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Revue de presse :
du 30 avril au 16 mai 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


Le Canard enchaîné - 14 mai 2008
Sauvons les pesticides !
Un prochain règlement européen va interdire près de 80 des produits phytosanitaires actuellement en vente… Désormais, pour blackbouler un produit, il suffira qu’il soit estampillé dangereux pour l’homme. Résultats : 83 à 94 des insecticides seront bons à jeter à la poubelle. Idem pour69 à 85% des fongicides, parmi lesquels les produits favoris des céréaliers et pour 55 à 81% des herbicides. Impensable pour l’industrie des phytosanitaires, qui veut sulfater le texte européen avant qu’il soit définitivement adopté (avec une application prévue dans deux ans). « Il ne reste que quelques semaines pour sensibiliser les députés, se mobiliser » a prévenu le patron de l’UIPP, les fabricants français de pesticides. Avec un argument massue : « On nous annonce que le XX1ème siècle sera celui des insectes ». Comprenez, le réchauffement climatique va multiplier doryphores, pyrales et autres ravageurs, qui vont becqueter à tout va les cultures. Et l’UIPP de prédire aux agriculteurs un effondrement des rendements, de 34% pour le blé à 46% pour la patate. Il y a 15 jours, le lobby européen des marchands de pesticides, celui de semenciers et la puissante Copa-Cogeca ont réuni, à Bruxelles, une centaine d’experts qui ont dit tout le mal qu’ils pensaient de la future réglementation. « Nous avons besoin de produits de protection des plantes pour assurer une production suffisante de fruits de qualité », a ainsi martelé le président de la Fédération française des producteurs de fruits. Voilà qui est intéressant quand on sait qu’actuellement 40% des fruits cultivés dans l’Union européenne présentent des traces de pesticides, dont 3% au-delà des limites autorisées. Comme on dit, le consommateur compte pour des prunes !

Environnement magazine - 1er mai –Alexandra Delmolino
Effets sur la santé : le temps des doutes
Les scientifiques n’ont pas de certitudes concernant les effets retardés des pesticides sur la santé humaine. Seulement des soupçons, que les études menées actuellement auprès des agriculteurs pourraient bien participer à lever. En France, l’homologation des produits phytosanitaires passera par une évaluation réglementaire – dite a priori- des risques - réalisée par l’Afssa. Celle-ci analyse leur toxicité aiguë et recherche d’éventuels effets à long terme par des tests de toxicité chronique effectués sur des animaux. En raison des modèles utilisés, cette évaluation ne peut donc se départir d’une part d’incertitude sur les risques à long terme. D’où l’importance d’un suivi scientifique a posteriori. En santé humaine, ce suivi s’appuie sur l’épidémiologie, qui cherche à établir, via l’observation de la population, une corrélation statistiquement significative entre l’exposition aux pesticides et la survenue d’une pathologie. Mais l’épidémiologie n’établit pas de lien de causalité entre le risque et la maladie ; trop de facteurs et trop d’interactions possibles. C’est donc la convergence des résultats des études actuellement menées, confrontées à des études toxicologiques expérimentales, qui permettront d’aboutir à des conclusions cohérentes et à quelques certitudes.

Le Monde – 8 mai – Paul Benkimoun
Les pesticides omniprésents dans l’alimentation, en France
L’importance de l’exposition aux pesticides, notamment par voie alimentaire, est mise en évidence par deux études. La première, réalisée par la DGCCRF et publiée fin avril, montre que 6% des fruits et légumes testés présentent des teneurs en pesticides dépassant la LMR. La seconde, présente, présentée mercredi 7 mai par l’INERIS, conclut que « les enfants franciliens sont exposés à des pesticides variés, dont certains interdits depuis plusieurs années alors que leurs parents ne sont pas professionnellement exposés »… Au moins un produit de type pesticide se trouvait dans 94% des logements : insecticides dans 93% des cas, fongicides pour les plantes dans 30% des cas et herbicides dans 32%. Le lindane, un insecticide désormais interdit en Fance, était le pesticide le plus fréquemment retrouvé dans l’air (88% des logements). Le fait le plus marquant porte sur les pesticides organophosphorés : 70% des enfants excrétaient au moins l’un des six métabolites urinaires des organophosphorés, alors que ceux-ci étaient détectés moins fréquemment dans l’environnement intérieur. « Cela peut signifier qu’il existe une autre source d’exposition que celles que nous avons recherchées. Cela pourrait ^être la voie alimentaire, indique Olivier Blanchard, responsable de l’étude. Des prélèvements alimentaires seraient donc indispensables pou passer au stade des certitudes sur la voie alimentaire d’exposition aux pesticides ».



