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Revue de presse :
du 12 au 31 juillet 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Marianne – 19 juillet - Anna Alter - Anne-Sophie Michat
Ces lobbys qui menacent la planète Le réchauffement climatique, l'emballement du prix des matières premières, la crise alimentaire mondiale, ils ne veulent rien savoir. Ce qui compte, à leurs yeux, c'est de pourvoir continuer à s'enrichir. Enquête sur ces groupes de pression qui influencent le législateur et contournent les réglementations existantes... Monsanto, Bayer, Syngenta et consorts nous concoctent des plantes plus belles, plus vigoureuses, plus adaptables à la pauvreté des sols, plus tenaces à la sécheresse, plus résistantes aux pesticides et surtout qui rapportent beaucoup, beaucoup plus. Pour la simple raison que les cultivateurs peuvent leur balancer des doses mortelles de produits phytosanitaires sans qu'elles ne défaillent de la feuille. Or ce sont les mêmes industriels qui commercialisent les plantes OGM et les substances chimiques destinées à faire fuir les petites bêtes ; c'est donc tout bénéf. Les semenciers se sucrent des deux côtés, et sont prêts à remuer ciel et terre pour prolonger cette activité dont on ignore les conséquences sur la santé et la biodiversité déjà mises à mal, comme l'ont signalé les experts des Nations unies à Bonn en Allemagne. Les espèces animales et végétales disparaissent à une cadence beaucoup plus rapide que ne le voudrait le rythme naturel...
Le Figaro - 12 juillet - Yves Miserey
L'agriculture doit davantage tenir compte de la biodiversité.
Selon une expertise collective pilotée par l'Inra, l'agriculture moderne a " oublié la composante biologique ". Cette expertise a surtout valeur d'alerte. Prendre en compte le monde naturel, ce n'est pas retourner à l'agriculture d'antan. Cela nécessite au contraire un bagage technique important. " Il ne suffit pas de mettre un peu plus de biodiversité et un peu moins de pesticides dans son exploitation pour que l'agriculture soit durable " résume Xavier Le Roux, chercheur qui a piloté l'expertise. C'est le message subliminal de l'expertise de l'Inra destiné à l'ensemble du monde agricole. Les changements doivent être rapides pour préserver ce qui n'a pas été détruit. La parcelle ne sera plus le champ clos de l'agriculture de demain. Il faudra aussi tenir compte de ce qu'il y a autour et au-delà. Une thématique que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, vient d'ailleurs d'intégrer au volet recherche du " Grenelle de l'environnement ", suite aux recommandations du comité opérationnel présidé par Marion Guillou, la présidente directrice générale de l'Inra.
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Sur les OGM
AFP - 15 juillet
Produits OGM : les Etats européens renvoient la balle à la Commission
Les Etats européens ont fait mardi le constat de leur désaccord concernant des demandes d'autorisation de Commercialisation de deux variétés génétiquement modifiées de soja et de coton, confiant le soin à Bruxelles de trancher sur ces dossiers controversés. Désormais, le dossier va revenir à la Commission qui devra prendre une décision. Celle-ci sera probablement positive, puisqu'elle s'appuie toujours sur l'avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui en l'occurrence a estimé que les produits concernés ne présentaient pas de danger. Il en va ainsi de chaque demande de commercialisation d'OGM depuis plusieurs années, les pays européens s'arrangeant pour ne pas avoir à trancher ces dossiers sensibles pour l'opinion publique et pour laisser le soin à la Commission de décider. Dans le même temps, de nombreux pays critiquent le fait de baser les autorisations de commercialisation d'OGM en Europe sur les seuls avis de l'EFSA, au coeur de controverses récurrentes du fait du peu de connaissances disponibles sur les effets à long termes des organismes génétiquement modifiés sur la santé humaine. La France, qui préside l'Union européenne (UE), vient de prévenir qu'il ne fallait pas s'attendre à une "refonte" des procédures, mais à des "améliorations". "On n'est pas dans une remise en cause du système européen, on n'est pas dans une refonte des procédures", a affirmé au début du mois la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. "Il reste des doutes, des sentiments d'insuffisance sur l'évaluation des effets à long terme, des demandes de plus de transparence", a-t-elle ajouté, évoquant la question du statut des experts ou encore de la transparence des procédures L'Union européenne n'accorde plus d'autorisation de culture de produits OGM, mais accepte au cas par leur commercialisation lorsqu'ils sont importés.
AFP - 24 juillet
Pomme de terre OGM : l'allemand BASF dépose une plainte contre Bruxelles
L'allemand BASF a déposé une plainte auprès de la Cour européenne de justice (CEJ) contre la Commission européenne qui repousse depuis des mois l'autorisation de sa pomme de terre transgénique, a-t-il annoncé jeudi. Le motif est l'absence de décision de Bruxelles, notamment sur la période courant de juillet 2007 à mai 2008, précise le numéro un mondial de la chimie. "La Commission européenne a repoussé l'autorisation de l'Amflora (le nom de la pomme de terre OGM, ndlr) malgré les avis positifs répétés prononcés par l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments", a expliqué Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué. "Nous ne sommes pas prêts à accepter de nouveaux reports", a-t-il ajouté.
Début mai, la Commission européenne avait encore reporté toute décision sur l'autorisation de deux variétés de maïs et de l'Amflora, en demandant à l'EFSA de réexaminer ses avis jusqu'ici favorables. Pour BASF, le processus d'agrément dure au total depuis douze ans, rappelle le groupe de Ludwigshafen (ouest), qui a lancé de nombreux projets OGM depuis plusieurs années, notamment en 2007 en collaboration avec l'américain Monsanto. Uniquement réservée au marché européen, l'Amflora est une pomme de terre modifiée génétiquement pour être renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton ou du papier --les restes pouvant servir d'aliments pour le bétail. Elle aurait dû être le premier brevet OGM de BASF, pour un gain estimé de 100 millions d'euros par an pour l'ensemble de la filière. Mais, comme de nombreux produits transgéniques, elle suscite la polémique. La Commission européenne n'a plus délivré d'autorisation pour la mise en culture d'OGM depuis 1998.
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Ils l'ont dit
L'Humanité - 15 juillet
" Le système de discussion et les critères de la négociation en cours à l'OMC ne sont pas compatibles avec les missions que l'Europe exige de l'agriculture. Tout se passe comme s'il fallait conclure le cycle de Doha quel qu'en soit le prix pour l'agriculture européenne alors que le contexte a beaucoup changé depuis 2001. A l'époque, on nous disait que nous avions trop de viande, de lait, de céréales. On voit aujourd'hui à quel point ces arguments étaient fallacieux. La logique voudrait que l'on discute à l'OMC en intégrant cette nouvelle donne induite par la réduction des stocks agricoles au niveau mondial et la volatilité des cours que cala provoque. Or, à l'OMC on continue de discuter en occultant ces éléments nouveaux. Je trouverais inacceptable toute nouvelle concession de l'UE. Pour les produits sensibles comme la viande, le lait, les fruits et légumes, de faibles volumes d'importation suffisent parfois pour déstabiliser les cours sur le marché intérieur et pour ruiner les agriculteurs. Voilà pourquoi il faut garder des protections douanières aux frontières de l'Europe."
Luc Guyau - Producteur de lait Vendée - ex président du CNJA et de la FNSEA
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