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Revue de presse :
du 2 au 8 février 2008 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
AFP – 7 février
Madrid « exige » de Paris la fin des destructions de fruits espagnols
Le gouvernement espagnol "exige" de Paris qu'il mette un terme aux destructions de fruits espagnols perpétrées récemment par des agriculteurs français, a déclaré jeudi le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero. "C'est inacceptable, intolérable, nous l'avons dit au gouvernement français, exigeant qu'il mette en oeuvre toutes les mesures, le maintien de l'ordre public, pour protéger la circulation des marchandises dans le cadre de l'Union européenne", a déclaré M. Zapatero à la radio Punto Radio. Deux opérations de destructions de fruits et légumes frais ont été perpétrées les 24 janvier et 5 février dans des magasins du sud de la France, à l'initiative du syndicat agricole FDSEA, selon le FCD, groupement des principales enseignes de la grande distribution française. Certains agriculteurs français dénoncent l'entrée sur le territoire français de fruits et légumes espagnols, traités avec des produits phytosanitaires interdits dans l'Hexagone.
Midi Libre – 6 février – Arnauld Pasquier
Coup de frein syndical sur les pesticides
« Avec le Grenelle de l'environnement, on nous demande de laver plus blanc que blanc ». Le principe de précaution, voilà ce que les agriculteurs voudraient voir appliquer sur des fruits et légumes importés mais cultivés à l'aide de produits phytosanitaires interdits en France. Un message qu'ils ont fait passer hier encore de manière « énergique » sur l'autoroute A9. Ce problème de produits phytosanitaires, les agriculteurs l'ont ensuite soumis à la DGCCRF à Nîmes, lors d'une entrevue qui s'est petit à petit tendue sur le pas de la porte. « Nous contrôlons beaucoup de produits importés et la limite maximale de résidus (de matières nocives) n'est pas dépassée », a indiqué une fonctionnaire. « Pourquoi alors les produits utilisés sont-ils interdits en France car considérés comme dangereux ? » a tonné un agriculteur.
Est agricole et viticole – 5 février
900 000 euros pour réduire l'utilisation des pesticides
L'objectif de réduire l'usage des pesticides de 50% est théorique puisque aucun organisme officiel ne dispose des chiffres actuels concernant ces usages, ni en tonnage, ni en chiffre d'affaires. L'UIPP reconnaît que ces chiffres existent mais sont la propriété des fabricants qui ne les communiquent pas.
AFP – 1er février – Emmanuel Angleys
Ecologie : un rapport insiste sur la nécessité de mieux informer les Français
Une mission confiée à Corinne Lepage dans la foulée du Grenelle de l'environnement formule 88 propositions pour restaurer la confiance de la société dans l'information environnementale, mise à mal par l'opacité sur des sujets sensibles comme OGM, pesticides et pollutions maritimes. Il faut "restaurer la confiance des Français sur l'information environnementale et sur l'expertise parce qu'ils sont très dubitatifs sur tout cela", déclare à l'AFP l'ancienne ministre de l'environnement qui a remis vendredi son rapport au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo. "On a vraiment besoin d'une information extrêmement indépendante du pouvoir politique sur toutes les données brutes", estime-t-elle, regrettant que l'Institut français de l'environnement (Ifen) ait perdu son autonomie en devenant un simple service du ministère de l'Ecologie. Ce "devoir d'informer" impliquerait de "limiter le secret industriel" pour que toutes les études sur la santé et l'environnement soient obligatoirement communiquées au public. Détenir une information ayant des incidences sur la santé et l'environnement et la cacher en toute connaissance du risque, serait sanctionné par un "délit de rétention d'informations". A contrario, un statut de protection des "lanceurs d'alertes" serait créé pour les chercheurs qui communiqueraient leurs informations. Le rapport propose également de créer une "Haute autorité de l'expertise", une instance indépendante qui assurerait une "expertise plurielle, pluridisciplinaire et contradictoire" pour éviter les conflits d'intérêt. La directive européenne sur la responsabilité environnementale va être transcrite au printemps en droit français, a annoncé récemment la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en prévenant que le gouvernement ne "s'interdirait pas d'aller plus loin, dans le sens du rapport Lepage".
