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Revue de presse :
du 18 au 29 avril 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


Journal de l’environnement - 24 avril – Agnès Ginestet
Pesticides : FNE et l’UIPP s’affrontent sur l’objectif des 50%
Dans un communiqué du 21 avril, la FNE estime que « les industriels des pesticides et une partie de la profession agricole exercent de fortes pressions sur le gouvernement et l’administration pour qu’ils renoncent à l’objectif fixé à l’issue du Grenelle (…) de réduire de 50% l’usage des pesticides en France d’ici 10 ans ». « On n’exerce aucune pression sur le gouvernement dans le cadre du Grenelle », affirme de son côté Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP. « Nous sommes membre du groupe de travail conduit par le ministre chargé de l’agriculture Michel Barnier. Les 5 collèges sont présents et nous travaillons selon un plan de travail proposé par le ministre » ajoute-t-il. Il précise par ailleurs que la phrase de FNE est tronquée car la décision prise dans le cadre du Grenelle est une réduction de 50% des usages des pesticides d’ici 10 ans en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point ».

Le Monde – 22 avril – Christiane Galus
Une épidémie de rouille noire, redoutable parasite du blé, menace les grands pays céréaliers d’Asie
La FAO vient de lancer une alerte sur son site (www.fao.org) car elle craint que les spores du parasite, transportées par les vents dominants, ne poursuivent leur course vers les grands pays céréaliers situés à l’est de l’Iran. « La menace est réelle » estime Yvan Sache, spécialistes des rouilles du blé à l’institut national de la recherche agronomique (INRA), d’autant que « 80% des variétés de blé cultivées dans le monde sont sensibles à cette souche ». Pour arrêter sa progression, il faut s’y prendre très tôt, en utilisant des fongicides. Une fois l’épidémie enclenchée, et en l’absence de protection, la présente du parasite « peut se traduire par un rendement nul et une destruction complète de la culture » ajoute le spécialiste. Lors de son apparition aux Etats-Unis, en 1974, « Puccinia graminis » a détruit 40% de la récolte de blé.

Le Nouvel Observateur – 24 avril – Gérard Muteaud
Cuvées pesticides
Le rapport du PAN Europe, qui affirme que le vin est contaminé par des résidus de pesticides à des doses mille fois plus élevées que celles tolérées pour l’eau du robinet, qui aurait dû faire l’effet d’une bombe au sein de la profession, n’a suscité qu’un vague communiqué du représentant de la Copa- Cogeca, principale organisation européenne agricole, mettant en doute la méthodologie de l’étude. En France, silence radio. « Je m’insurge contre les déclarations des intégristes bio, déclarent Joseph Henriot, ingénieur agronome et propriétaire des champagnes Henriot et des vins Bouchard (bourgogne) et William Fèvre (chablis), depuis les années 1990, les mentalités progressent et on améliore les méthodes. On est sorti de la folie productiviste des décennies précédentes durant lesquelles on a empoisonné jusqu’aux nappes phréatiques. Mais les maladies des vignes existent et il faut bien les traiter ».

Le Télégramme de Brest – 26 avril – Frédérique Le Gall
Moins de pesticides. La Bretagne est-elle prête ?
Dans l’ensemble, les professionnels accueillent ces décisions avec scepticisme « C’est du tape-à-l’œil ». C’est faisable de réduire de 50% mais cela n’a pas grand sens. Cela ne veut pas dire que ça réduira de moitié l’impact sur l’environnement et la santé humaine », soulignent ensemble Gérard Maillet et Olivier Cor, respectivement directeur adjoint et responsable agronomie de Coopagri Bretagne, premier collecteur breton de céréales et premier producteur de légumes transformés. Pour ces deux responsables, quantité ne veut pas dire toxicité. On peut réduire les doses appliquées à l’hectare en utilisant des produits plus concentrés et plus actifs. « On ne pourra pas tout désherber à la main ». Avec la suppression de certaines molécules, la crainte des agriculteurs bretons est de se trouver devant des impasses techniques. « Si on supprime les solutions chimiques, il faudra bien trouver des alternatives. Pour Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d’agriculture, la Bretagne n’a pas attendu le Grenelle pour réduire l’usage des pesticides. Mais le fait d’enlever certaines molécules sans alternative va poser problème. C’est facile de creuser un sillon sur le papier. Dans la réalité, nous travaillons sur du vivant qui est soumis aux aléas climatiques et aux maladies. Si on n’arrive pas à protéger nos cultures, il y aura moins de production… ».

