Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Jean Yves Le Déaut – Député de Meurthe et Moselle – vice président de l’OPECST
Ils l'ont dit 01/06/2010« Mon prochain rapport au Parlement portera sur l’échelle des risques. La perception et la hiérarchisation des risques sont très importantes. Le citoyen doit avoir ces plages d’expression, y compris dans le débat. Les conférences de citoyens montrent que les bonnes questions sont souvent posées par des profanes. Le public le plus mobilisé est celui qui perçoit le risque dans son environnement direct, par exemple les passages d’infrastructures. Il faut précéder la décision politique par un débat le plus large possible. Cela n’a pas été le cas pour la vaccination sur le risque épidémique A-H1N1. S’il y avait eu un débat préalable au Parlement nous aurions peut-être évité un excès de précautions. Si le principe de précaution s’ouvre comme un parapluie en permanence, il freine certains progrès.
Source : Valeurs Vertes | Auteur : Danielle NocherLignes à haute tension et pesticides sous-estimés par des parlementaires (Réseau environnement santé) - Res
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/05/2010Le Res estime que l'office parlementaire OPECST fait une lecture "partielle et partiale" des études scientifiques sur les lignes à haute tension et les pesticides, se demandant s'il "veut vraiment lutter contre le cancer chez l'enfant". Dans un communiqué, André Cicolella, porte-parole du Res, souligne que le cancer chez l'enfant progresse de 1% par an en Europe depuis 30 ans, avec, parmi les "causes environnementales identifiées prédominantes", les lignes à haute tension et les pesticides. Quant aux pesticides, l'Opecst estime qu'il ne faut pas diminuer de façon "trop brutale" leur utilisation, vu leurs bénéfices, mais seulement simplifier la réglementation. Le porte-parole du réseau environnement santé s'étonne des positionnements des parlementaires, soulignant que des études "montrent un rôle possible des pesticides dans la leucémie de l'enfant". Le Res estime "particulièrement choquant" de voir l'OPECST "critiquer l'Afsset sur les mesures d'éloignement des lignes à haute tension" et "tenir sur les pesticides un langage tendant à faire croire que le doute subsiste".
Source : AFPEau du robinet contre eau en bouteille
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/05/2010Non, l’eau du robinet que vous buvez n’a pas stagné n’importe où avant de couler dans vos éviers pas plus qu’elle ne risque d’être chargée de substances illicites. Bien au contraire. C’est même en France, l’un des aliments les plus contrôlés, qui fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent avec, chaque année, plus de 310 000 prélèvements, près de 800 paramètres mesurés et plus de 8 millions de résultats analytiques. La Ddass qui la distribue, s’applique à la filtrer et à la désinfecter rigoureusement pour éliminer tout ce qui pourrait être nuisible à la santé : nitrates, métaux lourds, pesticides… Pour tout le monde ? Pas encore. Si dans la totalité des villes de plus de 50 000 habitants, l’eau du robinet est potable, elle ne l’est pas encore de façon aussi systématique dans les petites agglomérations, où elle est parfois déconseillée à la consommation. Les Français, parmi les plus friands d’eau minérale en Europe, connaissent une consommation relativement inégale selon les régions. Elle est, par exemple, forte dans le Nord, où l’eau courante pâtit de la pollution des eaux par les pesticides et les nitrates, et bien plus faible dans le Sud- Ouest, beaucoup moins exposé à ce problème.
