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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Bernard Vaudour-Faguet - Professeur d'histoire

Ils l'ont dit 18/06/2002

De la Garonne aux bordures du Massif central par milliers les essaims d'abeilles "tombent" sous le coup d'un empoisonnement mystérieux et fatal… On ne connaît pas encore la nature exacte du produit "tueur"… Elles auraient absorbé (hypothèse valable) une surdose de toxines douteuses éparpillées sur les parcelles "traitées" ! Un peu de cynisme, beaucoup de calcul (économique), un bon flux de prétention scientifique… et les grandes manœuvres industrielles et agricoles combinées aboutissent à une impasse. On vient de trouver effectivement des nouvelles molécules plus performantes pour s'attaquer aux parasites, aux adventices, aux prédateurs. En première ligne, les laboratoires n'hésitent pas à forcer les caractéristiques des herbicides, des pesticides, dès que ceux-ci rencontrent des résistances inattendues sur le terrain... On savait conduire en douceur, avec harmonie, une relation fraternelle entre les plantes, les insectes et les hommes. Ce lien est sinistrement rompu."

Source : Des abeilles "tchernobylisées" - Libre opinion | Auteur : Bernard Vaudour-Faguet - Professeur d'histoire

BASF veut les insecticides de Bayer

Sur les firmes 18/06/2002

Le groupe chimique allemand BASF sera candidat à l'acquisition de l'activité insecticides de son concurrent Bayer dès que celle-ci sera officiellement mis en vente. Globalement BASF prévoit de réaliser quatre acquisitions, dont celles des insecticides de Bayer, pour un volume de 2,5 milliards d'euros, selon le directeur financier Max Dietrich Kley.

Source : La Tribune

Les dossiers sur les OGM peuvent être communiqués aux habitants

Sur les OGM 18/06/2002

Un administré de la petite commune de Germignonville, en Eure e Loir, vient en effet d'obtenir gain de cause face à sa mairie auprès de la laquelle il sollicitait des informations sur lesdites plantations. Après lui avoir opposé un refus, au motif que ces fiches n'existaient pas, la mairie lui a fait savoir, en novembre 2001, qu'elle tenait ces documents à sa disposition, à condition qu'il justifie son identité. Considérant que "ni ces fiches, ni les avis ne pouvaient comporter de secrets protégés par la loi", les magistrats ont estimé que "le maire était tenu d'envoyer ces documents administratifs au domicile de M… sans avoir au préalable à vérifier son identité". Le tribunal a ainsi annulé cette décision implicite de refus et ordonné à la mairie de communiquer toutes ces fiches ainsi que "les avis au public concernant tous les essais effectués en 1998 et 1999, dans un délai d'un mois".

Source : La République du Centre | Auteur : Marie Belhomme

Les fleurs flirtent avec la biotechnologie

Sur les OGM 18/06/2002

La seule fleur transgénique commercialisée aujourd'hui est un œillet dont on a modifié la couleur. Il devrait bientôt être rejoint par des espèces se flétrissant moins vite en vase. Et des gazons résistant aux herbicides totaux seraient à l'étude outre - Atlantique. Les nouvelles technologies du vivant intéressent essentiellement l'amont, c'est-à-dire l'obtenteur ou la recherche horticole fondamentale, menée principalement par les organismes publics de recherche.

Source : Les Echos | Auteur : Catherine Ducruet

Belgique : ministre Santé ordonne la destruction d'un champ d'OGM d'Aventis

Sur les OGM 17/06/2002

Afin d'éviter la propagation du matériel génétiquement modifié provenant des parcelles d'essai, la Belgique exige qu'une distance d'au moins 1000 mètres sépare un champ de colza génétiquement modifié d'un autre champ de colza. Or, le champ d'Aventis à Salles (sud de la Belgique) se situe à seulement 880 mètres d'un champ commercial de colza. "Par conséquent, l'autorisation n'est plus valable et le champ devra être détruit".

