UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Du poison dans nos assiettes

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/02/2009

Effrayant. Ils sont là, dans nos fruits et légumes, dans l’air que nous respirons. Enquête sur les pesticides. Des centaines d’études ont été menées. La plupart dressent un même constat : la population agricole affiche un plus fort taux de leucémies, de cancers du sang et de la moelle osseuse, de tumeurs cérébrales ou de maladies de Parkinson. Avec chez les femmes, un risque accru de fausses couches ou d’enfants prématurés. « Des études montrent effectivement une légère augmentation de certaines maladies mais sans lien avéré avec nos produits. Il ne s’agit que suspicions », rétorquent les industriels du phytosanitaire. Jean-Charles Bocquet dirige l’UIPP. Comprenez : le lobby des fabricants de pesticides. C’est lui que les géants comme Bayer CropScience, DuPont, Syngenta ou BASF Agro envoient au front pour rassurer les consommateurs en faisant passer les bons messages aux journalistes. Et le patron de l’UIPP d’expliquer : « Toutes les molécules autorisées ont fait l’objet d’évaluations précises. En l’état des connaissances actuelles, utilisées correctement, elles ne présentent aucun risque pour la santé de l’agriculteur ou du consommateur. Un discours qui ne satisfait pas François Veillerette, aujourd’hui administrateur du réseau PAN Europe, un groupement d’ONG spécialisées dans la traque aux pesticides. « On sait qu’ils agissent sur notre santé, on le constate chez les agriculteurs ; quant à l’effet des faibles doses auxquelles nous sommes tous exposés au long de notre vie, c’est la grande inconnue ». Une partie de ces substances chimiques se retrouve dans notre assiette. Il suffit de lire les résultats des contrôles réalisés par la Répression des fraudes, plus de la moitié des fruits, des légumes et des céréales que nous avalons en contiennent, dont 7,6% au dessus des LMR. Ce qui nous propulse dans le peloton de tête des pays européens les plus « contaminés ». Selon l’UIPP, ces dépassements « n’entraînent pas de problème pour la santé humaine, compte tenu des marges de sécurité qui sont prises pour rester en deçà des seuils toxicologiques »

Source : Le point | Auteur : Christophe Labbé et Olivia Recassens

Ecologie, non merci !

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/02/2009

Dans le documentaire « Quand l’écologie perd la raison » paru sur France 2, les deux auteurs, Jérôme Lambert et Philippe Richard, ne donnent la parole qu’à la communauté scientifique. Disons le tout de suite : ce parti pris assumé change agréablement des vaticinations catastrophistes dont nous tympanisent ordinairement les « spécialistes » de l’écologie sélectionnés par les médias (José Bové, Nicolas Hulot, Noël Mamère et autres « charbonniers » auxquels la foi verte tient lieu de connaissance des dossiers…). D’ores et déjà, un milliard d’êtres humains vivent, ou plutôt survivent, avec la faim au ventre ; et d’ici 2050 la population mondiale va passer de 6 à 9 milliards d’individus. Dans ces conditions, la principale question écologique qui se pose à nous – à moins que la nature soit plus importante que l’homme ! C’est : comment augmenter la protection agricole pour nourrir tout le monde ? Certainement pas en s’interdisant d’agir au nom d’un sacro saint « principe de précaution », qui s’est déjà révélé générateur de catastrophes, nous dit le documentaire.

Source : Valeurs actuelles | Auteur : Basile de Koch

Vingt-six chercheurs américains dénoncent des entraves à la recherche sur les OGM

Sur les OGM 26/02/2009

Un groupe de 26 scientifiques américains spécialisés dans l’étude des insectes ravageurs du maïs a critiqué, dans une déclaration envoyée à l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), les restrictions d’accès aux OGM imposées par les entreprises semencières. Les chercheurs doivent obtenir leur permission avant de procéder à des études. « Par conséquent, aucune recherche véritablement indépendante ne peut être menée sur des questions cruciales concernant cette technologie, ses performances, ses conséquences et ses interactions avec la biologie des insectes », concluent-ils.

