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Revue de presse :
du 05 au 10 avril 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


Ouest France – 4 avril
Les fabricants de pesticides se mobilisent
« Sommes-nous devenus schizophrènes ? » , s’est interrogé Vincent Gros, président de BASF Agro, lors d’une conférence de presse organisée par l’UIPP. Pour le syndicat, la hausse des prix des céréales liée entre autres à l’augmentation de la demande mondiale doit pousser à produire davantage, donc à ne pas durcir la réglementation européenne concernant les produits phytos. Le syndicat redoute les conséquences que pourrait avoir la révision de la directive 91/414/CE. 150 substances actives seulement pourraient être retenues si les propositions établies par le Parlement européen étaient validées.

Ouest France – 9 avril
La pesticide, un vrai sirop durable
Est-ce une fiction ? A peine. Un délire ? Du tout. Un cri ? Assurément mais un cri de colère blanche, une farce sérieuse. La pesticide se passe chez nous, dans un coin élégant, bien peigné, bien tenu. On se croirait dans le Perche, aux confins de l’Orne et de l’Ile de France. Là –bas, un enfant naît dans une ferme au milieu des collines rondes. Cet enfant est difforme, mutilé, puni dès le berceau par la saleté de poudre blanche que son paysan de père sulfate en toute innocence sur ses prairies. La mère s’effondre et part en guerre contre les cochonneries qui volent dans l’air, entrent dans la terre et empestent l’eau. A côté, à une portée de pulvérisateur, une femme, une romancière mène aussi sa guerre contre un éleveur qui piétine la loi, le droit et le sens commun. (« La Pesticide » de Joëlle Guillais – JP Rocher éditeur).


 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
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Archives 2006
Archives 2007

 
     
 
Sur l'agriculture
   

 
     
 
Sur les abeilles

   

 
     
 
Sur les divers

   

 
     
 
Sur l'agriculture raisonnée

L'Ardennais – 7 avril
Plein « Farre » sur l’agriculture raisonnée
Risques sanitaires, problèmes environnementaux... Pour répondre à l’inquiétude des consommateurs, la ferme de l’Abbatiale de Chatel Chéhéry affiche le label Farre. En un mot, Farre implique une responsabilisation de l’agriculteur. « Je n’ai pas cherché à obtenir le label, j’ai entamé une réflexion sur mon travail et je me suis aperçu que les résultats que je voulais atteindre correspondaient à ceux de Farre ; Il ne faut pas voir les normes comme une contrainte. La certification n’est pas une finalité mais une étape pour préparer l’avenir » a expliqué Thierry Huet qui exploite la ferme. Bernard Guidez, président national du Farre a lancé un appel éloquent pour inciter les exploitants à se remettre en question « Soyons responsables, cela nous évitera d’être désespérés ! ». Mais dans les Ardennes, comme dans le reste de la France, peu d’agriculteurs font certifier leur exploitation. Il n’existe que trois fermes Farre dans le département et 3 800 dans le reste du pays. Beaucoup de personnes formées adapteraient leurs méthodes, mais « la profession n’a pas encore perçu l’impact positif de la communication » indique Pierre Michel, président de la Chambre d’agriculture. Bernard Guidez dit regretter qu’au niveau national, « la FNSEA freine des quatre fers » . Preuve que si la prise de conscience environnementale est amorcée, le chemin à parcourir risque d’être encore long.

   

 
     
 
Sur l'agriculture biologique

Avantages – 1er mai - Sophie Pasquet
Le bio est-il meilleur pour la santé ?
Les fruits et légumes bio ont-ils une meilleure qualité nutritionnelle ? La dernière campagne de l’AFSSA a montré que les pommes de terre, tomates, pêches, pommes, salades, choux, épinards… avaient une meilleure teneur en matières sèches, vitamine C, magnésium, fer et poly phénols. Mais les différences avec les produits issus de l’agriculture conventionnelle ne sont pas très significatives... et les écarts varient selon la variété des fruits et légumes.
Les produits bio sont-ils exempts de tout pesticide ? A part une pollution accidentelle par eau ou par air, oui. C’est peut-être là leur véritable « plus » santé : être exempts de fongicides, insecticides, herbicides et anti-germinatifs. La teneur en pesticides des légumes classiques est 700 fois supérieure à celles des légumes biologiques. Même les agriculteurs traditionnels s’acheminent aujourd’hui vers une diminution de leur emploi.
Les produits bio développent-ils davantage de microbes ? Non, on a longtemps accusé l’agriculture biologique de produire davantage de mycotoxines, car elle n’utilisait pas de fongicides censés les éliminer. Aujourd’hui, une conjonction d’études montre que l’on trouve également des mycotoxines dans les produits de l’agriculture conventionnelle.

 


   
 


Sur les OGM
 


Libération – 10 avril – Guillaume Launay
Une loi qui laissera pousser les OGM
Le projet de loi sur les OGM a donc été adopté ric-rac hier en première lecture à l’Assemblée nationale, à l’issue d’un vote solennel, par 249 voix contre 228... Le texte retourne au Sénat pour la seconde lecture en fin de semaine prochaine. Le Haut Conseil : La loi crée un Haut Conseil des biotechnologies, qui a pour mission « d’éclairer le gouvernement » en évaluant les risques pou l’environnement et pour la santé publique de tout nouvel OGM...Coexistence : La mise en culture et la récolte sont soumises à des conditions techniques pour éviter toute dissémination et fixées par le ministère de l’Agriculture, selon la nature des cultures. Délit de fauchage : Sera donc puni de 2 ans de prison et de 75 000 euros d’amende le fait de détruire une parcelle OGM autorisée... Responsabilité : L’agriculteur qui choisit de cultiver des OGM est responsable du préjudice économique en cas de dissémination accidentelle. Il doit souscrire une garantie financière. Transparence : Un registre national public sera mis en ligne sur Internet afin de localiser toutes les cultures OGM au niveau de la parcelle.

