Source : Marianne | Auteur : Jean Claude JailletteLes apiculteurs accusent un insecticide de tuer les abeilles
Sur les abeilles 24/06/2002Les abeilles des campagnes françaises sont-elles menacées de disparition ? Chaque printemps, LE QUART DES RUCHES disséminées sur le territoire perd ses occupantes, causant une forte baisse de la production nationale de miel et faisant craindre pour la SURVIE D'UNE ESPECE cruciale pour la reproduction des végétaux. Depuis plusieurs années, les apiculteurs sont persuadés qu'un nouveau type d'INSECTICIDE , DIT SYSTEMIQUE, est à l'origine de l'hécatombe. L'un d'eux, le GAUCHO, PRODUIT par BAYER, et utilisé en France depuis 1993, polarise leur colère et fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Les plaignants s'appuient sur des études scientifiques qui soulignent plusieurs effets néfastes de l'insecticide. Mais Bayer leur oppose d'autres enquêtes qui relativisent la responsabilité du produit. Jacques My de l'UIPP juge que ce produit est bon pour l'environnement. Bayer fait remarquer que les semences de tournesol issues de cultures traitées au Gaucho ne sont plus commercialisées en France depuis janvier 1999, date à la quelle le ministre de l'agriculture , a décidé un moratoire sur leur homologation. Or la mortalité des abeilles persiste.
Source : Le Monde | Auteur : Benoît HopquinLes abeilles tombent comme des mouches
Sur les abeilles 23/06/2002"Dans le Gers, l'analyse des abeilles retrouvées mortes a montré qu'il n'y avait pas de traces d'insecticides" module jacques My secrétaire général de l'UIPP. "Et en Bretagne, la mortalité constatée des abeilles semble liée au mélange d'un insecticide avec un fongicide, mélange connu pour être toxique pour les abeilles et qui fait l'objet de mises en garde sur l'étiquetage. Il y a en matière de mortalité des abeilles, des cas de mauvaises pratiques, des maladies , des problèmes de climatologie, et des cas que nous n'expliquons pas. Dans ces cas-là, on a évidemment tendance à désigner les pesticides comme responsables." L'UIPP rappelle que "la protection des abeilles est l'une des composantes du dossier d'homologation des produits. Les tests ont beaucoup évolué depuis l'affaire Gaucho. Il serait urgent d'apprendre aux agriculteurs à utiliser les pesticides. Nous sommes prêts à travailler avec les apiculteurs pour mettre en œuvre les dispositions indispensables à la sauvegarde des abeilles, mais les choses n'avancent pas."
Source : Le Progrès | Auteur : Phlippe LecoqL'abeille, alliée des fleurs, des champs et des gastronomes
Sur les abeilles 22/06/2002L'affaire se joue uniquement entre fleurs et insectes : les premières nourrissent les secondes, qui assurent la reproduction des premières en transportant leur pollen d'un individu à un autre. Une association à bénéfice réciproque aussi vieille que les plantes à fleurs (celles-ci, comme les abeilles, sont apparues il y a environ cent millions d'années), que l'agriculture intensive moderne et ses pesticides sont en train de mettre à mal comme jamais auparavant. "Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. Plus de pollinisation, plu d'herbe, plus d'animaux, plus d'hommes." Cette phrase, est attribuée à Einstein.
Source : Le Monde | Auteur : Catherine Vincent