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Revue de presse :
du 9 au 14 février 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Elle – 11 février – Danièle Gerkens
Manger sain c’est facile !
Comment éviter les pesticides ? Sous le terme « pesticides » se cachent des centaines de produits : insecticides, fongicides, herbicides, anti-germinatifs… Jusqu’en 2004, les pesticides organochlorés, dont le célèbre DDT, s’accumulaient dans les organismes tout au long de la chaîne alimentaire. Interdits aujourd’hui, ils ont été remplacés par des pesticides biodégradables qui disparaissent en quelques jours ou en quelques semaines. Ces derniers peuvent cependant être toxiques à très court terme (réactions allergiques) et à long terme (diminution de la fertilité, troubles neurologiques, cancers). Autre souci, le croisement des molécules : 25,5% des végétaux analysé sen 2OO6 contiennent des traces de 2 à 8 pesticides. En France, un pommier reçoit en moyenne 27 traitements, quant à la vigne, elle engloutit à elle seule 20% des pesticides utilisés. Pas de raison pour autant de virer parano… Selon le toxicologue Jean-François Narbonne, « lorsque les agriculteurs respectent les délais d’attente spécifiés entre traitement et récolte des fruits et légumes, le consommateur court très peu d risques. S’il est vrai que près de 50% des échantillons de fruits et légumes analysés en Europe présentent des résidus de pesticides inférieurs ou équivalents aux normes très faibles autorisées, seuls 6% d’entre deux dépassent ces normes. Les produits les plus touchés sont les fraises, les pommes, les pêches, le raison, les salades, les tomates, les épinards et les pommes de terre ».
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Sur les OGM
AFP – 13 février
OGM : 114,3 millions d’hectares cultivés dans le monde en 2007 (Isaaa)
Les surfaces cultivées avec des organismes génétiquement modifiées (OGM) ont atteint 114,3 millions d'hectares dans le monde en 2007, soit une progression de 12% par rapport à 2006, indique mercredi un rapport de l'Isaaa, un organisme américain pro-OGM. Deux millions d'agriculteurs de plus ont cultivé des OGM dans le monde en 2007, ce qui porte leur total à 12 millions, selon l'International service for the acquisition of agri-biotech applications (Isaaa) qui est le seul à publier des statistiques mondiales sur ce secteur. Le nombre de pays cultivant des OGM est désormais de 23 et pour la première fois le nombre de pays du sud de la planète (12) a dépassé celui des pays du nord (11), ajoute le communiqué. Le taux de croissance des cultures biotechnologiques en 2007 a été trois fois plus élevé dans les pays du sud que celui des pays industrialisés (21% contre 6%), selon l'Isaaa. "Avec la hausse mondiale du prix des denrées alimentaires, les bénéfices des cultures biotechnologiques sont plus que jamais essentiels", affirme Clive James, président et fondateur de l'Isaaa, cité par le communiqué. En France, 22.000 hectares de maïs OGM de la variété MON810 de l'américain
Monsanto ont été cultivés dans le sud-ouest en 2007, en très forte augmentation par rapport à 2006 (5.000 ha) et 2005 (500 ha), selon l'association générale des producteurs de maïs (AGPM).. Cette culture du maïs OGM MON810 a été interdite samedi dernier par le gouvernement français, invoquant "le principe de précaution", pour l'année 2008, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur les OGM, et a en outre engagé auprès de l'UE une "clause de sauvegarde" pour se mettre en marge, au moins temporairement, de la réglementation européenne. L'Isaaa précise que son rapport est entièrement financé par la fondation américaine Rockefeller.
