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Revue de presse :
du 12 au 20 mars 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
AFP – 20 mars
Agriculture : mobilisation contre les pesticides en France et en Europe
Une centaine d'associations en France mais également dans d'autres pays européens et au Canada, se mobilisent jusqu'au 30 mars contre les pesticides, dénonçant leur impact sur l'environnement et la santé et proposant des alternatives pour réduire leur utilisation. Plus de 250 événements (projection du film "Le Monde selon Monsanto", conférences-débats, expositions, visites de fermes bio) sont prévues pour marquer cette 3ème édition de la "semaine sans pesticides". "Les pesticides sont la béquille chimique d'un système qui ne tient pas tout seul", a estimé jeudi devant la presse François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) qui coordonne l'événement. Les associations Agir pour l'environnement et Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides (Acap) veulent assurer la promotion des alternatives aux pesticides - essentiellement l'agriculture bio - dans la foulée des décisions du Grenelle de l'environnement. En France, 9 rivières sur dix et près des deux tiers des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides, a rappelé M. Veillerette. La France est le premier consommateur européen de pesticides et le quatrième mondial, selon l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). "On peut difficilement contraindre les producteurs à passer au bio", a fait remarquer Vincent Perrot, délégué général de la Fédération nationale des agriculteurs biologiques (Fnab). "Il faut les y inciter, notamment en créant des marchés", a-t-il ajouté.
Les Echos – 18 mars – Valérie Noël
Défendre son métier quand il est controversé
Alors que les pesticides font plus que jamais l’objet de controverse, Bayer CropScience, un des leaders du secteur en France, a créé une formation pour « réassurer » ses salariés. Tueurs d’abeilles, cancérogènes, pollueurs, les pesticides n’ont pas bonne presse. Encore moins ces temps-ci, alors que le Grenelle de l’environnement initié en mai dernier les a remis sur le devant de la scène. Bilan : la pression sociétale est parfois difficile à supporter pour les salariés du secteur. Depuis décembre 2007, Bayer CropScience propose donc à ses 1000 collaborateurs la journée « Tous ambassadeurs ». Car « chacun est malgré lui porteur de l’image de l’entreprise, et quand une question est posée, c’est important de savoir y répondre », explique Stéphanie Gorre-Matillon, responsable du projet. Comme l’industrie des pesticides, le nucléaire ou la restauration rapide sont abonnés aux polémiques. Là aussi, savoir expliquer son métier et déjouer les controverses a du sens.
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Sur les OGM
Le Figaro – 20 mars – Marielle Court et Thiébault Dromard
OGM : Le Conseil d’Etat repousse sa décision du 13 au 17 mars
Le Conseil d'Etat a tranché. Il a rejeté en totalité le référé des producteurs de maïs et des semenciers qui avaient espéré la suspension des arrêtés interdisant la culture du maïs transgénique MON 810 pour l’année 2008. Même si cette décision du Conseil n’est pas définitive, puisque l’institution doit encore se prononcer « sur le fond » du dossier, les ONG environnementales tout comme le gouvernement se sont réjouis hier. Maintenant c’est au tour de Bruxelles de se prononcer. Sonnés parla décision, les associations de producteurs de maïs se rassurent en misant sur le jugement « au fond » dans un an. « Nous avons beaucoup plus d’arguments à faire valoir sur le fond », assure l’avocate des maïsiculteurs, Maï le Prat. Dans le cadre précis de ce référé, les plaignants devraient démontrer le caractère irréparable du préjudice. Amère, l’association de producteurs Orama rappelait hier que cette décision n’empêchera pas de poursuivre « les importations de ce même maïs et d’une dizaine d’autres maïs OGM sans réserve et sans limite et nos animaux les consommeront ».
