Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Le DDT, insecticide utile à petite dose
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 28/05/2004Prohibé dans les années 70, son utilisation contre la malaria redevient « acceptable ». « La vaporisation est limitée aux maisons et elle est très faible. L’insecticide ne s’infiltre pas dans les rivières ou dans les sols, précise Richard Tren, de la fondation Africans Fighting Malaria. On peut sauver des millions de vies grâce au DDT. Le lobby des environnementalistes tue tous les jours des bébés africains ! ». La convention de Stockholm, qui liste le DDT comme l’un des douze polluants organiques persistants dont l’usage doit être retreint, l’autorise pour des problèmes de santé publique. L’OMS le fait figurer dans sa liste d’insecticides recommandés dans la lutte contre le paludisme. Les écologistes eux-mêmes approuvent discrètement son utilisation dans le combat contre le paludisme. « Le recours au DDT ne nous plaît pas, mais nous comprenons qu’en l’absence de solution de rechange, il doit être utilisé en quantités très limitées », confirme Rob Little, directeur de WWF pour l’Afrique du Sud.
Source : Libération | Auteur : St. S.Les OGM conquièrent le monde
Sur les OGM 23/05/2004L’Europe qui vient de lever le moratoire sur l’importation de maïs transgénique, s’efforce de contenir le développement des OGM. Mais la résistance européenne ne doit pas occulter une réalité : à l’échelle de la planète, les OGM ont d’ores et déjà gagné la partie. De 1996 à 2003, les cultures transgéniques sont passées de 2,8 millions à 67,7 millions d’ha, selon un rapport des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Les surfaces conquises augmentent de 15% par an et 6 millions d’agriculteurs ont franchi le pas des OGM au cours de la seule année 2003. Publié le 17 mai, le rapport de la FAO a fait sensation, en affirmant que « les biotechnologies offrent de grandes promesses pour l’agriculture des pays en développement ». Les auteurs insistent sur le fait que les OGM ne sont « pas la panacée » et soulignent qu’il s’agit de « compléter –et non pas de remplacer – les technologies agricoles conventionnelles » et avertissent que « les avantages et risques potentiels doivent être évalués au cas par cas ». Une façon de reconnaître comme les industriels de la biotechnologie l’admettent eux-mêmes- que les effets à moyen et long terme de la modification génétique demeurent inconnus. Mais il en faudrait plus, bien plus pour stopper l’irrésistible marche en avant des OGM.
Source : La Tribune | Auteur : Thierry ArnaudOGM : Monsanto marque un point au Canada
Sur les OGM 23/05/2004La Cour suprême du Canada adonné raison à Monsanto dans une affaire qui l’opposait à un fermier du Saskatchewan, Percy Schmeiser. Par cinq voix contre quatre, elle a confirmé les jugements précédents remportés par le groupe américain en concluant que le cultivateur « avait exploité le gène et la cellule brevetée de Monsanto ».
Source : Les EchosLes agriculteurs craignent une « catastrophe » si le Gaucho est interdit
Sur les abeilles 20/05/2004Plusieurs responsables agricoles, Christophe Terrain (AGPM), Henri de Benoist (AGPB), Dominique Ducroquet (CGB) ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour « demander à être entendus pour toute décision sur le traitement des semences ». « Le traitement de semences est gravement menacé en France au motif qu’il pourrait être responsable de la mortalité des abeilles, or le traitement des semences est devenu un moyen essentiel de produire des végétaux sains, en réduisant de surcroît les quantités de produits phytopharmaceutiques utilisés pour soigner les plantes » précisent-ils. « Il n’y a pas d’alternative au traitement des semences, sauf à accepter des risques très supérieurs car supprimer le Gaucho conduirait pour le seul maïs à utiliser 10 000 tonnes d’insecticides granulés, soit 300 semi- remorques, et les risques sanitaires seraient multipliés par 100 », assurent-ils. Pour eux, la nocivité du Gaucho contre les abeilles n’a « jamais été démontrée » puisque « dans certaines régions les abeilles meurent avec ou sans semences traitées dans leur voisinage » et que « ce produit est utilisé sans problème dans plus de 100 pays ». Ils réclament aussi la « vérité » sur les causes de la mortalité des abeilles, qu’ils jugent être « une urgence nationale ».
