Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
AFP – 22 mai
Grenelle : recommandations définitives sur l’usage des pesticides Les experts mandatés par le Grenelle de l'environnement sur l'usage des phytosanitaires ont rendu jeudi leurs conclusions définitives, renouvelant l'objectif d'une division par deux en dix ans. Ce rapport du Comité opérationnel (comop) "Ecophyto 2018", dont l'AFP a eu copie, a été transmis au ministère de l'Agriculture. Il lui reviendra d'élaborer le volet agriculture durable de la loi Grenelle 3 qui sera présentée à l'automne pour compléter la déclinaison législative du Grenelle de l'environnement. La difficulté était notamment de s'accorder sur les indicateurs permettant de mesurer les réductions "de moitié" des usages des pesticides, entre experts issus des milieux agricoles, scientifiques, industriel et associatifs. Le plan de réduction retient notamment une mesure de cet objectif grâce à un indicateur fondé sur le nombre de doses unité (NODU), correspondant aux quantités de substances vendues divisées par une dose unité de substance active.
Ouest France – 23 mai
Pas si facile de réduire les pesticides
Le GPF, Groupe français des pesticides se réunit à Brest pour son 38 ème congrès. Cette association réunit des chercheurs, des revendeurs de produits phytos, des gestionnaires de l’environnement et des utilisateurs de pesticides pour débattre sur ces molécules chimiques si mal aimées. « Nous discutons de manière relativement sereine sur tous les aspects de la recherche sur les pesticides, de leur dissémination dans les milieux marins à leurs impacts sur la santé », explique Thierry Caquet de l’Inra, c’est une sorte de mini Grenelle de l’environnement, mais sans enjeu politique ». Allonger les rotations des cultures. C’est l’une des pistes de recherche de l’Inra pour diminuer les traitements. La recherche sur la réduction des intrants avance bien sur les grandes cultures, blé, colza, maïs, tournesol. C’est moins vrai sur les légumes et les fruits. L’Europe interdit de plus en plus de molécules et les scientifiques ne trouvent pas toujours de traitements de substitution. « Nous n’avons plus de parade contre la mouche de la carotte et du poireau », note Thierry Caquet. Jusqu’où baisser les volumes de phytos ? « Le Danemark, qui s’est radicalement engagé dans cette voie, n’est plus capable de produire du blé panifiable et en importe d’autres pays européens », répond le chercheur.
Le Dauphiné - mai 2008 – Barneoud Rousset Patrice
Protection des vergers : Michel Barnier autorise des phytosanitaires Récemment, Henriette Martinez, députée des Hautes Alpes, avait interpellé le ministre de l’Agriculture sur la recrudescence du feu bactérien sur les vergers de poiriers et de pommiers, principaux fruits produits en Haute Durance. Mme la Députée peut être soulagée car Michel Barnier vient d’autoriser la mise sur le marché de deux produits sanitaires, Regalis et Iodus CS, conformément à la demande des producteurs des filières pommes et poires. Cette décision, prise suite à de nombreuses réunions entre la Direction générale de l’alimentation, la fédération nationale des producteurs de fruits et le centre interprofessionnel des fruits et légumes, permettra de donner aux producteurs les moyens de préserver les vergers en ayant accès à une palette diversifiée de solutions de protection phytosanitaire.
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