 
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Sur l'agriculture raisonnée


La Tribune – 29 avril – Pascale Mollo
Syngenta ouvre la porte à une agriculture raisonnée
Le numéro un mondial de l’agrochimie dispose d’un réseau de douze fermes modèles en France. Grâce à certains aménagements, ces exploitations utilisent moins de pesticides. En plein cœur de la Beauce, l’exploitation de Beauvillier a adopté, voilà déjà quelques années, une démarche d’agriculture raisonnée, qui vise à réconcilier performance économique et respect de l’environnement. Aussi bien pour son exploitant Xavier Mardelet, désireux de redorer l ‘image de sa profession, que pour Syngenta, soucieux de démontrer qu’il n’est pas seulement un fabricant de pesticides. Chasseur à ses temps perdus, le premier a pu constater le retour des chevreuils, perdrix et autres lièvres sur ses terres mais aussi attirer sur la ferme les clients du proche Carrefour de Chartres, pour leur montrer la qualité de ses productions .Tandis que Syngenta dispose à bon compte d’un outil concret pour convaincre les consommateurs français, rétifs aux phytosanitaires. L’envolée du prix des céréales vient de redonner un sérieux coup de pouce aux ventes de pesticides dans le monde ces derniers mois, après un recul de 2,5% en 2006. Et si les phytosanitaires sont en perte de vitesse face à la progression fulgurante des OGM, ils représentent environ la moitié du marché mondial de l’agribusiness estimé à près de 60 milliards de dollars.

 


   
 
Sur l'agriculture biologique


 


   
 


Sur les OGM
 


Aujourd’hui – 23 avril
« Les OGM de seconde génération seront utiles car ils résisteront davantage à la sécheresse et à la salinité de l’eau, mais ils ne nourriront pas seuls le monde. Ils devront apporter des solutions agronomiques mais aussi alimentaires et c’est pourquoi il ne faut pas baisser la garde en matière de recherche car les OGM auront, à terme, des propriétés intéressantes pour assurer un meilleur développement en luttant contre des maladies ou en utilisant moins de produits phytosanitaires… Dans trente ans, il y aura moins de terres cultivables et davantage de problèmes sanitaires à cause des changements climatiques. Il faudra doubler la production agricole en misant sur la recherche. Mais n’oublions pas l’objectif principal de l’agriculture : nourrir les gens. Alors qu’en Europe, seulement 7% des surfaces cultivées son réservées aux biocarburants, les Etats-Unis y consacrent 18% de leur maïs.
Michel Barnier - ministre de l’agriculture et de la pêche

 


   
  Ils l'ont dit
 


AFP – 21 avril
« Le monde doit décider ce qui doit être la priorité : conduire ou manger. Il ne faut pas mettre en cause le pétrole mais les biocarburants, qui sont à l’origine d’une grande partie du problème. La crise alimentaire est due à une pénurie de nourriture et non aux prix élevés du pétrole. Même les grands exportateurs de riz comme l’’Inde, le Bangladesh, la Thaïlande, sont en train de réduire leurs exportations »
Romano Prodi – premier ministre italien

Le Figaro Magazine – 19 avril
«  Si la crise actuelle démontre quelque chose, c’est la validité des solutions du nucléaire et du génie génétique pour faire face à l’épuisement de ressources naturelles. Sans doute est-il urgent de remédier aux dysfonctionnements financiers et aux gaspillages dont souffre l’économie libérale. Mais si nous ne nous donnons pas tout de suite les moyens d’innover et de produire, si nous écoutons les prêcheurs de décroissance, nos descendants seront encore plus démunis devant l’épreuve d’une véritable pénurie. »
Alain Gérard Slama – chroniqueur

L’Eclair des Pyrénées – 20 avril
« Dans un contexte de diminution de la surface cultivable mondiale, nous devons impérativement cesser d’opposer les modes de productions, la solution agricole unique n’existe pas. Bien au contraire, qu’elles soient vivrière, bio, conventionnelle, raisonnée ou OGM, en fonction des situations et du contexte local, l’humanité a besoin de toutes ses agricultures. Au moment où notre planète est frappée par une crise alimentaire majeure, les Français prennent brutalement conscience de l’importance stratégique de leur agriculture. C’est le moment de faire preuve de courage politique pour prendre position sur les grands enjeux agricoles qui vont se révéler déterminants pour l’avenir et le rôle que la France souhaite jouer dans le monde ».
Christian Pées – président du Groupe Euralis

 
   

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