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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Démoustication sensible en Camargue

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

Elle portera sur 2500 premiers ha de gîtes à moustiques. Si les résultats sont concluants, elle pourra être étendue à quatre zones, dont Arles, l’an prochain. Les professionnels de l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) utiliseront exclusivement un bio- insecticide, le Bacillus thyringiensis israelensis (BTI). « Cette bactérie, naturellement présente dans les sols, produit une toxine qui perfore l’intestin des larves de moustiques »… « Ce n’est pas parce que c’est « bio » que ce n’est pas dangereux », insiste Mylène Weill, de l’Institut des sciences de l’évolution (Montpellier). Sa principale objection ? Les moustiques camarguais pourraient développer une résistance au BTI « Or, ce produit sera bientôt notre seule arme, car le Téméphos, l’autre insecticide, chimique, utilisé en France, devrait être interdit l’an prochain ». Il serait vital selon la chercheuse, de conserver des « réservoirs » de moustiques sensibles : ils pourraient en effet entrer en compétition avec les moustiques résistants. Et leur damer le pion, les moustiques mutants étant paradoxalement en plus mauvaise santé. « La démoustication de la Camargue est une opération de confort qui risque d’être très cher payée ».

Source : Sciences et Avenir

Nelly Olin pulvérise les pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

Les sénateurs examinent ces jours-ci, en seconde lecture, le projet de loi sur l’eau. Plusieurs articles concernent des mesures du Plan pesticides 2006-2009 présenté en Conseil des ministres le 28 juin dernier. Premier objectif de ce plan : réduire de moitié les ventes de 47 substances les plus dangereuses présentes sur le marché. Arme principale : la substitution. « La France va demander à l’Europe d’intégrer ce principe, comme c’est le cas pour les biocides, dans la réglementation en cours de révision. Nous procéderons en attendant, à des études ciblées pour retirer du marché les produits contenant des composés mutagènes et reprotoxiques (CMR) dont les conditions d’utilisation ne sont manifestement pas respectées », explique Edwige Ducly, au ministère de l’Ecologie. Le plan prévoir par ailleurs de confier l’évaluation scientifique à l’Afssa. Le nombre d’experts internes à l’agence va passer de 20 à 100, alors que le coût de l’homologation a bondi de 750 à 20 000 euros au 1er juillet.

Source : Environnement magazine | Auteur : FT

Des années après, le DDT continue de perturber le chant des merles

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

Le cerveau des merles d’Amérique vivant dans des zones où subsistent d’importantes concentrations de DDT est anormalement petit, selon une étude de l’Université d’Alberta au Canada. Pourtant, dans ce pays comme en Europe, ce pesticide organochloré est interdit depuis des années. Les zones du cerveau des oiseaux les plus affectées sont impliquées dans le chant et les comportements de parade : le répertoire et l’intensité du chant des mâles en sont tellement affectés qu’ils ne pourraient séduire les femelles de zones non contaminées.

Source : Science et Vie | Auteur : C.H.

Pesticides : Pollueurs encouragés

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

« Plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides », l’annonce sonnait bien. Le document conjoint des ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture présenté fin juin tient pourtant plus du catalogue de « mesurettes » que d’un combat à la hauteur de l’enjeu. Alors que 80% des rivières et plus de 50% des nappes souterraines sont polluées par les produits phytopharmaceutiques, que les sols et l’air sont contaminés, le plan ne prévoit même pas de réduire les tonnages utilisés. Seuls les produits classés parmi les plus dangereux sont touchés, leurs quantités devant diminuer de 50%. Mais ces substances actives représentent seulement 10% du total. A 95%, les pesticides vendus ne sont donc pas concernés par une réduction des usages… Les experts préconisaient sans aucune ambiguïté d’aller vers une réduction de l’usage des pesticides. Leur voix a manifestement pesé moins lourd que celles de l’industrie phytopharmaceutique et de l’agriculture intensive.

