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Revue de presse :
du 7 au 13 juin 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Aujourd'hui - 12 juin
Santé : Chlordécone
La Direction générale de la santé a rendu publiques les grandes lignes d'un plan d'action destiné à réduire l'exposition de la population des Antilles à l'insecticide chlordécone, utilisé jusqu'en 1993 dans les bananeraies. Trente-trois millions d'euros seront investis sur trois ans notamment pour développer les cartographies, renforcer la surveillance et mieux connaître les effets sur la santé et l'environnement du chlordécone.
La Dépêche du Midi - 11 juin - M.A.
Les champs de bataille
C'est une petite musique de chambre (d'agriculture) un rien mélancolique qu'on a pu entendre avec le président Michel de Lapeyrière en guise de premier violon. Tant il est vrai que les nuages s'amoncellent au-dessus des têtes des agriculteurs du département. En ce qui concerne les phytosanitaires : Il y a péril en la demeure côté fruits et légumes, en raison de la nouvelle réglementation sur les phytosanitaires " susceptible de condamner des productions entières " avertit Michel de Lapeyrière, qui redoute plus que tout " l'hypocrisie " qui aboutirait à voir la production nationale disparaître au profit de produits d'importation dont les conditions de production demeureraient largement opaques.Les Echos - 9 juin - Matthieu Quiret
Reach ou le pari de la toxicologie
Le texte a pour ambition de mieux encadrer la production et l'utilisation d'une partie des millions de molécules qui sont commercialisées dans le volume de 400 millions de tonnes par an. " Il n'existe aucune information, même de base, sur 86% des produits de forts volumes ", rappelle Joakim Kreyssa, directeur des coproductions de l'Echa (Agence européenne de la chimie). Les toxicologues et les écotoxicologues espèrent que Reach supprimera quelques centaines de produits les plus toxiques pour la santé et l'environnement. Reach remplace 40 règlements antérieurs. Les produits concernés sont en gros, toutes les substances qui ne relèvent pas de la pharmacie, de l'alimentation et des pesticides, qui ont leur propre législation.
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Sur les abeilles
Libération - 10 juin - Olivier Rescanière
La faim des abeilles
Et si les abeilles, victimes de nombreux maux, souffraient aussi de la pénurie de fleurs dans les zones de monoculture ? Des experts proposent de cultiver des jachères pour les nourrir. L'exercice n'est pas simple car la jachère est un espace agricole dont la conduite est strictement encadrée par la réglementation communautaire qui fixe la liste des espèces qui peuvent y être plantées. Lancées timidement sur quelques centaines d'hectares, les jachères apicoles en représentent aujourd'hui un millier… grâce au soutien du chimiste BASF qui en est devenu un ardent défenseur, allant même jusqu'à créer un réseau dédié à sa promotion : " Biodiversité pur les abeilles " ! Pour l'industriel, l'engagement est un remède opportun à une image en friche après l'interdiction très médiatisée en 2004 de son insecticide, Régent, accusé d'être impliqué dans le dépeuplement des ruchers.
Le Monde - 13 juin - Olivier Rescanière
Les ruches de l'Est de la France se dépeuplent de façon inquiétante
" La situation est préoccupante, certaines colonies ont totalement disparu, même dans les montagnes exemptes d'agriculture donc de pesticides ", constate Raymond Borneck, président du Syndicat apicole du Jura. Pour lui, le responsable est Nosema ceranae, un champignon pathogène détecté pour la première fois dans cette partie de la France en 2005. Il y a une quinzaine de jours, des échantillons ont été prélevés pou analyses dans des ruchers ayant subi des pertes. " Les premiers résultats montrent des quantités de spores de Nosema ceranae très élevées, de nature à entraîner la mort des abeilles ", confirme Marie-Pierre Chauzat de l'Afssa. " Il est difficile d'attribuer la disparition des ouvrières à la seule nosemose. Le symptôme peut être également dû au varroa… " Il n'y a donc peut être pas une mais plusieurs causes dont la synergie mène au dépeuplement massif et rapide des colonies d'abeilles. " Depuis des années, les instances nationales sont focalisées sur les pesticides et ignorent les problèmes sanitaires causés par les parasitoses. C'est grave ! ", S'insurge Raymond Borneck, dont la colère ne fait que souligner à quel point le milieu apicole est divisé… Une épidémie de nosemose en pleine saison de butinage serait une catastrophe économique d'autant que le Fumidil B, le seul antibiotique efficace, n'est pas autorisé à la vente en France.
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Sur les OGM
Les Echos - 6 juin
La France obtient une remise à plat des procédures d'homologation des OGM
" Nous avons présenté quatre propositions et, à l'unanimité, nos partenaires ont accepté une réévaluation des expertises qui intègre une analyse des écosystèmes " a déclarée Jean Louis Borloo, précisant : " La Commission s'est montrée assez d'accord et un groupe d'experts va être chargé de faire des propositions avec l'objectif de pouvoir les discuter lors d'un conseil au mois d'octobre ou au plus tard à la fin de l'année. ". Par ailleurs, l'avocat général a demandé à la Cour de justice des Communautés européennes de condamner la France pour ne pas avoir exécuté un premier arrêt, rendu par la Cour le 15 juillet 2004, l'invitant à transposer correctement la directive du 12 mars 2001 sur la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement.
