UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

André Comte-Sponville- Philosophe

Ils l'ont dit 28/02/2010

« La nature n’est pas Dieu. L’émergence d’une forme de panthéisme bobo naïf est une forme de régression. One ne nourrira pas 9 milliards d’individus avec des produits bio »

Source : Les Echos

Jean Hervé Lorenzi – Economiste

Ils l'ont dit 28/02/2010

« Le principe de précaution tel qu’on l’entend en France va trop loin. Aux Etats-Unis, l’innovation n’est interdite que quand il est prouvé qu’elle est nocive. En Europe on voudrait n’autoriser que les innovations dont a pu prouver qu’elles n’étaient pas nocives. En freinant le terrain des OGM, nous risquons de prendre un retard considérable ».

Source : Les Echos

Agriculture : les cinq défis de la décennie

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/02/2010

1 – Assurer un revenu décent aux agriculteurs ; 2- Redéfinir la PAC ; 3- préserver l’environnement (Par définition proches de la nature, les agriculteurs sont pourtant souvent soupçonnés de pratiques peu « vertes ». En dix ans, l’agriculture française a réduit d’un tiers l’utilisation de produits chimiques. Les efforts se poursuivent). 4- Eviter la désertification des campagnes ; 5- Inventer les produits agricoles du futur (Pour contribuer à nourrir les 9 milliards d’êtres humains prévus en 2050, mais aussi pour trouver de nouveaux débouchés, l’agriculture devra innover. L’amidon de maïs sert déjà à fabriquer des fibres textiles ou des emballages. Le lin utilisé comme aliment pour le détail, réduit de 30% les gaz à effets de serre produits lors de la digestion. Il donne un lait riche en oméga 3 et moins gras. Même si les OGM restent controversés, la recherche biotechnologique permet d’espérer des variétés résistantes, nécessitant moins d’eau et de traitements chimiques.)

Source : Le Figaro Economie | Auteur : Eric de la Chesnais

Nourrir la planète sans la détruire… C’est possible ?

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/02/2010

L’agriculture française tient salon à Paris, du 27 février au 7 mars, et les visites des politiques vont mobiliser les journalistes. Pourtant, rares sont aujourd’hui les décideurs politiques capables d’interpréter les indices qui nous montrent que l’accès à l’alimentation pour tous sera la grande question du XXIème siècle. Ils ne voient pas que l’agriculture « moderne » et ultra-spécialisée qui se développe sous nos yeux épuise les sols et prépare les famines de demain. Celle-ci est gourmande en pétrole, en engrais, en eau, en pesticides. Elle éjecte la main d’œuvre agricole des pays pauvres vers des villes en manque d’emplois. Les sélections de plantes et d’animaux sont mises au service exclusif du productivisme agricole de court terme. Elles font reculer la biodiversité depuis plusieurs décennies… Encore trop rares, des paysans privilégient une agriculture à la fois productive et respectueuse de l’environnement. Ils maintiennent de bonnes pratiques agronomiques qui entretiennent les sols au lieu des les épuiser. Ils pratiquent sans le dire, une « agriculture écologiquement intensive »… Une grande partie des techniques concernées est commune avec celles de l’agriculture biologique, mais à la différence de cette dernière, les techniques de la révolution verte (engrais et produits chimiques) ne sont pas systématiquement refusés, elles interviennent subsidiairement et dans le cadre d’un raisonnement écologique.

Source : Humanité Dimanche | Auteur : Gérard Du Puill

Les solutions pour produire plus

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/02/2010

Pour les agrochimistes, l’augmentation des rendements passe avant tout par une efficacité accrue des fertilisants et des produits phytosanitaires. Autrement dit, il faut utiliser les substances chimiques à la bonne dose, au bon endroit et au bon moment. « L’enjeu est de savoir répondre au mieux aux besoins de la plante, explique Marc Hervé, responsable agronomique chez K+S Nitrogen. Suffisamment pour ne pas diminuer les rendements et sans excès pour limiter les effets sur l’environnement. » Dans les phytosanitaires, BASF lance cette année un herbicide post levée, lequel, associé à des semences résistantes à ce produit, permet de traiter le tournesol si des mauvaises herbes viennent effectivement envahir la culture. Ce procédé évite l’emploi inutile de produits phytosanitaires. « Nous travaillons aussi à l’adhérence des produits sur les végétaux, explique Vincent Gros, président Europe de la division protection des cultures. Une formulation spécifique permet à une goutte de produit de s’étaler plutôt que de s’éclater. » … On affirme chez Bayer CropScience que « les méthodes de culture alternatives ne permettent pas d’atteindre les objectifs du Grenelle. Elles sont encore peu efficaces et souvent plus chères que les méthodes conventionnelles. ». Les recherches sont encore balbutiantes.

Source : L’Usine Nouvelle | Auteur : groupe journalistes

Luc Guyau – président de la FAO

Ils l'ont dit 25/02/2010

« Ce n’est pas aux agriculteurs français de nourrir le monde entier, certes, mais nous devons y contribuer, parce que nous occupons un espace de paix et de paix climatique. L’Europe doit être un gros contributeur pour lutter contre la faim dans le monde, c’est aussi une question de sécurité ».

