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Revue de presse :
du 13 au 22 septembre 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


AFP - 12 septembre
Pesticides dans les aliments : des médecins français dénoncent les normes UE Une association regroupant environ 900 médecins français a dénoncé vendredi les nouvelles normes européennes en matière de pesticides dans les aliments, refusant ces "plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine". "Les décisions européennes concernant l'harmonisation des taux de pesticides semblent issues de la politique du nivellement par le bas. Nous, médecins de terrain, refusons ces plafonds toxiques qui peuvent compromettre la santé humaine", déclare l'Association santé environnement France (Asef) dans un communiqué. Les médecins rappellent que les pesticides, "outre la toxicité aiguë pouvant conduire à des décès, ont des effets chroniques avérés" comme des anomalies congénitales ou des troubles du système immunitaire. Le nouveau règlement, qui entre en vigueur le 1er septembre, fixe des plafonds européens autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments, harmonisant des normes jusqu'ici fixées au niveau national. Mais, selon plusieurs organisations dont Greenpeace et le réseau PAN Europe (Pesticide Action Network), ce règlement a en réalité pour effet d'entraîner une augmentation "spectaculaire" des limites existantes et ne prend pas en compte les effets cumulatifs d'ingestion de ces substances.

 

La Lettre de l'environnement - 16 septembre
Les façades responsables de la diffusion de pesticides
Des contrôles de routine par les services du canton de Zurich très urbanisé ont mis au jour des pollutions de rivières par les pesticides au-dessus des seuils réglementaires. De nouvelles analyses effectuées dans deux rivières (Le Furtbach et la Blatt) ont fait état de la présence de 26 composés dont 22 dépassaient parfois très largement le seuil de 0,1µg/l défini par l'ordonnance fédérale sur la protection des eaux. Or, il s'est avéré que ces substances ne pouvaient toutes provenir de l'agriculture. Certaines d'entre elles sont interdites dans le domaine agricole, d'autres encore ne présentent pas la courbe saisonnière des concentrations typiques des composés appliqués dans les champs... Des biocides connus (diuron, isoproturon, terbutryne et cybytryne) sont utilisés en mélange dans les crépis et peintures à liants synthétiques intervenant en isolation pour leur conférer des propriétés fongicides ou algicides.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

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Archives 2007





   
 
Sur l'agriculture
 


   
 
Sur les abeilles

Le Monde - 20 septembre - Stéphane Foucart
Le déclin des abeilles produit ses premiers effets économiques Dennis Van Engelsdorp, chercheur au département d'agronomie de l'université de Pennsylvanie, est l'un des premiers scientifiques à avoir décrit, à l'automne 2006, ce que les Américains ont baptisé le Syndrome d'effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder, ou CCD). Mais au-delà de ce que nous nommons CCD, nous constatons une surmortalité annuelle supérieure à 30% dans tous les pays où il existe une documentation correcte de la mortalité des abeilles. Ce rythme ne pourra pas être supporté longtemps... L'une de nos priorités est d'analyser les résidus de pesticides dans les ruches. Mais quand nous relevons des échantillons dans les ruches, atteintes ou non par le CCD, nous ne trouvons pas de traces conséquentes de résidus chimiques. Cependant, il n'est pas exclu que les pesticides aient des effets sublétaux plusieurs semaines après l'exposition, provoquant par exemple un affaiblissement du système immunitaire des insectes... Nous savons une chose : nous retrouvons chez beaucoup d'abeilles touchées par le CCD une sorte de virus grippal nommé Israeli Accue Paralysis Virus (IAPV). Mais toute la question est de savoir pourquoi il devient mortel dans certaines colonies et pas dans d'autres... En l'état des connaissances, on ne peut qu'attribuer le déclin des abeilles à un ensemble de causes, et non à une en particulier.

 

