accueil | actualités | revue de presse
 
Revue de presse :
du 27 juin au 04 juillet 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


Ça M'intéresse - juillet 2008
La France touchée par le trafic de faux pesticides
Difficile de les distinguer des originaux. Pourtant, les contrefaçons de produits phytosanitaires font courir de sérieux dangers aux agriculteurs et aux consommateurs. Jacques Deuse, expert international du Cirad explique : " Le trafic a pris une énorme ampleur du fait de la désorganisation de beaucoup d'Etats et d'une généralisation de la corruption. En cause également, la Chine, qui inonde l'Afrique de produits non homologués. " Outre les risques pour la santé, l'usage de ces produits non efficaces pour protéger les cultures pourrait aggraver les pénuries alimentaires. Selon l'UIPP, la conception d'un nouveau pesticide requiert une dizaine d'années d'études et de centaines de tests de toxicité, qui coûtent au total plus de 200 millions d'euros. " Les produits les plus demandés par les agriculteurs sont copiés ", indique Jean Charles Bocquet, directeur de l'UIPP. " La plupart de nos adhérents ont déjà été victimes de ce type de trafic. ". En France, en Espagne, en Italie, plusieurs centaines d'hectares de tomates et de pommes de terre ont été grillés. En cause : une contrefaçon du désherbant Titus.

Le Monde - 28 juin - Gaëlle Dupont
L'INRA propose un compromis entre pratiques agricoles intensives et production biologique
Lancée en 1998, le projet de recherche, dont les résultats ont été rendus publics le 26 juin, visait à comparer et évaluer quatre systèmes de culture, testés sur huit hectares. Il s'agit du système intensif classique, qui vise de hauts rendements, utilise des variétés productives, des quantités importantes d'engrais et de pesticides ; du système biologique, qui interdit l'emploi de produits chimiques ; du système baptisé " intégré " par l'INRA, qui conserve les intrants engrais, pesticides) mais en cherchant à les limiter au maximum ; et du système " sous couvert végétal " (SCV), basé sur la suppression du labour et le maintien d'une plante de couverture du sol en permanence... En production biologique, les rendements chutent de 50% en moyenne et sont variables. Le colza a été totalement détruit par les insectes ravageurs. Le SCV a donné des résultats " décevants ". Le temps de travail et la consommation d'énergie diminuent fortement, mais les rendements baissent de 25% en moyenne et sont très aléatoire. En revanche, l'impact sur l'environnement est bénéfique, car cette technique est la seule à accroître la quantité de matière organique et préserver la structure des sols. Le système " intégré ", basé sur des techniques de prévention des maladies (semis tardifs et moins denses, mélange de variétés), est celui qui présente le meilleur équilibre. Les rendements baissent de 10% mais la diminution des intrants permet une baisse des charges qui préserve la marge des agriculteurs. L'impact sur l'environnement est modéré. La consommation d'énergie est réduite de 30%. Ces résultats ne valent que si le cours des céréales reste moyen. Plus il est élevé, plus le système intensif est favorisé. " Si le quintal de blé n'est pas vendu cher, le traitement qui vous permet de gagner trois quintaux n'est pas intéressant. Un prix d'achat élevé le rendra rentable. Aujourd'hui, les prix des matières premières alimentaires incitent à intensifier la production. "

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007





   
 
Sur l'agriculture
 


   
 
Sur les abeilles

Aujourd'hui - 30 juin - Geoffroy Tomasovitch
Pesticide : Non lieu requis pour le Régent
Alors que depuis plusieurs années, la responsabilité des pesticides est mise en avant dans la mort des abeilles en France, le procureur de Saint-Gaudens vient de mettre hors de cause les entreprises qui commercialisent le Régent, le produit jusque-là pointé du doigt. Son réquisitoire est le résultat d'enquêtes poussées, assises sur des constatations scientifiques. L'Afssa atteste de " l'innocuité pour l'homme, sauf en cas d'ingestion massive ". Spécialiste incontesté, Jean Paul Faucon, apiculteur qui avait souligné la forte toxicité du Régent en début d'instruction, admet ensuite que les surmortalités dans les ruchers ne dataient pas des premières campagnes de traitement au Régent. Des affaiblissements dans les colonies avaient été constatés dès 1987. " Les résultats de l'enquête mettant en cause des maladies n'avaient à l'époque pas plu car le monde apicole préférait que soit invoquée la piste de l'intoxication ", déclare Jean Paul Faucon. Aujourd'hui, certains experts semblent privilégier la piste de maladies liées à des parasites destructeurs plutôt qu'à des produits chimiques. " Ce réquisitoire est le résultat d'enquêtes poussées, assises sur des constations scientifiques, indique sans triomphalisme Me Olivier Baratelli, avocat de Bayer CropScience et son PDG. Les causes de mortalité des abeilles ne sont pas liées au Régent. Il était plus efficace de mettre en cause une grande firme pour obtenir en toute mauvaise foi une indemnisation. " Non-lieux confirmés ou renvoi en correctionnelle ? La Juge d'instruction doit trancher. Quant au Régent, autorisé en Europe, il reste interdit en France.
 


