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Revue de presse :
du 14 juin au 26 juin 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 



Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP - 23 juin
L'UE veut interdire les pesticides les plus dangereux pour l'homme
Les ministres européens de l'Agriculture ont proposé lundi d'encadrer plus strictement l'utilisation des pesticides dans l'Union européenne (UE), en interdisant les substances cancérigènes ou les plus nocives pour l'être humain, avec toutefois des dérogations. Il est prévu que toutes les substances cancérigènes, celles qui perturbent le système endocrinien, à savoir les organes secrétant des hormones, ou le système de reproduction humain, soient interdites d'emploi dans la fabrication des produits concernés. Le projet de réglementation encourage la recherche pour le développement de méthodes inoffensives. Toutefois, pour tenir compte des réserves de plusieurs pays comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne, et de nombreux industriels de la chimie qui jugeaient les règles trop strictes, des "dérogation exceptionnelles" sont prévues. Les pays ou exploitants qui pourront prouver qu'ils ne peuvent trouver sur le marché de produits phytosanitaires inoffensifs pour traiter une maladie précise, notamment pour les vergers, pourront continuer à utiliser les pesticides considérés comme nocifs. L'idée est d'éviter que des épidémies ne se développent dans certaines cultures. Ce nouveau système fera l'objet d'un réexamen dans cinq ans. Par ailleurs, le projet de loi prévoit de simplifier les règles d'homologation des pesticides dans l'UE. A l'avenir, il est prévu de créer seulement trois zones d'homologation dans l'UE: une pour le sud de l'Europe, une pour le centre et une pour le nord. Ainsi, par exemple, un produit homologué en Espagne le serait aussi automatiquement au Portugal. Outre la simplification administrative, l'objectif est de casser certains monopoles industriels nationaux qui s'étaient constitués dans les produits phytosanitaires à la faveur du cloisonnement des procédures d'autorisation.

Aujourd'hui - 25 juin - Frédéric Mouchon
Après un printemps pourri, les pesticides sont de sortie
Comme en 2007, les parasites ont connu un printemps… idéal. Grâce à une pluie record et à des températures élevées, ils ont bénéficié de conditions météo favorables pour se propager sur les cultures. Au grand dam des maraîchers, qui tirent la sonnette d'alarme. Inquiet des maladies fongiques qui s'attaquent à leurs champs, un collectif de maraîchers et d'arboriculteurs, baptisé Sauvons les fruits et légumes, affirme que les producteurs seront contraints d'utiliser " davantage " de pesticides cette année. Selon ce collectif, la propagation des champignons a déjà commencé à toucher tomates, melons, mâches,radis, laitues, vignes, pommiers, poiriers, pruniers… " Pour produire des fruits qui plaisent aux consommateurs et plus résistants, nous sommes dépourvus de solutions alternatives " confie Daniel Sauvaitre, producteur de pommes en Charente. " Si les tendances réglementaires sont confirmées, 80% des produits de protection des plantes pourraient être interdits d'ici à 2012, déplore le collectif. En l'absence de solution immédiate, certaines productions vont s'arrêter, victimes des attaques du mildiou et d'autres ennemis des cultures ".

 
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Dernières Nouvelles d'Alsace
Moins de pesticides à l'avenir
Les paysans alsaciens redoutent les conséquences de la réduction annoncée de produits phytosanitaires. Réunis en session, leurs représentants à la chambre régionale d'agriculture ont fait part de leurs inquiétudes au directeur général de l'alimentation. Jean Marc Bournigal a déclaré " Nous allons nous débarrasser de deux tiers des molécules qui sont actuellement utilisées. Celles en l'occurrence qui ont démontré leur dangerosité pour l'environnement et surtout pour la santé des producteurs eux-mêmes. Les substances cancérigènes, mutagènes, toxiques pou la reproduction de catégorie 1 et 2 et les perturbateurs endocriniens doivent être retirés.Certains de ces produits seront remplacés par d'autres. Le système français d'homologation qui était défaillant vient d'ailleurs d'être renforcé. En revanche, les molécules qui arriveront sur le marché seront moins dangereuses, donc plus coûteuses et moins efficaces. Elles demanderont de la part des agriculteurs une technicité supplémentaire. Ce dispositif s'accompagnera d'un programme de recherche, de formation et de surveillance des bio agresseurs ainsi que de la mise en place d'une commission des usages mineurs. Il y va de la santé publique. La protection des personnes est un choix de société.

