Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Jean Marie Pelt – président de l’institut européen d’écologie
Ils l'ont dit 31/08/2009« Il faut revenir aux grandes sagesses. Nous avons rompu avec elles. Résultat : nous héritons du problème des pesticides, du réchauffement climatique et de la perte de la biodiversité. Il n’était pas sage de gérer l’économie comme nous l’avons fait. Nous sommes punis par où nous avons péché, c’est une vieille vérité…. »
Source : La CroixSerge Papin – PDG de Système U
Ils l'ont dit 31/08/2009« Le problème reste que, pour l’instant, nous ne savons pas faire sans croissance. Notre modèle économique est entièrement fondé sur le développement continu de la consommation. C’est elle qui participe au développement des entreprises, elles-mêmes contribuant à alimenter le PIB. Jusqu’à présent, ce modèle a plutôt bien fonctionné dans nos pays occidentaux, avec des résultats tangibles et une certaine prospérité… Si on veut pousser la recherche sur les énergies renouvelables – le solaire, l’éolien – cela ne pourra être nourri que par l’économie, donc par la consommation.
Source : La CroixLa chrysomèle du maïs s’installe en France
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/08/2009Le traitement d’un ha de champ par des insecticides coûte environ 80 euros. Une exploitation infectée peut perdre jusqu’à 80% de son rendement. La prévention est donc primordiale car, si aucune plantation n’a encore été abîmée en France, la présence régulière de l‘insecte depuis 2002 incite à la prudence. Des pièges à phéromone ont donc été installés et un protocole mis au point. Ce dispositif avait pour but d’éradiquer la chrysomèle du territoire, mais les producteurs, les associations et le gouvernement s’accordent pour dire que cet objectif ne sera pas atteint. « Il faut considérer l’espèce comme installée et mettre en place des stratégies qui tiennent compte de cet état de fait », considère Thomas Guillemot, chercheur à l’Inra. Les avis divergent sur la marche à suivre. Si la rotation des cultures est privilégiée par les écologistes, les producteurs préfèrent parler de traitement chimique ou d’enrobage des semences. Le maïs étant très rentable, la rotation représente un fort manque à gagner pour eux. Le maïs génétiquement modifié Mon 863 de Monsanto est déjà largement utilisé aux Etats-Unis pour lutter contre le parasite mais n’est pas encore autorisé en Europe. Le laboratoire national de protection des végétaux remettra au gouvernement un rapport sur l’infestation en octobre.
Source : Les Echos | Auteur : O.M.Quel est le « juste prix » des fruits et légumes ?
Sur l'agriculture 22/08/2009Un des points qui provoque la colère des producteurs français, concerne les normes environnementales. Si leurs produits sont soumis à la limitation du recours à certains produits phytosanitaires décidée par la France, ce n’est pas le cas de ceux que leurs concurrents exportent sur le territoire, et dont les rendements peuvent être plus élevés. Ils réclament une véritable harmonisation des règles au sein de l’UE. « Avec ces millions qu’on nous demande de rembourser pour des aides touchées entre 1992 et 2002, on nous fait des leçons de morale sur l’équité en Europe. Mais tous les jours, on vit des situations d’in équité », lance François Laffite, président de la Fédération des comités économiques de producteurs, représentant les entreprises. « Il est urgent que l’Europe se saisisse de la question sociale et ne se limite pas à une zone de libre échange », avance la Fédération nationale des producteurs de légumes.
Source : Le Monde | Auteur : Laetitia ClavreulPourquoi les abeilles tombent comme des mouches ?
Sur les abeilles 15/08/2009Quinze ans après les premières alertes, des trésors de connaissances accumulées et une médiatisation exceptionnelle, le dépérissement des butineuses reste un casse-tête. Car la plupart des scientifiques n’ont glané qu’une poignée de certitudes, dont celle-ci : Le coupable unique, le serial killer obnubilé par Maya l’abeille, n’existe pas. Tout indique que les butineuses meurent sous les coups conjugués de plusieurs assassins, soit, dans leur jargon, d’une série de causes multifactorielles ». Prudentissime, le récent rapport de l’Afssa, régulièrement accusée de faire le jeu de l’industrie agrochimique, en a même énoncé une quarantaine. Le journaliste Vincent Tardieu tire un enseignement de la crise apicole : « Nous avons créé un système peu durable dans une partie des exploitations, à l’image des temps agricoles contemporains. Lequel engendre une série de stress biologiques, par des échanges de reproducteurs de reines sans contrôle suffisant, par des migrations de colonies, aux Etats-Unis – dans un environnement trop pauvre en ressources et souvent pollué. Je crains que l’apiculture commerciale n’ait atteint ses limites. C’est certes dérisoire comparé aux autres filières d’élevage animal. Mais tout est relatif : la charge est trop lourde pour ce frêle « bétail » et son système « colonial », pour cet insecte si rétif à la vie domestique ! »
Source : Télérama | Auteur : Weronika ZarachowiczMichel de Lorgeril – Cardiologue – chercheur CNRS au laboratoire « Cœur et nutrition » de l’Université de Grenoble
Ils l'ont dit 14/08/2009« Certains diront que l’agriculture conventionnelle respecte des normes pour les résidus de pesticides. Admettons. Mais que savons-nous de la toxicité de ces agents sur le long terme et de leurs interactions ?... Ils s’accumulent dans nos tissus. On leur attribue un rôle causal dans des pathologies hormono- dépendantes, des maladies neurologiques, des lymphomes et autres cancers et leucémies. Précaution s’impose ».
