Revue de presse

Sur l'agriculture Biologique

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

  • Le marché des produits alimentaires d'origine biologique devrait progresser de 17% cette année, approchant les 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, a déclaré hier Élisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, groupement d'intérêt public chargé de la promotion de l'agriculture biologique. Selon elle, les « évolutions sont positives dans la totalité des secteurs ». Au cours du premier semestre 2011, 3 153 nouveaux opérateurs se sont engagés en bio, dont 1 990 exploitations agricoles, et aujourd'hui plus de 4,6% des exploitations agricoles françaises sont engagées dans le bio.

    Source : La Croix

  • La mode a survécu à la crise du pouvoir d'achat. « Dans le contexte actuel, les consommateurs confirment leur intérêt pour les produits bio », a annoncé hier la directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier, en tablant sur une hausse de 17% du marché français, soit 4 milliards d'euros, entre 2010 et 2011. Alors que la confiance des ménages est en berne, tous les indicateurs sont au vert pour l'agriculture biologique hexagonale au premier trimestre. Les ventes de lait ont connu une hausse de 10 en volume, comme le beurre (+ 11%), les oeufs et le poulet (+ 18%). Les taux de progression atteignent même 39 pour les fromages et 69% pour les laits infantiles, et ce, malgré la récente crise sanitaire autour de la bactérie E.coli. Une tendance soutenue par la démocratisation de l'offre, notamment dans les grandes surfaces. Mais, en dépit de l'engagement de 1 990 exploitations agricoles dans le bio au premier trimestre, la production française a encore du mal à suivre la demande. Un tiers des produits bio consommés sont aujourd'hui importés."

    Source : Direct Matin

  • La viticulture de qualité se laisse séduire par une approche plus écologique du travail des sols et des vinifications. Reste à tenter de comprendre pourquoi. Citons d'abord les doutes sur la santé de l'homme. Lorsqu'on explique au consommateur que la viticulture absorbe extrêmement bien les pesticides il tousse. Et quand ce même consommateur apprend que ces pesticides sont associés par les scientifiques à des risques de maladies graves et qu’on les retrouve parfois, malgré la fermentation, dans le vin, il s'enrhume.

    Source : Libération Auteur : Sylvie Augereau

  • Seul premier cru classé de Bordeaux certifié en agriculture biologique. Une folie pour certains voisins ; un plan de communication, tranchent d'autres. Mais pour Xavier Planty, une nécessité. « Mon ancien chef de culture est mort d'un cancer foudroyant, juste avant de partir en retraite. Ça m'a anéanti. J'ai tout de suite compris d'où ça venait, des pesticides», lâche-t-il. Tout commence en septembre 1982. Xavier Planty vient de quitter un poste d'œnologue dans une propriété de Saint-Emilion pour s'évader vers la Provence. « Mais au dernier moment, mon projet n'a pas abouti et je me suis retrouvé à la rue, sans logement, avec ma femme et nos quatre enfants».

    Source : Libération Auteur : Jérome Baudouin

  • "Aujourd'hui, il est politiquement incorrect de toucher à la filière bio, assure Gil Rivière-Wekstein. Fondateur du mensuel Agriculture et Environnement, spécialiste de ces secteurs, il entend dénoncer les "lieux communs" répétés sur cette filière, dans un livre au titre évocateur : Bio, fausses promesses et vrai marketing (éditions le Publieur). Première "idée reçue", selon l'auteur : le bio serait "bon pour la santé". Plus adapté au métabolisme de l'homme car produit sans OGM, sans pesticide et sans matière toxique. Et pourtant… "les limaces et les pucerons n'ayant toujours pas appris à reconnaître un champ bio, les agriculteurs engagés dans cette démarche sont eux aussi obligés de traiter leurs végétaux". Les produits utilisés sont fabriqués à base de cuivre ou de souffre. "Quand les consommateurs achètent un produit bio, ils sont persuadés d'acheter un produit sans résidus de pesticides. "C'est une tromperie !", écrit Gil Rivière-Wekstein, pas convaincu non plus que le bio préserve la planète. Le cuivre "a un fort impact sur les sols, les eaux en profondeur et l'air. On utilise de grandes quantités de cuivre pour une efficacité moindre que celle des pesticides chimiques". Quand on l'accuse de faire le jeu des lobbies de l'industrie des pesticides, Rivière-Wekstein rétorque : "ils n'en ont même pas besoin… Devinez à qui les producteurs bio achètent leur cuivre ?" 

