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Revue de presse :
du 27 mai au 06 juin 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 



Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP - 2 juin
Chimie : " Reach " fait ses début sans éviter la polémique
Progrès pour la santé, selon les écologistes, nouvelles contraintes très lourdes, déplorent les industriels: l'obligation d'homologuer les substances chimiques commercialisées a débuté en Europe et la polémique qu'elle a suscitée est loin d'être éteinte. La nouvelle réglementation européenne "Reach" - résultat d'une bataille de plusieurs années entre consommateurs, écologistes et industriels - est entrée en vigueur dimanche. Elle oblige les industriels de la chimie --fabricants et importateurs-- à prouver la sécurité de leurs substances pour la santé et l'environnement pour pouvoir les commercialiser. Auparavant, il revenait aux autorités de prouver que la substance constituait une menace pour la faire retirer du marché. "On va enfin regarder l'impact de ces substances sur la santé et l'environnement", se félicite l'eurodéputé Vert français Gérard Onesta, qui représentera le Parlement européen mardi à Helsinki pour l'inauguration de la nouvelle agence européenne chargée de l'enregistrement des produits, l'ECHA. "Nous avions 100.000 substances en liberté non surveillée dans l'UE. Nous allons donner un coup de loupe sur 30.000, considérées comme les plus dangereuses, et les industriels vont devoir prouver leur innocuité", a-t-il souligné, en espérant qu'une réglementation "Reach 2" soit rapidement adoptée pour les 70.000 substances restantes. "Plus on cherche, plus on trouve de menaces" pour la santé dans les produits chimiques, a-t-il ajouté, en citant les pesticides en exemple. Mais les industriels, qui ont tout fait pour atténuer cette loi, sont naturellement plus réservés. S'ils veulent éviter de devoir interrompre leur production, ils vont devoir pré-enregistrer leurs substances entre le 1er juin et le 1er décembre. Ils auront ensuite 10 ans pour les faire homologuer. Erwin Annys, représentant du Comité européen de l'industrie chimique (CEFIC), déplore le retard à l'allumage de la nouvelle agence: l'ECHA reconnaît ne pas être encore prête à procéder au pré-enregistrement de "groupes de substances", mais seulement à un enregistrement manuel substance par substance", beaucoup plus contraignant Plus fondamentalement, M. Annys juge la loi pénalisante pour l'industrie européenne, qui produit 31% des substances chimiques dans le monde contre 28% aux Etats-Unis. Pour obtenir l'homologation, les industriels devront faire réaliser de nombreux tests de toxicologie et concevoir des scénarii d'exposition à leurs substances. "L'Europe avait déjà la législation la plus sévère au monde. On va encore plus loin. Chaque chose en plus rend la vie des industriels plus difficile pour rester rentables face à leur partenaires", selon M. Annys. "C'est bien d'avoir un label de haute qualité, mais c'est le consommateur qui décide, et le prix joue un rôle extrêmement important", dit-il. La Commission européenne évalue l'impact pour les industriels à 2,5 milliards d'euros sur onze ans, soit 0,05% du chiffre d'affaire annuel du secteur. Mais "ils n'ont qu'à relever le prix de leurs produits et tout le monde sera content", s'emporte Gérard Onesta. Et s'il reconnaît qu'on va peut-être découvrir "des failles" dans la nouvelle réglementation, le député estime que le plus important est que "le top du départ soit donné".

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
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  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
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  Ils ont dit  
 


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du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
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du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
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du 18 au 29 avril 2008
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du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
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Archives 2007


Libération - 3 juin - Olivier Rescanière
" Prévenir les regroupements de criquets ravageurs "
Interview de Michel Lecoq, entomologiste au Cirad " … Le dernier épisode majeur, en 2003, a été maîtrisé au bout d'un an. Mais cette lutte coûte cher, tant sur le plan économique qu'écologiste. Un exemple : en 1997 , Madagascar a dû faire appel à l'aide internationale pour récolter les 60 millions de dollars qui lui ont permis de maîtriser l'invasion de criquets migrateurs, en dispersant des pesticides - seule arme disponible - sur des millions d'ha. Et la menace demeure : des recrudescences ont lieu presque tous les ans et doivent être maîtrisées. Dans le contexte actuel de crise alimentaire, le démarrage d'une invasion serait une catastrophe pour l'agriculture vivrière. Elle aurait des conséquences dramatiques sur la sécurité alimentaire de millions de personnes, notamment dans les pays sahéliens… Nous travaillons donc, sur le terrain, à Madagascar et en Mauritanie, à la construction de systèmes d'information géographique qui, couplés à des images satellites, permettent de localiser en temps réel les biotopes favorisant le démarrage d'invasions. Dans les régions désertiques, ces systèmes permettront aux équipes nationales de surveillance de détecter la montée de végétation après des épisodes de pluie, de manière à intervenir très tôt, avant que les larves n'atteignent l'âge adulte et s 'échappent en bandes.