     
   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Courrier Picard - 16 septembre - M.J.
" Les abeilles viennent sur mon colza " Si l'agriculture et la biodiversité sont indissociables pour le pire, elles le sont aussi pour le meilleur. Tel est en substance le message adressé par le réseau Farre et la chambre d'agriculture, qui ont organisé dans l'Oise une manifestation destinée à démontrer " comment les agriculteurs préservent et améliorent la biodiversité A la tête d'une exploitation certifiée " Agriculture raisonnée " depuis 2006, Hubert Fréville exploite 180 ha de grandes cultures, blé, betteraves, colza, orge et maïs. La certification de son exploitation lui donne " l'obligation de noter les quantités d'intrants utilisées et les raisons de cette utilisation. Tout ce que j'ai fait sur mes cultures, le collecteur le sait ... J'ai installé des haies depuis 8 ans et des bandes enherbées entre les cultures qui permettent la protection de la faune. Les îlots de 40ha sont coupés en 5 parcelles séparées par des bandes enherbées ". La meilleure preuve pour l'agriculteur de cette biodiversité et de l'utilisation raisonnée des pesticides, ce sont les abeilles de son voisin apiculteur : " Elles viennent sur mon champ de colza ". Ce que confirme l'apiculteur... " J'obtiens une très bonne qualité, je n'ai pas de casse ". Pour Eric Demazeau, conseiller du réseau Farre, " Il se passe actuellement avec les phytosanitaires ce qui s'est passé il y a 15 ans avec la directive azote. On ne peut imaginer que l'on sera à 100% bio ; mais on est dans un cercle vertueux ". Avec 150 fermes certifiées Agriculture Raisonnée, " L'Oise est au 3ème rang français derrière l'Aude et l'Eure et Loir ".

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 


Le Monde - 19 septembre - Hervé Morin
Un coton transgénique protège les cultures conventionnelles Souvent diabolisées, les plantes transgéniques n'en ont pas moins des effets bénéfiques, parfois inattendus. C'est de Chine que vient une bonne nouvelle pour les partisans de ces biotechnologies : l'utilisation intensive du coton Bt, qui produit une toxine ciblant la chenille du papillon Helicoverpa armigera, s'y traduit aussi par la suppression progressive de cet insecte nuisible dans les cultures avoisinantes. En Chine, le climat permet en principe au papillon de se reproduire quatre fois par ans, passant d'une culture à l'autre au fil des saisons. Le coton est généralement la première plante sur laquelle il pond ses oeufs. Orles larves qui éclosent dans les champs Bt sont presque toutes tuées par la toxine. La parcelle de coton génétiquement modifié constitue donc une sorte de " nasse " pour l'insecte, écrivent les chercheurs chinois... Chercheur au Cirad, Michel Fok souligne que dans les parcelles de coton Bt, les épandages d'insecticides n'ont jamais totalement cessé, y compris pour lutter contre H armigera. En effet, certaines variétés hybrides locales Bt ne permettent pas l'éradication systématique de l'insecte. Et les pays chinois, mal formés, ont tendance à se prémunir en traitant leur champ par précaution, alors qu'ils ont déjà payé un surcoût en achetant des semences transgéniques, " ce qui remet en question la rentabilité de ce mode de production ", note Michel Fok.

 

AFP - 17 septembre
Relaxe des militants anti-OGM : " Incompréhension et exaspération " de Monsanto
Monsanto a déclaré "son incompréhension et son exaspération" après la relaxe dont ont bénéficié les militants anti-OGM poursuivis pour avoir envahi un site du semencier dans l'Aude en 2006. Alors que les faits jugés sont "particulièrement violents et clairement délictueux, Monsanto tient à exprimer son incompréhension et son exaspération devant la décision rendue" mercredi par le tribunal correctionnel de Carcassonne, selon un communiqué de la société. "La relaxe prononcée revient à nier toute action délictueuse et tout préjudice pour Monsanto et ses collaborateurs", a déclaré Laurent Martel, directeur de Monsanto France, dont les propos sont repris dans le communiqué. "Devant unetelle impunité", Monsanto se demande "jusqu'où les activistes anti-OGM auront le droit d'aller avant d'être sanctionnés pour des actes qui enfreignent la loi?" ."La France est aujourd'hui une zone de non- droit pour les auteurs d'actes de violence et de vandalisme" qui sont opposés aux biotechnologies, a ajouté M. Martel. Tous les militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour entrave à l'exercice de la liberté du travail après avoir envahi le site du semencier Monsanto, à Trèbes (Aude) le 13 avril 2006, ont été relaxés mercredi.

 


   
  Ils l'ont dit
 

AFP - 19 septembre
" Dans le cadre du projet de loi de finances à venir, seuls seront mis à contribution les activités polluantes et les produits néfastes à l'environnement que sont les décharges, les incinérateurs, l'extraction de granulats, les pesticides et l'émission de poussières. L'objectif est, à chaque fois, de favoriser des comportements plus respectueux de l'environnement ".
Nicolas Sarkozy

