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Revue de presse :
du 08 octobre au 17 octobre 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Libération – 13 octobre – Julie Majerczak
Pesticides : le ONG digèrent mal les nouvelles règles européennes
Pourra-t-on consommer sans craintes pommes et tomates ? La polémique bat son plein depuis l’entrée en vigueur le 1er septembre d’un règlement harmonisant leurs limites maximales de résidus (LMR) autorisées dans l’UE. Elle oppose la Commission, qui jure qu’avec cette harmonisation la sécurité alimentaire fait « un bond en avant », aux associations environnementales qui dénoncent un scandale sanitaire. L’ONG PAN Europe a décidé de porter le différend devant la Cour de justice européenne. Désormais, les LMR sont fixées au niveau européen. Les Etats membres restent libres de définir des limites plus strictes pour leur production, mais ils ne peuvent plus interdire l‘importation de ces produits venant des autres pays membres dès lors qu’ils respectent les plafonds européens. Pour la Commission, l’objectif est de faciliter les échanges intra communautaires et de donner une protection identique à tous les Européens. « En soi l’idée d’harmoniser était logique », reconnaît François Veillerette, l’administrateur de PAN Europe,. C’est ensuite que le bras de fer s’engage.
20 minutes – 16 octobre – Bastien Bonnefous
Les fruits et légumes bourrés de pesticides
Les pesticides contamineraient 49,5% des fruits, légumes et céréales produits en Europe en 2006, selon l’ONG MDRGF, qui s’est procuré un rapport communautaire à paraître dans une semaine. Des chiffres inquiétants qui représentent « le plus haut niveau de contamination jamais enregistré » dans l’Union européenne, avec surtout « une augmentation de 20% ces cinq dernières années », selon l’ONG. 23 pesticides ont été détectés à des niveaux pouvant entraîner un risque sanitaire. 5 d’entre eux, les plus fréquemment mesurés, sont « cancérogènes, mutagènes et toxiques ». La situation est loin de s’améliorer, après la décision par Bruxelles en septembre de relever les plafonds autorisés de résidus de pesticides dans les aliments. Selon F. Veillerette, président du MDRGF, pour les agrumes, la molécule considérée comme un cancérogène probable, serait « tolérée à des taux 40 fois supérieurs » à l’ancienne valeur. Pas de quoi rassurer, alors que la Plan national nutrition – santé conseille de consommer 5 fruits et légumes par jour.
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Sur les abeilles
Valeurs actuelles – 16 octobre – A.C.
Barnier au secours des abeilles
Selon l’Institut national de recherche agronomique, « la survie ou l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes », et « 9% de la valeur alimentaire mondiale est liée à la pollinisation », estime Michel Barnier. Les principales menaces ont été identifiées : le varroa, le frelon d’Asie. Les apiculteurs incriminent aussi les pesticides ou encore le réchauffement climatique. Michel Barnier a donc présenté diverses mesures destinées à sauver les abeilles. Un institut sera créé, avec un budget de 150 000 euros pour 2008, afin d’étudier les maladies responsables de la mort des abeilles et l’impact des produits phytosanitaires. A sa tête, un monsieur abeille, Jean-Pierre Comparhot. La déclaration annuelle des ruches (c’est-à-dire leur recensement) sera réintroduite à partir du 1er janvier 2010. Enfin, le ministre a suggéré de créer une filière de reproduction d’abeilles reines afin d’assurer le renouvellement du cheptel.
AFP -16 octobre
Les apiculteurs professionnels proposent 15 000 ruches pour la recherche
Les apiculteurs professionnels, regroupés au sein du syndicat des producteurs de miel de France (SPMF), ont proposé jeudi de mettre à disposition des chercheurs 15.000 ruches afin de tenter d'élucider les causes de la surmortalité des abeilles. "Plutôt que de continuer à faire peur aux Français sur la surmortalité des abeilles, il serait préférable de passer à l'action concrète", a déclaré Joël Schiro, président du SPMF lors d'un point de presse à Paris. M. Schiro a rendu aussi hommage au récent rapport du député de Haute-Savoie Martial Saddier sur les raisons du dépérissement des abeilles, rapport qu'il a qualifié "de véritable événement". Le syndicat "est prêt à proposer une trentaine d'exploitations apicoles volontaires", soit quelque 15.000 ruches, réparties sur toute la France, a ajouté M. Schiro qui approuve une des propositions du rapport Saddier concernant la création d'un institut technique de recherche. "L'objectif est de dépasser les résultats partiels des différentes expérimentations conduites jusqu'à présent", a-t-il souligné. Comme le rapport l'a montré, M. Schiro estime lui aussi qu'un seul facteur ne peut expliquer l'hécatombe des abeilles. Il a notamment évoqué le Varroa, un acarien parasite qui peut dépeupler une ruche en quelques années mais aussi les pesticides. Des produits comme le Gaucho et le Regent ont été régulièrement accusés. Leur usage a ensuite été suspendu. Désormais certains apiculteurs dénoncent le Cruiser, autorisé sous condition en janvier 2008 pour un an, dont ils constatent des effets similaires aux deux autres produits. Interrogé sur le Cruiser, M. Schiro a affirmé "n'avoir pas fait de constatations de problèmes visibles en matière d'intoxication" des abeilles. Il a toutefois dit qu'il s'agissait du Cruiser appliqué sur le maïs. Récemment la Confédération paysanne et des associations de défense de l'environnement s'étaient inquiétés du manque de professionnalisme avec lequel, selon elles, les recherches avaient été menées sur les conséquences du Cruiser.
