UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Vincent Tardieu – journaliste spécialisé en Ecologie

Ils l'ont dit 16/09/2009

« Les pesticides c’est évidemment un des facteurs de risques majeurs ; ce n’est pas le seul, mais c’est un des facteurs majeurs. On le voit non seulement en France et en Europe, mais même aux Etats-Unis, et les scientifiques américains que j’ai interviewés entre 2007 et 2008, et j’ai vu l‘évolution, en sont eux-mêmes venus sur cette piste des pesticides face à des données de plus en plus inquiétantes sur des résidus qu’ils retrouvaient au sein des ruches. Le deuxième facteur qui est vraiment aussi majeur, c’est incontestablement un acarien, un parasite qui nous vient d’Asie qui est Varroa destructor… »

Source : France Info – Info sciences

Le ministre de l’Agriculture souhaite faire « sauter les verrous »

Divers 14/09/2009

Bruno Le Maire veut associer à un grand débat pour préparer le projet de modernisation de l’agriculture et de la pêche, 150 personnes issues d’une centaine d’organisations de la production, de l’industrie, de la distribution, de la consommation, de l’écologie, etc. Comment structurer l’organisation économique de l’agriculture et de la pêche pour qu’elles aient un réel pouvoir de négociation avec leurs clients ? Quelle alimentation veut-on pour demain ? Comment rendre les produits de qualité accessibles au plus grand nombre ? Comment faire face à la volatilité des matières premières, aux risques climatiques et sanitaires ? Tous les dix ans, la France perd l’équivalent d’un département en terres agricoles : comment l’éviter ? Comment mieux prendre en compte l’environnement dans les modes de production ou de pêche ? Cinq groupes de travail vont être constitués. Ils se réuniront quatre fois en un mois sous la houlette des modérateurs choisis par le ministre. Tous des hautes fonctionnaires issus du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, rompus à ce genre d’exercice ». Le temps que se donne Bruno Le Maire est volontairement court. Il ne veut pas d’une usine à gaz, où se diluerait l’essentiel. Une ambition louable mais qui pourrait s’avérer difficile à concrétiser : de multiples lois de modernisation de l’agriculture ont déjà été adoptées, sans opérer la révolution souvent promise.

Source : Les Echos | Auteur : Marie-Josée Cougard

L’Europe prive les agriculteurs roumains de soja OGM

Sur les OGM 14/09/2009

A l’échelle du pays, la Roumanie qui était autosuffisante en soja avant d’entrer dans l’UE est maintenant obligée d’en importer de Chine et du Brésil. Or, ces pays cultivent les mêmes variétés transgéniques que les paysans roumains avant 2007. « C’est un énorme gâchis, déplore le Pr Marcela Badea qui préside la chaire de génie génétique à l’université d’agriculture et de médecine vétérinaire de Timisoara. « La Roumanie bénéficie de conditions climatiques très favorables à la culture du soja. L’Europe, qui manque cruellement de protéines végétales (37 millions de tonnes importées chaque année !), se prive inutilement d’un potentiel de 500 000 ha de culture. » Rappelons en effet qu’aucune étude scientifique sérieuse n’a montré à ce jour de différences significatives entre soja classique et OGM en termes d’impact sur la santé ou l’environnement.

Source : Le Figaro | Auteur : Marc Mennessier

Luc Guyau – président des chambres d’agriculture

Ils l'ont dit 12/09/2009

«Nous plaidons pour des échanges permanents entre les différents modes d’agriculture, dans un souci commun de développement des productions biologiques et de protection de l’environnement. L’agriculture de demain ne peut ignorer la demande et les attentes croissantes des consommateurs pour une agriculture préservant les ressources naturelles. Le développement de l’agriculture biologique, fer de lance d’une agriculture durable, constitue en cela une réponse désormais incontournable.»