Source : Que Choisir | Auteur : ns

Des années après, le DDT continue de perturber le chant des merles

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

Le cerveau des merles d’Amérique vivant dans des zones où subsistent d’importantes concentrations de DDT est anormalement petit, selon une étude de l’Université d’Alberta au Canada. Pourtant, dans ce pays comme en Europe, ce pesticide organochloré est interdit depuis des années. Les zones du cerveau des oiseaux les plus affectées sont impliquées dans le chant et les comportements de parade : le répertoire et l’intensité du chant des mâles en sont tellement affectés qu’ils ne pourraient séduire les femelles de zones non contaminées.

Source : Science et Vie | Auteur : C.H.

Nelly Olin pulvérise les pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

Les sénateurs examinent ces jours-ci, en seconde lecture, le projet de loi sur l’eau. Plusieurs articles concernent des mesures du Plan pesticides 2006-2009 présenté en Conseil des ministres le 28 juin dernier. Premier objectif de ce plan : réduire de moitié les ventes de 47 substances les plus dangereuses présentes sur le marché. Arme principale : la substitution. « La France va demander à l’Europe d’intégrer ce principe, comme c’est le cas pour les biocides, dans la réglementation en cours de révision. Nous procéderons en attendant, à des études ciblées pour retirer du marché les produits contenant des composés mutagènes et reprotoxiques (CMR) dont les conditions d’utilisation ne sont manifestement pas respectées », explique Edwige Ducly, au ministère de l’Ecologie. Le plan prévoir par ailleurs de confier l’évaluation scientifique à l’Afssa. Le nombre d’experts internes à l’agence va passer de 20 à 100, alors que le coût de l’homologation a bondi de 750 à 20 000 euros au 1er juillet.

Source : Environnement magazine | Auteur : FT

Démoustication sensible en Camargue

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 31/08/2006

Elle portera sur 2500 premiers ha de gîtes à moustiques. Si les résultats sont concluants, elle pourra être étendue à quatre zones, dont Arles, l’an prochain. Les professionnels de l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) utiliseront exclusivement un bio- insecticide, le Bacillus thyringiensis israelensis (BTI). « Cette bactérie, naturellement présente dans les sols, produit une toxine qui perfore l’intestin des larves de moustiques »… « Ce n’est pas parce que c’est « bio » que ce n’est pas dangereux », insiste Mylène Weill, de l’Institut des sciences de l’évolution (Montpellier). Sa principale objection ? Les moustiques camarguais pourraient développer une résistance au BTI « Or, ce produit sera bientôt notre seule arme, car le Téméphos, l’autre insecticide, chimique, utilisé en France, devrait être interdit l’an prochain ». Il serait vital selon la chercheuse, de conserver des « réservoirs » de moustiques sensibles : ils pourraient en effet entrer en compétition avec les moustiques résistants. Et leur damer le pion, les moustiques mutants étant paradoxalement en plus mauvaise santé. « La démoustication de la Camargue est une opération de confort qui risque d’être très cher payée ».

Source : Sciences et Avenir | Auteur : R.M.

Pr Anne-Marie Roussel – Chercheur à l’université de Grenoble

Ils l'ont dit 31/08/2006

« Il existe aujourd’hui des tests fiables et validés pour doser les pesticides dans les végétaux. Pour le moment, le taux de pesticides retrouvé dans les fruits et légumes est négligeable et ne peut remettre en cause les bienfaits d’une consommation quotidienne de l’ordre de 500g pendant des dizaines d’années. Cela étant, il est légitime de contrôler l’évolution de l’utilisation de pesticides et une législation sérieuse dans ce domaine serait bienvenue ».

Source : Le Pnns2 et les fruits et légumes | Auteur : Pr Anne-Marie Roussel – Chercheur à l’université de Grenoble

Pr Anne-Marie Roussel – Chercheur à l’université de Grenoble

Ils l'ont dit 31/08/2006

« Il existe aujourd’hui des tests fiables et validés pour doser les pesticides dans les végétaux. Pour le moment, le taux de pesticides retrouvé dans les fruits et légumes est négligeable et ne peut remettre en cause les bienfaits d’une consommation quotidienne de l’ordre de 500g pendant des dizaines d’années. Cela étant, il est légitime de contrôler l’évolution de l’utilisation de pesticides et une législation sérieuse dans ce domaine serait bienvenue ».