Source : AFPSyngenta : maïs doux OGM autorisé par Bruxelles ne sera pas vendu en France
Sur les OGM 20/05/2004« Les industriels transformateurs de maïs doux ont clairement annoncé qu’ils ne commercialiseraient pas de maïs OGM dans la situation actuelle. Le feu vert de la Commission n’a pas d’impact financier sur Syngenta car le produit ne sera pas commercialisé. La décision de la Commission reconnaît la sécurité et l’innocuité de notre produit, ce qui est pour nous le plus important » a déclaré Mr Goig, PDG de Syngenta Seeds France et Europe, qui espère surtout obtenir dans la foulée l’autorisation de mise en culture du maïs grain Bt-11 pour l’alimentation animale. Les fabricants français de maïs doux (marques Bonduelle, d’Aucy, Géant Vert, Gillet-Contres, Larroche) avaient annoncé qu’ils ne mettraient pas d’OGM dans leurs produits vendus en France et continueraient à inscrire sur leurs étiquettes la mention « sans OGM ».
Source : AFPUn nouvel organisme très très modifié
Sur les OGM 20/05/2004Du nouveau au rayon des futurs OGM : un maïs capable de tolérer des quantités de glyphosate (la molécule active de l’herbicide universel Roundup) six fois supérieures à celles utilisées en temps normaux. Ce maïs tolérant à de très fortes quantités d’herbicides est, assurément, aux antipodes des déclarations de la FAO qui soulignait que des agricultures frustres devaient pouvoir bénéficier de la recherche sur les OGM. La recherche qui a conduit à la mise au point de cet OGM, se situe clairement, comme le relève un commentaire de Science, dans le cadre de la compétition engagée pour le commerce du glyphosate et des semences modifiées pour lui résister.
Source : Libération | Auteur : Corinne BensimonRégen TS : une expertise détecte du Fipronil dans deux produits
Sur les abeilles 18/05/2004Cette expertise a été effectuée à la demande du juge d’instruction de Saint Gaudens Jean Guary. Deux échantillons sur huit, d’huile et de margarine de tournesol contenaient du Fipronil. Pour cette expertise, le taux minimum de détection avait été fixé par le laboratoire à 0,05 microgrammes par kg. Sur les échantillons positifs, le taux détecté est de 0,2 microgrammes par kg.
Source : AFPPas de cultures OGM en France mais les agriculteurs y pensent
Sur les OGM 18/05/2004« La décision de la Commission européenne d’autoriser l’importation dans l’UE d’un aliment génétiquement modifié ne change rien pour les agriculteurs français. Mais les cultures OGM vont commencer à se développer en France dans 5 ou 10 ans», déclare Didier Marteau, vice-président de la FNSEA, chargé de la sécurité alimentaire. « Nous respectons les consommateurs. Mais les OGM sont un moyen d’apporter la réponse au défi qui nous est posé d’utiliser moins de pesticides », affirme Christophe Terrain de l’AGPM. « Les OGM doivent concourir au progrès agronomique, notamment pour l’alimentation animale. C’est très maladroit de la part de Bruxelles vis-à-vis de l’opinion publique d’avoir choisi un maïs destiné à la consommation humaine pour sortir de facto du moratoire », regrette ce grand défenseur des OGM. Pour sa part, Jean Emile Sanchez, porte parole de la Confédération Paysanne, demande au gouvernement de « suspendre » les huit nouveaux essais de semences OGM qui devraient démarrer après le 24 mai. « En cas de refus du gouvernement ou d’absence de réponse, nous irons détruire les parcelles de la nouvelle campagne d’essais de semences OGM. Le ministre de l’agriculture Hervé Gaymard a affirmé qu’il « est extrêmement compliqué de modifier la directive européenne » qui permet à Bruxelles de décider quand aucune majorité claire ne se dessine parmi les Etats européens. Les syndicats professionnels des semences et de la protection des plantes, que se réjouissent de la décision de la commission – car 33 produits sont en attente d’autorisation – demandent maintenant à Bruxelles de « prendre une décision quant aux seuils de présence fortuite dans les semences ».
Source : AFP | Auteur : Christian CharcosseyOGM : Pas de risque prouvé, mais pas d’intérêt non plus pour le consommateur
Sur les OGM 18/05/2004Les OGM ne présentent pas de risque avéré pour la santé, mais n’apportent pas non plus de bénéfice au consommateur, estiment les experts interrogés par l’AFP. « Il y a plutôt moins d’incertitudes sur le risque que lors de l’entrée en vigueur du moratoire », considère Martin Hirsch, qui dirige l’une des deux instances d’expertise des OGM en France, l’AFSSA. « Sur aucun des dossiers qui nous a été présenté, nous n’avons trouvé un risque avéré pour la santé, mais en termes de bénéfice, l’intérêt est purement théorique », ajoute-t-il. Plus de 95% des OGM actuels sont conçus pour résister aux insectes ou pour tolérer un herbicide « total »,ce qui facilite la vie de l’agriculteur, mais ne concerne guère le consommateur final. Les firmes de biotechnologies promettent des OGM de « deuxième génération », offrant un intérêt pour la nutrition et la santé.