Source : Parisien TV Mag | Auteur : Constance GournayAlouette en tête, le déclin des oiseaux des champs se poursuit
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/05/2010Alouette des champs, linotte mélodieuse ou tarier des prés : le déclin des oiseaux des champs - signe de l'appauvrissement de la diversité du vivant - se poursuit inexorablement en France, selon le Muséum d'histoire naturelle. Les dernières données du programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux communs), publiées en ligne jeudi, sont sans équivoque: si on s'en tient aux65 espèces les plus communes, la France a perdu, entre 1989 et 2009, 12% de ses effectifs d'oiseaux nicheurs. "En cette année de la biodiversité, le bilan 2010 du programme n'est pas très encourageant", résume Frédéric Jiguet, coordinateur scientifique de ce programme. "Nous ne sommes pas face à une extinction imminente d'une espèce rare mais face à une dégradation lente et progressive de la qualité de notre environnement", ajoute-t-il. Les espèces les plus touchées sont - de loin - celles qui vivent en milieu agricole (-25%), en raison en particulier des changements profonds de pratiques (utilisation de pesticides, arrachage de haies, augmentation de la taille des parcelles...). La lecture de l'indicateur régional confirme l'analyse: la Bretagne, où le paysage agricole a été profondément transformé au cours des dernières décennies, apparaît comme un cas d'école. Elle enregistre la plus forte baisse du nombre d'oiseaux des champs sur la période 2001-2009. Pour la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, il est indispensable que des indicateurs du type Stoc gagnent en visibilité, après des années de focalisation sur les espèces emblématiques ou rares. "Avec les abeilles et autres pollinisateurs, le recul des oiseaux communs est l'indicateur le plus grave et le plus préoccupant de la perte de la biodiversité +ordinaire+ qui participe à tous les équilibres, y compris les équilibres alimentaires", souligne-t-elle.
Source : AFP | Auteur : Jérôme CartillierLa difficile mutation des planteurs de bananes antillais
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/05/2010L’avenir des planteurs de bananes antillais risque pour longtemps encore d’être marqué par les ravages du chlordécone, ce pesticide utilisé pour éliminer le charançon. A l’initiative de l’Inra, une vingtaine d’experts internationaux se sont réunis en Martinique puis en Guadeloupe, pour « tenter de concevoir des solutions réalistes dé dépollution des sols ». La pollution au chlordécone, qui s’est étendue aux autres cultures que la banane avec la diffusion du pesticide dans les sols et les cours d’eau, contraint aujourd’hui nombre d’agriculteurs à composer avec ce fléau. Bien qu’il n’y ait pas de cartographie détaillée des sols pollués, les spécialistes estiment que près de 25% des terres sont touchées.
Source : Le Monde | Auteur : Hervé BrivalUn lycée forme des paysans « bio- dynamiques »
Sur l'agriculture biologique 25/05/2010A Obernai, le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole CFPPA forme depuis 20 ans des paysans d’un nouveau genre. Une fois installés, ils vendront ensuite leurs productions sous le label « Déméter » (divinisation de la terre nourricière). Le concept de l’établissement est d’apprendre à produire en respectant le rythme de la nature. Comme le bio, l’agriculture biodynamique refuse les pesticides et les engrais chimiques. Mais elle va plus loin : elle part de l’idée que, pour améliorer ses performances, le paysan doit veiller à respecter l’équilibre de la nature ,c’est-à-dire ne pas produire sous serre, respecter le rythme des saisons, et planter des végétaux adaptés à la terre.
Source : France Soir | Auteur : Romain BourgManger « bio » n’est pas meilleur pour la santé
Sur l'agriculture biologique 21/05/2010C’est la conclusion d’une étude publiée dans les Cahiers de nutrition et de diététique de deux chercheurs d’ l’Inra, spécialisés en nutrition humaine et sécurité alimentaire. Après examen de plus d’une centaine d’articles scientifiques publiés depuis 2003, Léon Guéguen et Gérard Pascal constatent que « les faibles différences observées ne confèrent pas aux aliments « bio » un avantage nutritionnel ou sanitaire significatif dans un régime alimentaire global ». … A noter que le cuivre, le soufre, la roténone et l’huile de neem, parfois massivement utilisés par les producteurs bio pour lutter contre certains parasites, n’ont fait à ce jour l’objet d’aucune recherche… « Or ces produits que les gens croient inoffensifs parce qu’ils sont « naturels » peuvent être aussi toxiques que certaines molécules de synthèse », souligne Léon Guéguen. Par ailleurs, si la réduction dans les cultures bio des intrants chimiques (engrais, produits phytosanitaires) favorise la production par la plante de substances anti oxydantes bénéfiques pour la santé, comme les poly phénols, elle facilite aussi celle de métabolites secondaires et de toxines naturelles dont l’innocuité n’est pas garantie, estiment les deux auteurs.