AFP - 2 juin
" RoundUp " : nouvelle plainte contre Monsanto pour publicité mensongère
L'association écologiste Eau et Rivières de Bretagne a indiqué avoir déposé lundi une plainte auprès du procureur de la République de Rennes contre Monsanto France pour "publicité commerciale trompeuse" concernant le pesticide "RoundUp". Cette plainte vise des placards publicitaires diffusés début mai notamment dans la presse écrite régionale, précise l'association. "Deux produits sur douze de la gamme +RoundUp+ sont dangereux pour l'environnement et l'eau. Or dans ses publicités, Monsanto crée une confusion en ne faisant pas la distinction entre tous ces produits", a expliqué à l'AFP Gilles Huet, délégué général de l'association. Cette campagne publicitaire va, selon l'association, à l'encontre de l'action de nombreuses collectivités bretonnes engagées dans la lutte contre la pollution des eaux par les pesticides et "met en cause les efforts collectifs engagés sur les bassins versants" de la région. Monsanto a déjà été condamné en janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à une amende de 15.000 euros pour des faits similaires, mais a interjeté appel depuis. L'affaire doit être rejugée le 4 juin. L'ex-président de Monsanto France Jean-Pierre Princen a également été renvoyé le 20 mai devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour "publicité mensongère" concernant le "RoundUp", premier désherbant vendu dans le monde. Il est poursuivi pour avoir diffusé en 2002 des spots TV publicitaires ne faisant pas de distinction entre le "RoundUp" utilisable par les particuliers pour le jardinage et celui utilisable par les agriculteurs.




   
 
Sur l'agriculture

L'Expansion - 1er juin - Benjamin Neumann
Nourrir la planète, c'est possible si… le monde entier ne s'aligne pas sur les niveaux de consommation occidentaux.
Pour Marion Guillou, PDG de l'INRA, il n'est pas utopique de penser pouvoir nourrir 3 milliards d'habitants de plus. " Dans l'après-guerre, on a dû faire face à un doublement de la population mondiale. D'ici à 2050, elle va augmenter de 50%. Le défi peut être relevé ", tient-elle à relativiser. En 1960, il fallait 0,4 ha pour nourrir une personne. Quarante ans après, il n'en faut plus que O,2 avec des niveaux de nutrition bien meilleurs et à des prix plus bas, note-t-elle. Le tour de force a été rendu possible par la " révolution verte ", c'est-à-dire par le bond technologique qui a permis un accroissement spectaculaire de la productivité agricole, à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides. Les coûts et les dommages environnementaux sont encore loin d'être totalement mesurés, et il n'est pas sûr que notre planète puisse en supporter beaucoup plus…. Pour François Affholder, chercheur au Cirad, le génie génétique classique, à lui seul, pourrait déjà faire gagner entre 10 et 20% de productivité. " Nous n'en sommes qu'au début, estime Bruno Parmentier, directeur général de l'école supérieure d'Agen. Les OGM actuels, imaginés par une entreprise qui fabrique des pesticides et des insecticides, ne peuvent être la solution unique aux crises alimentaires. Mais en 2050, il y aura probablement des plantes poussant avec moins d'eau, sur des terres salées ou qui résistent au chaud, à l'altitude, au pourrissement, qui fourniront des protéines ou des vitamines. Ce serait alors grave de s'en priver ".

La Croix - 5 juin - Pierre Cochez
A la conférence de Rome, on demande à l'agriculture d'être plus productive
Pour doubler la production agricole dans les trente ans à venir - comme l'envisage maintenant la Banque mondiale, - le maître mot à Rome semble être la recherche d'une " meilleure productivité ". Notamment chez les petits producteurs, au nombre de 450 millions dans le monde. Ban Ki-monn, secrétaire général de l'ONU, chiffre entre 15 et 20 milliards de dollars (10 à 12, milliards d'euros) par an les investissements qu'il faudra entreprendre pour augmenter les infrastructures de transport, d'irrigation et de stockage : diffuser les semences, pesticides et engrais. Son prédécesseur Kofi Annan est venu à Rome présenter son Alliance pour une révolution verte en Afrique. " Notre objectif est de faire croître la productivité agricole de 6% par an et de relier les exploitants au marché mondial. Cette révolution verte garantira la s sécurité alimentaire sur le continent africain " assure-t-il.
 


   
 
Sur les abeilles
 


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Version fémina - 1er juin - Myriam Loriol
Le bio est-il meilleur pour ma santé ?
Pour éviter la prolifération d'insectes ou de champignons, la démarche biologique renoue avec le bon sens de la nature : coccinelles pour détruire les punaises attaquant les céréales, plans de poireaux dont l'odeur chasse les mouches sur les carottes… Résultat, la majorité des aliments bio sont reconnus exempts de pesticides. On ne peut que s'en réjouir ! " Les pesticides sont dangereux pour l'homme. Ce sont des perturbateurs endocriniens pour cent vingt- d'entre- eux D'autres sont classés cancérigènes ou molécules neurotoxiques ", explique François Veillerette, président du MDRGF. Oui, mais la dose minime de résidus retrouvée dans l'alimentation présente-t-elle une réelle toxicité ? " Il n'y a pas d'études précises à ce sujet, mais nous savons que de faibles doses suffisent à dérégler le système hormonal ", révèle F. Veillerette...

