Revue de presse

Sur les abeilles

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Vincent Eblé, le président PS du conseil général, a profité de l'occasion pour signer, jeudi, la charte Abeille, sentinelle de l'environnement de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), un engagement en faveur de la sauvegarde de ces insectes.« Certains pourraient dire qu'implanter des ruches en centre-ville relève d'une opération de communication. Mais c'est exactement le contraire, assure Vincent Eblé. Les scientifiques ont constaté que les abeilles résistent davantage en ville qu'en milieu rural car les pesticides y sont moindres. Par ailleurs, la diversité arboricole favorise l'alimentation de ces insectes toute l'année. Du coup, leur taux de mortalité en ville ne dépasse pas 10% alors qu'il est trois fois supérieur à la campagne ». Porte-parole de l'Unaf, Henri Clément salue l'engagement de la Seine-et-Marne : « L'espèce est menacée par les nouveaux pesticides, type Régent, Gaucho et Cruiser »

    Source : Le Parisien

  • Un arboriculteur a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Coutances (Manche) à 1.000 euros d'amende avec sursis après la mort brutale d'abeilles de son voisin apiculteur, a-t-on appris mercredi auprès du parquet. Il est reproché à l'arboriculteur d'avoir le 7 mai 2007 pulvérisé un insecticide sur ses pommiers à cidre alors qu'ils étaient encore en fleurs, ce qui est contraire au mode d'emploi de ce produit. Les abeilles d'une vingtaine de ruches qui se trouvaient à 500 mètres du verger ont été décimées. L'usage de ce produit à base de carbaryl fabriqué par Bayer, nommé Sevin, a été complètement interdit en 2008. Mais la condamnation n'a rien à voir avec cette interdiction puisqu'elle est postérieure aux faits.

    Source : 20minutes.fr

  • Pour la première fois, une enquête scientifique, portant sur tout le territoire américain, démontre l’inquiétant déclin des abeilles pollinisatrices. Un enjeu crucial pour les cultivateurs d’amandes californiens, gros exportateurs. En attendant de savoir « combien » d’insectes ont disparu, on peut déjà parler des causes de leur disparition. Parmi les raisons avancées dans l’enquête américaine, celles liées à l’activité humaine sont évidemment placées en première ligne. Si l’emploi de pesticides dans l’agriculture est à l’évidence néfaste, il y a bien d’autres facteurs. Par exemple la monoculture intensive (en particulier de cultures qui n’ont pas besoin de pollinisation) réduit sensiblement la biodiversité, donc la végétation sauvage dont les abeilles ont besoin pour se reproduire et vivre dans un environnement qui leur convient. Sydney Cameron, entomologiste à l’université Urbana Champain de l’Illinois, n’écarte pas non plus le réchauffement climatique comme facteur aggravant, même si là non plus aucune étude scientifique n’a encore fourni de conclusions incontestables. Le résultat cumulé de ces facteurs se traduit par ce que les scientifiques appellent le « colony collapse disorder », qui voit les abeilles quitter leur nid, pour ne jamais y revenir. « Le problème avec la diminution rapide du nombre des abeilles, c’est qu’il y a un effet de seuil au-delà duquel on ne pourra plus rien faire. Et l’on ne sait pas si l’on en est proche ou pas », résume la spécialiste. Quoi qu’il en soit, certains scientifiques américains estiment que la situation empire. « La situation s’est aggravée ces quatre dernières années » assure Jeff Pettis, directeur du Bee Research Laboratory, au ministère américain de l’Agriculture.