Vendée Matin – 2 février – M.M.
« L'eau est très bonne en Vendée »
« La Cour de justice européenne prononce son jugement sur des faits qui remontent à 2003 » s'étonne Eric Rambaud, président de Vendée Eau. « Et ça tombe aujourd'hui ! ». Depuis, « des efforts conséquents » ont été réalisés. Aussi le président n'est pas inquiet sur des éventuelles « répercussions financières pour la France : « La Cour a vu ce qu'on faisait depuis 2003 ». Il évoque le « délai complémentaire octroyé, afin de pouvoir respecter partout la qualité de l'eau ». Le prochain contrôle de la Commission européenne est prévu pour fin 2009. « Zéro nitrates n'est pas un objectif en soi, souligne-t-il, contrairement aux pesticides ». Néanmoins, « nous garantissons la qualité de l'eau en 2009 pour less4/5 du département ». Aujourd'hui, son message est clair : « L'eau est très bonne en Vendée ».
Le Bien public – 7 février
Les agriculteurs à bonne école
Proposer une formation active sur la sécurité et la santé de l'utilisateur des produits phytopharmaceutiques, mais aussi sur le respect de l'environnement, c'est en substance l'objectif de l'Ecole des bonnes pratiques phytopharmaceutiques (EBPP). A l'issue de cette campagne d'hiver, ils seront plus de 300 agriculteurs de Côte- d'Or à avoir suivi une session. Aux côtés de l'UIPP, qui a initié le projet au plan national, la chambre d'agriculture, la MSA et les organismes stockeurs dont principalement Dijon Céréales, apportent leur expertise à cette école pour des sessions de formation très complètes. Protéger les cultures et l'utilisateurs « Depuis 2006, la réglementation sur les produits phytopharmaceutiques s'est durcie et compliquée. Les agriculteurs ont parfois du mal à y voir clair. A travers l'Ecole, notre objectif est de leur apporter tous les éléments concernant ce nouveau cadre réglementaire », résume Emilien Durigon, animateur de l'EBPP.
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Sur les OGM
AFP – 7 février
Loi OGM: le Sénat décide l'instauration d'un délit de fauchage
Cet amendement du rapporteur Jean Bizet (UMP), adopté au terme d'un long débat passionné, prévoit des circonstances aggravantes lorsque la destruction porte sur un essai de recherche, la peine pouvant alors être portée à trois ans de prison et 150.000 euros d'amende. La gauche a vivement protesté contre cette disposition qui, s'est étonné l'ancien ministre PS Michel Charasse, revient à distinguer pénalement la destruction d'un champ d'OGM de celle d'un champ de culture conventionnelle. Jacques Muller (Verts) a pour sa part jugé disproportionnée la peine de 75.000 euros, faisant valoir que le propriétaire d'un hectare de culture bio qui aurait été pollué par la dissémination d'OGM ne serait indemnisé qu'à hauteur de 30 euros, compte tenu de la différence de prix entre le bio et le transgénique.
La Tribune – 7 février – Aline Robert
Les producteurs de maïs OGM crient à l’hérésie
En décidant d’interdire la seule céréale génétiquement modifiée cultivée jusqu’alors en France, le gouvernement s’est mis une partie des agriculteurs à dos. Non pas que le maïs Bt, aussi appelé MON 810, soit si répandu. Moins de 1% de la production de cette céréale proviennent de semences OGM. « Mais nous estimons son potentiel à 500 000 ha sur 3,5 millions, affirme Luc Esprit, président de l’AGPM. Mais c’est surtout à moyen terme que l’interdiction des OGM est jugée préoccupante. « Cela pose un problème de compétitivité à l’agriculture française et le moment est mal choisi, à cinq mois de la présidence française de l’Union européenne », avance Xavier Beulin, vice président de la FNSEA. Pour certains, renoncer aux céréales génétiquement modifiées risque aussi de peser sur la filière animale. En raison du meilleur état sanitaire du maïs transgénique, « les éleveurs de porcs ont tendance à le privilégier parce qu’il favorise l’appétit des cochons », note Luc Esprit, qui souligne également que l’essentiel des protéines de l’alimentation des porcs et volailles européens provient aujourd’hui du soja importé des Etats-Unis, du Brésil et d’Argentine. L’éventuel arrêt des importations de céréales OGM remettrait ainsi en cause la production de viande blanche en Europe. Selon une étude de la Commission européenne, la production de porcs risquerait de chuter de 35% si l’on interdisait le recours au soja d’importation, car le coût de leur alimentation serait alors nettement plus élevé, même chose pour la production de volaille, qui faiblirait de 44%.