Source : Le Pnns2 et les fruits et légumes | Auteur : Pr Anne-Marie Roussel – Chercheur à l’université de Grenoble

Les semenciers à la conquête du marché mondial

Sur les OGM 31/08/2006

L’environnement politique et réglementaire n’est pas favorable à la recherche. « La réglementation peine à être définie, appliquée et respectée », observe André Goig, responsable mondial des semences horticoles de Syngenta. Actuellement, seule la culture du maïs transgénique est autorisée. Les destructions de champs poussent à délocaliser la R&D aux Etats-Unis ou en Asie. « L’Europe risque de perdre son indépendance, faute de recherche propre », s’alarment les industriels européens. Et de passer à côté des marchés de demain… Les biotechnologies n’en sont qu’à leur début, n’exploitant pour l’essentiel que trois gènes et leurs combinaisons sur quatre types de culture seulement : soja, maïs, coton et colza de printemps. Les chercheurs s’attachent à en élargir l’usage à d’autres produits agricoles (blé, aubergines…). Monsanto espère commercialiser d’ici deux à trois ans un riz résistant à la sécheresse. Du Pont/Pioneer teste en champ un maïs enrichi en acides aminés pour l’alimentation animale, Syngenta lancera l’an prochain un maïs doté d’une enzyme accélérant sa conversion en éthanol. La bataille des semences ne fait que commencer.

Source : Enjeux les Echos | Auteur : Florence Bauchard

Les semenciers à la conquête du marché mondial

Sur les OGM 31/08/2006

L’environnement politique et réglementaire n’est pas favorable à la recherche. « La réglementation peine à être définie, appliquée et respectée », observe André Goig, responsable mondial des semences horticoles de Syngenta. Actuellement, seule la culture du maïs transgénique est autorisée. Les destructions de champs poussent à délocaliser la R&D aux Etats-Unis ou en Asie. « L’Europe risque de perdre son indépendance, faute de recherche propre », s’alarment les industriels européens. Et de passer à côté des marchés de demain… Les biotechnologies n’en sont qu’à leur début, n’exploitant pour l’essentiel que trois gènes et leurs combinaisons sur quatre types de culture seulement : soja, maïs, coton et colza de printemps. Les chercheurs s’attachent à en élargir l’usage à d’autres produits agricoles (blé, aubergines…). Monsanto espère commercialiser d’ici deux à trois ans un riz résistant à la sécheresse. Du Pont/Pioneer teste en champ un maïs enrichi en acides aminés pour l’alimentation animale, Syngenta lancera l’an prochain un maïs doté d’une enzyme accélérant sa conversion en éthanol. La bataille des semences ne fait que commencer.

Source : Enjeux les Echos | Auteur : Florence Bauchard

Nappes et rivières contaminées en Bourgogne, il faudra de nouvelles pratiques agricoles pour échapper aux pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/08/2006

Substance chimique utilisée pour lutter contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies en agriculture, mais aussi pour désherber les voies ferrées ou les jardins, le pesticide est un produit manifestement nocif pour la santé. On le dit généralement cancérigène, neurotoxique et perturbateur hormonal. Il n’est pas étonnant d’entendre les écologistes déclarer qu’aujourd’hui en Europe 47% des fruits et légumes sont contaminés par des pesticides, quand l’Ifen révèle que la moitié des cours d’eau et près d’un tiers des nappes souterraines contrôlées en 2004 étaient contaminées de façon significative. Personne n’est en mesure de communiquer les chiffres de l’année 2006, mais on peut facilement imaginer qu’ils n’ont fait qu’augmenter quand on sait qu’après six années de baisse, la vente des pesticides en 2005 a connu une hausse conjoncturelle de 5,4%. Si les industriels en vendent plus, c’est bien que la consommation augmente et que ces produits finissent tôt ou tard dans les ressources en eau.

