Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Les Monts d’Ardèche s’efforcent de devenir la 1ère zone française sans OGM
Sur les OGM 29/09/2009Jusqu'à présent, chaque tentative d'interdiction locale des OGM était vouée à l'échec, la justice administrative "niant au maire toute compétence dans ce domaine" qui relève du ministère de l'Agriculture, résume Anne Furet, responsable de la veille juridique de l'association Inf'OGM. Quant aux régions et départements, nombreux à adopter des motions défavorables aux cultures transgéniques, ils devaient se contenter "d'éditer des guides anti-OGM" ou, pour les plus offensifs, "de conditionner leurs aides à la non-utilisation des OGM dans les exploitations", poursuit la juriste. Mais la loi du 25 juin 2008 a pour la première fois reconnu aux parcs nationaux et aux parcs naturels régionaux le droit "d'exclure la culture d'OGM sur tout ou partie de leur territoire", possibilité dont les Monts d'Ardèche se sont aussitôt emparés. Opposé de longue date aux OGM, ce parc naturel de 180.000 hectares, qui couvre plus du tiers de l'Ardèche, s'est lancé dans la réécriture de sa "charte", document de référence pour la période 2011-2023, explique son vice-président chargé de l'agriculture, Christian Moyersoen. Mais l'exclusion des OGM en Ardèche se heurte, outre les nombreuses consultations requises, au caractère "peu limpide" de la loi de 2008, qui rend son application "plus délicate que prévu", souligne Christian Moyersoen. Dans le flou, le parc a sollicité la Chambre d'Agriculture de l'Ardèche, qui a adopté une délibération anti-OGM le 18 septembre dernier - avec une unanimité que Frédéric Jacquemart juge "exceptionnelle" dans une profession déchirée par la question transgénique.
Source : AFP | Auteur : Coralie FebvreEspagne : Le maïs espagnol demande « l’asile agricole » à la France
Sur les OGM 29/09/2009Cette opération symbolique était organisée par l'organisation écologiste "Les Amis de la terre" pour protester contre la culture "à grande échelle" de maïs génétiquement modifié en Espagne, alors qu'un moratoire sur cette culture a été imposé en France. Une vingtaine de militants déguisés en épis de maïs, et venant de plusieurs pays européens, ont brièvement manifesté devant l'ambassade au centre de Madrid, et remis une pétition à un des ses diplomates, affirmant vouloir "fuir en France plutôt qu'être OGM". "Nous voulons dénoncer le fait que l'Espagne est le seul pays en Europe à cultiver à grande échelle du maïs transgénique (20% de la production), sans aucune mesure de protection contre la contamination" du maïs sans OGM, a indiqué une porte parole des Amis de la terre. Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, ont activé la clause sauvegarde contre la culture du mais génétiquement modifié MON 810 de la firme américaine Monsanto et la Commission européenne à dit "réfléchir" sur le dossier.
Source : AFPAlain Rouchon – responsable du syndicat des apiculteurs de Rhône
Ils l'ont dit 28/09/2009«Si les abeilles prospèrent en ville mais qu’elles se meurent à la campagne, c’est bien la preuve que les insecticides ou les herbicides sont les responsables !.»
Source : Le ProgrèsLe chlordécone entraîne une interdiction partielle de la pêche en Martinique
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/09/2009Les autorités préfectorales ont justifié cette mesure par la nécessité de « prévenir les effets sur la santé liés à une exposition aiguë ou chronique résultant d’une consommation de produits de la pêche potentiellement contaminés ». Les dernières analyses effectuées ont abouti à la conclusion que certains poissons et crustacés présentaient une teneur en chlordécone dépassant largement les normes sanitaires fixées. Sur quarante sites examinés, 96% des échantillons prélevés étaient contaminés. Plus de deux tiers présentaient une concentration proche de 50 microgrammes (µg) de chlordécone par kilo, alors que l’Afssa recommande que, pour les produits frais, cette concentration ne dépasse pas 20 µg par kilo. Les deux arrêtés préfectoraux interdisant la pêche dans les rivières et plusieurs baies de l’île ont été reçus par les marins pêcheurs comme des coups de massue assénés à un secteur déjà en grande difficulté. Les professionnels jugent inadmissible de devoir payer pour les pollueurs. Ils craignent aussi que les consommateurs délaissent les étals. Toutes ces mesures de précaution sont en vigueur jusqu’à ce que l’Afssa se prononce sur la question, probablement fin novembre.