    Source : Les Echos Auteur : Michel Ktitareff

  • « Le bonheur est-il vraiment dans le pré? Pas pour les oiseaux et les insectes, en tout cas ! Une grande enquête a, en effet, démontré que les pratiques agricoles (pesticides...) et l'artificialisation du territoire (constructions de lotissements...) détruisent ou éloignent de nombreuses espèces qui, au final, se sentent mieux en ville qu'à la campagne, comme les abeilles (qui font leur miel jusque sur le toit de l'Opéra de Paris) ou encore les rapaces (qui trouvent de moins en moins de proies à chasser dans les champs) ! Ce genre d’infos aurait sans doute changé la morale de la fable du Rat des villes et le Rat des champs, de La Fontaine. »

    Source : Maxi

  • « Depuis quelques années, de nombreux écologistes ont tiré la sonnette d'alarme sur la disparition des abeilles. Il y a toujours eu des prédateurs de l'abeille. La fausse teigne, par exemple, une sorte de papillon dont les larves se nourrissent des rayons de cire des ruches. Ou encore le varois, qui suce le sang des abeilles, et venu par la transhumance. Mais de nombreux problèmes, au fil des ans, ont entraîné la diminution progressive de l'espèce. Le premier problème vient des produits semés dans la nature, notamment les insecticides. Roger Bragard a déjà retrouvé au moins 3000 abeilles mortes autour d'une ruche, signe qu'elles sont mortes à cause de quelque chose venant de l'extérieur. Le plus dangereux est le traitement des graines de semence dans les grandes cultures. Ce traitement protège la plante de certains insectes, mais «l'empoisonne». Les molécules entraînent alors la
    destruction des neurones du cerveau de l'abeille. Tout s'explique par la première diminution de la population d'abeilles. Il y a trois ans, une perte de 57 % dans le département du Rhône est enregistrée, 57 % au niveau national. Il y a deux ans, 36 % et l'année dernière, 44 %. Pour repeupler, certains sont allés chercher des essaims dans l'hémisphère sud. Mais l'adaptation ne s'est pas déroulée aussi bien que prévu.
    Enfin, il y a eu le problème du frelon asiatique. Très malins, ils mangent tout simplement les abeilles. Il semblerait que les spécialistes aient trouvé une parade pour les combattre. Ils seraient comme la guêpe, friands du miel avarié. Plusieurs alternatives sont proposées comme détruire les nids au fusil. En effet, placés à la cime des arbres, ils sont difficiles à enlever. L'autre solution serait d'utiliser un bambou, une canne à pêche pour introduire un insecticide. En bref, de quoi se défendre, s'ils arrivent dans les parages. »

    Source : Le Progrès

  • « Depuis plusieurs années, l'affaiblissement voir la disparition de certaines colonies d'abeilles se répand dans de nombreux pays européens. Aujourd'hui, l'Europe va s'appuyer sur l'expertise et les moyens de l'Agence de Sécurité sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES) pour rechercher des solutions. Les abeilles participent à près de... 80 % de la pollinisation des espèces végétales ! Elles sont donc indispensables à la survie, à l'évolution et à la reproduction des plantes. « Sans oublier les productions agricoles et la filière du miel», précise Philippe Vannier. C'est d'ailleurs à partir d'une baisse de la production apicole, que sont apparues les premières inquiétudes. Le hic, c'est que la communauté scientifique ne parvient à quantifier le problème. « Nous manquons cruellement de données chiffrées, fiables, pérennes en termes de suivi épidémiologique à la fois des populations et des problèmes sanitaires», déplore Philippe Vannier. Les facteurs à l'origine d'une surmortalité des abeilles sont multiples : maladies et parasites,
    intoxications par les pesticides, conditions climatiques... Le laboratoire de l'ANSES a Sofia- Antipolis, vient d'être nommé laboratoire de référence par la Commission européenne. Il sera chargé de nombreuses missions. Analyser les causes d'intoxication des colonies, améliorer et développer de nouveaux outils diagnostiques, identifier les maladies... Voilà qui devrait, à terme, permettre aux scientifiques de mieux suivre la santé des abeilles... En collaboration avec destinationsante.com. »

