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Revue de presse :
du 11 au 17 avril 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Les Echos–16 avril – Anne Bauer
L’ONU réclame une nouvelle politique agricole mondiale
« Le statu quo n’est plus une option ». Tel est l’avertissement lancé par les différentes agences de l’ONU et la Banque mondiale, à l’occasion de la publication d’un rapport sur l’ « Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement ». Alors que se multiplient les appels à une mobilisation internationale pour mieux faire face aux crises alimentaires que traversent les pays les plus pauvres, ce rapport appelle à une profonde modification des politiques agricoles mondiales, en soulignant que les énormes progrès de productivité depuis cinquante ans ont trop longtemps occulté les coûts sociaux et environnementaux d’une agriculture intensive… Dans un monde où un agriculteur américain peut produire 2000 tonnes de par an, contre un maximum de 1 tonne pour un agriculteur africain, un rééquilibrage semble s’imposer. D’un côté, il faut lutter contre une sur intensification des cultures et toutes les pollutions qu’elle entraîne, de l’autre relancer l’aide au développement pour l’agriculture dans les pays démunis.
Le Monde
– 16 avril – Jean Michel Carott
Hausse du prix des denrées alimentaires après les émeutes de la faim
Une relance agricole s’illustre par le « New Deal » alimentaire annoncé par Mr Zoellick, président de la Banque mondiale. Celui-ci n’entend pas se contenter de distribuer des vivres, mais souhaite épauler une nouvelle « révolution verte » qui verrait une augmentation significative de la production agricole dans les pays les plus pauvres. Cette politique suppose l’affectation de crédits importants à la sélection de semences, d’engrais et de pesticides, mais aussi aux infrastructures permettant d’acheminer les cultures vivrières ainsi qu’aux modes de commercialisation.
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Sur les OGM
AFP – 17 avril
Projet de loi sur les OGM : Le Sénat amende l’amendement Chassaigne
Le Sénat a adopté mercredi soir un amendement au projet de loi sur les OGM, visant à corriger une disposition de l'article 1er introduite par l'Assemblée nationale à l'initiative du député PCF André Chassaigne, qui interdisait les OGM dans les zones AOC.Le texte proposé par M. Chassaigne prévoyait que "les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées +sans organismes génétiquement modifiés+ et en toute transparence". Aux termes d'un amendement défendu par le rapporteur Jean Bizet (UMP), cette rédaction est maintenue mais il lui est ajoutée une précision: "La définition du +sans organismes génétiquement modifiés+ se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce". Selon M. Bizet, il s'agissait avec cet amendement, soutenu par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, de "rendre conforme au droit européen", l'ajout proposé par M. Chassaigne. "Cet amendement ne supprime pas cet ajout mais il le dévitalise totalement", a protesté Marie-Christine Blandin (Verts). Si le Sénat suit le rapporteur, ce devrait être le seul amendement adopté sur ce texte dont tous les autres articles auront été définitivement adoptés par le Parlement, seul l'article 1er, ainsi modifié, devant revenir devant l'Assemblée nationale pour une dernière lecture.
Les Echos – 14 avril – Anne Bauer
Les OGM ne sauveront pas la planète de la faim
Pour ou contre, comme l’a rappelé Achim Steiner, président du Programme des Nations unies pour l’environnement, même si les prix flambent (+ 87% pour le soja en un an + 31% pour le maïs et + 130% pour le blé) et bien que les émeutes de la faim s’enchaînent, il ne faut pas perdre de vue que la production agricole est actuellement suffisante pour nourrir la planète. Si l’on divise strictement le nombre de calories par habitant, elle pourrait même nourrir près de 10 milliards d’habitants. «La bonne nouvelle, c’est que nous avons assez de nourriture, des technologies, du savoir faire, de la science. La mauvaise, c’est la terrible empreinte écologique que provoque l’agriculture productiviste », a-t-il rappelé, en soulignant qu’il n’y aura pas à l’avenir une seule solution, l’agriculture biologique ou l’agriculture transgénique, mais différents modèles et des écosystèmes diversifiés. Ce qui demandera bien plus d’efforts qu’un simple slogan sur les OGM, futur de l’humanité.
Le Figaro – 15 avril – Yves de Kerdrel
OGM : les autres concours de lâchetés
Bien sûr, et Nathalie Kosciusko-Morizet a parfaitement raison lorsqu’elle insiste là-dessus, en matière d’OGM, toutes les études sanitaires n’ont pas encore prouvé à 100% l’innocuité totale des plantes transgéniques sur l’organisme humain. Même s les 15 années de recul que le monde agricole possède déjà sur la question ne font apparaître aucun risque précis. Mais il faut poursuivre les essais et les études. Et lorsque José Bové et ses ahuris d’amis se défoulent en massacrant les maïs plantés sous surveillance de l’Inra pour mener ces test, ils font non seulement acte d’obscurantisme et de bêtise, mais ils agissent directement contre la santé des humains. Au moment où le monde entier est frappé par une crise sans précédent sur les matières premières agricoles, et une tendance qui s’amplifie à travers, notamment un prix du blé au plus haut depuis une génération, on mesure à quel point cette question des OGM n’est pas une question politique, mais un sujet économique.