Source : Sud Ouest | Auteur : Denis Wuyam

Nappes et rivières contaminées en Bourgogne, il faudra de nouvelles pratiques agricoles pour échapper aux pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 30/08/2006

Substance chimique utilisée pour lutter contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies en agriculture, mais aussi pour désherber les voies ferrées ou les jardins, le pesticide est un produit manifestement nocif pour la santé. On le dit généralement cancérigène, neurotoxique et perturbateur hormonal. Il n’est pas étonnant d’entendre les écologistes déclarer qu’aujourd’hui en Europe 47% des fruits et légumes sont contaminés par des pesticides, quand l’Ifen révèle que la moitié des cours d’eau et près d’un tiers des nappes souterraines contrôlées en 2004 étaient contaminées de façon significative. Personne n’est en mesure de communiquer les chiffres de l’année 2006, mais on peut facilement imaginer qu’ils n’ont fait qu’augmenter quand on sait qu’après six années de baisse, la vente des pesticides en 2005 a connu une hausse conjoncturelle de 5,4%. Si les industriels en vendent plus, c’est bien que la consommation augmente et que ces produits finissent tôt ou tard dans les ressources en eau.

Source : Sud Ouest | Auteur : Denis Wuyam

Christian Vélot – Chercheur en biologie moléculaire

Ils l'ont dit 30/08/2006

« C’est parce que je fabrique des OGM presque tous les jours que je trouve totalement irresponsable l’utilisation de cette technologie dans l’agro-alimentaire… Plus de 99% des plantes génétiquement modifiées qui sont connues ou testées sont des plantes à pesticides. Il y a celles où on a modifié un gène pour fabriquer en permanence un pesticide comme le maïs BT qui fabrique une protéine insecticide. Et il y a les autres plantes, qui peuvent absorber des pesticides ou herbicides sans mourir. C’est par exemple le cas du soja ou du colza au « Roundup ». La plante l’absorbe et l’accumule. Mais quel est le devenir de ce pesticide dans la chaîne alimentaire. Ces choses ne sont pas appréhendées… Je pense qu’il y aura dans les années à venir de lourdes responsabilités ».

Source : Liberté de l’Est | Auteur : Christian Vélot – Chercheur en biologie moléculaire

Corinne Lepage, ancienne ministre et présidente de Cap21

Ils l'ont dit 30/08/2006

« C’est l’effet retard de l’emploi systématique, massif et subventionné des pesticides par l’agriculture intensive. Même si l’on a interdit à la vente un produit comme l’atrazine depuis deux ans et demi, on découvre aujourd’hui ses dégradés en quantité très importante, voire grandissante, dans les nappes. Le temps de transfert à partir du sol peut en effet durer plusieurs dizaines d’années et le filtrage naturel du polluant se révèle limité. Combien de temps subirons-nous cet effet boomerang ? Dix ans ? Trente ans ? En tout cas, on ne peut pas prétendre que le pire est derrière nous. L’hypothèse contraire est même parfaitement plausible… Qu’on ne vienne pas me dire que sans produits phytopharmaceutiques, l’agriculture se meurt. La Suède et le Danemark, qui ont divisé leur usage des pesticides (lourdement taxés) par deux, ont toujours des agriculteurs compétitifs. Même l’Inra, dans son rapport avec le Cemagref publié en 2005, notait que l’économie rurale gagnerait à suivre le modèle scandinave. En tout cas, il n’est plus possible de continuer à bafouer le principe « pollueur – payeur » et de s’habituer à se décharger sur le pollué. Lui qui finance déjà les aides à l’agriculture et les dispositifs curatifs par ses impôts. Lui dont la santé trinque.»

Source : Eau francilienne – Pesticides à tout - va | Auteur : Corinne Lepage, ancienne ministre et présidente de Cap21
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