Source : Le Monde

OGM: l'UE diffère sa décision sur la culture de deux maïs

Sur les OGM 25/02/2009

Les experts des pays européens ne sont pas parvenus mercredi à se prononcer sur les demandes d'autorisation pour la culture de deux maïs génétiquement modifiés et ont renvoyé la décision à l'arbitrage des ministres, a annoncé la Commission européenne. Les experts devaient se prononcer sur les demandes d'homologation du maïs Bt 11 de la firme suisse Syngenta et du maïs 1507 développé par les groupes Pioneer et Dow AgroScience."Le comité (d'experts) n'a pas été en mesure de trouver une majorité qualifiée, ni pour l'approbation, ni pour le refus", a précisé la Commission."La décision a donc été renvoyée au ministres" des pays de l'UE, ajouté la Commission. Si, à leur tour, les ministres ne parviennent pas à se prononcer, la Commission européenne, qui est favorable à la culture des OGM, imposera sa décision. Les deux variétés de maïs sont génétiquement modifiées pour résister à des lépidoptères ravageurs, pyrales et chenilles sésamies, précisent les professionnels des semences et de la protection des plantes."Aucun nouvel OGM n'a été autorisé à la culture dans l'UE depuis plus de 10 ans. Les atermoiements et autres retards liés au traitement uniquement politique et non scientifique des dossiers relatifs aux OGM n'ont que trop duré", a affirmé leur porte-parole Philippe Gracien dans un communiqué.
"Les deux maïs ont été jugés sans risques pour la santé et l'environnement
(...) Les agriculteurs doivent avoir la pluralité du choix, à la fois pour leur mode de production et les variétés de maïs OGM qu'il souhaiteraient cultiver", a ajouté M. Gracien.

Source : AFP

Michel Barnier

Ils l'ont dit 24/02/2009

« Qu’on ne me fasse pas de procès d’intention. Ce qui peut gêner, c’est l’absence de volonté ou l’insuffisance de la recherche. On ne peut pas laisser les agriculteurs sans solution technique. Mais ils y sont prêts, car les pesticides sont parfois dangereux et coûtent cher. Si on leur présente des alternatives, il vont les utiliser ».

Source : Libération | Auteur : Michel Barnier

Abeilles : agriculteurs et apiculteurs renvoyés dos à dos

Sur les abeilles 23/02/2009

Les insecticides Gaucho et Régent de Bayer et BASF, ne sont pas l’unique cause des mortalités d’abeilles constatées depuis le début des années 1990 en France, contrairement à ce qu’affirment une partie des apiculteurs. La preuve : depuis l’interdiction de ces insecticides systémiques, appliqués sur les graines de tournesol et de maïs, les ruches ne se portent pas mieux. Un rapport de l’Afssa rendu public la semaine dernière a passé en revue une grande partie de ces études sans toutefois être exhaustif. Les experts consultés par l’agence dénombrent en tout une quarantaine de causes à l’origine des mortalités et des affaiblissements de colonies d’abeilles. « Aucun cas d’intoxication impliquant des résidus de produits dans le pollen ou le nectar d’espèces végétales issues de semences traitées n’a été recensé dans la littérature ou par les réseaux », souligne le rapport. L’Afssa recommande notamment la création d’un réseau d’épidémio- surveillance fonctionnant en continu. « Du fait qu’il n’y a aucun enregistrement, on est dans l’incantation médiatique », s’insurge Philippe Vannier, directeur de la santé animale à l’Afssa. L’impact des insecticides sur les abeilles n’est pas occulté, mais il se limite à des cas d’intoxications aiguës dus à des traitements effectués en période de floraison ou à des défauts de fabrication de semences enrobées. Mais selon l’Afssa, l’effet chronique des pesticides invoqué par les apiculteurs n’a pas été mis en évidence. Une chose est sûre : le fléau majeur de l’apiculture reste le varroa… En plus d’être en contact direct avec un environnement dégradé, l’abeille est aussi une espèce domestique extrêmement fragile du fait de la complexité du fonctionnement de l’ensemble de la ruche. L’abeille est un insecte social et pas une vache à miel.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Les OGM, un sillon à creuser

Sur les OGM 23/02/2009

Pour de nombreux spécialistes, les semences transgéniques auraient le mérite d’améliorer significativement les rendements agricoles. Elles pourraient ainsi être une planche de salut face au défi alimentaire mondial qui nous attend à l’horizon 2050. « La France s’offre aujourd’hui le luxe de boycotter les OGM », estime Michel Portier, directeur du cabinet Agritel. « Mais clairement je pense que l’on ne pourra pas y échapper indéfiniment », ajoute ce spécialiste des marchés agricoles. Depuis toujours, les agriculteurs pratiquent des croisements de plantes, » fabriquent » des espèces hybrides et cherchent à améliorer leurs rendements en triant les semences. Demain, la maîtrise des gênes de la plante pourrait bien être la clé d’une nouvelle révolution technologique, à elle seule capable de nourrir la planète. Aux Etats-Unis et en Chine, les laboratoires de recherche privés et publics s’activent pour créer des plantes pouvant survivre en altitude, sur des terres arides ou en milieu très salin. Pour l’heure, l’Europe semble avoir renoncé à se lancer dans cette course technologique. Est-ce vraiment raisonnable ?