Ouest France - 3 juin
L'agriculture bio : pas au goût de tous
L'agriculture bio qu'est-ce que c'est ? C'est un système qui utilise le recyclage des matières organiques, exclut l'usage d'engrais et pesticides pour rechercher la qualité et le respect des écosystèmes naturels… Mais il y a des inconvénients : les récoltes sont trop faibles pour un coût trop élevé. L'agriculture biologique française ne représente que 8,81% de l'agriculture biologique européenne, même si le nombre des agriculteurs bio a légèrement augmenté passant de 10 000 producteurs en 1982 à 11640 en 2007.
 


   
 


Sur les OGM
 


AFP - 5 juin
OGM : les 58 faucheurs volontaires relaxés à Chartres
Les cinquante-huit militants anti-OGM jugés par le tribunal correctionnel de Chartres pour avoir fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) ont été relaxés jeudi. Le 8 avril, le procureur de la République de Chartres avait requis des peines de 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 500 euros d'amende à l'encontre des 58 faucheurs anti-OGM. Il avait requis une amende supplémentaire de 300 euros pour 23 des 58 faucheurs qui avaient refusé un prélèvement de leur ADN durant leur garde à vue. La défense avait plaidé l'acquittement, tandis que les députés adoptaient à la même heure, à l'Assemblée nationale, le délit de fauchage.

AFP - 5 juin
Loi sur les OGM : La France menacée d'amendes par la justice européenne
L'avocat général de la Cour européenne de Justice (CEJ) a demandé mercredi aux juges de condamner la France à des amendes de plus de 200.000 euros par jour pour n'avoir toujours pas correctement transposé une loi européenne sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). En 2004, la Cour avait condamné la France pour n'avoir pas transposé cette directive de 2001 sur le contrôle de la dissémination des OGM dans l'environnement. Faute d'exécution de cet arrêt, la Commission européenne a de nouveau saisi la CEJ en décembre 2006 pour réclamer une nouvelle condamnation et des sanctions financières: 38 millions d'euros d'amende forfaitaire plus 366.744 euros d'astreinte journalière jusqu'à mise en oeuvre de la loi. Après cette menace, la France avait annoncé en mars 2007 la transposition de la directive par deux décrets sur les contrôles de la mise sur le marché des OGM et sur les essais en champs. Mais l'avocat général a conclu qu'un an plus tard, à la date de l'audience le 12 mars 2008, "la France n'avait pas à ce jour correctement transposé toutes les dispositions de la directive et par conséquent n'avait pas complètement exécuté le premier arrêt de la Cour". Il a donc demandé à la Cour de "juger que la France a manqué à ses obligations communautaires" et de la condamner à 235.764 euros d'amende par jour de retard dans la transposition complète de la directive, à partir du jour du prononcé du futur arrêt. L'avocat général a estimé qu'il n'y avait "pas lieu de suivre la proposition de la Commission" demandant une astreinte de près de 360.000 euros par jour. Il a également considéré que "la Commission n'a pas établi l'existence de circonstances aggravantes de nature à justifier l'imposition d'une autre sanction sous la forme d'une somme forfaitaire" et n'a donc pas retenu l'amende de 38 millions d'euros.

AFP - 3 juin
Mariann Fischer Boel pour plus d'OGM pour freiner l'envolée des prix alimentaires
La commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel estime que l'Union européenne devrait approuver plus vite les OGM et se montrer plus souple avec leurs importations pour freiner l'envolée des prix alimentaires, dans un entretien à La Croix à paraître mercredi. "Il faut (...) étoffer les effectifs de l'Agence européenne de la sécurité alimentaire pour qu'elle accélère son processus d'approbation des OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr), sans bien sûr - et c'est important - remettre en cause la qualité de son travail", estime Mme Fischer Boel. "Notre trop lente approbation des OGM pèse dans les prix alimentaires", poursuit-elle, alors que s'est ouvert mardi un sommet de la FAO consacré à la crise alimentaire mondiale. "Nous devons aussi débattre de notre tolérance zéro d'importations d'OGM non approuvés", affirme la commissaire, qui estime qu'avec cette règle, "on est en train de se tirer une balle dans le pied !". Selon elle, "ce refus conduit aujourd'hui à renvoyer une cargaison complète de soja ou de maïs d'Amérique du Sud pour l'alimentation animale lorsqu'il n'y a qu'une petite trace d'OGM. Du coup nos éleveurs payent plus cher". "C'est complètement stupide et inacceptable que des prix élevés empêchent notre élevage d'être compétitif. Car, pendant ce temps, on importe de la viande de boeuf brésilien, qui a été nourri par des OGM qui n'ont même pas été approuvés en Europe, ce que les consommateurs ignorent parce que ce n'est pas étiqueté", explique-t-elle.

 


   
  Ils l'ont dit
 
 
   

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