Le Figaro - 18 septembre
"Les gens ont tendance à croire une histoire unique. C'est dû avant tout à une mauvaise compréhension de ce qui se passe dans la nature et dans les organismes vivants .Car chaque génome change et ce beaucoup plus vite que ce que les chercheurs croyaient encore il y a peu. Nous comprenons désormais que le monde vivant fonctionne à partir d'un grand pool de gènes. Heureusement, de plus en plus de leaders politiques commencent à comprendre que les OGM ne présentent pas de risques pour la santé ou l'environnement. En Belgique et en France, nos premiers essais dans les champs remontent aux années 1986 - 1987, ce qui n'est pas tout jeune. Et il n'y a pas eu d'accident depuis. La dernière trouvaille des anti- OGM, c'est de dire que les plantes trangéniques favorisent une forme de société dont ils ne veulent pas. Or selon moi, il faut absolument développer l'agriculture des pays en voie de développement pour faire face à la surpopulation et aux différences criantes de niveau de vie avec les pays riches - et pour ce faire, il faut le meilleur de la science, c'est-à-dire les OGM. Il n'est pas question de proposer à ces pays-là l'agriculture que nous pratiquions il y a cent ans ! "
Marc Van Montagu - professeur émérite à l'université de Gand (Belgique) et président de la Fondation européenne de biotechnologie

Libération - 20 septembre
" Le principe de précaution est un principe louable. Il a pour but de privilégier l'environnement et la santé humaine quand un doute scientifique subsiste. Ce principe est largement appliqué pour les industriels. Les retraits volontaires de produits au nom de ce principe existent. Mais pourquoi ne l'applique-t-on pas à certaines décisions réglementaires ? Un exemple ? Des débats sont en cours au niveau européen pour réviser la directive 91/44 qui encadre l'homologation des pesticides. Ce futur règlement vise à être encore plus drastique. Pourtant, la position européenne est la plus stricte au monde. L'objectif des discussions est un durcissement des homologations de substances actives. Résultat : 80% des molécules pourraient être retirées d'ici à 2012. Rappelons que les pesticides servent à protéger la qualité des récoltes contre les maladies et parasites. Alors osons quelques questions. A-t-on pris le temps d'évaluer les conséquences de cette future décision ? A-t-on mesuré l'impact sur le prix de l'alimentation alors que le pouvoir d'achat est en berne ? Quelles conséquences sur l'industrie agroalimentaire et ses 400 000 emplois ? Et sur la santé humaine ? En effet, certains pesticides empêchent le développement dans les aliments de moisissures naturelles qui peuvent être dangereuses pou l'homme... Faire ces évaluations et répondre à ces incertitudes avant que le Parlement ne vote ce règlement devrait être une priorité. Au nom du principe de précaution.
Jean Marc Petat - Directeur environnement de BASF - Vice-président de la Commission Communication de l'UIPP

Libération - 19 septembre

La brevetabilité du vivant menace-t-elle l'agriculture ?
"Ces dernières décennies on vu s'affirmer la volonté des firmes semencières puis agrochimiques de contrôler l'agriculture et l'alimentation par le monopole de la production des semences. Les transnationales veulent étendre leurs tentacules sur les pays du monde. D'une part, avec les brevets sur le vivant, elles veulent imposer un modèle unique d'agriculture industrielle, basé sur les semences OGM et le développent de la vente des pesticides. Force est de constater que c'est un échec agronomique et un appauvrissement dramatique de la biodiversité. D'autre part, avec le Certificat d'obtention végétale (COV), les entreprises organisent le bio piratage, à travers le secret sur l'origine des plantes " découvertes " et la mise en oeuvre d'OGM clandestins par de nouvelles méthodes de sélection, utilisées sans information ni débat. Le projet des multinationales est de remplacer la biodiversité librement accessible par des variétés artificielles, sur lesquelles les firmes auront apposé leur marque de propriété. "

José Bové - Syndicaliste (Confédération paysanne)
"La réponse est simple : oui, la brevetabilité du vivant pourrait être un risque pour l'agriculture. C'est pour cela que les semenciers y sont depuis toujours opposés et que la France interdit la brevetabilité des variétés végétales. En même temps, il est normal que les auteurs de nouvelles variétés, les sélectionneurs, gagnent leur vie. C'est pourquoi a été créé un droit particulier de propriété intellectuelle ,le COV qui permet de rémunérer les sélectionneurs et qui comporte deux différences essentielles par rapport au brevet : l'accès à la variété protégée, pour l'utiliser en sélection, est totalement libre. Les pays peuvent autoriser, dans certaines conditions, les paysans à faire leurs propres semences de variétés protégées. De plus, si la France brevette les inventions biotechnologiques, le Parlement a introduit ces deux particularités du COV sur ces brevets " .
François Burgaud - Directeur des relations extérieures - GNIS

 
   

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