Source : Le Parisien Economie

Jean Charles Bocquet – directeur général de l’UIPP

Ils l'ont dit 23/02/2009

« Réduire de moitié les pesticides, si possible dans les dix est une décision du Grenelle arbitraire et plus politique que technique. 26 des 40 molécules qui vont être interdites figurent dans l’annexe 1 de la directive européenne et ne présentent pas de risque pour la santé et l’environnement. Treize autres substances devront être réduites de moitié. Nous nous soumettrons à cette nouvelle réglementation, mais nous voulons du temps. Il faut dix ans pour mettre au point des méthodes alternatives de traitement avec des substances naturelles… Paradoxalement, l’industrie phytosanitaire est plutôt dans une courbe de croissance des volumes. Plus de 80 000 tonnes de phytos ont été produites en 2008, contre 77 000 tonnes, l’année précédente. Deux grandes raisons à cela : la mauvaise météo avec d’importantes attaques de mildiou et la remise en culture des jachères. A terme, l’interdiction de certaines molécules entraînera des difficultés pour les producteurs de mâches, poireaux, carottes et même pour les arboriculteurs.

Source : Ouest France | Auteur : Jean Charles Bocquet – directeur général de l’UIPP

Jean Charles Bocquet - UIPP

Ils l'ont dit 23/02/2009

« Si vous voulez aujourd’hui, je pense qu’il ne faut pas opposer les différents modèles d’agriculture. Il y avait l’agriculture traditionnelle qui a beaucoup évolué. Aujourd’hui les agriculteurs raisonnent leurs interventions et l’agriculture raisonnée est une démarche qui va à terme potentiellement vers l’agriculture biologique. Mais aujourd’hui, on ne peut pas nourrir la planète à partir de l‘agriculture biologique. Il y a les pertes après récolte, comme il a été dit et une mauvaise répartition des denrées au niveau de la planète. Donc on est, je pense, collectivement amenés à travailler ensemble pour mettre côte à côte des agricultures qui permettront de répondre aux besoins des consommateurs à un prix abordable ».

Source : LCP – PUBLIC SENAT

OGM. Un débat pourri par le dogmatisme

Sur les OGM 21/02/2009

En finira-t-on un jour avec l’idéologisation extrême du débat sur les OGM ? Les scientifiques sont si pessimistes que lorsqu’une nouvelle expertise tombe, même produite par une agence nationale répondant aux critères de rigueur et d’indépendance en vigueur dans le monde scientifique, on ne les entend pas. Ils préfèrent se taire, et laisser le champ libre à toutes sortes de commentaires jusqu’aux plus dogmatiques… L’Afssa estime en bref que les arguments mis en avant par le gouvernement il y a un an pour suspendre la commercialisation du Mon810 sont infondés. Au grand dam des écologistes et des anti-OGM. Réaction du député Vert et faucheur volontaire Noël Mamère, sur les ondes de France info : « L’Afssa est sous le contrôle du lobby des semenciers ; il faut dissoudre l’Afssa. » En somme, pour éviter le débat, il faut éliminer les contradicteurs. C’est une méthode digne des régimes autoritaires.

Source : Marianne | Auteur : Jean Claude Jaillette

L’avenir de notre agriculture passe-t-il par le « bio » ? - Marc Dufumier, Professeur à Agro Paris Tech.

Ils l'ont dit 21/02/2009

« L’avenir de nos exploitations ne passe sûrement pas par la poursuite des modes de production actuels. A l’exception du Bassin parisien, l’agriculture française n’est pas en mesure de rivaliser avec les grandes exploitations extensives américaines ou celles des pays émergents. Notre agriculture, très intensive, est trop coûteuse en intrants chimiques, en particulier en engrais azotés de synthèse. Son devenir repose donc sur une agriculture de terroir, recentrée sur les potentialités productives de ses écosystèmes, sur des produits à plus forte valeur ajoutée. C’est une agriculture plus artisanale, plus diversifiée au sein des terroirs et des exploitations, qui accepte des rendements légèrement inférieurs et qui se rapproche donc du cahier des charges d’une agriculture biologique. C’est un virage à 90 degrés qu’il faut négocier avec des objectifs extrêmement ambitieux et, pourquoi pas, viser une agriculture 100% biologique à l’horizon 2050.