    Source : Presse Océan

  • « Menacées d’extinction, les abeilles commencent à mobiliser autour d’elles de fervents défenseurs de la biodiversité. À l’approche de la conférence sur le développement durable qui se tiendra à Rio de Janeiro au Brésil en 2012, le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) interpelle les Etats sur la disparition croissante de colonies entières. Un déclin amorcé dans les années 1960 et qui n’a cessé de s’accélérer dans certaines
    régions du monde. S’il n’y avait plus d’abeilles sur Terre, que deviendrait l’homme ? Une question qui va bien au delà de la simple baisse de la production de miel. Le contenu de nos assiettes dépend pourtant bien de la production de notre agriculture, elle-même liée au travail de pollinisation des abeilles.
    Dans un récent rapport du PNUE, plusieurs régions du monde sont pointées du doigt avec des taux de mortalité spectaculaires de colonies d’abeilles (au Japon un taux de mortalité de l’ordre de 25%, en France de 30%, et au Canada de 29%). Le continent africain semble pour le moment épargné même si on signale aussi des signes de CCD, « Colony Collapse Disorder » en Egypte, le long du Nil. Le frelon asiatique, mangeur d’abeilles régulièrement pointé du doigt, ne peut être la seule explication à cette disparition. Les facteurs sont en réalité multiples. C’est en tout cas ce que les apiculteurs français inquiets défendent depuis de nombreuses années, comme Olivier Belval, président de l’Union nationale des apiculteurs français, l'a expliqué à RFI. Dans les causes aggravantes, on trouve l’utilisation des pesticides mais également le type d’agriculture pratiqué comme la monoculture intensive, la disparition des fleurs sauvages de la planète ou encore le développement de la présence de parasites (le varroa destructor dans l’hémisphère nord par exemple). »

    Source : Rfi.fr Auteur : Patricia Blettery

  • « Et si la lente disparition des ruches d'abeilles menaçait la biodiversité ? 70 % de la flore ne peut se reproduire sans l'action des insectes qui assurent la pollinisation, dont l'abeille qui est capable de transporter 500 000 grains de pollen à la fois. Dans le même temps, les études scientifiques sur le sujet s'accordent toutes à souligner la lente disparition des ruches d'abeilles. Plus de 300 000 colonies s'éteignent chaque année, faisant chuter la production nationale de miel de 32 000 tonnes à 20 000 depuis 1995. Les pesticides agricoles semblent au coeur du problème. Avec le soutien de l'Union nationale
    de l'apiculture française, l'ONG France Nature Environnement a récemment saisi le Tribunal administratif de Paris afin d'obtenir le retrait de l'autorisation de l'insecticide Cruiser OSR utilisé pour l'enrobage des semences de colza. L'autorisation avait été délivrée le 3 juin dernier par le ministère de l'Agriculture.
    L'ONG souligne que les évaluations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire ne sont pas complètes. Elle relève notamment que seulement quelques ruches ont été placées à proximité de champs traités et sur de trop petites surfaces. "Il y a des années que nous pointons du doigt l’insuffisance des évaluations réalisées avant la mise sur le marché de certains pesticides. [...] Il faut aussi revoir entièrement les protocoles d’évaluation des risques pour les abeilles" souligne Claudine Joly, chargée du dossier à France Nature Environnement. On attend cependant une plus grande prise en compte des pouvoirs publics afin de mieux intégrer cette menace à la biodiversité.Un rapport sénatorial publié mercredi propose d'agir le plus rapidement possible pour prévenir les risques liés aux perturbateurs endocriniens. Les produits de consommation courante qui contiennent ces substances (pesticides, phtalates, Bisphénol A, etc.) pourraient être soumis à un étiquetage pour informer les mères et les femmes enceintes et les inciter à les éviter, suggère Gilbert Barbier, qui a présenté le rapport. »

    Source : Nouvelobs.com

  • France Nature Environnement (FNE) a déposé une requête auprès du tribunal administratif de Paris pour obtenir le retrait de l'autorisation de l'insecticide Cruiser, a-t-on appris mercredi 3 août. Le Conseil d'Etat, que l'organisation avait saisi dans un premier  temps, s'était déclaré incompétent, le 29 juillet. L'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR, destiné à l'enrobage des semences de colza, a été délivrée le 3  juin par le ministre français de l'agriculture. (AFP.)

