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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Michel Bettane – dégustateur et coauteur du Grand Guide des vins de France 2010

Ils l'ont dit 03/09/2009

«Ceux qui tiennent à la dénomination de « vin bio » s’acharnent à accuser les autres types de vins de trahir leur terroir et même d’être dangereux pour la santé. Mais ils n’apportent aucun argument solide pour le prouver, sinon ceux issus de leurs fantasmes ou de leur mauvaise foi. La dégustation comparative démontre, en revanche, que des vins reconnus par tous comme exprimant remarquablement leur origine sont régulièrement produits à partir de raisins non bio. Par ailleurs, toutes les analyses chimiques réalisées par les experts ne montrent pas de différence fondamentale dans les résidus de pesticides ou de métaux lourds ».

Source : L’Express

Pesticides aux Antilles : « Un scandale sanitaire et politique », selon les Verts

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 02/09/2009

Les Verts ont dénoncé mercredi un "scandale sanitaire et politique" à la veille de l'examen par la Cour d'appel de Paris de la recevabilité d'une plainte d'associations guadeloupéennes "pour la reconnaissance d'un empoisonnement" au pesticide chloredécone. Sa persistance dans les sols - jusqu'à sept siècles - et le risque de contamination des aliments ont justifié, après la publication de plusieurs rapports, l'adoption en 2008 du Plan Chlordécone pour évaluer l'importance de la pollution et ses impacts. En Guadeloupe, deux associations, l'Union régionale des Consommateurs et l'Union des producteurs de Guadeloupe, ont par ailleurs porté plainte avec le soutien des Verts. Transféré au pôle santé du tribunal de Grande instance de Paris, le dossier a ensuite été transmis à la Cour d'appel qui doit statuer jeudi sur un éventuel vice de forme. "C'est une péripétie de plus et de trop", a dénoncé devant la presse Harry Durimel, avocat rédacteur de la plainte et par ailleurs responsable des Verts de Guadeloupe. M. Durimel a mis en cause l'objectivité des études en cours menées par des chercheurs de l'Inserm "dépendants et sous tutelle du ministère de la Santé". Or "les politiques volent au secours des agriculteurs", a-t-il jugé en accusant les chercheurs de n'avoir "jamais auparavant fait état des risques sanitaires" dus à l'exposition au chlordécone "alors qu'il y a une épidémie des cancers de la prostate" aux Antilles. La sénatrice Marie Blandin (Verts) a jugé que "la méconnaissance et les lenteurs servaient de paravent" aux pouvoirs publics. "Même si le danger n'est pas avéré, nous avons voté le principe de précaution et nous avons un faisceau tellement accablant de présence de contamination et de toxicité de la molécule qu'il est urgent de donner raison aux gens qui portent plainte pour déclencher la machine puisque les pouvoirs publics sont trop lents", a-t-elle dit.

Source : AFP

La filière bio commence à être victime de son succès

Sur l'agriculture biologique 01/09/2009

Face à la forte croissance de la demande, les producteurs ont du mal à suivre et sont obligés d’importer pour fournir. A l’Agence Bio, l’optimisme règne pourtant, car l’on juge l’inadéquation entre offre et demande « conjoncturelle ». « Vue la dynamique des conversions, la situation n‘a pas vocation à perdurer », assure la présidente Elisabeth Mercier, mettant en avant les efforts financiers du ministère pour aider au développement de la filière. Il prévoit un passage de 2% à 6% des surfaces d’ici à 2012. Un taux que certains jugent inatteignable. Pour Etienne Gagneron, producteur et responsable de la commission bio de la FNSEA, « Le Grenelle de l’environnement a eu pour effet pervers un emballement. La demande a explosé, notamment pour les cantines. Résultat : c’est l’échec assuré ». Les importations à bas coûts font leur place, selon lui, et il sera impossible après coup pour les productions françaises de récupérer ces débouchés. Une autre question se pose. La crise ne va-t-elle pas remettre en cause l’essor actuel ? En Allemagne et au Royaume-Uni, déjà, les chiffres s’affichent en baisse. Les Français restent sereins, car ici le marché n’est pas encore mature.

Source : Le Monde | Auteur : Laetitia Clavreul
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