Le Figaro – 7 février – Marielle Court
La recherche sur les OGM va continuer
Si le principe des cultures OGM en plein champ à vocation commerciale est source de profonds désaccords, la nécessité de mener des recherches est beaucoup plus largement partagée. « On n’imagine pas de faire décoller un Airbus A 380 rempli de passagers sans avoir fait au préalable toute une série d’essais en plein vol et de contrôles », insiste Jean François Le Grand, sénateur UMP de la Manche, qui pilotait le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM. Le comité qui est à l’origine de la suspension des cultures du MON 810 ; « Sauf à décider que l’on ne veut absolument pas d’OGM sur le marché européen, on ne voit pas comment se passer d’essais en plein champ », renchérit Antoine Messean, chercheur agronome à l’Inra. Les associations environnementales ont immédiatement réagi, estimant, quant à elles, qu’il n’y avait aucune urgence ». Michel Barnier a donc annoncé la création d’une commission d’évaluation des demandes d’autorisation d’essais en plein champ. Ses membres qui rendront un avis au gouvernement, seront nommés par décret publié conjointement par les ministères de l’Ecologie, de l’Agriculture et de la Recherche. Son existence est prévue jusqu’en décembre 2008, elle aura ensuite vocation à se saborder. C’est le Haut Conseil qui prendra le relais » assure l’entourage de Michel Barnier.
Aujourd'hui – 4 février – Frédéric Mouchon
Les Français ne veulent plus des OGM
Selon un sondage IFOP pou le ministère de l’Ecologie, 77% approuvent la décision du gouvernement de suspendre la commercialisation du Mon 810, seul maïs OGM cultivé en France. Alors que le projet de loi sur les OGM sera étudié au Sénat, un autre sondage CSA, réalisé pour Greenpeace montre que 72% des Français jugent « important » de pouvoir consommer des produits sans OGM. Ils sont même 71% à exiger qu’un produit « sans OGM » ne contienne absolument aucun élément génétiquement modifié (alors que l’étiquetage n’est aujourd’hui obligatoire que si le produit contient plus de 0,9% d’OGM).
AFP – 7 février
Le Sénat soumet au respect de « conditions techniques » le transport d’OGM
Le Sénat a décidé jeudi d'élargir à la récolte, au stockage et au transport les "conditions techniques" d'isolement imposées par le projet de loi sur les OGM pour la culture de végétaux génétiquement modifiés. Le texte du projet de loi soumet la mise en culture d'OGM "au respect de conditions techniques notamment relatives aux distances entre cultures ou à leur isolement, visant à prévenir la présence accidentelle d'OGM dans d'autres productions". Aux termes d'un amendement UDF, sous amendé par le gouvernement, ces conditions techniques, qui seront fixées par décret, s'appliqueront également à la récolte, au stockage et au transport d'OGM. Défendant l'amendement, Daniel Soulage a fait valoir que "la contamination au champ n'est pas la seule source de contamination possible" et qu'il fallait également se prémunir contre "les négligences humaines" dans le stockage et le transport.