Source : La Tribune

L’avenir de notre agriculture passe-t-il par le « bio » ? - Luc Guyau, Président des chambres d’agriculture

Ils l'ont dit 21/02/2009

« Il faut être clair, le bio ne peut être l’élément central d’une agriculture puissante et compétitive, qui a dégagé, l’an dernier, quelque 10 milliards d’euros d’excédents commerciaux. Le principal défi de l’agriculture est de multiplier, d’ici 20 à 30 ans, par deux la production agricole mondiale pour répondre à la demande alimentaire. Et le bio seul ne pourrait répondre à ce défi, compte tenu de rendements plus faibles et d’une technicité requise beaucoup plus forte que celle de l ‘agriculture conventionnelle. Et ce d’autant plus que les consommateurs exercent en permanence une forte pression pour obtenir les plus bas prix. Tout l’enjeu aujourd’hui est donc de produire plus avec moins, moins d’intrants,,moins de pesticides, moins d’eau, moins de terre. Il faut améliorer nos modes de production. »

Source : La Tribune

Michel Barnier - Ministre de l’Agriculture

Ils l'ont dit 21/02/2009

«Il ne faut pas diaboliser les OGM. Ni en attendre des miracles. Il fau aborder la question avec précaution et rester ouvert à un débat responsable. Nous poursuivons l’application du principe de précaution tant que le risque de dissémination dans la nature des semences OGM existe. Nous maintenons donc la clause de sauvegarde prise en 2008 dans l’attende de la décision de la Commission européenne, que nous respecterons, cela va de soi. Par ailleurs, nous restons favorables à la recherche en toute indépendance sur les OGM, car il n’est pas acceptable de dépendre d’un ou de deux groupes agroalimentaires américains. »

Source : Le Figaro magazine | Auteur : Michel Barnier - Ministre de l’Agriculture

Elèves paysans : Ils tracent leur sillon

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 19/02/2009

L’agriculture dite « durable ». Depuis quelques années, tous les lycées agricoles doivent l’intégrer dans leur programme de formation. Avec des cours qui intègrent l’étude des causes des pollutions, les aspects réglementaires, les relations entre les activités d’élevage et le territoire… Au lycée agricole de Vendôme, les étudiants viennent d’assister à la projection de Nos enfants nous accuseront de JP Jaud. Documentaire militant qui a fait du bruit dans le milieu paysan, car il pointe du doigt les produits utilisés par les agriculteurs comme responsables de nombreux cancers. Le sujet agace beaucoup les futurs éleveurs. « Il y a trop de polémique autour de l’environnement. « Le film m’a choqué, admet Benjamin, étudiant en première année de BTS. Je ne connais aucun éleveur qui épand à tous les vents. Ce qui est fait est fait, les molécules présentes dans la terre mettront 20 ans à se résorber, mais ça ne veut pas dire que nous n’agissons pas aujourd’hui. » Car utiliser des pesticides à tout va a aussi un coût. Révoltés contre l’étiquette de pollueur qu’on leur colle, ils ne sont pas pour autant tentés par l’agriculture biologique. « Le bio, c’est très bien, mais ça ne peut pas se faire partout », affirment-ils en prenant l’exemple de la Sologne, où il est très difficile d’obtenir un rendement décent en bio sur une terre déjà peu fertile. « Ce n’est pas rentable. Si tout le monde passait au bio, cela ne suffirait pas pour nourrir la planète », clament-ils en chœur.

Source : La vie | Auteur : Constance Molle-Proudhon

L’université de Perpignan perce le secret des plantes

Sur les OGM 19/02/2009

Depuis quarante ans, le laboratoire dirigé par Manuel Echeverria décrypte l’ADN des plantes pour contribuer à éradiquer la faim dans le monde. « Il s’agit, par exemple, de trouver le gène qui joue un rôle dans le développement de la graine, celui qui répond à la lumière ou au stress de la chaleur, explique Manuel Echeverria, tout en prenant soin de ne pas prononcer le mot qui fâche, OGM en lui préférant le terme plus scientifique et consensuel de transgénèse. « On fait de la recherche fondamentale ici », coupe-t-il. Récemment ce professeur en biologie moléculaire a ainsi découvert un gène qui pourrait permettre, à terme, de réduire la quantité d’engrais utilisé. La seconde découverte, celle du génome du riz, suscite beaucoup d’espoirs dans la lutte contre la malnutrition.

Source : La Croix | Auteur : Gwenaëlle Moulin
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