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Revue de presse :
du 22 septembre au 29 septembre 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


AFP - 29 septembre
Procès à Saint-Gaudens de vendeurs de pesticides présumés dangereux Seize prévenus comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), poursuivis dans le cadre d'une vaste affaire de commercialisation de pesticides présumés dangereux. Les 16 prévenus, pour la plupart responsables de sociétés de ventes de produits agricoles d'une quinzaine de départements, sont notamment poursuivis pour mise en vente de produits toxiques pour la santé de l'homme ou de l'animal, défaut d'agrément pour la vente de pesticides et défaut d'autorisation de mise sur le marché. Une quinzaine de personnes et d'organisations comme la Confédération paysanne, l'Union nationale de l'apiculture française et France Nature Environnement se sont constituées parties civiles pour ce procès qui durera jusqu'au 2 octobre et dont le jugement devrait être mis en délibéré. "C'est un dossier de pur droit, d'importation parallèle, où la faute serait de ne pas avoir d'agrément, mais à part une personne entendue ce matin (lundi, ndlr) tous les autres avaient des capacités pour avoir les agréments", a estimé Me Jean-Paul Montenot, avocat de six des seize prévenus. Selon lui, "avec les dernières jurisprudences intervenues et les derniers textes sur les mélanges de produits (...), la raison pour laquelle ces personnes étaient poursuivies hier n'existerait plus aujourd'hui". "Il s'agit de mettre en évidence des techniques d'un autre âge qui doivent aujourd'hui cesser", a jugé de son côté Raymond Leost, vice-président de France Nature environnement. "Toutes ces pratiques déviantes (les mélanges de produits, la réutilisation de produits retirés du marché et leur importation) sont à l'origine de dommages potentiels pour la santé publique et l'environnement", a-t-il poursuivi. "C'est une chaîne de responsabilités qui est en cause", a ajouté M. Leost qui espère que ce procès "serve de leçon de pédagogie à l'égard d'autres éventuels délinquants".

 

La Croix - 29 septembre - Marie Verdier
L'écologie fait une entrée timide dans la fiscalité
Dan le registre des nuisances entre autres, le taux de redevance sur les pollutions diffuses imputables aux pesticides serait plus que doublé pour passer de 1,20 à 2,80€/kg pour celles dangereuses pour la santé. Les recettes de la TGAP seraient en grande partie affectées au budget de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour financer notamment un fonds chaleur afin d'encourager la production de chaleur d'origine renouvelable.

 

Sud Ouest - 26 septembre - Jacques Ripoche
Controverse phytosanitaire
L'actualité en Lot et Garonne (Sainte-Livrade-sur-Lot). Controverse phytosanitaire es dispositions légales et réglementaires qui découlent d'un arrêté du 12 septembre 2006, rendent impossible, si elles sont strictement appliquées, la production de pommes en France ! C'est la conclusion d'une expérimentation " grandeur nature " menée ces derniers mois dans un verger de 15 ha à Sainte-Livrade-sur-Lot, représentatif de la moyenne des exploitations de la région. Les résultats de cette expérimentation, conduite sous la direction de la " Section nationale pomme " étaient présentés hier sur le site même, à l'heure de la récolte. Pas besoin de longs discours, l'impact visuel est réel : mangées par la tavelure (maladie provoquée par une champignon), la quasi totalité des pommes (gala, golden, grany, variétés parmi les plus consommées en France) est impropre à la commercialisation. Vitesse du vent. La réglementation mise en cause, qui s'applique à la production nationale de fruits et légumes, encadre l'emploi des produits phytosanitaires, autrement dit, dans le langage commun, des " pesticides ". Pas les produits en tant que tels mais les conditions de leur mise en œuvre. Concrètement, selon les producteurs, l'interdiction de traiter quand le vent est supérieur à 19 ;m/heure et l'interdiction de pénétrer dans le verger moins de 48 heures après une application, rendent vaine toute tentative de traiter efficacement les pommiers. 3Noussommes favorables à l'étude de solutions alternative,s mais nous voulons revenir à une réglementation qui ne va pas plus vite que la capacité à mettre ces solutions en place. Sinon cela revient à mettre en péril toute la filière ", dit Jacques Sanz, figure de l'arboriculture en Lot et Garonne.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
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du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
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du 1er au 11 mars 2008
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Sur l'agriculture
 