 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
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Courrier Picard – 30 avril – Odile Chabrillac
Comment éviter d’avaler des pesticides ?
Ils sont partout autour de nous. Dans l’eau que nous buvons, dans les alimeents que nous avalons, et même dans la pluie et le brouillard ! Comment limiter leur consommation ? Le point avec nos spécialistes (Claude Aubert, agronome et cofondateur de l’association Terre vivante; François Veillerette, réseau européen PAN, et Anne Dufour, auteur de « Cent réflexes bonne hygiène »). Laver les aliments : c’est un minimum nécessaire, à défaut d’être suffisant puisque les produits phytosanitaires pénètrent au moins en partie dans le produit. Une étude réalisée en 2002 par le CIRAD au Viêtnam a, montré que lavage et trempage permettaient d’éliminer entre 30% et 50% des pesticides, le sel ou le vinaigre agissant contre les seules bactéries. Inutile toutefois de faire prendre un long bain aux aliments, sous peine de perdre un maximum de vitamines et de minéraux. Deux minutes de trempage suffisent. On peut ajouter une pincée de bicarbonate de soude, du savon de Marseille, du sel, du vinaire, voire des produits de nettoyage spécial aliments, à condition de bien les rincer ensuite à l’eau courante.

Libération – 12 mai – Haydée Sabéran
Un producteur d’agro carburants défend l’image de ses champs

Xavier Laudre à Sailly les Cambrai (Nord) parle sans colère apparente. Mais il est blessé par la phrase de Jean Ziegler, ex rapporteur de l’ONU sur le droit à l’alimentation, qui qualifiait la production d’agro carburants de « crime contre l’humanité ». « Ca fait mal au ventre, souffle-t-il, notre métier c’est quand même de nourrir ». Il croit qu’il est possible de nourrir la planète et de produire des agro carburants,  si on s’en donne les moyens. On cultive 1,7 milliard d’ha sur la planète. Le potentiel, c’est 3 à 4 milliards, sans déforestation. Le rendement moyen dans le monde est 25 quintaux de blé par ha. En France c’est 80 » Il se souvient qu’en 1992, la France était dans une situation excédentaire « On nous disait qu’on n’avait pas vocation à être exportateur. On a tous intérêt à ce que les pays chez eux nourrissent les gens sur place ». Il gagne une tonne de betteraves de plus par an et par ha depuis 15 ans, « en sélectionnant mieux, en mettant moins d’herbicide, ce qui limite le stress sur la betterave… On utilise des produits issus des hydrocarbures, engrais et pesticides, pour produire des agro carburants. « J’utilisais beaucoup plus d’intrants quand je me suis installé en 1984. Si on suit bien sa culture, on peut éviter certains produits ». Si le blé n’est pas malade, il se passe de fongicide. Et quand l’année est sèche, il y a moins de maladies. « Avant j’utilisais 4 fongicides, maintenant deux ».



