Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Corinne Lepage – députée européenne – vice président de la commission Environnement du Parlement
Ils l'ont dit 04/03/2010« Si on parle de risque pour l’environnement, les craintes sont fondées. Pour le moment, il est impossible de faire coexister des plantes issues d’OGM et les autres sans qu’elles ne les envahissent. En revanche, en ce qui concerne les dangers que cela représente sur la santé humaine, je ne sais pas ». Trop peu d’études sont faites à ce sujet et c’est bien là le problème. C’est pour ça que je dis qu’autoriser la culture d’une pomme de terre génétiquement modifiée constitue une véritable déclaration de guerre à l’égard des citoyens européens majoritairement opposés aux cultures OGM de la part de José Manuel Barroso.
Source : France SoirUne « écorégion » en formation
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2010Le soutien de la présidente sortante, Ségolène Royal (PS), à un nouveau modèle agricole se heurte à la réalité des pratiques : grandes cultures céréalières et irrigation intensive qui assèchent les réserves en eau. « Les pratiques des agriculteurs évoluent affirme Luc Servant vice-président de la chambre régionale d’agriculture de Poitou-Charentes, qui a lui-même diversifié ses cultures. Ils savent qu’il ne faut pas forcer sur l’azote, et raisonnent de plus en plus en fonction de leurs marges et non plus de leurs rendements. » Cette agriculture « raisonnée » est défendue par Henri de Richemont, agriculteur et tête de liste UMP en Charente. Quant à Dominique Bussereau, ancien ministre de l’agriculture, tête de liste régionale de l’UIMP, il assimile la politique « anti OGM, anti engrais et anti pesticides » prônée par Mme Royal à « une régression vers la décroissance ».
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontCultiver mieux en gagnant autant
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2010Huit agriculteurs picards ont réussi à supprimer jusqu’à 50% des pesticides qu’ils épandaient autrefois sur leurs champs. Sans sacrifier leurs marges pour autant. Cette démarche agronomique très technique permet de se désintoxiquer des nombreuses médications habituellement prescrites aux grandes cultures. Des épreuves, ils n’en ont pas manqué pour réduire les pesticides. Reste que ces pratiques ne sont pas encore généralisables à toutes les grandes cultures. Les 8 agriculteurs ont été choisis à l’origine pour leur technicité supérieure à la moyenne. A tel point que les spécialistes recommandent en priorité d’amener les autres fermes au niveau initial des pionniers avant de viser des résultats plus ambitieux. F. Dumoulin, conseiller agricole à la Chambre d’agriculture de l’Oise, prévient que le développement à grande échelle de cette approche aura un impact économique. Comme les rotations poussent à diversifier plus fortement les cultures, la part du blé diminue mécaniquement dans une exploitation intégrée. « En moyenne, on constate une réduction de 10% des surfaces de blé, à quoi il faut ajouter les 5% de pertes de rendement en protection intégrée. Cela signifie que la production de cette céréale, si importante pour la balance commerciale, diminuerait d’environ 15%.
Source : Les Echos | Auteur : Mathieu QuiretLes exploitants incités à s’adapter
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 03/03/2010Des agences de l’eau, un industriel, des chambres d’agriculture, des coopératives, des préfets… La liste des promoteurs de la protection intégrée s’allonge lentement. Reste à convaincre les agriculteurs. La Commission européenne raccourcit la liste des molécules autorisées. C’est ensuite la responsabilité de chaque Etat membre d’interdire chez lui les produits commerciaux contenant ces principes actifs. Régulièrement, la France révise la liste des produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché. A chaque fois, les agriculteurs se voient privés de certaines de leurs protections habituelles. Cette réduction de l’arsenal chimique touche moins les céréaliers, car ils représentent un marché mondial très important qui permet aux producteurs de pesticides de financer des recherches sur de nouvelles molécules. Le marché des légumes, bien plus petit et plus local, ne bénéficie pas d’un tel renouvellement des produits phytosanitaires.
Source : Les Echos | Auteur : Mathieu QuiretL’Europe autorise la culture d’une pomme de terre OGM
Sur les OGM 03/03/2010Conçue pour améliorer la production d’amidon, Amflora est le deuxième OGM a recevoir l’agrément européen, après le maïs MON810 de Monsanto en 1998. BASF s’est félicité de cette décision, qui devrait lui permettre de lancer la culture cette année, tout en rappelant qu’Amflora n’est pas destinée à la consommation humaine. Consciente de la nature explosive du sujet, la Commission a mis en avant les analyses rassurantes de l’Efsa. Le risque de la propagation de la résistance aux antibiotiques due à l’utilisation de gènes marqueurs, une question cruciale pour les anti-OGM, est négligeable, a ainsi fait valoir le nouveau commissaire à la santé John Dalli. « Toutes les questions relatives à la sécurité ont été examinées » a-t-il assuré. Reste que l’Europe risque de prendre à rebrousse-poil des opinions publiques plutôt hostiles aux OGM.