Source : Le Monde | Auteur : Hervé BrivalLes pesticides agitent le monde des abeilles
Sur les abeilles 24/09/2009« La recherche doit prendre plus en compte l’analyse des apiculteurs, encourage Franz Hecker, président du syndicat apicole allemand, car sur le terrain, nous voyons au moins cinq voies d’exposition des abeilles aux pesticides, mais seules une ou deux sont étudiées. « Pour Jean Sabench, de la Confédération paysanne, c’est clair : la recherche publique est aujourd’hui « noyautée » par le lobby des pesticides. « En 2007, l’Afssa a par exemple autorisé l’utilisation du pesticide Cruiser en s’appuyant sur les seules études du fabricant Syngenta soi-disant réalisées entre 2006 et 2009 ! » Un sentiment partagé par Jan Slaby, secrétaire d’Etat au ministère de l’Agriculture slovaque : « Le risque de la toxicité chronique des pesticides n’est pas suffisamment étudié, il est absolument nécessaire de changer la législation de l‘UE rapidement ».
Source : L’Humanité | Auteur : Christelle ChabaudHuit mois de prison ferme requis en appel contre José Bové à Bordeaux
Sur les OGM 24/09/2009Une peine de 8 mois de prison ferme et de 4 ans de privation des droits civiques a été requise à l'encontre du député européen José Bové, jugé mercredi en appel avec onze autres faucheurs volontaires à Bordeaux, a-t-on appris jeudi auprès de ses avocats. En première instance, en octobre 2008, M. Bové avait été condamné à 200 jours- amende à 60 euros (soit 12.000 euros) par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour avoir participé à une action anti-OGM dans une exploitation agricole à Lugos (Gironde) en novembre 2006. Des peines de 6 mois de prison avec sursis ont également été requises à l'encontre de deux autres faucheurs volontaires, condamnés en première instance à trois mois de prison avec sursis, selon leurs avocats Me François Roux et Me Pierre Hurmic. Concernant les neuf autres militants, aucune demande nominative n'a été formulée par l'avocat général, qui s'en est remis aux peines requises lors du procès de première instance (4 mois avec sursis), selon les mêmes sources. Une peine de 10 mois de prison avec sursis a par ailleurs été requise à l'encontre d'un agriculteur, visé par cette opération anti-OGM en 2006 et qui avait été condamné en première instance à 160 jours- amende à 60 euros pour avoir fait usage de son arme en présence des militants écologistes. Le jugement a été mis en délibéré au 25 novembre. "C'est très étrange de voir un gouvernement qui a adopté le Grenelle de l'Environnement et le moratoire (sur la culture de maïs transgénique) demander à ses procureurs de solliciter de la cour qu'elle empêche José Bové d'exercer le mandat qu'il a obtenu des citoyens", a commenté Me Roux. Une condamnation définitive de M. Bové "ouvrirait un débat extrêmement complexe sur la question de l'immunité parlementaire d'un député européen", a souligné l'avocat, qui a plaidé à Bordeaux pour la dernière fois devant une juridiction française avant de prendre, prochainement, ses fonctions de chef du bureau de la défense au tribunal spécial pour le Liban, à La Haye.
Source : AFPInnover, produire, rester compétitif dans un marché mondial
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 24/09/2009Lors des journées maïs, organisées par AGPM-GIE à Clermont Ferrand, une conférence-débat a permis de mieux cerner les enjeux liés à l’innovation, la productivité et la compétitivité. « Tous sont d’accord pour dire : il faut produire plus et mieux, mais les visions sont différentes ! Vincent Gros, Vice Président de l’UIPP a demandé de « pouvoir disposer de l ‘innovation, en identifiant les chantiers prioritaires, basés sur des indicateurs ». Il a préconisé des démarches intégrées et collectives sur, par exemple, la protection de l’utilisateur, l’eau, la biodiversité et a soulevé le problème de la communication : « Nous devrions savoir la faire de manière plus émotionnelle, comme le font ceux qui nous détractent ».