Source : Le MondeDes associations de protection de la nature contre les traitements anti-chrysomèle
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 13/08/2009Plusieurs associations de protection de la nature se sont insurgées jeudi contre les épandages aériens de deltaméthrine, utilisés pour lutter contre la chrysomèle du maïs, qui ravage les cultures dans l'est de la France, notamment en Alsace. "Les épandages aériens de deltaméthrine posent de graves problèmes de santé publique, les produits utilisés étant toxiques pour l'homme par inhalation, et la population étant mal informée", ont estimé dans un communiqué parvenu à l'AFP à Lyon la Frapna (Fédération Rhône-Alpes Protection de la nature), la FNE (France nature environnement) et Alsace nature. Pour ces associations, l'insecticide utilisé pour éliminer ce petit coléoptère dont les larves grignotent les racines du maïs est "peu sélectif: Il est aussi toxique pour des insectes non ciblés, tels que les coccinelles et les abeilles". C'est pourquoi elles demandent "la promotion des alternatives agronomiques et l'application immédiate de l'article 31 de la loi Grenelle 1 du 3 août 2009 qui prévoit l'interdiction des épandages aériens de pesticides". Depuis le début de l'été, 124 chrysomèles, disséminées dans neuf foyers (dont sept dans le Haut-Rhin) ont été capturées en Alsace. Très loin des 14 prises de 2008, qui constituaient pourtant le record régional depuis 2003, année où l'insecte avait été détecté dans la région, un an après son apparition dans l'Hexagone. Selon les trois associations, outre l'Alsace, l'Ain la Savoie et la Haute-Savoie sont concernés par le phénomène.
Source : AFPJacques Dyonet – Bio en Brenne (association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) d’Indre et Loire.
Ils l'ont dit 13/08/2009«Prenez une pomme : dans l’agriculture conventionnelle, elle est traitée 27 fois. En gros, il ne reste plus au final que le trognon qui n’ait pas été touché ! ».
Source : L’ExpressAgriculture : Les mauvaises herbes causent 95 milliards de dollars de perte
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/08/2009Les mauvaises herbes représentent le principal fléau des cultures vivrières, causant chaque année près de 100 milliards de dollars de perte dans le monde, a affirmé mardi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Selon Land Care, une organisation de recherche environnementale néo-zélandaise citée par la FAO, les mauvaises herbes sont à l'origine de quelque "95 milliards de dollars de pertes de production vivrière chaque année, contre 85 milliards de dollars pour les agents pathogènes, 46 milliards de dollars pour les insectes et 2,4 milliards pour les vertébrés". Environ 70 milliards des pertes dues aux mauvaises herbes sont supportées par les seuls pays pauvres, selon l'organisation Land Care. "Les sécheresses, les insectes et les maladies comme la grippe porcine captent l'attention du monde à cause de leurs effets impressionnants. Ce qui n'est pas le cas des adventices (mauvaises herbes, ndlr). Elles causent des ravages sans faire de bruit, année après année", explique un expert de la FAO, Ricardo Labrada-Romero. Les espèces les plus agressives de mauvaises herbes peuvent non seulement provoquer la perte totale des récoltes, mais aussi causer l'infertilité des champs durant de nombreuses années. La rotation des cultures et l'utilisation de semences non contaminées sont des techniques recommandées par la FAO en raison de l'augmentation constante de la résistance des mauvaises herbes aux pesticides.
Source : AFPLe bio allemand touché par la crise
Sur l'agriculture biologique 11/08/2009L’Allemagne a enregistré une baisse d’environ 4% des ventes de produits alimentaires bio depuis le début de l’année, selon une étude de la société GFK. Ce repli intervient après plusieurs années de croissance à deux chiffres, et alors que le marché alimentaire classique ne recule que de 2,4%. Premier marché européen de produits alimentaires bio (environ 30%, soit 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008), l’Allemagne suit pour cette année la même tendance négative que le Royaume-Uni, selon GFK. En Europe, la hausse devrait rester de 3% à 5% cette année, selon la Commission européenne.
Source : La TribuneTouche pas à mon bio !