La Tribune – 16 avril – Eric Benhamou
La nécessité d’une évaluation publique
Toutes les études d’impact sont difficiles à interpréter et aussitôt, selon leurs conclusions, suspectées de parti pris. Si les études menées étaient réellement publiques, sous le contrôle de comités scientifiques et d’autorités de régulation incontestables, il aurait été plus facile de les accepter et de les discuter de façon transparente et moins partisane. C’est bien une nécessité. Car il ne s’agit plus simplement de rassurer le consommateur occidental, déjà surprotégé, mais bien de réfléchir aux meilleures solutions pour nourrir d’ici 2020 quelque 8 milliards d’individus. La question mérite plus que les pleurs de notre secrétaire d’Etat à l’Environnement.
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Ils l'ont dit
AFP – 16 avril
« Nous avons un devoir de recherche parce qu’on importe des OGM, on consomme des OGM, parce que dans le monde, il y a es endroits où il y a des émeutes de la faim, parce que les gens n’ont pas assez à manger. Les biotechnologies végétales peuvent peut-être apporter des progrès, on n’en sait rien, on ne connaît pas les dangers, ni les bénéfices… Je souhaite qu’on chercher, y compris en plein champ, parce qu’on ne peut pas reproduire en laboratoire les conditions de la nature. Le gouvernement est prêt à donner aux Français toutes les garanties de distance, de séparation, de transparence, de contrôle pour qu’on puisse chercher sans effrayer, sans faire peur… Si on a pas un texte qui est respecté par tout le monde, y compris par ceux qui aujourd’hui fauchent les champs expérimentaux, nos chercheurs partiront à l’étranger et la France perdra son indépendance nationale, sa capacité à savoir si un produit est dangereux ou s’il est bénéfique »
Valérie Pécresse- ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Sud Ouest – 13 avril
« Certains anti- OGM me disent que douze ans, c’est trop court pour avoir un recul suffisant. Mais combien de temps faudra-t-il attendre ? Les OGM ont en plus l’avantage d’améliorer la productivité de 10 à 40% par rapport aux cultures classiques. Aujourd’hui, on recommence à parler de famine et on voit se développer des émeutes de la faim. Tout ce que je dis, c’est que les OGM peuvent constituer une réponse à ce problème. Je ne dis pas que c’est la seule réponse possible, mais c’est une solution dont il faut tenir compte. Surtout que les cultures OGM sont adaptées aux milieux hostiles. Autre point important : compte tenu de leur nature, les cultures OGM sont plus résistantes aux maladies et aux parasites et elles ont donc besoin de moins de produits dangereux… Il est difficile de discuter avec les anti-OGM, le débat tourne aux injures. Avec eux, tout est vicié, ils utilisent un vocabulaire guerrier : ils parlent de dissémination, de contamination. Personne n’a envie d’être contaminé. »
Professeur Bernard Debré
La Tribune – 16 avril
Les OGM sont-ils une solution à la pénurie alimentaire ?
OUI : « L’utilisation des OGM permet de réduire les destruction »
« En bref, l’utilisation d’OGM permet une agriculture plus raisonnée, plus durable, aussi bien sur les grandes plantations du Mississippi que sur des petites surfaces de 0,1 ha en Chine ou en Inde dans le cas des cotonniers. Etre génétiquement modifiée ne rend pas une plante nécessairement plus dangereuse qu’une plante naturelle. Sauf que les plantes génétiquement modifiées (PGM) sont plus étudiées et surveillées qu’aucune autre plante ! »
Yves Chupeau – directeur de recherche, laboratoire de biologie cellulaire de l’Inra
NON : « Cette technologie s’impose dans le monde sans prouver son efficacité »
« Il existe tellement d’autres techniques pour améliorer les rendements, et l’on sait déjà développer des plantes résistantes à la sécheresse ou à la salinité… sans OGM ! Tout juste peut-on concéder une économie de main-d’œuvre pour les agricultures très intensives, qui dégradent déjà des rendements élevés sur de grandes surfaces. Les PGM servent de leurre pour promettre la fin de la faim dans le monde sans s’attaquer aux vraies racines du mal, autrement dit une profonde désorganisation de l’agriculture mondiale et la constitution de monopoles via des brevets OGM. Et il ne faut pas méconnaître que certaines PGM ont exigé l’utilisation d’autres pesticides. Bref, une agriculture efficace peut se passer des PGM ! » Jacques Testart - chercheur à l’Inserm |
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