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierLe bio dans le vert
Sur l'agriculture biologique 20/05/2010Selon les chiffres présentés hier par l’agence bio, chargée du développement de la filière, le nombre d’exploitations biologiques a bondi de 23,7% l’an dernier. Et le mouvement ne fait que s’amorcer, selon Elisabeth Mercier, directrice de l’agence. Alors que le bio ne représente aujourd’hui que 2,46% de la surface agricole utile, il atteindra « au moins 6% à la fin 2012 », conformément aux engagements pris lors du Grenelle de l’environnement. Un développement en phase avec les attentes des consommateurs. Entre 2005 et 2009, le chiffre d’affaires du marché de l’alimentation bio a quasiment doublé, passant de 1,6 milliard à 3 milliards d’euros. Revers de cet engouement, la France n’est pas aujourd’hui capable de produire suffisamment en bio. Ainsi 25% du lai a dû être importé. Mais la dynamique de croissance de la filière devrait conduire à l’autosuffisance fin 2011 », assure Elisabeth Mercier.
Source : 20 minutes | Auteur : Charlotte MannevyChantal Jouanno secrétaire d’Etat à l’écologie
Ils l'ont dit 20/05/2010« Il ne faut pas tomber dans la caricature. La loi n’est pas en recul par rapport à l’existant, c’est une avancée énorme. Le problème de l’écologie, c’est qu’on ne la juge que sur des symboles : les OGM, les pesticides, la taxe carbone… Avec Jean Louis Borloo, nous demandons à être jugés sur les résultats, le nombre d’éoliennes implantées, le nombre de produits phytosanitaires retirés du marché… ».
Source : Le MondeSéminaire en Martinique et Guadeloupe sur le pesticide chlordécone
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 19/05/2010Une trentaine d'experts internationaux sont réunis cette semaine aux Antilles françaises (Martinique et Guadeloupe) pour un séminaire sur le pesticide chlordécone. Inscrit dans le cadre du plan national d'action chlordécone, ces travaux sont organisés par le CIRAD-PRAM et l'INRA, avec le soutien des conseils régionaux de Guadeloupe et de Martinique et en partenariat avec plusieurs organismes de recherches scientifiques (BRGM, CEMAGREF, IRD) et l'université des Antilles et de la Guyane (UAG).Une dizaine de chercheurs des Antilles et vingt-trois experts scientifiques internationaux (Allemagne, Canada, Chili, France, Espagne, Etats-Unis, Finlande, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Tchéquie) vont échanger leurs réflexions et constructions scientifiques sur les méthodes de biodégradation et de phytoremédiation (dépollution par les plantes) dans les sols contaminés par ce pesticide. Selon les organisateurs, "aux Antilles, la pollution par la chlordécone est diffuse et hétérogène sur les parcelles (agricoles) du fait de pratiques d'applications de 1971 à 1993 (dans le secteur de la banane notamment) et de travail du sol". De 1972 à 1993, la molécule d'origine américaine chlordécone a été épandue au sol pour protéger les bananes des charançons, en particulier après les fortes pluies ou le passage des ouragans. Sa production a été stoppée aux Etats-Unis au début des années 1990 après un cas de pollution. Sa persistance dans les sols - jusqu'à sept siècles - et le risque de contamination des aliments ont justifié en 2008 l'adoption du plan chlordécone en Guadeloupe et en Martinique pour évaluer l'importance de la pollution, ses impacts et déterminer comment s'en protéger.
Source : AFPL’atrazine, un herbicide agricole, affecte la reproductin des poissons (étude)
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 19/05/2010
L'atrazine, un herbicide agricole très utilisé dans le monde, affecte la reproduction des poissons, selon l'étude d'une agence fédérale américaine qui confirme d'autres recherches montrant ses effets néfastes sur les batraciens.
"Des concentrations d'atrazine souvent trouvées dans les rivières provoquent en laboratoire une diminution de la reproduction des poissons, de leur ponte et de la fécondation des œufs ainsi que des anomalies des tissus de leurs organes reproducteurs", explique Donald Tillitt, un chercheur de l'Institut américain d'études géologiques (U.S. Geological Survey), principal auteur de cette étude parue mercredi dans la revue Aquatic Toxicology. "Les effets constatés sur le système de reproduction des poissons dans cette étude justifient des recherches supplémentaires et une évaluation des risques potentiels présentés par l'atrazine, surtout dans les populations de poissons sauvages des rivières traversant des zones agricoles où l'herbicide est très utilisé", souligne Donald Tillitt. Une recherche conduite par Tyrone Hayes, professeur à l'université de Californie à Berkeley, publiée le 1er mars, montrait que l'atrazine provoque également une castration chimique des grenouilles et pourrait contribuer à la baisse du nombre d'amphibiens dans le monde. L'atrazine très utilisé à travers le monde, surtout dans les cultures de maïs, sorgho et de canne à sucre, est interdit dans les pays de l'Union européenne.
