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Revue de presse :
du 1er au 11 mars 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 





Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement


Inc Hebdo – 3 mars
Pesticides : après le « Grenelle », la mobilisation s’organise
Des centaines d’associations animent, du 20 au 30 mars, une campagne de sensibilisation partout en France. Outre la commercialisation du Cruiser, une deuxième question préoccupe les associations écologistes : le choix des critères permettant de remplir l’objectif « Ecophyto 2018 » - fixé durant le « Grenelle de l ‘environnement » - de baisse de 50% des pesticides dans les dix ans. Un comité opérationnel a été formé où siègent les représentants de l’Etat, associations, agriculteurs, industriels, chercheurs… C’est un peu inattendu, mais l’UIPP se satisfait de la baisse de 50% des pesticides… « du moment que c’est une baisse en volume », précise immédiatement le président du MDRGF. En effet, analyse François Veillerette, les industriels vont pouvoir « condenser les doses, innover pour créer de nouveaux produits plus denses et plus complexes… » Lui-même membre du comité opérationnel, F. Veilerette milite à l’inverse pour une baisse qualitative : « Nous voulons que les 53 substances que le ministère de l’écologie, veut supprimer le soient effectivement. Surtout, nous voulons que les doses de ceux qu’on utilisera soient réellement réduites ».

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
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  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

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Sur les OGM
 


AFP – 10 mars
OGM : Le Conseil d’Etat repousse sa décision du 13 au 17 mars
Le Conseil d'Etat se prononcera le 17 mars, lendemain du second tour des élections municipales, au lieu du 13 comme prévu initialement, sur le "référé- suspension" demandé par les producteurs français de maïs concernant l'arrêté d'interdiction de la culture du maïs OGM MON810 en 2008. Aucune date n'a encore été fixée pour la décision du Conseil d'Etat sur un autre recours, cette fois sur le fond et également déposé par l'Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), pour annuler la décision du ministère de l'Agriculture, ajoute-t-on de même source. Invoquant "le principe de précaution", le gouvernement français avait interdit début février la culture de la semence transgénique de l'américain Monsanto, le seul maïs OGM cultivé en France, et déclenché auprès de l'Union européenne une "clause de sauvegarde", suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). L'AGPM avait attaqué le 20 février les arrêtés du ministère de l'Agriculture estimant que "sur le fond, l'interdiction n'a aucun fondement scientifique" et que "les deux arrêtés violent donc le droit en vigueur en la matière". Pour Christophe Terrain, le président de l'AGPM, s'il n'y avait pas eu d'interdiction cette année, 100.000 hectares auraient été semés en OGM contre seulement 22.000 en 2007, 5.000 en 2006 et 500 en 2005. La France a proposé le 3 mars à Bruxelles une remise à plat des procédures d'homologation des OGM dans l'UE, en prenant plus en compte les risques, une position soutenue par plusieurs autres pays.

Les Echos - 4 mars
Paris propose une remise à plat des procédures d’homologation des OGM
La France a proposé à Bruxelles une remise à plat des procédures d’homologation des OGM dans l’UE, en prenant plus en compte les risques. « L’Espagne, l’Italie, la République tchèque, la Roumanie, la Pologne et la Hongrie (…) ont exprimé leur soutien à cette proposition au cours de la discussion », a indiqué le ministre français de l’Environnement JL Borloo, ajoutant : « Le sujet a été inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres de l’environnement prévu le 5 juin et la Commission s’est engagée d’ici là à faire des propositions. » « Un sujet tabou est désormais ouvert » s’est-il félicité en se prévalant du soutien aussi de l’Allemagne. « Changer l’expertise ne veut pas dire qu’on veut interdire les OGM » a-t-il précisé, notant : « On veut passer de la commercialisation sauf si le produit représente un danger urgent pour la santé, à une analyse détaillée sur les risques ».

La Croix – 6 mars – Florence Pagneux
Les jeunes agriculteurs plus réticents aux OGM que leurs aînés
Un sondage réalisé par la coopérative agricole Terrena, dévoile l’état d’esprit des agriculteurs vis-à-vis des OGM et de la protection de l’environnement. Plus de 3000 agriculteurs ont répondu à cette enquête. Il en ressort qu’une majorité d’agriculteurs se montrent prudents vis-à-vis de la culture d’OGM. Ainsi, 66% des personnes interrogées estiment que son développement n’est « pas nécessaire » pour répondre au besoin croissant de la demande de produits agricoles. De la même manière, 54% d’entre elles jugent que les OGM représentent « un vrai danger » pour la diversité des filières et des modes de production, quand 41% pensent le contraire. 61% disent souhaiter le maintien d’un moratoire le temps que les recherches avancent. 24% réclament l’interdiction des OGM et de la recherche en plein champ, quand 13% se déclarent favorables à l’autorisation des cultures. 69% jugent « indispensable » de maintenir un approvisionnement en soja non- OGM ; 53% des sondés estiment difficile, voire impossible, de réduire de moitié l’usage des produits phytosanitaires en dix ans, elles sont 84% à souhaiter que Terrena propose des alternatives crédibles pour atteindre cet objectif.

Challenges – 6 mars – source : The Economist
Des OGM trop révolutionnaires pour que l’Europe s’en passe
Les partisans des OGM sont optimistes. L’Inde et la Chine devenant plus prospères, le monde va devoir faire face à une demande alimentaire accrue, au moment où les terres cultivables, l’eau et l’énergie se font plus rares. S’ils tiennent leurs promesses, les OGM devraient permettre de sortir de cette impasse, grâce à des rendements plus élevés et à des besoins réduits en eau, en énergie et en engrais. La deuxième génération d’OGM devrait en outre résister à la sécheresse… De plus, les consommateurs vont voir la différence. L’huile de soja à haut contenu d’acide oléique, disponible en 2009 aura meilleur goût, sera plus saine et ne produira plus de matières grasses hydrogénées durant la cuisson. Si les produits futurs séduisent les consommateurs, et répondent aux objectifs des régulateurs européens, comme la lutte contre l’obésité et le réchauffement climatique, alors peut-être les OGM auront-ils droit de cité en Europe.