Source : L’Humanité

Pesticides chlordécone : la saisine d’un juge martiniquais irrecevable

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/09/2009

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a jugé jeudi irrecevable la saisine d'un juge martiniquais dans l'enquête sur le pesticide chlordécone, tout en confirmant la régularité de l'information judiciaire ouverte à Paris, a-t-on appris de source judiciaire. Selon ses détracteurs, la molécule chlordécone, qui infesterait encore au moins 20 % des surfaces cultivables des Antilles françaises, est responsable d'une hausse des cas de cancer, en particulier du pancréas. De 1972 à 1993, cette molécule d'origine américaine a été épandue au sol pour protéger les bananes des charançons, en particulier après les fortes pluies ou le passage des ouragans. Sa production a été stoppée aux Etats-Unis au début des années 1990 après un cas de pollution. Sa persistance dans les sols - jusqu'à sept siècles - et le risque de contamination des aliments ont justifié en 2008 l'adoption du plan chlordécone en Guadeloupe et en Martinique pour évaluer l'importance de la pollution, ses impacts et déterminer comment s'en protéger.

Source : AFP

Omerta judiciaire autour d’un pesticide

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/09/2009

Aux Antilles, les blocages de la justice autour du dossier du chlordécone sont vécus comme l’équivalent de l‘affaire du sang contaminé. Maître Harry Durimel, avocat des associations et responsable des Verts en Guadeloupe, dénonce un « véritable acharnement à vouloir étouffer l’affaire, à l’aide de vices de procédure inventés de toutes pièces pour tenter de faire échapper les pollueurs et leurs complices aux poursuites ». Sur place on dit « Yo sen fouté dè santé en nou ». Les pouvoirs publics ont un temps expliqué la forte incidence de cancers des testicules par des facteurs génétiques propres aux gens de couleur. Mais un récent rapport n’exclut plus le lien avec la présence diffuse de chlordécone.

Source : Libération | Auteur : Renaud Lecadre

Maïs et eau : des rapports toujours tendus en Alsace

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/09/2009

Régulièrement accusés de polluer et gaspiller la ressource en eau de la Plaine d'Alsace, les producteurs de maïs, culture céréalière ultra- dominante de la région, apportent la démonstration d'une consommation raisonnée. L'impact sur la qualité de l'eau semble en revanche durable. Selon M. Breuzard, président d'Alsace Nature pour le Haut-Rhin,"bien mieux que l'arrosage aux pesticides, la rotation est aussi la meilleure réponse agronomique à la chrysomèle", ce coléoptère prédateur des racines du maïs qui se répand dans la région depuis six ans, entraînant des pertes de production. L'exploitant François Tischmacher, président régional de l'APCO (Association des producteurs de céréales et d'oléagineux), invite à laisser un "crédit- temps" aux producteurs de maïs."Tout un ensemble de comportements se met en place petit à petit, qui rompt avec la culture intensive telle qu'on se la représente. Nous voyons tous l'intérêt économique et environnemental d'utiliser moins d'engrais et de produits chimiques de traitement", explique-t-il.

Source : AFP | Auteur : Christian Robischon

Bio ou pas bio : la hache de guerre est enterrée ?

Sur l'agriculture biologique 10/09/2009

C’est l’idée portée par le salon Tech & bio qui se tenait les 7 et 8 septembre dans la Drôme. La crise qu’essuient les productions françaises incite les exploitants à chercher de nouveaux marchés. Mais pour se convertir en bio, la chose n’et pas simple. « Il faut cesser d’opposer les méchants producteurs conventionnels aux gentils bio, explique Claude Aurias, président de la chambre d’agriculture de la Drôme. Les impasses techniques sont nombreuses et nous devons les dépasser tous ensemble. Marc Foriel, arboriculteur bio convaincu depuis ses débuts, dans les années 1990, témoigne : « Faire du bio, c’est accepter de très nombreuses contraintes, mais également des pertes importantes. » 30% de sa récolte de pommes part ainsi à la poubelle ou vers l’industrie agroalimentaire (qui paye mal), faute d’être vierges de toutes bestioles. Un écart de triage incompressible dès lors que l’on abandonne les pesticides et qui coûte cher aux productions, quand l’agriculture conventionnelle n’affiche que 1% de pertes environ. Le maintien en bio, au reste, n’est jamais garanti. « Nous avons dû y renoncer pour la pêche, faute de trouver une variété suffisamment rustique pour se conserver même sans produits phytosanitaires. » Luc Guyau, président des chambres d’agriculture a formulé en guise de conclusion : « Il vaut mieux 100% d’agriculteurs qui améliorent 50% de leurs pratiques que 10% d’agriculteurs qui soient irréprochable à 100%. »