Les Echos – 5 février
L’Inra et ses partenaires modélisent la coexistence entre OGM et non-OGM
Prévoir, sur ordinateur, la dispersion des gènes de cultures OGM dans la nature. Tel était le but du programme interdisciplinaire européen Sigmea, qui a présenté ses principaux résultats. Pour tout ensemble de parcelles décrit à l’aide d’un système d’information géographique, cette plate-forme permet de tester différents scénarios d’introduction des OGM, de tenir compte de l’effet des pratiques culturales et du climat pour livrer un diagnostic quant aux flux de gènes. Sigmea permet ainsi, par exemple, de répondre à des questions comme « Que se passerait-il, en termes de dispersion de gènes, si on introduisait tel OGM dans telle région européenne ? « Ou « Comment organiser les cultures pour maintenir, dans les limites des seuils légaux, la présence fortuite d’OGM dans les cultures conventionnelles ? »
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Ils l'ont dit
AFP – 6 février
« La loi demande à des experts scientifiques d'un côté, des experts
socio- économiques de l'autre, (...) d'évaluer les bénéfices et les risques de
ces nouvelles technologies : cela fait partie du principe de précaution, car c'est important de savoir quels vont être les risque de telle ou telle culture…Les recherches sur des plantes génétiquement modifiées hors milieu confiné, +en plein champs+, n'ont jamais cessé… Parler des OGM de manière globale n'a pas de sens. Chaque plante génétiquement modifiée est un cas particulier qui doit être pris de manière totalement particulière, comme chaque médicament est un cas particulier.. Il est essentiel d'avoir des experts indépendants qui vont ensuite aider les décideurs. »
Valérie Pécresse – ministre de la Recherche
Libération – 2 février
« Le principe de précaution subit une attaque en règle en ce moment. On nous dit que c’est anti recherche : cet argument est de très mauvaise foi alors que, justement, ce principe encourage plus de recherche. Quant à prétendre qu’il a un impact négatif sur la croissance, c’est faux : le principe n’est pas de ne plus rien faire mais de respecter certaines règles. »
Corinne Le page, chargée d’un rapport sur la transparence environnementale
Métro – 6 février
« Le projet de loi sur les OGM a besoin d’amendements. Il faut, par exemple, inscrire la liberté de consommer sans OGM. Un amendement veut créer le délit de fauchage, passible de deux ans de prison. Or les faucheurs se sont engagés dans la lutte parce qu’il y a un problème global de santé publique. »
François Dufour – ancien porte parole de la Confédération paysanne, qui a coécrit, le monde n'est pas une marchandise avec José Bové
Libération – 4 février
« C’est tout le problème de la politique de recherche depuis 20 ans, qui met la recherche appliquée en amont de la recherche fondamentale. C’est catastrophique. Si on faisait de la recherche tous azimuts en utilisant les OGM comme un outil parmi d’autres, et qu’on trouve des applications socialement utiles, on serait dans une démarche scientifique saine. Aujourd’hui, on fait des OGM pour faire des OGM. Et pour que ça se vende, on nous invente une utilité sociale. »
Christian Vélot –Chercheur - Membre du conseil scientifique du Criigen ( Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique)
La Croix – 7 février
« Le dialogue à cinq, syndicats, entreprises, ONG, élus et administration, prôné dans le pacte écologique de Nicolas Hulot, est louable, mais l’écologie politique ne pourrait se substituer à la science. Autant la participation des ONG est légitime, autant elle trouve ses limites dans l’interprétation des faits scientifiques sur ce maïs. Or, depuis plus d’une décennie, ses effets sur l’environnement et la santé ont été évalués par des commissions nationales et internationales compétentes, indépendantes et transparentes. Nous souhaitons que le « dialogue à cinq invite les scientifiques pour éclairer les décisions sur l’avenir d’une agriculture saine, durable et respectueuses de l’environnement. Nous manifestons notre désapprobation dès lors que les chercheurs sont instrumentalisés et que les faits scientifiques sont manipulés. La confrontation des idées, la transparence et l’indépendance sont nos principes éthiques. Le refus de voir dans la science un allié pour le progrès de notre civilisation relèverait d’un pur obscurantisme. »
Agnès Ricroch – Maître de conférence à AgroParis Tech
Marcel Kuntz – directeur de recherche au CNRS
Philippe Joudrier – Chargé de mission Inra, – Expert OGM AFSSA
Louis-Marie Houdebine – Directeur de recherche Inra – Expert OGM AFSSA
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