   
 
Sur les abeilles


AFP - 25 septembre
Cruiser : les défenseurs des abeilles contestent le protocole de suivi
Les associations de défense de l'environnement, la Confédération paysanne et les apiculteurs se sont inquiétés jeudi du protocole de suivi du Cruiser, insecticide puissant potentiellement nuisible aux abeilles, à la veille d'une réunion au ministère de l'Agriculture. La réunion de vendredi "ne doit pas aboutir à des conclusions", a-t-on appris jeudi auprès du ministère. Le rapport d'évaluation du Cruiser va être transmis à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et "c'est sur la base de l'avis de l'Afssa que l'on prendra une décision", a ajouté une porte-parole. Cette décision devrait intervenir "courant octobre", a-t-elle ajouté. Face au tollé suscité par l'autorisation en janvier pour un an du Cruiser, le ministère de l'Agriculture avait proposé un protocole destiné à surveiller scientifiquement l'impact du Cruiser. "Encore faut-il qu'il soit exploitable!", s'insurge la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) qui juge que les surfaces étudiées sont insuffisantes: "seulement quelques dizaines d'hectares, alors que les abeilles seront en réalité confrontées à des milliers d'hectares traités", note FNE dans un communiqué. Par ailleurs, "le protocole prévoit de comparer des sites traités au Cruiser à des sites témoins non traités. A ce jour, les cultures environnantes n'étant pas connues, les zones témoins peuvent en réalité comporter davantage de Cruiser que les zones traitées", s'inquiète la fédération. De son côté, l'Union de l'Apiculture française (UNAF) conteste aussi ce protocole de suivi et sa mise en place, dénonçant les "incohérences et le manque de sérieux scientifique", "les mensonges du ministre et des services du ministère" et les "risques et les dangers que fait courir le ministre de l'agriculture, directement sous influence du lobby de l'agrochimie, en autorisant ce type de pesticide". La Confédération paysanne, deuxième syndicat agricole français, a dénoncé pour sa part les "mensonges et manipulations" du protocole de suivi dont "les conclusions ne sont pas crédibles".
 

     
   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 


L'Express - 25 septembre - François Geoffroy
OGM : Bruxelles calme le jeu
Le président de la Commission européenne, José manuel Barroso, veut rassurer l'opinion et la convaincre des " standards élevés de la politique de l'UE en matière d'OGM ". Le principe d'une telle démarche a été avalisé lors d'une très discrète réunion à Bruxelles à laquelle participaient, outre son chef de cabinet , Jaão Vale de Almeida, des représentants personnels des chefs d'Etat et de gouvernement des 27 dont François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée. Objectif : en finir avec le blocage systématique, par plusieurs Etats membres, des autorisations de commercialisation des OGM, auxquels l'exécutif européen donne tout aussi régulièrement son feu vert. Le meilleur moyen de gagner la confiance des citoyens, selon les "sherpas ", consiste à lancer un débat " non émotionnel et fondé sur les faits ". Avec l'appui " de l'industrie, des partenaires économiques et des scientifiques ".

 


   
  Ils l'ont dit
 

L'Humanité - 27 septembre - Gérard Le Puill
Une agriculture écologique peut-elle nourrir la planète ?

" C'est la pauvreté qui explique pourquoi 854 millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde. Alors même qu'une part croissante des productions végétales est vendue sur les marchés solvables pour alimenter des animaux ou produire des agro carburants, les populations les plus pauvres du Sud ne parviennent plus à en acheter pour leur alimentation. Le paradoxe est que ceux souffrent ainsi de la faim sont, pour les deux tiers des paysans aux bas revenus ne leur permettant plus de produire par eux-mêmes de quoi manger... "
Marc Dufumier, professeur Agro Paris Tech, UFR d'agriculture comparée et de développement

" N'oublions pas que notre politique agricole commune (PAC), si décriée de nous jours, a permis de garantir la productivité et la qualité de notre agriculture nationale et européenne : désormais deux heures et demie de travail " suffisent " pour effectuer la récolter d'un ha de blé, contre 100 heures cinquante ans en arrière et un agriculteur français peut aujourd'hui nourrir plus de 80 personnes, contre 8 seulement en 1950 ! Bien avant le Grenelle de l 'environnement, les agriculteurs se sont posé l question à la fois de l 'autosuffisance alimentaire et de la préservation de l'écosystème. Soucieux de leur environnement parce que travailleurs de la terre, paysans et eux-mêmes pères et mères de famille, ils ont cultivé et produit sans chercher à détruire mais plutôt à entretenir et préserver... "
William Villeneuve, président des Jeunes Agriculteurs