Source : Le Figaro | Auteur : Claire Gallen (Bruxelles)La contrefaçon aggrave le cas des pesticides
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010Les autorités sanitaires européennes ont beau durcir leur législation et blacklister les produits les plus dangereux pour la santé des agriculteurs et des consommateurs, les gouvernements ont beau décider, comme en France, de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici à 2018, en sous-main, des produits hautement toxiques continuent de circuler en Europe. Des bidons de substances contrefaites, des importations parallèles illégales, mais aussi des produits périmés et stockés depuis des décennies qui ressurgissent d’on ne sait où. « Nous sommes face à une nouvelle forme de criminalité en bande organisée, extrêmement bien structurée, et aux ramifications qui dépassent les frontières », constate le colonel Thierry Bourret, chef de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). Il y a un trafic mondial. Ces produits viennent essentiellement de Chine, où près d’un tiers du marché des pesticides est miné par la contrefaçon. Le 6 avril 2009, à l’aéroport de Budapest, les douaniers ont intercepté 4 tonnes de produits phytosanitaires en provenance de Pékin. « C’était des faux. La composition chimique était telle que les bidons étaient susceptibles d’exploser si la température dépassait les 24 degrés », raconte un spécialiste.
Source : L’Expansion | Auteur : Géraldine MeignanUn guide gratuit pour les mamans
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010Parabènes, pesticides, formaldéhyde, ondes électromagnétiques : autant de polluants présents dans notre environnement et ayant un impact majeur sur les femmes enceintes et les nourrissons. Peut-on s’en préserver et comment ? L’Association santé environnement France (Asef), réunissant plus de 2500 professionnels de santé, et Bébé vert, association de jeunes parents, viennent de publier un guide conseil à l’usage des mamans, téléchargeable sur Internet. www.asef-asso.fr
Source : Neuf moisPréférons la simplicité
Sur l'agriculture biologique 01/03/2010Quand on évoque la meilleure qualité sanitaire des produits bio, on pense surtout aux résidus de pesticides. Mais, même si les vaches peuvent manger des fourrages contaminés par ces résidus, il est très rare d’en retrouver dans le lait. Nous avons donc cherché d’autres contaminants, dioxines PCB, issus de pollutions industrielles. Tous les laits sont contaminés, bio comme conventionnels, ce qui témoigne de l’imprégnation généralisée de notre environnement par ces polluants cancérogènes et neurotoxiques. Mais les niveaux de contamination sont très nettement inférieurs aux limites réglementaires. Parmi les produits testés, les laits bio sont un peu moins contaminés que les conventionnels mais, de l’avis de plusieurs chercheurs, il s’agit d’une coïncidence. Cette pollution environnementale dépend plus de la localisation des pâtures que des méthodes d’élevage. Au final, acheter du lait bio peut correspondre à un acte citoyen de soutien à cette agriculture mais l’avantage direct pour le consommateur n’est pas évident.
Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne MaleyssonCantines bio : gare au tempo !
Sur l'agriculture biologique 01/03/2010Le bio c’est bon. Pour l’environnement d’abord : les aliments issus de l’agriculture biologique sont produits sans pesticides et sans engrais chimiques, dont les résidus se retrouvent dans la terre et dans l’eau et, souvent, dans les aliments aussi. De là à dire qu’il est meilleur pour la santé, il n’y a qu’un pas que les connaissances scientifiques ne permettent pas de sauter pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est que ce mode de production est bien meilleur pour la santé des agriculteurs, qui ont beaucoup moins de produits toxiques à manipuler. De plus en plus de cantines mettent du bio au menu. A tel point que les producteurs finissent par avoir du mal à suivre. Résultat, il faut importer. Une hérésie environnementale, puisque le transport entraîne des émissions de gaz à effet de serre…
Source : 60 millions de consommateurs | Auteur : Franck SeuretPesticides sont-ils solubles dans le temps ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010La plupart des molécules de pesticides présentes dans les baies de raisins au moment des vendanges disparaissent lors de la fermentation, puis pendant l’élevage, au moment de la filtration, et enfin au cours des années d’évolution du vin dans la bouteille. Si bien que l’écart peut être grand entre un vin analysé juste après sa mise en bouteille ou dix ans après. Par ailleurs analyser des grands crus, vieux de plusieurs décennies, n’est pas chose aisée, car les produits phytosanitaires utilisés dans les années 70, 80 ou 90 sont parfois aujourd’hui interdits en France ou ont disparu du paysage agricole. Les molécules employées ces années là sont-elles encore dans le vin plus de 30 ans plus tard ? Les analyses pratiquées sur quatre crus de cette décennie nous ont à la fois surpris… et rassurés. Trois crus ne présentent plus aucune trace de pesticide. Les substances ajoutées par l’homme ont été dissoutes au fil du temps. En revanche, le Beaune 1er cru Vigne de l’Enfant Jésus 1977 de Bouchard Père et fils présente une très faible dose d’iprodion : 0,0033mg/litre (limite maximale de résidus autorisée : 10mg/litre). Cet anti-botrytis venait d’être mis sur le marché pour protéger la vigne contre la pourriture grise. Le taux relevé est voisin des doses que l’on retrouve dans d’autres vins dans des millésimes plus récents. Mais le produit est très coriace, puisque toujours là trente après !