Vigne transgénique : l’essai saccagé va être prolongé de cinq ans
Sur les OGM 19/05/2010Le gouvernement va autoriser la poursuite jusqu’en 2015 de l’essai sur les plants de vignes transgéniques résistants au virus du court-noué conduit par l’Inra à Colmar. Cet essai emblématique, mené en lien étroit avec des élus locaux et des représentants du monde viticole, syndical, associatif, avait été saccagé en septembre dernier par un ultra de la cause anti-OGM, privant les chercheurs du résultat de 14 années de travail. « Nous n’avons pu récupérer que 20% des données, explique Jean Masson, directeur de la station de Colmar qui se réjouit de « cette excellente nouvelle même si elle n’effacera jamais le traumatisme du saccage ». Le Directeur de la communication de l’Inra déclare « Nous retrouvons notre capacité complète à expérimenter sur le virus du cour-noué, un fléau mondial contre lequel il n’existe à ce jour aucun remède ». Pour José Bové, visiblement mal informé du contexte local : « Au niveau de l’ensemble de la viticulture, personne ne veut de ces vignes transgéniques. C’est donc une mauvaise idée que d’autoriser la poursuite en Alsace d’essais en plein champ ». Jean Masson invite celui-ci, a venir lui rendre visite à Colmar pur lui montrer « comment et dans quel esprit nous travaillons ».
Source : Le Figaro | Auteur : Marc MennessierLes abeilles décimées
Sur les abeilles 18/05/2010Le mystère de la disparition est abeilles est une enquête exemplaire sur un désastre écologique dont on a beaucoup parlé ces derniers temps mais de façon souvent trop schématique. Le point fort du documentaire de MarK Daniels diffusé sur Arté, c’est de donner une dimension internationale à ce problème. Pendant plus de deux ans, il a questionné les meilleurs scientifiques français, allemands, américains et canadiens. Il a rencontré aussi des apiculteurs de tous bords, du plus « écolo » à l’apiculteur américain qui n’hésite pas à introduire des antibiotiques dans ses ruches pour doper ses « danseuses ». Tous en conviennent, les abeilles domestiques sont victimes de l’agriculture intensive avec son cortège de pesticides dont les néocotinoïdes qui, à très faibles doses, perturbent le comportement. Mais il y a aussi tout un cocktail d’autres facteurs : la destruction de la biodiversité qui prive les insectes de pollen et de nectar ; les invasions de varroa…l’appauvrissement génétique des abeilles provoqué par le commerce des reines, pratique désormais courante en apiculture.
Source : Le Figaro | Auteur : Yves MisereyPerte de compétitivité : la FNSEA met en cause l’hyper réglementation française
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/05/2010Selon le syndicat majoritaire dans le monde agricole cette affaiblissement des positions nationales vient de l’arsenal de règles franco-françaises allant au delà des normes communautaires, qui grèvent les coûts de production. Entre autres les traitements phytosanitaires en France sont plus chers qu’ailleurs et le choix des traitements limité depuis la mise en place d’Ecophyto 2018, dont l’ambition est de réduire l’usage des pesticides de 50% d’ici à 2018… Le recul de la production de légumes est, quant à lui, « largement amorcé ». Les surfaces consacrées à ces productions ont baissé de 15% en dix ans quand elles progressaient de 21% en Allemagne, de 22% au Pays-Bas et se maintenaient en Belgique et en Espagne.
Source : Les Echos | Auteur : Marie Josée CougardFrançois Veillerette
Ils l'ont dit 17/05/2010« Ce vote, c’est la victoire des empoisonneurs qui, non contents d’avoir été les fossoyeurs de la paysannerie depuis plus de 40 ans (une exploitation disparaît toute les vingt minutes environs), protègent leurs intérêts financiers et les marges de leurs actionnaires, sur le dos de la sécurité sociale et de la santé de nos concitoyens avec l’appui de Jean Louis Borloo et de Chantal Jouanno »
Source : Le Monde.fr