AFP – 20 mars
Loi OGM : la FNSEA appelle les députés au « bon sens » et à la « responsabilité »
La FNSEA a appelé jeudi les parlementaires à la "responsabilité" pour préserver la "liberté de choix" en matière d'OGM, dans une lettre adressée aux députés et transmise à l'AFP. "Pour préserver la liberté de choix dans le cadre du droit à produire, la FNSEA sera vigilante et en appelle à votre bon sens et votre responsabilité", écrit Jean-Michel Lemétayer, le président du principal syndicat agricole français. Le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) doit être examiné à l'Assemblée nationale début avril, après son adoption au Sénat en février, avant les élections municipales. La FNSEA rappelle qu'elle est favorable à un "seuil de présence fortuite" de 0,9%. Elle souhaite également la préservation de deux comités distincts au sein du Haut Conseil des Biotechnologies, dont l'un rendra un avis scientifique et l'autre une recommandation éthique. "La France (...) possède, à travers notamment le projet de loi relatif aux OGM, les moyens de préserver et valoriser ses atouts agronomiques et scientifiques", selon le syndicat. Dans ce courrier, M. Lemétayer déplore qu'avec "l'activation de la clause de sauvegarde à l'encontre du maïs MON 810 par le gouvernement", le débat ait pris "un tournant politique".
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Ils l'ont dit
LCI – 22 février
« Emission LCP Public Sénat – séquence : De la terre à la table »
« On peut dire que l’agriculture utilise trop de pesticides. On peut dire qu’elle en utilise de moins en moins, par unité de surface ou par biomasse produite, considérablement moins. Mais il y a encore des marges de progrès fortes. Deuxièmement, on peut dire qu’il y a encore des résidus de pesticide, notamment, dans les fruits et légumes, mais en aucun cas, les doses qu’il y a ne dépassent les seuils de tolérance, en aucun cas. Vous pouvez manger, diversifier autant de légumes et de fruits produits en France, vous n’atteindrez jamais le seuil de toxicologie. »
Guy Riba - directeur scientifique « Plantes et produits du végétal » à l’Inra
« Il y a des gens qui vous vendent le tout bio. Quand vous engraissez une salade bio avec du fumier et des engrais naturels, elle produira 20% de nitrite supplémentaire que quand elle a été fabriquée avec des produits de synthèse. Or, les nitrites sont cancérigènes. Est-ce que je dois en conclure que toutes les salades bio sont cancérigènes ? Et c’est là que je trouve que le débat est excessivement démagogique, et ça fait bien de faire peur aux gens... »
Jean Michel Cohen – nutritionniste
« L’inverse de tomber malade, c’est avoir une meilleure santé. Or, les études qui ne montrent pas que les gens sont malades, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de danger, ça veut dire qu’elles n’ont rien montré. Il existe des centaines d’études qui montrent qu’effectivement, toutes sortes de populations agricoles, mais aussi des gens, sont exposés à des pesticides par leur environnement. On arrive même à cibler les familles de pesticides et à voir que c’est la période d’exposition, souvent pendant la grossesse, qui est clé pour programmer un certain nombre de maladies, plus tard dans la vie. »
François Veillerette – Président du MDRGF
« Les pesticides ont encore de l’avenir, bien entendu ! Je veux dire, on ne peut pas se passer de ces produits et pour très longtemps encore. On essaie de développer des méthodes alternatives depuis très longtemps, avec d’énormes difficultés. Aujourd’hui, il faut savoir que l’innovation de ces fameux pesticides est telle qu ’on a des produits de plus en plus ciblés, de plus en plus respectueux de l’environnement et qui sont compatibles avec cette agriculture définitivement saine... Oui il est possible aujourd’hui d’utiliser des pesticides pour une agriculture saine, écologiquement intensive ».
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
Elle – 17 mars
OGM et consciences
Eviter le gras, le sucre, les pesticides ou les aliments industriels fait désormais partie du parcours du combattant des femmes. Résultat : le simple fait de manger est devenu une vraie prise de tête ! « Il faut s’apaiser et faire confiance aux aliments. En France, ils sont globalement de meilleure qualité qu’il y a cinquante ou soixante ans. La preuve : l’espérance de vie augmente de trois mois tous les ans, c’est énorme ! Nous en sommes maintenant à pinailler sur certains colorants ou certains additifs, alors que, autrefois, la nourriture renfermait parfois des toxiques mortels. »
Dr Gérard Apfeldorfer – psychiatre – auteur du livre : « Mangez en paix ! » - éd. Odile Jacob
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