   
 
Sur l'agriculture
 


   
 
Sur les abeilles

Le Progrès – 9 mai 6 Jean Jacques Arène
« Abeilles, l’imposture écologique »
« J’ai voulu montrer que c’est une erreur d’incriminer le Gaucho ou le Régent, deux insecticides puissants. Témoin, une affaire très grave de mort d’abeilles, survenue aux Etats-Unis. On n’a pas instruit à charge le dossier comme en France, maisplutôt épuisé systématiquement toutes les pistes. Aujourd’hui, les ¾ des cas de mortalité d’abeilles aux Etats-Unis sont identifiés et expliqués ». Journaliste agricole et rédacteur de la lettre d’information Agriculture et environnement, Gil Rivière- Wekstein est venu récemment à Clermont Ferrand. A l’issue d’une longue enquête menée pendant deux ans, son livre Abeilles, l’imposture écologique, montre comment, voilà une dizaine d’années, les ultras de l’écologie ont fabriqué un bouc émissaire pour expliquer les disparitions de colonies d’abeilles. Cet ouvrage, on l’aura compris, n’est pas écologiquement correct. « Le grand problème de la France vient de la scission en deux camps, les pro et les anti Gaucho, avec les firmes multinationales qui empoisonnent et des agriculteurs qui n’y comprennent rien ». « En France, ceux qui parlent d’une pathologie, sont obligatoirement des « vendus » au groupe Bayer. Pendant dix ans, la recherche a voulu prouver l’implication du « Gaucho, et a dépensé beaucoup d’argent. Des chercheurs des deux camps en ont fait un business et l’idéologie a faussé le débat ? »



 


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

 


   
 


Sur les OGM
 


AFP – 14 mai
OGM : la majorité vote, l’opposition dénonce un « déni de démocratie »
Au lendemain du rejet du texte OGM par l'Assemblée nationale, à l'initiative de l'opposition, les parlementaires réunis en commission mixte paritaire (CMP) ont entériné la version du Sénat, sans la gauche qui a dénoncé un "passage en force". "Le texte va maintenant venir devant l'hémicycle de chaque assemblée", a indiqué le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée, Patrick Ollier, à l'issue de la CMP (sept députés et sept sénateurs chargés d'adopter un texte commun entre les deux chambres). Seuls seront alors recevables les amendements déposés ou acceptés par le gouvernement. Vingt-quatre heure après avoir obtenu le rejet du texte, la gauche a quitté la réunion avant la fin en dénonçant un "déni de démocratie et un coup de force", comme Germinal Peiro (député PS de Dordogne). "Il faudra poursuivre le combat au niveau du Conseil constitutionnel", a ajouté Philippe Martin (député PS du Gers). Mardi à l'Assemblée, l'opposition de gauche, aidée par la défection de nombreux élus UMP, avait obtenu le rejet du projet de loi sur les OGM à une voix d'écart à la faveur d'une motion de procédure. M. Ollier a estimé "qu'en CMP nous n'avons pas le droit de re débattre de l'ensemble d'un texte qui a été longuement débattu au cours de deux lectures, au Sénat et à l'Assemblée nationale, avec l'ensemble des parlementaires". M. Ollier a considéré que "nous n'avions pas le droit de remettre en cause ce qui avait été décidé et voté conforme par le Sénat". La commission mixte paritaire a notamment voté "l'amendement Chassaigne" censé protéger les cultures des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC). Elle a adopté la version du Sénat, plus encadrée, qui stipule que "la définition du +sans OGM+ se comprend nécessairement par rapport à la définition communautaire".

Valeurs actuelles – 9 mai – Marie de Greef-Madelin
Limgrain, graine de champion
Pour les ingénieurs de Limagrain, le débat sur les OGM en France n’a plus rien de scientifique. C’est devenu un débat idéologique et politique. D’ailleurs Limagrain n’a pas été invité à participer au Grenelle de l’environnement. Le gouvernement a privilégié la représentativité des ONG (18 en tout), au détriment des industriels. Il n’a pas su résister à la grève de la faim de José Bové début janvier et a imposé de suspendre la culture du maïs transgénique MON 810, le seul OGM autorisé jusqu’à l’an dernier à la culture. Pourrant, cette variété a tout pour plaire aux yeux des scientifiques : une résistance à un des pires ennemis du maïs, la pyrale, une faible consommation d’eau et un rendement de 10% supérieur aux autres variétés traditionnelles. A l’heure où les émeutes de la faim se multiplient, la colère de Pierre Pagesse, président de Limagrain, se mêle à la tristesse. « Aujourd’hui, 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde », rappelle-t-il. De même qu’il a vacciné ses propres enfants contre la tuberculose par précaution, il estime que les OGM, qui permettent d’élargir la défense immunitaire des plantes, sont la première arme contre la faim. Et de rappeler que les agriculteurs ont vocation à nourrir les hommes, pas à les empoisonner. A l’opposé des OGM, le bio n’est pas un axe de développement de Limagrain ; Au contraire. L’équipe de recherche explique qu’une plante bio est une plante qu’on ne soigne pas. Elle est donc moins saine et son rendement est en moyenne inférieur d’un tiers à celui d’une plante conventionnelle. « Si la France prend la direction du bio, elle entretiendra la pénurie alimentaire mondiale », juge pierre Pagesse. Autant le monde peut se passe de biocarburants, autant il ne peut peu se passer de nourriture.