Source : AFP | Auteur : Marie Pierre FereyPesticides : les paysans restent les plus exposés
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/05/2004Le Conseil permanent des associations de l’environnement publie son Livre blanc. Un état des lieux qui place les produits phytopharmaceutiques au cœur des préoccupations. Une étude régionale s’inquiète des dangers auxquels sont exposés les paysans qui utilisent des pesticides. S’il y a danger en Midi-Pyrénées, tout comme dans les régions voisines, c’est bien parce que l’on constate une banalisation des troubles. Un agriculteur sur six serait victime de ces méfaits dus aux produits indispensables pourtant au traitement des cultures. Et si des études existent qui font état d’effets allergisants, d’une diminution des défenses immunitaires, d’une plus grande fréquence des cancers, il reste difficile d’établir un lien direct entre la plupart de ces produits actifs et des problèmes de santé qui surgissent souvent beaucoup plus tard. Seule solution provisoire : s’en remettre au moins au principe de précaution.
Source : La Dépêche du Midi | Auteur : Jean-Marie DecorseAu Nunavut, des poisons sur le gril
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 16/05/2004Les Pop, quasi indestructibles et portés par les vents et les courants marins se propagent sur des milliers de kms. Selon les signataires de la convention de Stockholm, « l’écosystème arctique et les populations autochtones qui y vivent sont menacés ». Non seulement le froid polaire en ralentit l’évaporation, mais les molécules se fixent dans les organismes vivants – et les animaux, source d’alimentation privilégiée des Inuits. Via la chaîne alimentaire, les Pop aux effets redoutables sont accusés d’empoisonner les habitants du Grand Nord. De fait, 73% des femmes inuit auraient un taux de PCB dans le sang cinq fois supérieur à la norme canadienne ; chez la moitié des Inuits, ce taux serait jusqu’à vingt fois plus élevé que dans la population du Sud canadien ; leur concentration dans le lait maternel jusqu’à neuf fois plus importante.
Source : Libération | Auteur : Carole DuffréchouProduits chimiques bannis – Une convention entre en vigueur
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/05/2004« Parce qu’elle interdit la production et l’utilisation de certains produits chimiques parmi les plus toxiques pour les hommes, la Convention de Stockholm permettra de sauver des vies et de protéger la nature, notamment au sein des communautés et des pays les plus pauvres » a déclaré Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Il faudra néanmoins des années pour que les « Pop » (Polluants organiques persistants) soient éliminés. « De tous les polluants libérés dans l’environnement chaque année par les activités humaines, les « Pop » figurent parmi les plus dangereux. Pendant des dizaines d’années, ces produits chimiques hautement toxiques ont tué des hommes et des animaux ou les ont rendus malades, endommageant leur système immunitaire, reproductif et nerveux et entraînant de nombreux cancers. Ils sont également à l’origine de nombreuses anomalies congénitales.
Source : ReutersMme Royal va inciter les maires à interdire Gaucho et Régent
Sur les abeilles 13/05/2004Dans une lettre au ministre, Mme Royal annonce que le conseil régional va prendre une délibération encourageant les maires à interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à base de fipronil et d’imidaclopride », molécules de Régent et Gaucho. Elle demande également au ministre « quelles mesures concrètes d’évaluation, de collecte et de destruction des stocks » il a mis en place concomitamment à sa décision de suspendre la commercialisation du Régent, tout en autorisant l’écoulement des stocks jusqu’à la fin mai.
Source : AFPInsecticides : Le Conseil d’Etat rejette la requête des Verts
Sur les abeilles 13/05/2004Le Conseil d’Etat a rejeté la requête des Verts, visant à empêcher l’écoulement, autorisé jusqu’au 31 mai, de stocks de semences traitées avec des insecticides type Régent. Le parti écologiste avait demandé, par la procédure de référé – suspension, l’annulation du décret octroyant ce délai.
Source : Le FigaroOGM : Bruxelles va autoriser un maïs transgénique
Sur les OGM 13/05/2004Après 5 ans de purgatoire, de nouveaux OGM vont refaire leur apparition officielle dans l’assiette du consommateur. Le 19 mai, la Commission européenne décidera officiellement d’autoriser la mise sur le marché européen du BT 11, un maïs doux transgénique (porteur du gène d’une bactérie qui le rend résistant à un insecticide). Le Commissaire chargé de la protection des consommateurs, David Byrne, soutenu par une grande majorité de ses collègues, n’a jamais caché son souhait de réhabiliter les OGM. Selon ses détracteurs, le tropisme « pro OGM » du responsable irlandais s’explique pour des raisons strictement commerciales et diplomatiques : l’UE est depuis quelques mois sous le coup d’une possible sanction de l’OMC, à la suite de plaintes notamment déposées par les Etats-Unis, principaux producteurs d’OGM.
Source : Le Figaro | Auteur : Pierre Avril