" Pour que les générations futures aient de quoi se nourrir, nous devons préserver les terres agricoles. Il faut utiliser moins d'engrais, moins de pesticides. On peut déjà faire le bilan de l'agriculture intensive. Dans les pays qui y on recouru, nous arrivons tôt ou tard à un pic de production qu'il devient impossible de dépasser avant que les rendements ne commencent à baisser. Nous avons en France de plus en plus de problèmes de pollution et de toxicité des sols, lesquels s'appauvrissent aussi en matières organiques. Nous sommes également confrontés au coût de plus en plus élevé de l'énergie fossile dont les engrais chimiques sont de gros consommateurs. Il faut donc rompre avec les systèmes intensifs qui ont concentré l'essentiel de la production agricole dans les zones réputées les plus fertiles, chez nous comme à l'échelle de la planète... "
Régis Hochart porte parole de la Confédération Paysanne

" Comment continuer à nourrir la planète si on stérilise le sols ou si l'usage intensif et systématique d'intrants fait disparaître des auxiliaires agricoles comme les oiseaux ou les abeilles. Le défi alimentaire et le défi environnemental sont indissociables. Quant à la question des rendements, l'agronomie a été laissée de côté alors qu'elle permettrait d'être plus économe en intrants. Nourrir la population mondiale alors que celle-ci ne cesse d'augmenter considérablement implique surtout de changer nos habitudes alimentaires trop fondées sur la consommation de viande et de produits d'origine animale. Pour produire une protéine animale, entre six et dix protéines végétales sont nécessaires. Avec huit ou dix milliards d'êtres humains, il n'est plus possible de fonctionner comme ça... "
Jean Claude Bevillard - secrétaire national de France Nature Environnement

" Je suis pour une agriculture plus écologique et je pense que nous devons raisonner dans une perspective de trente à quarante ans, en intégrant l'augmentation de la demande en produits agricoles, qui va doubler, tandis que l'évolution climatique risque de poser de gros problèmes. Je suis effrayé de constater que certains veulent faire du Brésil " la ferme du monde " quand le GIEC (Groupe interministériel pour l'étude du climat) nous dit que ce pays pourrait connaître un climat semi-aride dans quelques décennies... "
Xavier Beulin - vice-président de la FNSEA

 

Femme Actuelle - 22 septembre - Marie Christine Deprund
L'augmentation des cancers est-elle liée à l'environnement ?

" ... Les autorités médicales se bornent à étudier le rôle d'un facteur unique alors que tout montre que le cancer est causé par des facteurs multiples. Les polluants accumulés au cours d'une vie, peuvent contribuer à déclencher un cancer. Le cas des PCB est exemplaire : ces composés chlorés toxiques continuent de contaminer poissons et humains alors qu'ils sont retirés de la vente depuis 20 ans... Une étude américaine récente a démontré les liens entre polluants environnementaux et cancer du sein. La relation entre PCB et cancer du côlon est aussi établie. Or, ici ces travaux sont passés inaperçus... Jusqu'à quand allons-nous nous voiler la face ? "
Jean-Loup Mouysset - Cancérologue à Aix en Provence

" C'est très facile d'agiter la peur. Il y a quelques années, l'affaire de la dioxine a déchaîné les passions, suscitant un très vif émoi dans l'opinion. Or, selon diverses études, il n'y a pas eu de variations significatives du nombre de cancers du sein chez les personnes vivant à proximité d'un incinérateur. Même chose avec le DDT (pesticide interdit aujourd'hui) et le cancer du sein. Une étude montrant le lien entre les deux a été réfutée par d'autres travaux. Pour l'instant, on attend toujours des preuves irréfutables... Au Centre international de cancer de recherche sur le cancer, si on avait 100 millions d'euros de budget à consacre à la recherche on préférerait les attribuer à d'autres domaines. Car sur l'environnement, les études en cours ou déjà réalisées n'ont, pour l'instant, rien donné. "
Philippe Auter - Médecin épidémiologiste

 
   

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