Courrier International – 30 avril – Andrew Polack
La production d’OGM est de nouveau à la mode
Avec la hausse du cours des céréales, l’emploi de cultures transgéniques paraît inévitable à un nombre croissant d’industriels et d’élus. « A l’évidence, face à la situation des prix et de l’offre, les mentalités évoluent », reconnaît Steve Mercer, de US Wheat Associates. L’organisme de promotion du blé américain à l’étranger, qui reçoit des subventions fédérales, avait d’abord mis les agriculteurs en garde contre la culture du blé transgénique. Il cherche désormais à obtenir des producteurs de semences qu’ils relancent le développement de variétés génétiquement modifiées, et des étrangers, qu’ils en achètent. Même en Europe, où les aliments contenant des OGM, souvent appelés « Frankenfood » par les Européens, rencontrent la plus forte opposition, de hauts responsables gouvernementaux et des industriels appellent de leurs vœux une rapide approbation des importations des cultures OGM… Les pressions se multiplient en faveur d’une réévaluation des OGM, alors que les prix de certains produits de base comme le riz et le blé ont doublé en quelques mois, provoquant des émeutes dans plusieurs pays…

AFP – 7 mai
OGM : l’Autriche sommée de lever la clause de sauvegarde sur les importations
La Commission européenne a sommé mercredi l'Autriche de lever la "clause de sauvegarde" mise en place depuis plusieurs années pour empêcher l'importation de deux maïs génétiquement modifiés, le MON 810 de Monsanto et le T 25 de Bayer. L'Autriche utilise depuis juin 1999 cette clause pour interdire l'importation et la culture de ces maïs transgéniques, autorisés dans l'UE un an plus tôt. Vienne dispose désormais d'un délai de 20 jours pour respecter cette injonction, a indiqué la porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, au risque de voir la Commission entamer une procédure d'infraction. En revanche, la Commission n'a pris encore aucune décision sur l'activation en janvier par la France de la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du MON 810. Ce dossier est "toujours à l'étude", a-t-on précisé.

AFP – 13 mai
La Vendée se déclare département « sans OGM »
Le Conseil général de Vendée, présidé par Philippe de Villiers (MPF), a proclamé mardi "sans OGM" le département, estimant que la loi devant être adoptée par l'Assemblée nationale était "défaillante" car "elle ne nous protège pas". Le président du Mouvement pour la France a présenté un plan "Vendée sans OGM", qui va "faire de la Vendée une zone-témoin sans OGM", "mettre en place un contrôle scientifique" et "lancer un programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique", dont les surfaces devraient doubler en cinq ans. Pour M. de Villiers, le projet de loi sur les OGM comporte des avancées mais "il est loin d'apporter toutes les garanties", notamment en "avalisant la culture OGM en plein champ". La Vendée se présente comme "le premier département" à créer un label "sans OGM", qui "pourra être apposé sur tout produit chaque fois que son producteur le souhaitera" et qui sera délivré par "une commission de labellisation". Il lui permettra également de "demander à l'Etat d'exclure toute culture d'OGM, au nom de l'article L.642-5-1 du Code rural qui prévoit des mesures spéciales de sauvegarde +lorsque cela est nécessaire à la protection d'un signe d'identification de la qualité et de l'origine+". Les agricultures se convertissant au "bio" recevront par ailleurs une aide du Conseil général de 12.400 euros/an, qui s'ajoute à celle de 7.600 euros accordée notamment par l'Etat. L'objectif est de compter, dans cinq ans, 23.000 hectares cultivés en "bio", contre 11.500 ha actuellement en Vendée, dont l'agriculture est très diversifiée (bovins, volaille, légumes et céréales ).