Source : L’Humanité | Auteur : Marie-Noëlle Bertrand

Gérard Bernheim – maire PS de Vert Saint Denis en Seine et Marne

Ils l'ont dit 10/09/2009

« Ma commune est adhérente de l’association Aquibrie, qui travaille à la défense de la nappe phréatique de Champigny, laquelle approvisionne en eau potable près d’un million d’habitants. Or, depuis u nan, celle-ci a décelé des traces de pesticides dans l’eau, ce qui est très inquiétant car cela signifie que les sols en sont imprégnés : même en stoppant maintenant l’usage de ces produits, ils continueront de polluer l’eau pendant encore longtemps. Par ailleurs, nous avons appris que 3 formules des produits Roundup ont obtenu des autorisations de mise sur le marché sans être pour autant conformes aux directives européennes, nous avons décidé de réagir. Des chercheurs ont mis en évidence que ce produit, fabriqué par la firme Monsanto, se révèle dangereux pour les cellules humaines. J’ai donc écrit à la grande surface de la commune voisine afin de lui demander de limiter ses publicités et d’indiquer à ses clients la dangerosité de ces produits. Et je demande au gouvernement qu’il en interdise purement et simplement la commercialisation »..

Source : L’Humanité

Ceps transgéniques détruits à Colmar : jugement renvoyé au 7 octobre

Sur les OGM 09/09/2009

Le militant anti-OGM alsacien, auteur présumé du saccage d'un essai transgénique dimanche à l'Inra de Colmar, a obtenu mercredi en comparution immédiate le renvoi de l'affaire au 7 octobre. Cet habitant de KIngersheim (Haut-Rhin), âgé de 46 ans, biologiste actuellement sans emploi, doit répondre en correctionnelle de "destruction de biens destinés à l'utilité publique". Il encourt une peine de 3 ans et demi de prison et 45.000 euros d'amende pour la destruction de 30 m2 de porte-greffes transgéniques dans l'enceinte de l'Inra. Un acte isolé dénoncé mardi par des élus, dont le sénateur vert du Haut-Rhin Jacques Muller et, depuis Paris, et par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse. Ancien militant dans une association hostile aux OGM, l'homme qui s'est accusé du saccage au sécateur des 70 ceps transgéniques n'a aucun antécédent judiciaire. Il est en revanche connu pour avoir tenté des actions en justice contre des communes ayant pu accepter des greffes transgéniques. Le tribunal a accordé mercredi à cet homme, placé sous contrôle judiciaire, un délai jusqu'au 7 octobre pour préparer sa défense, car il a souhaité produire des documents, dont des courriers envoyés à l'INRA. L'aménagement des porte-greffes au milieu d'une parcelle de 1.000 m2 cernée d'une zone de confinement pour éviter toute dissémination à l'extérieur aurait coûté près de 500.000 euros en quatre ans, chiffre non immédiatement confirmé par le président de l'Inra de Colmar, Jean Masson. Ce dernier ne pouvait indiquer si l'expérimentation qui devait s'achever dans un an pourrait trouver un prolongement. Elle était destinée à lutter contre le court noué, une maladie virale présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde où elle provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture. Les méthodes de lutte actuelles font appel à des produits chimiques très polluants et inefficaces, selon l'Inra.