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Sur l'agriculture biologique
Marianne – 11 octobre – Carine Keyvan
Le développement durable : pourvu que ça dure !
C’était à la mode, c’est devenu un mode de vie. Si la sauce prend si bien auprès des consommateurs, c’est que ce juteux marché repose sur trois peurs : la peur de l’épuisement des ressources naturelles (d’où le boom de l’agriculture raisonnée et du commerce équitable), la peur de s’empoisonner (d’où l’explosion du bio), et la peur de la crise économique (d’où la mode de la récup et des produits recyclés). C’est le premier facteur qui poussait les écolos et les bobos pionniers. Ce sont les deux autres qui dynamitent aujourd’hui le marché. Car, en ces temps de scandales sanitaires à répétition, les Français ont peur pour leur santé. Et les produits labellisés offrent un gage de sécurité. « La communication par la peur entraîne des changements de consommation rapides sur un nouveau marché », observe Nicolas Guéguen, chercheur en sciences du comportement. 52% des Français se disent aujourd’hui inquiets des effets possibles des aliments sur leur santé, selon un sondage Ipsos-Agri-Confiance. La même enquête révèle que la pollution environnementale est devenue plus préoccupante que la délinquance (57% contre 47%). Sommes-nous pour autant prêts à payer un peu plus cher pour des produits jugés moins nocifs ? Du côté des entreprises, on mise tout là-dessus, la course aux certifications vertes bat son plein. « Le contexte politique a favorisé le développement des labels », explique Patricia Proia, responsable du pôle environnement au sein de l’Afnor, organisme qui délivre l’Ecolabel et la norme « NF environnement »... Dans un climat économique morose où la baisse du pouvoir d’achat plombe l’atmosphère, l’alter consommation, elle, se porte effectivement très bien. Les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique ont augmenté de 15% en 2007. Un marché encore marginal, certes, mais qui pèse tout de même 2 milliards d’euros hors taxe.
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Sur les OGM
AFP – 14 octobre
Greenpeace jugé pour avoir publié sur le net une carte de champs d’OGM
Le directeur de Greenpeace France a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffusé en juin 2006 sur son site internet une carte de France mentionnant deux parcelles de maïs génétiquement modifié, dont la culture est autorisée en France depuis 1998. En juillet 2006, les propriétaires de ces champs, agriculteurs l'un dans le Lot-et-Garonne, l'autre en Haute-Garonne, avaient déjà remporté une victoire en référé, la justice ayant ordonné à l'organisation écologique de retirer du site les données les concernant. Le procès engagé mardi contre le directeur de Greenpeace, Pascal Husting, devant la 17e chambre correctionnelle fait suite aux plaintes avec constitution de partie civile déposées par la suite par les deux maïsiculteurs, Claude Menara et Gilles Metge. Dans la nuit du 26 au 27 juillet, Claude Menara avait vu 0,15 hectare de son champ fauché, les tiges de maïs ayant été couchées de façon à former un cercle marqué d'une croix. Cette dégradation avait immédiatement été revendiquée par Greenpeace qui avait intégralement réparé les dommages. Par cette action médiatique, l'organisation militait en faveur du droit pour tout citoyen de connaître les lieux où sont cultivés les OGM. Les deux agriculteurs estiment qu'en publiant la carte de France des champs OGM, assortie d'un texte stigmatisant la culture des organismes génétiquement modifiés, Greenpeace a tout simplement "provoqué" les actions de fauchage. Dans les propos publiés sur le site, Greenpeace "n'a ni glorifié le fauchage des champs, ni appelé les faucheurs à passer à l'action", ont argué mardi Me Alexandre Faro et Muriel Ruef. Quant à indiquer la localisation des champs OGM, "ce n'est pas une information dont le secret est protégé par la loi", ont-ils rappelé, considérant que ni la publication de la carte, ni les propos dénoncés n'étaient "provocateurs: ils ne provoquent qu'à la recherche des champs OGM, pas à leur destruction". La décision devait être mise en délibéré à cinq semaines.
La Croix – 16 octobre – Denis Sergent
Un Européen sur huit achète des organismes génétiquement modifiés
... Selon une étude CSA/Greenpeace publiée en janvier 2008, 72% des Français pensent qu’il est très important de pouvoir consommer des produits sans OGM, 22% estimant que cela n’est pas important. Enfin, au moment de l‘achat, 71% souhaitent qu’un produit sans OGM ne contienne absolument aucun élément OGM, 20 concédant qu’un produit dit « sans OGM » puisse contenir jusqu’à 0,9% d’OGM. Or, entre les déclarations des personnes et leur comportement dans les magasins, il peut y avoir une certaine distorsion. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par la Commission européenne et réalisée par des socio- économistes, de plusieurs pays européens, sous la direction de Vivian Moses, professeur au King’s Collège de Londres... Le plus surprenant est la conscience qu’on les consommateur de la nature de leur achat. Seulement 20% de ceux qui ont acheté un produit étiqueté OGM déclarent en avoir conscience, près de la moitié des acheteurs de produits OGM n’ont pas l’impression de le faire, et les 30% restants ne peuvent dire s’ils ont acheté des produits étiquetés OGM ou non. Interrogés à la sortie du supermarché, 75% des consommateurs savent que l’étiquetage de produits OGM est obligatoire mais 60% ne savent pas comment cela se matérialise. Moins de 50% d’entre eux déclarent lire les étiquettes et, finalement, 20% évitent sciemment d’acheter un produit étiqueté OGM. |
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