Les Echos- 18 juin - Julie Chauveau
Les pays de l'OCDE n'arrivent pas à protéger leurs ressources en eau
Les pays occidentaux ont réduit leur consommation de pesticides 5% entre 1990-1992 et 2001-2003. Mais la moitié d'entre eux enregistrent des taux de pollution supérieurs à la normale. La France, avec son objectif récemment adopté dans le cadre du Grenelle de l'Environnement de réduire de 50% les quantités de pesticides dans un délai de dix ans, affiche aussi son volontarisme. La pollution de l 'eau par l'agriculture demeure néanmoins " importante ", affirme le rapport publié par l'OCDE le 17 juin. " Bien que dans l'ensemble l'utilisation de pesticides ait enregistré une tendance à la baisse, la contamination de l'eau se révèle généralisée et préoccupant ", ajoute le document. Les fréquences de traitements exprimées en nombre de doses homologuées, appliquées en moyenne par an et par ha labourable, ont même augmenté de 10%. Mais le suivi des éléments fertilisants et des pesticides dans les masses d'eau est bien développé, avec notamment la mise en place récente d'un indicateur de pression calculé annuellement à l'échelon national. Il pourrait être décliné au niveau des territoires. Le rapport souligne que les fermes ne disposant ni de compteur d'eau ni d'autorisation pour irriguer ne reçoivent plus de soutien de la PAC.

Libération - 24 juin - Corinne Bensimon
" De nouveaux produits anti moustiques "
" Je recherche, en collaboration avec l'OMS et l'Afsset, de nouvelles molécules insecticides qui soient plus efficaces et plus respectueuses de l'environnement. Malheureusement, il faut bien avouer que tous les substituts insecticides disponibles pour la santé publique proviennent du domaine agricole. Et pour cause : la synthèse de molécules spécifiquement destinées à la lutte contre des insectes vecteurs de maladies n'a pas un soutien suffisant des pouvoirs publics et n'intéresse pas les compagnies agrochimiques, faute de retombées financières suffisantes. Le problème devient pourtant d'autant plus aigu que la gamme d'insecticides disponibles devient plus étroite, les réglementations européennes plus sévères, et les moustiques plus résistants aux insecticides conventionnels ". Propos déclarés par Vincent Corbel, entomologistes à l'Intitut de recherche pour le développement.




   
 
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Sur les OGM
 


Libération - 20 juin
OGM, la loi validée à 99%
C'est l'épilogue d'une saga législative : le Conseil constitutionnel a validé hier l'essentiel du projet de loi sur les OGM voté fin mai. Les sages ont écarté la plupart des recours déposés par les parlementaires de gauche, sur le fond comme sur la procédure et ont seulement censuré deux alinéas au motif que la liste d'informations à rendre publique en cas de culture d'OGM devrait être inscrite dans la loi et non prise par décret. Le Conseil a laissé à l'Etat jusqu'au 1er janvier pour revoir sa copie. Conséquence importante : pour la première fois, le Conseil a pu affirmer que toutes les dispositions de la Charte de l'environnement avaient une vraie valeur constitutionnelle. Une précision qui planera sans doute au-dessus des débats sur les futures lois du Grenelle.

Le Monde - 25 juin - Gaëlle Dupont
Au Burkina Faso, la culture de coton génétiquement modifié suscite la polémique
Casimir Zoungrana est l'un des vice-présidents de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) et cultivateur de coton à l'affût de toutes les innovations. Sur ses quelques hectares de terre, il cultivera dès que possible à la fois du coton biologique et du coton transgénique. Il ne voit là aucune contradiction. Le coton bio et équitable, c'est la garantie d'un prix de vente beaucoup plus élevé que la normale. Le coton OGM, c'est l'espoir d'augmenter les rendements et les marges, de sortir la tête de l'eau après plusieurs années de chute des cours mondiaux. Les performances des variétés OGM en conditions réelles, menées par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développent) en Afrique du Sud ont montré une grande variabilité des résultas selon les années et les producteurs. Arthanase Yara, chef du service agronomie de l'UNPCB écarte ces doutes : " Les paysans savent tenir un compte d'exploitation, si les OGM ne leur rapportent rien, ils arrêteront ". Pour lui, la production bio ne sauvera pas tous les producteurs du pays. " C'est très difficile, cela demande beaucoup de main d'œuvre et d'engrais organique issu de l'élevage, explique M. Yara. C'est le principal facteur limitant. " Et le coton biologique reste, pour l'instant, un marché de niche.

 


   
  Ils l'ont dit
 

Journal de l'Environnement - 25 juin - Claire Avignon
A propos de la proposition UE du 23 juin de l'encadrement des pesticides

" Les Etats membres n'ont pas réalisé d'études d'impact de ces dispositions. La présidence slovène propose une révision du règlement dans 5 ans. Mais alors, de nombreux fongicides ne seront plus disponibles pour les céréaliers (triazole) et les producteurs de pommes de terre (dithiocarbamate. "
Jean Charles Bocquet - Directeur Général de l'UIPP


"Il y a une avancée concernant la liste noire des substances CMR interdites mais un bémol lié aux exemptions. Nous comptons beaucoup sur le Parlement européen, lors de la seconde lecture, pour rétablir la situation et renforcer les textes en vue d'une plus grande protection des citoyens européens et de leur environnement. "
François Veillerette - Président du MDRGF


 
   

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