    Source : Le Monde

  • Le Conseil d'État vient de rejeter la demande d'interdiction de l'insecticide Cruiser OSR, qui sera utilisé cette année pour traiter le colza, malgré les vives inquiétudes des apiculteurs des associations environnementales…

    Source : Lavie.fr

  • Champions du monde !

    Publié le 4 août 2011- Sur les abeilles

    Pesticide : La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 3e mondial derrière les Etats-Unis et le Japon. 

    Source : Le Nouvel Observateur Auteur : Nebia Bendjebbour et Corinne Bouchouchi

  • L'association France nature environnement a saisi le tribunal administratif de Paris pour demander l'annulation de l'autorisation de l'insecticide. France nature environnement (FNE) a déposé une nouvelle requête, cette fois auprès du tribunal administratif de Paris, pour obtenir le retrait de l'autorisation de l'insecticide Cruiser sur le colza, a-t-on appris mercredi auprès de cette juridiction.FNE s'est tourné vers cette juridiction pour demander l'annulation de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR, destiné à l'enrobage des semences de colza, délivrée le 3 juin par le ministre de l'Agriculture, car le Conseil d'État qu'elle avait saisi dans un premier temps s'est déclaré  incompétent. Invoquant "l'extrême toxicité pour les abeilles" du Cruiser, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et le FNE avaient saisi début juillet le Conseil d'État pour obtenir l'annulation immédiate de l'autorisation de mise sur le marché délivrée en juin.

    Source : Lepoint.fr

  • L'association écologiste entend déposer aujourd'hui une nouvelle requête devant le tribunal administratif, après le rejet vendredi du précédent recours par le Conseil d'État, qui s'est déclaré incompétent. L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) et FNE veulent obtenir l'annulation de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser, invoquant son « extrême toxicité pour les abeilles".

    Source : La Croix

  • Les apiculteurs n'ont pas perdus la guerre contre le Cruiser OSR. Mais ils ont perdu une bataille capitale. Vendredi 29 juillet, le Conseil d'Etat, statuant en référé, a rejeté les requêtes de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) et de France Nature Environnement (FNE), qui demandaient la suspension immédiate de l'autorisation de mise sur le marché de cet insecticide, commercialisé par le groupe suisse Syngenta. Le produit, utilisé en enrobage du colza, fait courir, selon elles, "un grand risque" à la filière apicole et à l'ensemble des insectes pollinisateurs. Le juge des référés n'a pas tranché sur le fond, c'est-à-dire sur la nocivité ou l'innocuité du pesticide. Son ordonnance s'appuie sur un point de droit purement formel. Un décret du 22 février 2010 a, en effet, modifié les compétences du Conseil d'Etat. L'autorisation de mise sur le marché d'un produit phytosanitaire – et son éventuel retrait – n'est pas de son ressort, dès lors que cette autorisation "est dépourvue de caractère réglementaire" à portée générale, touchant l'ensemble des citoyens. Dans le cas présent, le Conseil d'Etat a considéré que l'autorisation du Cruiser OSR relevait d'une décision ministérielle, qui concernait la seule entreprise Syngenta. Il s'est donc déclaré incompétent.

    Source : Le Monde Auteur : Pierre Le Hir

  • France Nature Environnement entend déposer lundi une nouvelle requête pour obtenir le retrait de l'autorisation de l'insecticide Cruiser sur le colza, après le rejet du précédent recours vendredi par le Conseil d'Etat, a déclaré samedi un responsable de l'association. Le Conseil d'Etat s'étant déclaré incompétent vendredi, la nouvelle requête en référé sera déposée devant le tribunal administratif, a précisé à l'AFP Jean-Claude Bévillard, vice-président du FNE, chargé des questions agricoles, tout en reconnaissant qu'il devient difficile d'obtenir une décision de justice avant le début des semis. 

    Source : 20minutes.fr

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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