AFP – 9 février
La France « isolée » et le sud-ouest « pénalisé par l’interdiction du maïs OGM
"La France se retrouve isolée et le Sud-Ouest pénalisé face à la concurrence de l'Espagne qui n'applique pas les mêmes règles", a estimé samedi le président de la branche régionale Midi-Pyrénées de la FNSEA, après l'interdiction officielle de la culture du maïs MON810 en France. "Les Espagnols vont continuer, nous on s'arrête, la messe est dite", a déclaré à l'AFP Dominique Barrau, rappelant qu'en 2007 "80 % des 16.000 hectares de maïs OGM plantés en France l'étaient en Aquitaine et Midi-Pyrénées. Pour Pascal Metge, qui exploite une centaine d'hectares à Saint-Hilaire (Haute-Garonne) dont 30 hectares de maïs OGM en 2007, "le politique a pris le dessus sur les scientifiques qui ne sont pas écoutés, et c'est regrettable". "Cette interdiction nous oblige à revenir à une pratique, celle de l'utilisation des insecticides, qui va à l'encontre des souhaits du Grenelle
de l'environnement", regrette-t-il. Cet agriculteur se dit toutefois "confiant et soulagé" que le dossier "parte vers l'Europe, qu'il sorte du complexe politique franco-français pour être étudié par des scientifiques européens". Après le dépôt par Paris de la "clause de sauvegarde", notifié samedi, Bruxelles dispose de 60 jours ouvrables pour prendre sa décision, pouvant, soit confier le dossier du MON810 à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), soit rejeter la requête. Cette disposition "est un mal pour un bien", selon Pascal Metge qui se dit "relativement confiant" de la réponse de l'EFSA.
Le Figaro – 11 février
Premier cas de résistance à un coton OGM
Selon la revue Nature Biotechnology, des chercheurs de l’Université d’Arizona ont mis en évidence le premier cas documenté de résistance d’insectes à une plante génétiquement modifiée pour produire son propre insecticide, un coton OGM porteur d’une toxine Bt. Le phénomène s’est manifesté dans une douzaine de plantations du Mississippi et de l’Arkansas entre 2003 et 2006, soit plus de sept ans après l’introduction du coton Bt dans ces Etats. Les insectes ont développé une résistance à la toxine CrylAc, produite à partir d’un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt), délivrée par le coton OGM. Ils se sont, en revanche, révélés sensibles à un autre coton génétiquement modifié qui sécrète une deuxième toxine, la Cry2Ab.
Le Figaro – 12 février
La France sur le point d’être condamnée par Bruxelles
La Cour de justice européenne devrait fixer très prochainement une date d’audience à la France pour l’entendre sur la non transcription dans les temps de la directive OGM. Certes le gouvernement français a pris en mars dernier quatre décrets censés traduire la directive en droit français. Ces décrets sont par ailleurs renforcés par un projet de loi que les sénateurs viennent d’adopter en première lecture. Il sera examiné en avril par les députés et devrait être définitivement adopté avant l’été. Mais ces textes arriveraient trop tard, après la saisine de la cour. Toujours selon les services juridiques de la DG environnement, les textes français devraient, au mieux, permettre d’échapper aux astreintes journalières.
L'Express – 14 février – Gilbert Charles
Ce qu’on ne vous dit pas sur les OGM (dossier)
Spécialiste d’agroéconomie à l’Inra, Sylvie Bonny a beaucoup travaillé sur la question des OGM. Ses conclusions ont de quoi laisse perplexe. Elles montrent d’abord que le soja transgénique et le soja conventionnel ont des résultats économiques équivalents, malgré le prix plus élevé des semences. « La différence apparaît de prime abord favorable à l’OGM, mais si le soja normal est écoulé dans un circuit « garanti sans OGM », il sera vendu plus cher et l’écart devient finalement négligeable », estime la spécialiste. A court terme, les OGM facilitent le travail des agriculteurs. Le désherbage des champs, indispensable à la pousse du soja est une tâche très contraignante qui doit être effectuée à un moment précis, peu après la levée des graines. Les OGM offrent une plus grande souplesse d’utilisation, car ils permettent de traiter pendant une période plus longue et en une seule « passe ». Cela réduit les besoins en main-d’œuvre, limite les rotations des tracteurs et fait gagner beaucoup de temps, un avantage hors de prix… L’intérêt du maïs transgénique paraît plus évident que celui du soja, avance-t-elle…. « Il donne des rendements bien meilleurs là ou les attaques des insectes sont fortes, mais il n’est pas nécessaire partout. Les agriculteurs l’utilisent comme une assurance pour garantir leurs récoltes contre les prédateurs. » Le bénéfice peut donc être considérable, certaines années où les attaques sont virulentes : alors que les variétés traditionnelles sont décimées, les OGM survivent. Ce type de maïs présente par ailleurs moins de mycotoxines, des moisissures produites par des champignons microscopiques, dangereuses pour la santé humaine et qui rendent les grains infectés impropres à la consommation.
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