Source : L’Allier Agricole | Auteur : Bénédicte BoissierJean-Michel Cohen – nutritionniste
Ils l'ont dit 21/09/2009« Au démarrage, l’utilisation des engrais, des pesticides, des fertilisants, ç’a été une solution pour augmenter la production pour que tout le monde ait de quoi manger et pour rendre les produits consommables. Après vraisemblablement, il y a eu une dérive. C’est pour ça qu’on est arrivés à des doses qui sont devenues, on est tous d’accord, toxiques pour une part des agriculteurs. Sauf que maintenant, il y a des gens qui s’en occupent et ça le devient de moins en moins... De là à ce qu’on reconnaisse le goût des pesticides et des produits chimiques, je ne crois pas. Il y a quand même des tests qui sont élaborés avant la mise sur le marché et la consommation. Il n’y a pas de démonstration de dangers sur la santé, non je ne crois pas, la peur alimentaire envahit les cerveaux ».
Source : France InterLes hécatombes d’abeilles ont des causes multiples
Sur les abeilles 19/09/2009Pour la première fois, un consensus émerge dans le monde scientifique et apicole sur les causes des surmortalités qui affectent les populations d’abeilles de la plupart des continents. Ce tournant est perceptible au congrès Apimondia, qui réunit à Montpellier du 15 au 20 septembre, 500 scientifiques spécialistes de l’abeille et 10 000 participants. Après plusieurs années marquées par la recherche infructueuse d’un « tueur » patenté de l’abeille – virus, parasite ou pesticide -, la théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée. C’est désormais l’axe de recherche privilégié. « Nous n’avons toujours pas d’explication claire du phénomène, mais nous sommes sûrs qu’il n’a pas une cause unique », affirme le biologiste Peter Neumann, responsable d’un programme international de prévention des pestes colonies baptisé Coloss. « On peut faire un parallèle avec la grippe chez l’homme, qui peut avoir des conséquences graves si l’organisme est déjà affaibli, a expliqué Jeff Pettis, directeur de recherche au ministère de l’agriculture américain. Je pense que l’abeille est soumise à toute une série de stress, et que les virus et autres pathogènes sont des opportunistes qui la tuent parce qu’elle est déjà affaiblie ». Il y a bien sûr la présence du Varroa, surnommé le « vampire de l’abeille » ; le changement climatique qui raréfie les disponibilités en eau ; les effets de l’exposition chronique aux faibles doses de pesticides présentes partout dans l’environnement et les interactions entre les multiples molécules utilisées ne sont pas correctement évalués. Enfin, l’appauvrissement de l’alimentation des abeilles, dû aux monocultures intensives, serait également en cause. « On sait qu’avec un pollen dont la valeur nutritive est faible, l’abeille est moins bien armée pour détoxifier les «pesticides », explique Axel Decourtyre, spécialiste des abeilles à l’ACTA.
Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle DupontLes abeilles dans le cirage
Sur les abeilles 18/09/2009Chaque pays privilégie sa thèse. En France, on incrimine les pesticides (Gaucho, Regent, Cruiser). Mais les causes sont multiples, de l’acarien Varroa Destructor au microchampignon parasitaire Nosema, en passant par le frelon asiatique Vespa Velutina, qui gobe les abeilles. Et d’abord, l’homme : « Nous sommes tous responsables », assure Gilles Ratia, président du Congrès, qui incrimine les travers des humains : pollution hertzienne, dégradation de la biodiversité, pollution de l’eau, cultures OGM. Et les erreurs des apiculteurs : sur- nourrissement des colonies, transhumances répétées, accumulation de traitement anti varroa.
Source : Libération | Auteur : Michel HenryJean Paul Jaud – Réalisateur – prépare un nouveau documentaire « pour changer notre agriculture »
Ils l'ont dit 18/09/2009« Le premier film – Nos enfants nous accuseront (qui relatait la conversion aux produits biologiques de la cantine scolaire de Barjac dans le Gard) est un cri d'alerte qui constatait que l'on empoisonnait nos enfants et qu'il fallait qu'ils changent d'alimentation. Encore faut-il que l'origine de cette alimentation, la source, change : il faut changer notre agriculture. Il faut aider les agriculteurs à changer, ils sont malades, ils sont pour la plupart endettés et on leur a supprimé le savoir. Ils sont devenus des exécutants des marchands de matériel, de produits chimiques (...). Il est de les aider à retrouver ce savoir. Il y va tout simplement de notre survie et surtout de celle de nos enfants".