Source : LSA

Laurent Chevallier Nutritionniste

Ils l'ont dit 25/02/2010

« Personne ne peut affirmer aujourd’hui que le doublement des cancers depuis 25 ans ne serait dû qu’au vieillissement de la population et à l’amélioration du dépistage. Il y a une épidémie de cancers dans tous les pays qui ont perdu leur alimentation traditionnelle et qui son soumis à diverses formes de pollutions…. En terme de toxicologie, on a changé de paradigme : au Moyen Age et jusqu’au XIXème siècle, on considérait que la dose faisait le poison. Maintenant, certains produits chimiques, même à très faible dose, peuvent provoquer un changement de métabolisme. »

Source : Le Nouvel Observateur

Paul François Agriculteur

Ils l'ont dit 25/02/2010

« Le bio, c’est trop difficile techniquement sur 400 ha. En semant désormais du trèfle après chaque moisson, en faisant la rotation des cultures et en remettant du fumier sur mes terres, j’ai réussi à diminuer de 30 à 40% l’emploi des produits phytosanitaires, rien que sur mes champs de maïs et de tournesol. Surtout, je me sens mieux dans ma peau de paysan. C’est passionnant de revenir à l’agronomie : le lien avec le sol, la vie microbienne. Ce n’est que du bon sens de faire des bandes enherbées près des cours d’eau et d’éviter de polluer les nappes phréatiques. »

Source : La Vie

Les cultures d’OGM en recul dans l’UE

Sur les OGM 23/02/2010

Les cultures d'OGM sont en recul en Europe, victimes de la défiance de l'opinion publique et de leurs effets néfastes pour l'environnement, ont annoncé mardi Greenpeace et Friends of the Earth dans des rapports publiés à Bruxelles. Les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l'Union européenne, ont reculé de 11%, passant de 106.737 hectares en 2008 à 94.749 ha en 2009, soulignent les deux organisations. "Il n'y aura jamais de majorité ni dans un sens, ni dans l'autre. Il faut donc trouver une solution, qui pourrait être de laisser les Etats décider d'autoriser ou non la mise en culture", a confié à l'AFP un haut responsable de la nouvelle commission sous couvert de l'anonymat. Deux OGM attendent une autorisation de culture dans l'UE: le MON 810 et la pomme de terre Amflora développée par le groupe allemand Bayer. L'agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA, AESA en français) considère que ces deux OGM ne posent aucun problème pour la santé, même si l'Amflora contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques et le MON 810 une molécule insecticide. Mais leur impact sur l'environnement pose problème en raison de la dissémination. "La coexistence entre les cultures est importante. Il ne faut pas mettre en péril les autres catégories de production", a insisté le haut responsable de la commission. Friends of the Earth (Les Amis de la terre) considèrent pour leur part que "les OGM ne sont pas le succès annoncé". "Présentés comme une solution contre le réchauffement du climat et contre la famine, plus de 99% des OGM cultivés servent en fait à l'alimentation animale et à la production de carburants", déplore l'organisation écologiste. EuropaBio, l'organisation représentant les intérêts de l'industrie biotechnologique, conteste cette vision. "14 millions de cultivateurs ont planté 134 millions d'hectares d'OGM en 2009, contre 125 millions d'ha cultivés par 13,3 millions d'agriculteurs en 2008", souligne l'organisation. "Une fois de plus l'Europe est en train de rater le train. Quand donc allons nous apprendre ?", a déploré son secrétaire général, Willy de Greef.

Source : AFP

Cécile Duflot – Tête de liste d’Europe Ecologie en Ile de France

Ils l'ont dit 23/02/2010

« Le sérieux est du côté de l’écologie... Quinze agriculteurs biologiques sont formés chaque année dans la Région, mais dix sont contraints d’en partir. Notre but est de faire de l’Ile de France une grande zone de production de blé, pour qu’à la fin de la mandature tous les lycéens aient du pain bio au déjeuner ».

Source : Métro

La France restructure son expertise sanitaire

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/02/2010

Les conditions de la fusion de l’Affsa et de l’Afsset, posent la question de l’indépendance des avis émis. Cinq sénateurs et députés souligne un risque de « dilution. Ils s’inquiètent des risques de conflits d’intérêt « dans une agence assurant à la fois des activités d’expertise, d’évaluation et de gestion. Ainsi en est-il en matière de santé environnementale concernant les pesticides par exemple, ainsi que pour les activités de gestion de santé animale et du médicament vétérinaire. » « Il y a un verrouillage par le sommet alors que l’Etat a besoin d’ une expertise indépendante pour gérer les crises sanitaires », dénonce André Cicolella, porte parole du Réseau environnement santé. Marc Mortureux directeur général de l’Afssa, qui occupera les mêmes fonctions au sein de la nouvelle agence, entend « respecter ce qui a été construit » et assure qu’il « n’y aura pas de dilution ». » Ainsi sera mis en place un comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts et des audits plus fréquents de l’Agence nationale du médicament vétérinaire seront réalisés.