Source : AFP

Des produits phytopharmaceutiques dans le collimateur de la justice

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/06/2002

A Saint Gaudens, l'enquête suit son cours sur l'importation et la cession illicites de produits phytopharmaceutiques, qui sont suspectés d'entraîner la mort massive d'abeilles. Des responsables d'Appro Vert et Culti- Conseils ont mis en examen. Le président de Culti Conseil a fermement nié toute importation de produits d'Espagne. "Tous nos fournisseurs sont Français et nous ne pouvons donc en être tenus pour responsables". Il est également tout aussi formel sur l'utilisation de ces produits : "On a parlé de mélanges. C'est une chose inimaginable pour des professionnels. Il s'agit de produits adjuvants qu'on ajoute au moment de l'emploi aux principes actifs de certains herbicides, seulement pour en renforcer l'activité et par conséquent, en diminuer considérablement la quantité préconisée par le fabricant. Les deux produits incriminés dans cette affaire, Déterlux et Dissolux, sont d'un usage courant et sont en vente libre à des fins agricoles sur tout le territoire."

Source : La Dépêche du Midi

"Monsanto ? On assume…"

Sur les OGM 14/06/2002

Monsanto est régulièrement sur le grill des anti-OGM et des antimondialistes. A Arçay, dans le Cher, une ferme abrite l'une des quinze succursales régionales du semencier américain, à vocation commerciale exclusivement. Elus consulaires, organisations agricoles et maires ont pu vérifié sur place, invités à une opération portes ouvertes. "Découverte du patrimoine économique du Berry". Limpide : "Nous avons été chahutés au travers de la médiatisation des OGM", justifie Alain Aurejac, responsable régional de Monsanto France. "On fait des OGM, et nous n'avons pas honte". Amputée, la citation relèverait de la provocation gratuite : "Mais pas en France, tant que la législation n'a pas donné le feu vert…"

Source : La Nouvelle République | Auteur : J.R.

Les OGM, ni mal absolu ni panacée

Sur les OGM 13/06/2002

La multiplication des expérimentations va de pair avec la prise de conscience des multiples inconnues de l'entreprise transgénique et des risques de contamination. Reste une certitude : pendant les débats, la culture OGM continue de se développer. Les surfaces transgéniques de soja, de maïs, de coton ou de colza ont augmenté de 19% dans le monde en 2001 et ont été multipliées par 30 en 5 ans. 5,5 millions d'agriculteurs s'y emploient déjà, dans 16 pays (dont 68% aux Etats - Unis, et 22% en Argentine). "Aucun organisme officiel ne répertorie ces données, c'est dire la transparence", note un expert de Greenpeace. C'est l'Isaaa, l'Association des industriels du secteur, qui s'en charge…

Source : Libération | Auteur : Christian Losson

Déchets chimiques dans une décharge à Neuwiller

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/06/2002

Greenpeace annonce détenir la preuve que l'ancienne décharge de la chimie bâloise "Hitzmatten" à Neuwiller, renferme des déchets chimiques. Des analyses révèlent la présence d'au moins 5 produits chimiques : substances intermédiaires de la production de colorants, de médicaments et de pesticides comme le chlorobenzène, le crésol et l'indol, qui sont en partie très dangereux pour l'eau. Deux de ces substances sont soupçonnées être cancérigènes. Greenpeace reproche à Novartis, Ciba et Syngenta d'avoir toujours nié cette présence de produits chimiques et leur demande de présenter d'ici fin 2002 un concept d'assainissement de cette décharge.

Source : Dernières Nouvelles d'Alsace

Les pays industrialisés ne sont pas épargnés

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 12/06/2002

Les Etats-Unis emploient environ 120 000 jeunes de 14 à 17 ans, soit 7% de la main-d'œuvre agricole. L'association Human Rights Watch a récemment tiré la sonnette d'alarme, après avoir reçu de nombreux témoignages d'enfants souffrant de nausées, vertiges, éruptions, maux de tête, vomissements pour avoir travaillé dans des champs où l'on vaporisait régulièrement des pesticides. Ces expositions répétées risquent de provoquer des cancers, des troubles cérébraux, des problèmes de stérilité.