AFP – 9 avril – François Feuilleux
Anti-OGM : trois mois avec sursis requis contre 58 faucheurs à Chartres
Le procureur de la République de Chartres à requis des peines de 3 mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende à l’encontre de 58 faucheurs anti-OGM, poursuivis pour avoir détruit une parcelle de mais transgénique en août 2007 à Poinville (Eure et Loir). Présent à Chartres, José Bové, a estimé qu’en instaurant un « délit de fauchage », les députés avaient instauré « un nouveau délit d’opinion ». Il a invité les militants anti-OGM à « imaginer une pression forte au moment de la seconde lecture… Les faucheurs seront vigilants en mettant sous contrôle tous les départements. S’l y a un seul essai qui se met en place cette année, je fais le serment qu’il n’en restera pas un mètre carré debout avant la fin de l’été », a-t-il ajouté. « Revenons aux fondamentaux et à la prévention. La loi considère qu’un certain nombre de comportements n’ont pas lieu d’être. Ce n’est pas dans ce tribunal que se décideront des choix de société » a fait valoir le procureur Philippe Peyroux. « Les idées avancées par les prévenus sont séduisantes, et on peut les respecter. Nous y sommes tous sensibles. Mais les modalités d’expression sont contraires au droit » à-il ajouté. « Arrêtons de faire croire que la France ne prend pas en compte le principe de précaution » a déclaré le procureur, dénonçant « une orchestration de la peur ».

 


   
  Ils l'ont dit
 


AFP – 9 avril
« On est allé trop vite sur ces questions majeures, escamotées… Avec cette loi, il n'y aura plus de sans OGM »
Arnaud Apoteker, expert OGM de Greenpeace


« Il était impossible d’interdire les OGM, le texte assure un encadrement solide, le plus contraignant d’Europe et sans doute du monde »
Jean Louis Borloo – ministre de l’Ecologie

« La loi impose aux producteurs de bio ou d’AOC de prouver, à leurs frais, que leurs productions ne sont pas contaminées : " que le public sache qu'’à terme, ça signifie que les filières garanties sans OGM seront plus chères que les filières OGM " »
Lylian Le Goff – expert en biotechnologies de France Nature Environnement

« Le lobby des OGM a gagné, le Grenelle de l’environnement est enterré. Le gouvernement est en train de prendre la responsabilité historique de mettre en cause la santé des Français »
Corinne Lepage – ancienne ministre de l’Environnement

Libération – 8 avril
« Le développement durable est non seulement possible mais également source de bien être, de qualité de vie, de croissance et de pouvoir d’achat. Il s’agit bien souvent d’une simple question d’organisation, d’information et d’orientation. La première étape, absolument  essentielle, consiste à rétablir la vérité des prix écologiques. Car notre regard n’est pas le même quand on sait, par exemple, qu’une fraise achetée au mois de mars, et donc importée, nécessite 20 fois plus d’énergie qu’une fraise achetée en juin, que 10 kg de céréales sont nécessaires pour produire 1 kg de viande rouge alors même qu’il n’est pas utile de manger de la viande tous les jours pour être en bonne santé ; que 30 000 litres d’eau sont nécessaires pour fabriquer un écran d’ordinateur ou que la confection de certains vêtements en coton implique un recours massif aux engrais et aux pesticides. C’est dire l’importance de la réglementation pour l’information du public sur les produits qu’il consomme. Trop longtemps, on a tenu un discours culpabilisateur et moralisateur à l’égard des consommateurs, quant ce sont plus souvent les défaillances de l’étiquetage, le manque de traçabilité des produits, l’insuffisance du contrôle exercé sur les labels ou l’absence de véritable effort pédagogique qui sont en cause. »
Jean Louis Borloo et Nathalie Kosciusko Morizet

Les Echos- 9 avril
« Une nouvelle révolution agricole est nécessaire. Recherchons de nouvelles technologies offertes par la génétique, mais pas (ou pas seulement) en direction de semences insecticides ou herbicides, qui ne sont qu’un modeste début finalement peu prometteur et assez problématique, imposées aujourd’hui dans un modèle économique, juridique et social qui ne nous convient pas. Trouvons de nouvelles solutions aux grands problèmes de notre siècle : cultiver des plantes qui poussent avec moins d’eau, sur des terres salées, dans des conditions climatiques extrêmes, qui produisent davantage de protéines, de vitamines, qui dépolluent les sols et l’air. Etc...»
Bruno Parmentier – directeur du Groupe ESA d’Angers

France Info - vendredi 4 avril 2008 (durée de 8’31 min).
« Nous avons baissé d’un facteur 10 les doses moyennes utilisées et dans le même temps les critères, qui permettent d’évaluer la toxicité des produits, ont augmenté; c’est à dire que les produits sont de plus en plus sûrs vis à vis du consommateur et de l’environnement…Nous agissons depuis très longtemps dans une démarche de progrès mais il ne faut pas que des barrières réglementaires trop élevées nuisent et stoppent à la fois le progrès, les outils disponibles pour les agriculteurs et les denrées de consommation »
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

 
   

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