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

Six pistes contre le déclin de la biodiversité

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/02/2010

2010 a été déclarée «Année de la biodiversité » par les Nations unies. L’objectif de freiner l’érosion accélérée des espèces animales et végétales n’a pas été tenu. Pourtant des solutions existent… Pour l’agriculture intensive, fondée sur l’utilisation massive de la chimie, la spécialisation des cultures, et la destruction des obstacles au passage des machines agricoles, est l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité. Mais l’agriculture n’est pas forcément l’ennemie des espèces sauvages. Elle a toujours besoin des organismes présents dans le sol, qui garantissent sa fertilité, et des insectes auxiliaires qui assurent la pollinisation des cultures. Certaines pratiques agricoles, qui peu à peu gagnent du terrain, permettent à la nature de prospérer. L’agriculture biologique, qui se passe de produits chimiques de synthèse, en est un exemple. Mais d’autres techniques sont favorables à la faune sauvage, comme l’implantation ou la préservation de haies, d’arbres isolés, de mares, de bandes enherbées près de cours d’eau. Les praires permanentes, les cultures sans labour et la couverture des sols en hiver préservent la faune du sol. Certaines de ces pratiques sont subventionnées par les pouvoirs publics.

Source : Le Monde | Auteur : Laurence Caramel

Le bio boom a commencé

Sur l'agriculture biologique 18/02/2010

En France, l’exception des fruits et légumes, dont 60% sont importés, ou encore de l’épicerie, l’autosuffisance en bio est en vue pour les produits laitiers ou la farine et elle est totale pour les œufs, la volaille et les viandes. Mais les 670 000 ha sans pesticide ne représentent encore que 2,5% de la surface agricole utile… Mais la conversion des agriculteurs conventionnels vers le bio ne peut que s’accélérer. D’abord du fait de la revalorisation des aides en faveur de l’agriculture biologique. Ensuite parce que la grande distribution multiplie les offres siglées AB pour les produits transformés et muscle ainsi des filières de transformation. Enfin et surtout car la politique agricole commune est moribonde : « On connaît l’échéance finale, note Marc Dufumier, expert agronomique de la Fondation Nicolas Hulot, c’est 2013. Il faudra alors que l’agriculture française opère un virage à 180 degrés si elle veut garder une partie de son chèque annuel de 9,5 milliards d’euros. Dans les solutions de survie, il y a le bio et les agriculteurs le savent… »

Source : Le nouvel Observateur | Auteur : Guillaume Malaurie

Les abeilles toujours menacées

Sur les abeilles 18/02/2010

Les apiculteurs ne sont pas à la fête. Après le Gaucho, un pesticide accusé de tuer les abeilles, le ministère de l’Agriculture vient d’autoriser, pour la troisième année consécutive l’utilisation du Cruiser. Il s’apprête à homologuer le Proteus pour les semis de printemps. Ces insecticides dits à « haute persistance » se retrouvent du semis à la floraison mais aussi au stade de la «guttation », quand les plants secrètent un liquide devenu toxique qui tue les insectes butineurs en quelques minutes. « On retrouve nos abeilles mortes en plein champ. Mais pour les pouvoirs publics, qui ne prennent en compte que les mortalités aigües, ça ne compte pas », déplore Sophie Dugué, spécialiste des pesticides à l’Unaf. L’Unaf qui demande le retrait immédiat du marché de tous les pesticides à base de néonicotinoïdes, s’appuyant sur une récente étude de l’Inra qui met en cause ces produits dans la disparition des abeilles.

Source : 20 minutes | Auteur : Charlotte Mannevy

Le bio s’invite dans les vignes bordelaises

Sur l'agriculture biologique 16/02/2010

« La viticulture bio, c’est un retour aux valeurs, au métier de base » clame Xavier Planty, ingénieur agronome et cogérant du Château Guiraud. Désormais au château des équipes sont responsables de parcelles de vignes, car « maintenant, le chef de culture, c’est la nature ». Il faut savoir s’adapter à la météo. Avant chaque épisode pluvieux, il est nécessaire de protéger la vigne. Une surveillance, une flexibilité de tous les instants est requise, afin d’éviter que des maladies comme le mildiou ne se développent. Le travail sur les feuilles doit également être plus régulier. Ce qui permet toutefois d’avoir des vignes moins vigoureuses, donc plus facile à tailler. « Le regard que l’on porte sur la vigne a changé. Il y a davantage d’implication de la part des 32 salariés ». Evidemment, les coûts de production augment. « On ne peut pas produire bio à petit prix », prévient Xavier Planty. Le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, Alain Vironneau, est quant à lui plutôt partisan de l’agriculture raisonnée, qui suppose une maîtrise de l’utilisation des produits chimiques, du gazole… « Aujourd’hui, tous les viticulteurs s’intéressent au développement durable. Ce n ‘est pas l’exclusivité du bio.

Source : La Croix | Auteur : Correspondant régional Aquitaine
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