Libération – 10 mai – Gilbert Laval
Le maire de Millau interdit les OGM
Le docteur en droit public et nouveau maire socialiste de Millau, Guy Durand, entend faucher les OGM jusque sur sa commune. Il n’y a déjà plus de pesticides dans les serres municipales. Les cantines des écoles servent des repas bio . La ville est le siège de l’interprofession du fromage de Roquefort qui a proscrit les OGM dans le lait de brebis. « Lorsque la réalisation d’un dommage pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage » indique l’article 5 de cette charte de l’environnement. Ce qui vaut pour l’environnement, fiat valoir Guy Durand, ne peut que s’appliquer à la santé et à l’ordre public. Ce professeur de droit ne doute pas que son arrêté sera attaqué. Il ne doute pas non plus qu’il saura le défendre : Et ce fera une belle jurisprudence ».



 


   
  Ils l'ont dit
 


AFP – 14 mai
« C’est dommage que le débat se déplace sur une motion de procédure, alors qu’il y a matière à avoir un débat riche sur le fond… Le rejet du texte a un effet paradoxal qui fait que les amendements qui avaint été déposés par l’opposition ne pourront pas être étudiés dans l’Hémicycle. A l’intérieur du cadre contraint de la directive, ce texte est bon. Ce qu’il faut maintenant, c’est modifier les procédures européennes. Je souhaite qu’on tire parti de la présidence française de l’UE pour faire bouger les choses au niveau de l’Union. »
Nathalie Kosciusko-Morizet – Secrétaire d’Etat à l’Ecologie

Aujourd’hui – 13 mai
« Ce texte est absolument conforme aux engagements du Grenelle. Ceux qui craignaient une dissémination ont eu gain de cause, ceux qui réclamaient des moyens pour la recherche ont été entendus. Nous sommes allés aussi loin que l’on pouvait. »
Jean Louis Borloo – ministre de l’Ecologie

Métro – 15 mai
«  Ce qui s’est passé à l’Assemblée m’a vraiment énervé. Parce que le débat sur les OGM est capital. A-t-on de vraies raisons de penser qu’en laissant la voie libre aux OGM, on mourra tous d’un cancer dans 25 ans, en ayant au passage engraissé l es multinationales de l’agroalimentaire ? Qu’est-ce qu’il faut : lasisser crever les deux tiers de la planète qui, en l’état actuel de choses, ne peuvent pas se nourrir ? Moi, je n’ai pas a réponse à cette question. Mais on ne peut pas être à la fois contre les OGM et manifester ensuite contre la faim dans le monde. Quand on est 7 milliards d’êtres humains sur terre au lieu de 3,5, eh bien il faut trouver des moyens de nourrir tout le monde sans épuiser la planète. Si le débat des OGM devient un débat droite- gauche, c’est un crime de démocratie.. ».
Marc Levy - Ecrivain

Le Figaro – 8 mai
« La précaution, la réglementation ou la taxe ne sont pas forcément les meilleurs moyens d’arriver à un environnement plus sain et plus sûr. Dans ce domaine comme dans d’autres, on aurait pu espérer que les nouveaux décideurs politiques fassent preuve d’audace plutôt que de préférer une attitude précautionniste. Car s’il peut à première vue paraître rationnel d’interdire ou de réglementer sévèrement des activités risquées parce qu’on élimine ainsi le conséquences fâcheuses qu’elles pourraient avoir, c’est qu’on oublie qu’on se prive aussi de solutions pour vivre mieux.».
Cécile Philippe – Directrice de l’Institut économique Molinari

 
   

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