Source : Le Monde | Auteur : Martine Picouët

Les arnaques du bio

Sur l'agriculture biologique 12/06/2002

Rançon du succès, les producteurs français, sous haute surveillance, ne suffisent plus à alimenter les rayons. Du coup, les marchands se sont tournés vers le voisins européens, puis vers les pays extra communautaires où les règles sont plus lâches. Tous les dérapages sont permis. L'importation française de produits en provenance de producteurs bio non européens a été multipliée par 10 entre 1993 et 1999. Ainsi la France n'a aucune idée de ce qu'elle achète. Et les importateurs ont beau demander en hurlant un code douanier spécial, les produits bio ne sont toujours pas recensés en tant que tels. La fourche s'est diablement éloignée de la fourchette et les occasions de dérapage sont devenues de plus en plus nombreuses à mesure que les règlements sont devenus de plus en plus touffus. Sans parler des écarts culturels entre les méthodes de productions. Il faudra bien qu'un jour les professionnels arrêtent la langue de bois et qu'ils expliquent au consommateur qu'il peut trouver dans sa boutique des aliments que d'autres pays européens jugent tout à fait dignes d'être certifiés bio mais qui frôleraient le faux bio s'ils étaient produits en France. Tout comme ils devront lui démontrer l'avantage d'être plus bio que bio, estampillé label AB cocorico, quand l'Italien paie 30% moins cher son poulet - aussi bio aux yeux de Bruxelles que le poulet français.

Source : L'Express | Auteur : Georges Dupuy

BIO

Sur l'agriculture biologique 11/06/2002

Enfin une bonne nouvelle pour la filière bio récemment mise à mal par les pratiques de quelques margoulins. L'American Chemical Society vient de rendre publique une étude qui montre que les jus d'orange bio contiennent 30% de vitamine C en plus que leurs concurrents lambda. Par quel miracle ? Les scientifiques avancent l'hypothèse que l'habitude qui consiste en agriculture intensive à asperger les vergers avec des engrais nitratés augmente l'assimilation de l'eau dans les oranges, ce qui donne au final un jus plein de flotte avec des vitamines diluées dedans. Et même parfois en prime des pesticides…

Source : Le Canard enchaîné

Vandana Shiva dénonce "l'encerclement des brevets", défend la bio -diversité

Divers 11/06/2002

Mme Shiva, membre du Forum social mondial et Prix Nobel alternatif a évoqué à Rome la pénurie alimentaire commençant à sévir depuis 3-4 ans dans certains villages de l'Inde en raison de la détérioration des termes de l'échange. "Les nouvelles semences, les herbicides, les pesticides deviennent trop chers. Les agriculteurs s'endettent parfois de 100 000 à 700 000 euros. Donc, ils se vendent, ils vendent leurs organes, leurs reins, leurs enfants". A-t-elle dénoncé. Elle a dénoncé également "les véritables situations de misère en majorité dans les zones où vivent les indigènes de son pays" et les nombreuses maladies dont souffrent les femmes qui travaillent la terre à cause des insecticides.

Source : AFP | Auteur : Nicole Martiche

Du maïs transgénique interdit dans les aides à la Bolivie

Sur les OGM 11/06/2002

Une variété de maïs transgénique interdite à la consommation humaine (Starlink) a été retrouvée dans des lots d'aide alimentaire distribués en Bolivie, a dénoncé l'association Les Amis de la Terre dans un communiqué diffusé à Rome, en marge du sommet FAO. Les lots avaient été distribués à El Alto par le Programme alimentaire mondial et l'agence internationale américaine pour le développement, selon les Amis de la Terre. Au Guatemala et au Nicaragua, des variétés transgéniques pourtant interdites dans l'Union européenne ont également été détectées dans des lots d'aide alimentaires, selon la même source. Les Amis de la Terre dénoncent "une forme de pollution biologique irréversible menaçante pour les variétés de maïs locales".

Source : AFP

Les OGM, une arme contre la faim ?

Sur les OGM 11/06/2002

Les produits biotechs peuvent être utiles pour nourrir le monde. Mais pour le moment, ils n'engraissent que leurs fabricants. Certains opposant aux OGM admettent que ces derniers sont, dans l'absolu, un outil prometteur pour le développent agricole. Mais que les conditions actuelles et compte tenu des produits disponibles, ils sont inutiles au tiers monde. Car la question n'est pas celle du volume de nourriture, mais celle de son accessibilité pour les pays du Sud. Si ces derniers disposaient de plus d'argent pour mieux cultiver leurs exploitations, réduire le gaspillage après récolte, vendre mieux leurs produits sur le marché local, point ne serait besoin de graines transgéniques. D'ailleurs comment pourraient-ils se les payer ? IL faudrait pour cela que les groupes agrochimiques s'intéressent à eux et à leurs besoins, et leur proposent un financement adapté.

Source : La Tribune | Auteur : A.R.
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