    Source : Valeurs actuelles Auteur : Geoffroy Lejeune

  • L'écosite de la bergerie représente l'un des plus grands territoires d'agriculture bio de la région Ile-de-France. Au total, ce sont 400 ha qui sont travaillés sans pesticides ni substances chimiques. Le virage remonte au début des années 1990.La Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'homme (FPH), propriétaire de l'ensemble du domaine de Villarceaux (900 ha et trois châteaux), décide de changer la vocation de son exploitation agricole. Désormais les cultures de 350 ha seront entièrement biologiques. La monoculture devient polyculture, on redécoupe les parcelles, on replante des haies, on adapte les semences, on installe des vaches de Salers et des brebis. Evidemment, les rendements de l'exploitation sont divisés par deux. Mais la ferme fait tout de même vivre quatre familles d'agriculteurs et d'éleveurs, ainsi qu'une maraîchère. Mais surtout, la bergerie est devenue un prototype de gestion durable des territoires ruraux. Reste un enjeu aujourd'hui : partager toute cette expérience. C'est dans ce but que la ferme a été restauré pour accueillir, restaurer et héberger le grand public. 

    Source : Le Parisien

  • À cause de la bactérie “E. coli”, la croissance explosive des aliments issus de l’agriculture biologique pourrait s’arrêter.

    L’épidémie provoquée par la bactérie E. coli a mis en cause des produits issus de l’agriculture biologique, d’abord des concombres, maintenant des graines germées.

    Un bruit médiatique qui fait redouter à certains une psychose des consommateurs ou, pour le moins, une désaffection à l’égard de cette filière à la croissance jusqu’ici prometteuse.

    La visite, vendredi 8 juillet, des ministres de l’agriculture et de l’environnement, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, dans une exploitation bio de l’Essonne, viendrait presque conforter ce stress ambiant.

    Sur le terrain, pour l’heure, aucune catastrophe n’est à déplorer, ni chez les producteurs ni chez les distributeurs. Dans les magasins Auchan, on a senti “ un infléchissement” au cours des dernières semaines sur ces rayons jusqu’ici préservés par la crise. La croissance à deux chiffres laissent la place à une courbe plus plate, indique le porte-parole du distributeur.

    L’argument relatif à l’hygiène et à la santé est, de fait, crucial. Selon une étude IFOP réalisée mi-juin pour l’association WWF et la marque Vrai auprès de 1009 personnes,25% des consommateurs indiquent acheter des produits bio pour des questions de santé, la principale motivation, devant la préservation de l’environnement (19%) ou le goût (12%).

    Or, pour Jérôme Fourquet, responsable de l’étude, si la consommation de produits bio n’est pas profondément affectée, il y a bien un “un choc de confiance”. A la question “peut-on faire confiance au bio?”, les sondés répondaient oui à 70% en 2008, aujourd’hui, le chiffre est retombé à 50%.

    Face à ces turbulences, les professionnels misent sur le “made in régions de France” pour rassurer les plus inquiets. “

    Source : Le Monde Auteur : Claire Gatinois et Laetitia Van Eeckhout

  • "La randonnée mortelle d'E.coli prouve que le bio n'est plus au-dessus de tout soupçon. Le naturel n'est pas un gage d'absence de risque. En 2003 l'Afssa avait déjà alerté contre le risque biologique : "les fumiers et les effluents d'élevage auxquels l'agriculture biologique a recours de manière privilégiée représentent des vecteurs de dissémination d'agents microbiens.". En mangeant du bio, la plupart des Français pensent éviter d'avaler des pesticides. Faux ! Au niveau européen, signale l'Anses, 0,9% des produits bio testés dépassent le seuil réglementaire (contre 3,7% pour les produits ordinaires). Ensuite, cette agriculture n'interdit que les pesticides issus de la chimie de synthèse, pas les "naturels", comme les sels de cuivre, le soufre, la roténone ou les pyrèthres. Or "le caractère naturel de ces pesticides n'exclut pas pour autant leur toxicité potentielle pour l'homme, même si leur dégradabilité élevée peut réduire ce risque", écrivait l'Afssa en 2003. Marc Mortureux enchérit : "le bio n'exonère pas de toute contamination".

    Source : Le Point

  • "Un sondage Ifop pour le WWF décrypte le comportement des Français à l'égard des produits de l'agriculture biologique. 93% le trouvent trop cher mais 73% en veulent davantage dans lescantines. WWF organise cet après-midi un colloque pour augmenter lapart du bio dans la restauration collective. La crise de la bactérie E.coli et les soupçons sur les concombres bio puis sur les graines germées ont écorné l'image de ce label. Les consommateurs ne sont plus que 50% à faire confiance à l'appellation, contre 70% en 2008. Mais le principal frein est surtout financier : 93% des Français trouvent les produits issus de l'agriculture biologique trop chers."

    Source : Métro Auteur : Anne–Aël Durand

  • "On savait déjà que les produits bio n'étaient pas plus sains ou meilleurs pour la santé (aucune étude n'a pu le prouve directement  ou indirectement), mais serait-il possible que le refus de traiter les plantes par dogme idéologique fasse que les produits bio soient dangereux. Les morts du soja bio semblent l'attester. Plus grave que Fukushima, le soja bio a fait plus de trente morts et continue de tuer. Pourquoi ? Parce qu'à force de dire que si c'est naturel, c'est mieux, les défenseurs du bio ont oublié que le poison aussi est naturel... et que la péniciline ne l'est pas ! En refusant de traiter leurs plantes, les agriculteurs bio les fragilisent et les appauvrissent (l'énergie mise à se défendre contre les agresseurs ne se retrouve plus dans l'assiette), mais ils acceptent aussi de livrer les consommateurs aux dangers de maladies non traitées". 