Sur l'agriculture biologique 08/08/2009Curieuse polémique, comme si l’étude britannique constituait une révélation. Elle ne fait que confirmer le travail de l’Afssa, qui en 2003 a publié un rapport sur les effets nutritionnels et sanitaires de l’agriculture biologique. Conclusion : pas d’apports nutritionnels significatifs des produits bio, mais l’interdiction d’utiliser des engrais et des pesticides dans l’agriculture biologique limite le risque de retrouver des résidus néfastes à la santé quand ils se trouvent en excès dans l’alimentation. A une nuance près cependant, Ô combien paradoxale, qui concerne les œufs de volaille bio, donc élevée en plein air, comparés aux œufs de poules de batterie : ils peuvent présenter des taux plus élevés de dioxine, cancérigène, provenant des retombées des usines d’incinération. L’objectif de l’Afssa était explicitement annoncé en préambule : si le consommateur veut se tourner vers des produits bio, autant qu’il sache ce qu’il achète. Des produits meilleurs pour sa santé ? Pas sûr. Plus sains ? Le plus souvent, mais pas toujours. Que demander de plus à une agence de santé publique, quand les prix pratiqués par le bio sont de 25 à 50% plus élevés que les prix des produits conventionnels ? Son travail, pourtant nourri de toutes les publications scientifiques et ponctué de débats contradictoires, a fait l’objet de critiques violentes, allant jusqu’à l’accusation de rouler pour l’agriculture productiviste, de corruption même. Aujourd’hui, comme hier, le monde du bio ne tolère pas l’intrusion des scientifiques dans leurs affaires. Comme si le bio rimait avec sacré.
Source : Marianne | Auteur : Jean Claude JailletteFrançois Veillerette – Président MDRGF
Ils l'ont dit 06/08/2009« L’étude britannique est tronquée car elle est basée sur 55 études seulement, choisies parmi les 162 retenues. Or l’analyse de ces 162 études fait apparaître des différences significatives favorables aux aliments bios pour 6 catégories de nutriments importants. Les végétaux bio contiennent notamment plus de magnésium, de zinc, de poly phénol ou de sucres que les cultures intensives qui contiennent, elles plus d’azote. ».
Source : AFPLylian Le Goff – expert de la Fédération FNE
Ils l'ont dit 06/08/2009« Pour dire que le bio c’est bon pour la santé, il faudrait avoir des études épidémiologiques portant sur des familles mangeant bio régulièrement sur 5, 10 ou 15 ans, et on n’a pas ce genre d’études. »
Source : AFPMystère et environnement
Sur les abeilles 05/08/2009Au terme d’une bataille de près de 10 ans, les apiculteurs ont certes obtenu l’interdiction des insecticides Gaucho et Régent. « Cette mobilisation nous a permis de nous professionnaliser. Et la situation s’est améliorée dans les zones où ces insecticides neurotoxiques ne sont plus employés », assure Henri Clément, président de l’UNAF. Cependant, rien n’est acquis. Un autre insecticide, le Cruiser, est suspendu jusqu’à l’automne. Mais après ? Et quid des autres préparations ? Quand respectera-t-on la directive européenne 91/414, qui impose une véritable homologation avant autorisation de mise sur le marché ? Quand on voit la diffusion des produits phytosanitaires des sols aux cours d’eau, on peut parier que l’ensemble de la flore est contaminé. Voilà 40 ans que les abeilles et les nombreux autres insectes pollinisateurs – dont les abeilles sauvages, les papillons et les bourdons – sont exposés à toute une panoplie de molécules chimiques… Le problème, c’est qu’il n’y a jamais eu d’étude d’impact sur la combinaison des molécules entre elles. Et en attendant, les abeilles meurent dans les campagnes et se portent bien en ville ! »
Source : Télérama | Auteur : Weronika ZarachowiczLes défenseurs du bio rappellent son rôle écologique
Sur l'agriculture biologique 05/08/2009La publication d’une étude de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, affirment que le contenu nutritionnel des produits bio ne serait pas supérieur à celui des produits conventionnels provoque un vif émoi au Royaume-Uni, où la mode bio fait fureur, mais aussi en France : en effet, elle passe sous silence l’absence de pesticides que cette alimentation garantit. La Soil Association, qui représente les producteurs de bio au Royaume-Uni, proteste contre cette étude fondée sur l’analyse des données publiées depuis 50 ans sur le sujet, et commanditée par la Food Standard Agency, l’agence gouvernementale des normes alimentaires : « Elle ne tient pas compte de l’impact des pesticides, des herbicides sur l’environnement en général et la pollution des rivières, ainsi que sur le bien-être animal », déplore-t-elle. Bien qu’en France seuls 8% de la population consomment au moins un produit bio par jour, l’étude a aussi soulevé des critiques. « C’est la énième [étude] qui arrive à cette conclusion, du fait qu’elle se limite à l’analyse des nutriments ! », soupire Claude Aubert, ingénieur agronome et consultant en agriculture biologique, auteur de nombreux ouvrages, notamment « Une autre assiette ».
Source : Le Monde | Auteur : Rafaële Rivais et Marc Roche