Source : AFPHervé This – Physico chimiste Inra AgroParisTech – Directeur scientifique à l’Académie des sciences
Ils l'ont dit 18/09/2009« Il serait temps de reconnaître que l’application des connaissances de la chimie n’est pas systématiquement mauvaise et j’invite les lecteurs de l’Humanité au colloque « Chimie et alimentation » qu’organise la Maison de la chimie le 7 octobre à Paris. N’ayons pas peur de discuter de la chimie, de ses relations avec la cuisine : pourquoi l’ancien serait-il toujours bon (le barbecue dépose sur les viandes des benzopyrènes cancérogènes) et le nouveau toujours mauvais (les pesticides…) ? Evidemment, le nouveau n’est pas toujours bon non plus. Regardons-y de plus près : la cuisine de demain peut être encore meilleure que celle d’aujourd’hui… si nous travaillons, réfléchissons, débattons, cherchons. Vive la connaissance !".
Source : L’HumanitéLes firmes planchent sur les solutions d’avenir
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/09/2009Dans un contexte réglementaire de plus en plus restrictif, il convient de se poser la question de l ‘orientation au sein des firmes phytosanitaires. En effet, le plan Ecophyto 2018 a posé un objectif de réduction de 50% d’ici 2018 de l’usage des phytosanitaires. La filière agricole fait preuve d’efforts dans ce sens comme le confirme le dernier rapport d’activité de l’UIPP : alors qu’en 2000, 99600 tonnes de substances actives avaient été utilisées, ce chiffre des de 78600 tonnes en 2008. Si les firmes phytosanitaires concentrent la majeure partie de leurs recherches au développement de nouvelles formulations et de nouvelles molécules, l’ère du « tout chimique » est bel et bien révolue et toutes tentent de développer des méthodes de lutte alternatives. Concernant le plan Ecophyto 2018 et la réduction des phytosanitaires, les firmes attendent un éclaircissement de la part de l’administration et surtout que des mesures d’impact soient réalisées.
Source : Tribune verte | Auteur : Aude BressolierPublicité : l’argument écologique n’est plus utilisé impunément
Divers 16/09/2009Après des débats houleux, publicitaires et annonceurs ont signé, en avril 2008, une charte d’engagement avec le ministre de l’écologie, Jean Louis Borloo. Le Bureau de vérification de la publicité organisme professionnels rebaptisé depuis l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), donne désormais son avis sur les campagnes nationales exploitant l’argument écologique. Il a renforcé les règles que doivent suivre les agences. Et les consommateurs peuvent saisir le jury de déontologie publicitaire pour dénoncer une campagne qu’ils jugent abusive. L’Ademe et l’ARPP ont tenté de vérifier si ces campagnes pouvaient être taxées d’ « éco blanchiment ». Ils ont émis des réserves sur 73 d’entre elles et considérés que 28 ne respectaient pas les règles. Ces chiffres sont en hausse par rapport à 2006, mais la progression est limitée comparée au volume de publicité concerné. L’ARPP se félicite de la progression du taux de conformité des campagnes passé de 64% à 90%.
Source : Le Monde | Auteur : Laurence GirardNeuf faucheurs d'OGM condamnés paient leur amende mais "continuent le Combat"
Sur les OGM 16/09/2009Neuf faucheurs d'OGM, condamnés en appel en 2007 à payer chacun une amende pour la destruction en 2003 d'une parcelle de maïs transgénique à Guyancourt (Yvelines), ont payé mercredi leur amende, tout en assurant que leur "combat continue". Une vingtaine de personnes, portant une pancarte où était écrit "Semons un avenir sans OGM", se sont rassemblées dans la matinée devant l'hôtel des finances de Guyancourt où les neuf membres de la Confédération paysanne ont payé leur amende de 1.270 euros chacun. "Le combat contre les OGM continue puisque nous portons cette affaire devant la Cour européenne de Justice pour faire reconnaître le principe de précaution au niveau européen", a déclaré Geneviève Savigny, une des neuf condamnés. Mme Savigny a rappelé que 58 faucheurs d'OGM doivent comparaître en novembre devant la cour d'appel de Versailles pour une destruction de cultures transgéniques en 2007 à Poinville (Eure-et-Loire). "Ces actions ont permis un moratoire sur les OGM et ce maïs est toujours interdit aujourd'hui", a souligné pour sa part Nicolas Duntze, un autre faucheur condamné. Le 22 juillet 2003, neuf membres de la Confédération paysanne avaient participé à la destruction d'une parcelle de maïs transgénique sur un site de l'Institut national de recherche agronomique à Guyancourt (Yvelines).
Source : AFP