Source : La Revue du vin de France | Auteur : Jérôme BaudouinLes superficies consacrées à l’agriculture bio en hausse dans l’UE
Sur l'agriculture biologique 01/03/2010Les surfaces agricoles consacrées à l'agriculture bio ont augmenté de 21% en moyenne dans les 27 pays de l'UE entre 2005 et 2008, a indiqué lundi l'office européen des statistiques Eurostat dans un communiqué. On trouve les superficies les plus importantes consacrées au bio en Espagne (1,3 million d'hectares), en Italie (1 million), en Allemagne (0,9 million), au Royaume-Uni (0,7 million) et en France (0,6 million) en 2008. Les hausses les plus importantes sur cette période ont été enregistrées en Pologne (+94,4%), où les surfaces bio représentaient 1,9% des superficies agricoles totales en 2007, Lituanie (+89% pour 4,5% des superficies totales en 2007), Espagne (+63,2% pour 3,2%) et Belgique (+57,2% pour 2,4%). En France, où les surfaces bio représentaient 2% des surfaces totales, la hausse a été de 6,1%, et en Italie où elles représentaient en 2007 8,9% des surfaces totales, la part du bio a reculé de 6,3%.
Source : AFPToujours plus d’OGM dans le monde, sauf en Europe
Sur les OGM 01/03/2010Les surfaces cultivées avec des OGM ont progressé de 7% l’an dernier. Mais en Europe elles ont nettement reculé, compte tenu de l’hostilité des opinions publiques. « Ce débat passionné autour des OGM n’a guère de sens, estime Pierre Pagesse, le président du champion français des semences. Les choses avancent et ce serait dommage que la France reste à côté. Le jour où le marché sera mûr, nous seront prêts ». Les OGM représentent 9% des cultures mondiales. Les cultures se concentrent sur 4 plantes seulement, le soja, le maïs, le coton et le colza et les deux premières assurent 83 % du total. Les OGM sont aussi très concentrés sur le continent américain, avec 89% du total. En Europe, il n’y en a que 0,2%...Si la Chine s’éveille aux OGM afin de pouvoir nourrir tous ses habitants, la donne sur ce marché changera profondément.
Source : Les Echos | Auteur : D.C.Je consomme, donc j’émets du CO2
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010L’impact des cultures est réel : le dioxyde de carbone provient de l’utilisation du carburant, du chauffage des serres, des bâtiments, des séchoirs et surtout de l’industrie phytosanitaire, qui produit les engrais. Car toute l’agriculture, à l’exception des surfaces cultivées en bio, consomme des engrais et des pesticides de synthèse, qu’il faut produire industriellement, en utilisant de l’énergie et, souvent, des matières pétrolières ou gazières.
Source : 60 millions de consommateursLes fruits et légumes : Comment en manger cinq par jour ?
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/03/2010« Ce nombre est arbitraire et correspond davantage à une volonté de marquer les esprits qu’à une vérité scientifique », estime Claude Aubert, ingénieur agronome et coauteur de Manger sain pour 3 fois rien, tout en soulignant l’intérêt de consommer ces aliments. La communication des pouvoirs publics se veut avant tout pragmatique et met l’accent sur un objectif ambitieux mais réalisable, sachant que 60% de la population consomme moins de quatre fruits et légumes par jour. Ce qui compte, c’est d’en manger beaucoup et, si possible, de différentes natures. Quant à la taille des portions, elle correspond approximativement à une poignée de fruits … On peut toutefois préférer les légumes frais, si possible bio, car ils sont cultivés sans pesticides. Or, ces substances sont soupçonnées d’accroitre le risque de cancer et de provoquer des perturbations hormonales. « Si l’on ne peut acheter que certains aliments en bio, mieux vaut que ce soient les fruits et les légumes, car ce sont les produits qui reçoivent le plus de traitements en agriculture conventionnelle, affirme Claude Aubert. Par ailleurs, les fruits peuvent être mangés avec la peau quand ils sont bio, ce qui est intéressant pour la santé, car c’est là que se trouve le plus d’antioxydants, alors que, s’ils sont issus de l’agriculture conventionnelle, mieux vaut les éplucher. »
Source : 60 millions de consommateurs hs