AFP - 6 juin
Relaxe des faucheurs d'OGM : " indignation " et " incompréhension " de Monsanto
Le groupe agrochimique américain Monsanto a exprimé vendredi son "indignation" et son "incompréhension", au lendemain de la relaxe par le tribunal correctionnel de Chartres de 58 faucheurs volontaires anti-OGM. Dans un communiqué, Monsanto indique par ailleurs, après l'appel interjeté par le parquet de Chartres, qu'il "continuera de défendre ses droits". Le parquet de Chartres a annoncé vendredi qu'il allait faire appel de la relaxe des 58 militants anti-OGM jugés pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). Le groupe exprime "son indignation et son incompréhension devant l'incohérence qui règne entre textes législatifs, déclarations politiques et décisions judiciaires", concernant les biotechnologies. Monsanto estime que la relaxe est "d'autant plus inacceptable que le Parlement français vient d'adopter une loi (...) qui institue un délit de fauchage spécifique condamnant fermement la destruction des parcelles d'expérimentation OGM". Le Parlement a adopté le 22 mai le projet de loi très controversée sur les OGM, qui transpose une directive européenne de 2001 et reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM" en France, instaurant un délit de fauchage.
AFP - 6 juin
Appel de la relaxe de raucheurs volontaires à Chartres : " Logique " selon Bové
José Bové a estimé "dans la logique des choses", vendredi à Toulouse, la décision du parquet d'interjeter appel de la relaxe prononcée jeudi par le tribunal correctionnel de Chartres en faveur de 58 faucheurs volontaires d'OGM. "C'était un peu prévisible, c'était dans la logique des choses (...) Le gouvernement ne veut pas être dans une situation donnant une base juridique au refus des OGM en plein champ. Il veut éviter une jurisprudence contre la coexistence" des cultures OGM et non OGM, a-t-il déclaré à l'AFP en marge de la 2e journée du procès en correctionnel de 41 faucheurs volontaires à
Toulouse. Le parquet de Chartres a annoncé vendredi qu'il allait interjeter appel de la relaxe des 58 militants anti-OGM poursuivis pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir). François Roux, l'un des avocats des Faucheurs volontaires jugés à Toulouse, a regretté la décision du parquet de Chartres: "C'est dommage, la décision rendue était pourtant extrêmement motivée", a-t-il dit. "Le ministère public a une bien curieuse attitude: au lieu de prendre acte et de dire +ces gens avaient raison avant l'heure, le Grenelle de l'environnement l'a confirmé, arrêtons là+, non, voila que Mme Dati (la ministre de la Justice), par l'intermédiaire de son procureur, continue le harcèlement des faucheurs", a-t-il ajouté. Selon Me Jean de Cesseau, avocat de Pioneer, l'une des parties civiles dont le terrain haut- garonnais avait été la cible des anti- OGM, "la décision de relaxe ne résistera pas à l'analyse de la cour d'appel". "Les anti-OGM pratiquent l'écran de fumée. C'est une affaire seulement pénale que l'on veut transformer en fait de société, tout le monde ne peut pas se faire sa propre loi. Si l'on applique la loi, ces faits seront condamnés. Il ne faut pas confondre les prétoires avec les couloirs de l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.
Le Figaro - 10 juin - Yves Miserey
Comment récolter des OGM sans risque
Les recherches en son encore à leur début. " C'est une question de timing " explique François Coléno de l'INRA Versailles. Ce chercheur vient de publier la première étude où il compare plusieurs scénarios de récolte de maïs sur un même territoire, avec une proportion variable d'OGM. Pour éviter les mélanges entre les graines transgéniques et les autres, agriculteurs et coopératives doivent s'organiser. Des solutions existent, mais elles passent par des changements radicaux. La ségrégation à la récolte est possible sous réserve d'une bonne organisation mais avec des coûts supplémentaires. Il est question de silos de collecte et de séchage, de transports en tracteur ou en camion, de taux optimal d'humidité des grains. Bref on est loin des arguments que pro et anti-OGM se lancent habituellement à la figure. |
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Ils l'ont dit
Nord Eclair - 7 juin
" Le DDT a été interdit dans les années 70, avant on en trouvait des kilos à l'hectare. Maintenant, ce sont des grammes. On a essayé de mettre moins de pesticides, mais qu'ils soient plus efficaces. Donc ils sont devenus plus toxiques. "
Jean François Narbonne - expert à l'AFSSA
Pèlerin - 5 juin
"Le constat est clair : l'agriculture productiviste est devenue très nocive pour l'environnement. Mais elle n'est pas plus viable d'un point de vue économique : l'utilisation de produits chimiques pour compenser l'appauvrissement des sols et lutter contre les insectes coûte de plus en plus cher. Aussi vaut-il mieux organiser la transition vers un mode de production agricole vraiment durable. Pour cela, les aides agricoles de l'UE doivent être réorientées afin de permettre une conversion progressive en cinquante ans au tout biologique. Ce type d'agriculture est fondé sur des connaissances agronomiques qui permettent d'avoir des hauts rendements sans porter atteinte à l'environnement. "
Marc Dufumier -ingénieur agronome
" Je ne crois pas que l'agriculture française doive devenir 100% bio et ce pour trois raisons essentielles. D'abord, parce qu'elle ne pourrait pas couvrir l'ensemble des besoins alimentaires des Français et que notre pays devrait alors importer. D'autre, part, l'agriculture conventionnelle permet une sécurité d'approvisionnement. Exemple : l'été dernier a été très pluvieux, ce qui a augmenté le risque de maladies pour les cultures. Dans ce cas, seuls les traitements chimiques permettent de maintenir stables les rendements. Enfin, le premier devoir d'un producteur est de répondre aux attentes des consommateurs. Une majorité d'entre eux souhaitent avant tout que les produits alimentaires restent accessibles. "
Jean Michel Lemétayer - Président de la FNSEA
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