Source : AFP

OGM : Bruxelles redoute une pénurie de soja

Sur les OGM 08/09/2009

La Commission européenne s’est inquiétée du risque de pénurie dans l’approvisionnement en soja destiné à l’alimentation animale dans l’UE, après le blocage depuis cet été de plusieurs cargaisons où ont été détectées des traces de maïs OGM non autorisé. La Commission a demandé aux Etats de l’UE de « prendre leurs responsabilités », en autorisant le maïs OGM concerné, qui a reçu des avis favorables de l’autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Des traces minimes d’une sorte de maïs Monsanto non autorisé ont été repérées en Espagne, en Allemagne et au Danemark.

Source : Le Figaro Economie

Claude Allègre – ancien ministre de l’éducation nationale et de la recherche

Ils l'ont dit 08/09/2009

«La compétence de Nicolas Hulot en Ecologie vaut à peu près autant que celle du Cardinal Ottavioni sur la pilule. C’est un faiseur de films et d’émissions de télé… Les Verts ont un idéal qui n’est pas mauvais mais, derrière, c’est des taxes, des interdictions, des taxes, des interdictions (…). Je n’injurie personne, mais je suis contre l’intégrisme vert».

Source : Le Figaro

Reportage «La nocivité des pesticides »

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/09/2009

Frédérique Faure - journaliste : « Cancers du sang, du cerveau, maladie de Parkinson ou stérilité, de nombreuses études évoquent les liens entre ces maladies et les pesticides. Et pour certains cancers, le risque serait multiplié par deux en milieu agricole. Jamais sans masque, ni gants pour ce jeune céréalier quand il manipule les pesticides… Pourtant un agriculteur sur deux ne se protège pas suffisamment, voire pas du tout. Dans plus de 8 cas sur 10, la contamination se fait par la peau. Mais, pour les fabricants, les produits dangereux ont été retirés du marché ».
Jean Charles Bocquet – directeur UIPP : « On peut dire que globalement, les produits sont moins dangereux, moins risqués pour les agriculteurs. Néanmoins, les agriculteurs doivent se protéger, puisque chaque produit est accompagné de conditions d’emploi que l’agriculteur doit bien entendu respecter ».

Source : France 2 – JT 20 Heures

Quand les abeilles ont le bourdon

Sur les abeilles 06/09/2009

Gilles Fertes – sélectionneur de reines et formateur : « Actuellement, l’Amérique du Sud est confrontée à ce problème. Nous, on a effectivement observé ces disparitions d’abeilles, et les problèmes de cheptel, l’époque Gaucho au tournesol. Cela s’est amélioré, ils ont suspendu l’utilisation de Gaucho sur tournesol, après il y a eu l’histoire du Régent, maintenant il y a le Cruiser. Donc, c’est une course, comme cela, sans fin. Eux sont confrontés actuellement au fipronil en Amérique du Sud, ils ont d’énormes pertes. J’y étais l’hiver dernier, et tous les apiculteurs du monde, actuellement, font les mêmes observations. Ce n’est pas un problème français ou européen. Partout où il y a une agriculture industrielle, où il y a un changement de la flore, la colonie abeille est affaiblie, parce qu’elle n’a plus la même variété de pollen, donc de richesse de nourriture. »

Source : France Inter | Auteur : Lionel Thompson

Quand les abeilles ont le bourdon

Sur les abeilles 06/09/2009

Christian PEES dirigeant Coopérative Euralis :
« Les fabricants ont mené des études, enfin, le Gaucho et le Régent n’ont pas été interdits pour des raisons scientifiques. Ils ont été interdits pour des raisons d’arbitrage, à un moment donné, politique par rapport à une opinion publique qui était officiellement déchaînée. Il faut dire les choses comme elles sont. Pour survivre, je ne peux pas condamner l’autre à mourir mais c’est vrai dans les deux sens. La nature a besoin des abeilles et des apiculteurs, c’est évident. Mais, on a aussi besoin des agriculteurs qui produisent. Sinon, certes les abeilles peuvent vivre mais si les hommes ne sont pas alimentés, il y aura aussi un problème. »

Source : France Inter | Auteur : Lionel Thompson
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