    Source : Le Post

  • Le "bio" pas plus qu'aucune autre filière n'est au-dessus de tout soupçon. La bactérie Escherichia coli nous rappelle aussi, en dépit d'une croyance totalement infondée mais solidement ancrée, que tout ce qui est "naturel" n'est pas forcément bon. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses), le bio ne présente, sur le plan microbiologique, ni plus ni moins de risques, que le "non-bio".

    Source : Le Figaro Auteur : Marc Mennessier

  • On a sans doute un peu trop vite considérée que « bio» rimait automatiquement avec« bon» ou avec « sain ». L’épisode tragique des graines germées allemandes, dont la consommation a entraîné la mort de plus de trente personnes, nous rappelle cruellement que face à une certaine mythologie environnementaliste, il est important de garder un minimum de sens critique. Au même titre qu'il serait ridicule de prétendre que ce qui est bio est automatiquement mauvais, il est utile de rappeler que ce qui est bio ne peut par défaut être systématiquement paré de toutes les vertus. Surtout, le bio, quoiqu'on en dise, n'a pas réussi à se couper de l'usage des pesticides. Et pour remplacer certains produits de synthèse, il a massivement recours au soufre et au cuivre, dont l'utilisation comme fongicide n'est pas inoffensif pour les terres.

    Source : Les Echos Auteur : David Barroux

  • Le mot « bio » n’est pas une garantie de qualité. C’est un présupposé de moralité, ça ne se goûte pas pareil. Bio ça ne veut pas dire bon. Un vin bio peut être tellement sulfité qu’il vous colle la migraine du siècle, le poil électrique, les yeux vitreux. Le contraire existe. Heureusement. Le problème posé à la mouvance bio s’énonce clairement. Comment afficher les vins pour ce qu’ils sont au lieu de les enrober d’une sauce morale qui n’a rien à voir avec le goût du vin ? En sortant de la spirale dog matico-militante. La communication qui met en scène le bio comme acte de foi n’est pas de nature à servir les intérêts des producteurs. En toute logique, les quelques producteurs qui sortent la tête de l’eau sont ceux dont les vins sont jugés bons ou très bons, mais le label bio ne leur sert à peu près à rien d’autre qu’à être en paix avec leur conscience. C’est déjà beau, certes. Bien sûr on peut croire qu’une communication hésitante ou inappropriée, ce n’est pas très grave face au prosélytisme des lobbies du phytosanitaire. C’est exactement le contraire qu’il faudrait mettre en œuvre parce que la bagarre se joue sur ce terrain, pas sur celui des intentions, aussi pures soient-elles.

    Source : L’Express

  • La traque, jusqu’ici infructueuse, de la bactérie tueuse cible particulièrement la filière bio. Le faisceau de suspicions s’est noué dès lors que l’origine de la toxine Escherichia coli et que la contamination par des légumes crus ont été avérées. « Le passage des excréments aux légumes de la bactérie reste inexpliqué, mais provient peut-être d compostage animal, principalement utilisé par les agriculteurs bio » justifie Gil Rivière-Wekstein, spécialiste de la filière. Comme d’autres scientifiques, il estime que le bio « produit souvent des aliments de grande qualité gustative » mais qu’il existe à l’heure actuelle plus de risques sanitaires dans le bio que dans le secteur conventionnel. « A force de penser que la chimie de synthèse est ce qui nous menace, on en oublie le risque microbien, auquel la filière bio est très exposée.

    Source : France Soir Auteur : Alexandra Gonzalez

  • Tous les effets de l’alimentation bio sur la santé ne sont pas connus, mais les premiers résultats laissent entrevoir un avantage à ce type de nourriture, ne serait-ce que parce qu’elle contient moins de pesticides. Pour l’association Générations futures et le réseau HEAL, nous sommes exposés à de nombreux produits chimiques via notre alimentation et les enfants, dont l’organisme est en formation y sont plus sensibles. Même si les effets de tous ces résidus chimiques ne sont pas exactement connus, force est de constater que l’on peut diminuer son exposition en mangeant des aliments bio qui ne sont pas produits avec des pesticides. Or, de nombreuses études scientifiques indiquent que la présence de pesticides dans notre environnement augmente le risque de cancer, bouleverse notre système hormonal et limite notre fertilités.

    Source : 60 millions de consommateurs

Vidéo

Les pesticides : pourquoi ?

Publié le 31 janvier 2006

Comment traiter à la bonne dose et au bon moment ? Comment se protéger lors des traitements ? La protection raisonnée des récoltes, qu’est ce que c’est ? Des réponses concrètes sur les bonnes pratiques.

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