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 


   
 
Sur l'agriculture biologique

AFP - 4 juillet - Boris Cambreleng
L'INRA vante les bienfaits de l'agriculture biologique pour l'environnement
L'agriculture biologique est bénéfique à la biodiversité, laquelle rend à son tour des "services" aux agriculteurs, affirme l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans un rapport qui rompt avec 50 ans de priorité accordée à l'amélioration des rendements. Après avoir épluché articles scientifiques, rapports internationaux et documents durant un an et demi, 26 écologues, agronomes, sociologues, économiste et juristes sont arrivés à la conclusion que l'agriculture intensive sur des paysages homogènes était mauvaise pour l'environnement. Au contraire, les "éléments semi- naturels" comme les haies, les bosquets ou fossés, trop souvent disparus pour faire place aux grosses machines, permettent de sauvegarder la biodiversité. "La complexité du paysage peut atténuer les effets négatifs de l'intensification de l'agriculture" a déclaré lors d'un colloque Xavier Le Roux, de l'Inra. L'écologue Eric Garnier, du CNRS, a ajouté qu'après l'abandon des intrants chimiques, la biodiversité d'une parcelle pouvait être naturellement multipliée par cinq en 5 à 10 ans, mais qu'au delà, "un certain entretien est nécessaire si on veut la maintenir au même niveau". Favorable à la biodiversité, l'agriculture biologique peine à se développer. Le nombre d'exploitants, en hausse dans les années 1990, a cessé de progresser depuis 2002.
 


   
 


Sur les OGM
 


AFP - 2 juillet - Antonio Raluy
Procès d'anti-OGM à Carcassonne : 30 prévenus, au lieu de 5, dont José Bové
Le tribunal correctionnel de Carcassonne, qui jugeait mercredi cinq anti-OGM, dont José Bové, pour une action en 2006 dans l'Aude contre le semencier Monsanto, s'est finalement retrouvé avec 30 prévenus, 25 autres militants ayant obtenu de s'asseoir sur le banc des prévenus. Le procureur de la République, Francis Battut, a requis une amende de 3.000 euros, "dont une grande partie avec sursis", pour chacun des prévenus, et le tribunal a mis sa décision en délibéré au 17 septembre. Ce jour-là, une centaine de membres de la Confédération paysanne, des Faucheurs volontaires et de Greenpeace avaient pénétré dans l'usine, en forçant des portes ou escaladant des grillages pour entrer dans les hangars et y rechercher des semences transgéniques. Dans son réquisitoire, le procureur a estimé qu'invoquer la liberté des militants anti-OGM "est respectable, mais il y a d'autres libertés. Toutes les doivent être. La liberté du travail, c'est quelque chose d'essentiel", a-t-il affirmé. Indiquant que Monsanto avait subi des dommages de plus de 10.000 euros, l'avocat du semencier, Me Alain Pouchelon, a demandé 20.000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros de frais de procédure. Les avocats de la défense ont demandé la relaxe et le rejet des demandes des parties civiles, regrettant notamment qu'aucun dirigeant ou salarié de Monsanto ne se soit présenté à l'audience.

Le Monde.fr - 2 juillet
France - Premiers fauchages de parcelles OGM post-Grenelle
Trois parcelles de maïs OGM ont été fauchées par le collectif des Faucheurs volontaires, dans la nuit de dimanche à lundi dans le Gers. Les essais concernaient des variétés résistantes aux insectes ou tolérantes à un herbicide. Michel Barnier et Valérie Pécresse, déplorent " ces destructions d'essais, qui visaient à tester de nouveaux OGM, affaiblissent de manière irresponsable notre capacité de recherche. Ils rappellent que la nouvelle loi, entrée en vigueur le 25 juin, prévoit des sanctions pénales d'application immédiate qui peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende en cas de destruction de parcelles expérimentales. " Bové dénonce " une loi de contamination "... Le ministère aurait dû demander de ne pas continuer ces essais en attendant de nouvelles évaluations. Il a sa part de responsabilité... On est en train de régler le passé. Après l'annonce de ces premiers fauchages de l'année, les semenciers réclament, dans un communiqué commun, " des garanties pour la recherche ". Ils craignent, faute d'une réaction forte, que " le sentiment d'impunité qui règne chez les faucheurs - saccageurs " ne s'accroisse. Dans une décision datant du 19 juin, le Conseil constitutionnel a validé la loi OGM, estimant que le texte ne contrevenait pas au " principe de précaution "... Le gouvernement ne doit pas laisser ceux qui n'ont pas obtenu gain de cause au cours de ces débats démocratiques dans les urnes ou auprès des plus hautes juridictions françaises imposer ce qu'ils veulent par le biais d'actes violents et anti-démocratiques ", conteste quatre organisations professionnelles de semenciers (GNIS, Oleosem, Seproma et UIPP).

 


   
  Ils l'ont dit
 


La Tribune - 3 juillet
Tribune Libre : Faire rimer Grenelle avec progrès
" Produire plus et produire mieux exige un progrès dans les pratiques agricoles, mais aussi une plus grande disponibilité des outils pour les agriculteurs. La recherche, publique et privée, est essentielle, surtout si la France veut retrouver son rôle de leader mondial. Autre inquiétude, la problématique des pesticides. Elle ne se réduit pas à exiger moins de molécules et moins de quantités utilisées. Tout comme les médicaments, les produits phytosanitaires doivent être utilisés à leur " juste dose ", c'est-à-dire ni trop - pour des raisons économiques et environnementales - encore moins trop peu pour des raisons de développement de résistances et de non efficacité. Or la dose varie selon la pression des nuisibles, les variations climatiques et les pratiques culturales. En outre, les molécules doivent être variées et la palette la plus étendue possible. L'approche qui consiste à diminuer les molécules disponibles ou les quantités utilisées conduira les filières végétales à de réelles impasses techniques. Elles seront dans l'incapacité d'assurer leur mission de production quantitative et qualitative. "
Philippe Pinta - président d'Orama (Union syndicale des associations spécialisées grandes cultures), Xavier Beulin et Christophe Terrain - vice présidents


 
   

haut de page