La Nouvelle République – 7 mars
Deux-Sèvres : des traces d’OGM dans du maïs bio
Une « présence faible », inférieure à 0,1% d’OGM. Mais une présence tout de même de Monsanto 810 dans un échantillon de maïs bio sur une parcelle d’un hectare à Echiré. L’analyse positive dans l’échantillon prélevé avant la moisson, en octobre 2007, a été suivie de trois contre-expertises à partir d’autant de nouveaux échantillons. Deux autres analyses se sont révélées positives et une troisième n’a décelé aucune présence d’OGM. Les producteurs ont estimé leur préjudice à 1800 euros et n’excluent pas un dépôt de plainte contre X.

Marianne – 11 mars Patrice Bollon
L’enquête qui dévoile « l’empire » Monsanto
Le projet de loi sur les OGM visant à traduire une directive européenne de 2001 réaffirme la possibilité de cultures transgéniques à côté des cultures biologiques, mais il ne prévoit aucun étiquetage des produits animaliers nourris aux OGM, de faibles mesures de compensation pour les champs biologiques contaminés par pollinisation, et même des amendes et des peines de prison pour les « faucheurs » de champs d’OGM ! De là à penser qu’on se trouve devant une actions réussie de lobbying des grands trusts internationaux de semences génétiquement modifiées, il n’y a qu’un pas… Sous ce regard, le monumental livre – enquête de la journaliste Marie- Monique Robin, le Monde selon Monsanto, doublé d’un film documentaire programmé sur Arté ce soir, apparaît comme une leçon de chose sur certaines pratiques de la grande industrie agroalimentaire. Il tombe à point nommé pour contrecarrer l’argumentaire de ces élus de la majorité qui veulent repartir à l’assaut pour favoriser l’introduction de la culture de maïs OGM 810.

 


   
  Ils l'ont dit
 


Challenges – 6 mars
« Ce moratoire est un désastre pour la recherche »
« L’avis du comité est tout juste un brouillon, rempli d’erreurs inacceptables : bibliographie erronée, références au MON 863 au lieu du MON 810, études caduques, non pertinentes voire frauduleuses. Je partage l’analyse de Monsanto : c’est un avis biaisé... Je préside depuis trois ans le conseil scientifique sur les OGM de l’Agence nationale de la recherche : il vient de s’arrêter, non pas faute de moyens (nous avions une enveloppe de plusieurs millions d’euros) mais fautes de projets ! Les jeunes chercheurs hésitent à travailler sur les OGM : si leurs essais en champ, une étape indispensable doivent être détruits, à quoi bon ? En France, la recherche sur les OGM agricoles est moribonde. »
Marc Fellous – Professeur de génétique à l’université Denis-Diderot, ancien président du la Commission du génie biomoléculaire (CGB)

Le Point – 28 février
François de CLosets en pétard contre les élites (son livre Le divorce français chez Fayard)
« José Bové, par exemple, fait partie de l’élite. A partir de la seconde où vous passez à la télé régulièrement avec la possibilité de faire pression sur le gouvernement, vous appartenez à ce petit monde. On nous présente le Grenelle de l’environnement comme un grand pas en avant dans la concertation et l’écoute de l’autre. En vérité, l’élite a géré ses désaccords et ses rapports de forces, en troquant la poursuite du nucléaire contre l’abandon des OGM. Mais la mise en scène pour l’opinion fut très réussie, un peu comme ces couples dévastés qui veulent toujours donner le change. »
François de Closets – Journaliste et écrivain

Les Echos – 29 février
Agriculture : inventer un avenir « durable »
Le bilan psychologique des agriculteurs est mauvais. Ils ont le sentiment d’être mal aimés. Ils en ont assez d’être considérés comme des pollueurs et ne supportent plus que des écologistes néophytes viennent leur expliquer comment s’occuper de leur terre. Rappelons que le cœur de l’électorat vert, c’est une femme de niveau bac+4, quant le cœur de l’électorat Chasse, Pêche, Nature et Tradition (CPNT), c’est un homme bac-4. Je schématise, mais seulement afin de montrer la rupture culturelle. Pour plaisanter, j’ai coutume de dire aux agriculteurs que, s’ils avaient lancé au départ un OGM qui fait maigrir, le débat n’aurait jamais pris la même tournure !
Jean Viard – sociologue – directeur de recherche à Sciences Po

Libération – 1 mars
OGM et consciences
« Mais pourquoi tant de haine pour les OGM y compris chez un célèbre fumeur de pipe alors que le tabac, dont la mortelle nocivité est prouvée, n’est pas interdit ? Science contre principe de précaution. Ces débats au sein de la rédaction ne nous empêchent pas d’essayer de présenter le pour et le contre, de donner la parole aux deux côtés de la controverse. Aux experts qui défendent les OGM et ceux qui les condamnent. Une démarche pas toujours facile lorsque même les essais contrôlés qui devraient aider la science sont combattus par les opposants les plus farouches aux OGM. Sans compter, que, comme chez les journalistes, les scientifiques paraissent divisés tout autant par leur science que par leur conscience citoyenne ».
François Sergent – Rédacteur en Chef Libération

 
   

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