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Revue de presse :
du 25 janvier au 1er février 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Les Echos – 30 janvier
Phytosanitaires : la France ordonne le retrait de 30 substances

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a ordonné le retrait des autorisations de mises sur le marché (AMM) des préparations phytosanitaires contenant les 30 substances « considérées comme les plus préoccupantes ». « Prise conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement », la décision concernera, à partir du 1er février, 30 substances entrant dans la composition de plus de 1500 préparations commerciales de produits phytosanitaires. Ce retrait est la première mesure du plan Ecophyto 2018, qui comprend deux volets : premièrement « le retrait du marché dans les meilleurs délais, des produits contenant les 53 substances actives les plus préoccupantes, dont 30 avant la fin 2008 ». La deuxième étape concerne l'élaboration d'un plan de réduction de 50% de l'usage des pesticides, si possible dans un délai de dix ans.

Marianne – 26 janvier – Isabelle Verbaere
Trafic. Les faux pesticides sont de vrais poisons !

Dangereux, les produits phytosanitaires des géants de la chimie ? Que dire alors de leurs contrefaçons, bourrées des pires substances toxiques ? La plupart des pesticides commercialisés en France le sont également, sous des noms différents et à des tarifs souvent inférieurs, dans les autres pays européens. Depuis 2001, les distributeurs ou les agriculteurs hexagonaux ont le droit de les importer à condition d'obtenir une autorisation de mise sur le marché. « Très souvent les fraudeurs s'appuient sur cette procédure d'importation parallèle pour vendre en France n'importe quoi », constate Jean-Charles Bocquet, directeur de l'UIPP. La quasi – totalité de nos 19 adhérents ont été touchés ces dernières années par des contrefaçons : Syngenta, BASF… Elles représentent 1% environ du volume total des pesticides utilisés en France. »

Que Choisir – 1er février – Fabienne Maleysson
Les raisins n'ont pas la patate

L'épidémie de mildiou de l'été dernier a conduit à des épandages massifs de fongicides. Les pommes de terre que nous avons analysées n'en gardent pas trace, contrairement aux raisins. Il est vrai que, même en cas d'épidémie « normale », le caractère particulièrement ravageur du mildiou, auquel on doit la grande famine qui a décimé la population irlandaise au milieu du XIXème siècle, incite les agriculteurs à avoir la main lourde sur les traitements. En effet, les parasites propres à cette maladie affectent la récolte en qualité et en quantité, mais compromettent aussi celles des années suivantes. C'est pour contrer le mildiou qu'ont été inventés des moyens de lutte tels que la sulfateuse ou la bouillie bordelaise. Bref, on ne lésine pas… Les pommes de terre sont épargnées par les résidus. Sous terre, elles sont protégées des pesticides de contact, ceux qui agissent directement à la surface de la plante… Sur les raisins, en revanche, les résultats ne sont pas reluisants. Les cultivateurs se défendront en arguant que nous n'avons constaté quasiment aucun dépassement des limites maximales de résidus, ces maxima fixés en théorie pour protéger la santé des consommateurs. Certes. On est tout de même en droit de se demander si appliquer jusqu'à 13 pesticides de synthèse différents, participe bien de la « lutte raisonnée » qu'agriculteurs et firmes phytosanitaires évoquent dans leurs discours. Et si absorber tous ces produits, même en petite quantité, en même temps que son grain de raisin, est très recommandé...

La Dépêche du midi – 1er février
Aliments : trop de pesticides

Le nombre de pesticides ingérés par les consommateurs est nettement plus élevé que les tests alimentaires réalisés en laboratoire peuvent laisser penser, car nombre de ces pesticides sont totalement indétectables, affirme Greenpeace en citant deux laboratoires allemands. L'organisation écologique vient de réclamer l'interdiction de ces pesticides impossibles à détecter, estimant que « la santé des consommateurs est mise en jeu ». Les meilleurs laboratoires chargés de surveiller la production de fruits, de légumes et de céréales peuvent au mieux détecter moins de la moitié (600 sur 1350) des pesticides utilisés dans l'agriculture à travers le monde. Toujours selon l'organisation, sur 38 pesticides autorisés au cours des dernières années en Allemagne, les deux laboratoires ont été impuissants à en détecter douze. Parmi eux figure l'amitrol, une substance utilisée dans la culture des pommes, des poire et dans la viticulture, et susceptible d'avoir des conséquences sur le système hormonal...

Midi Libre – 25 janvier – G.L.
Les agriculteurs gardois passent à l'offensive

« Puisque l'Etat ne veut pas retirer de nos marchés les produits traités avec des pesticides ou fongicides interdits en France… Eh bien c'est nous qui allons faire le boulot et appliquer le principe de précaution ». Ce propos a trouvé son illustration dans le Gard où la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont organisé une opération coup de poing, sous le regard somme toute bienveillant des forces de l'ordre et sans la moindre violence, « contre l'usage anarchique » des produits phytosanitaires en Europe. L'Etat nous fait laver plus blanc que blanc. En utilisant trois fois moins de fongicides et pesticides que la génération précédente. Les agriculteurs ont consenti des efforts considérables en matière d'agriculture raisonnée, alors que dans le même temps, on autorise l'entrée de produits cultivés avec des molécules dangereuses pour l'environnement, l'utilisateur et le consommateur. Nous sommes pieds et poings liés », ont commenté les manifestants déjà durement frappés par la déprime agricole.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
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Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 



   
 
Sur les abeilles

AFP – 30 janvier
Cruiser : Barnier justifie l'autorisation contre les critiques des apiculteurs

M. Barnier rappelle dans un communiqué que le Cruiser «contient une substance active autorisée au niveau communautaire, le thiametoxam» et que «sur la base d'une analyse scientifique approfondie, notamment des effets sur les abeilles, l'AFSSA (Agence Française de sécurité sanitaire des aliments) a donné un avis favorable pour la mise sur le marché du Cruiser». Le ministère de l'Agriculture indique que des «précautions maximales» ont été prises, «prévoyant notamment une autorisation limitée à 1 an suivie d'une nouvelle évaluation, une limitation de la période avant le 15 mai afin de réduire la période de floraison, une utilisation autorisée uniquement sur le maïs ensilage, le maïs grain et le maïs porte-graine femelle». Un suivi et une surveillance des ruchers portant sur 3 régions minimum a été également mis en place, souligne le communiqué.

Les Echos – 30 janvier
Les apiculteurs s'attaquent à l'insecticide Cruiser de Syngenta

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a décidé de déposer devant le Conseil d'Etat, une requête pour annuler l'autorisation ministérielle de commercialiser le Cruiser, a annoncé Henri Clément, son président « L'apiculture, qui s'est battue pendant des années contre le Gaucho et le Régent, ne peut accepter une décision irresponsable qui va à l'encontre du Grenelle de l'environnement », a-t-il déclaré. Le Cruiser attaque le système nerveux des insectes et perturbe « l'orientation des abeilles, qui ont du mal à retrouver leurs ruches et disparaissent ». En Italie, où cet insecticide a été autorisé l'an dernier, son utilisation a entraîné la disparition de 40 000 ruches a-t-il affirmé. Les producteurs de miel sont d'autant plus inquiets que la situation avait commencé de s'améliorer au cours de la saison 2006-2007, la mortalité hivernale des abeilles étant redescendue pour la première fois depuis de nombreuses années à un niveau normal, inférieur à 10%. Un résultat lié à la suspension du Gaucho et du Régent, selon l'Unaf.

   


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Les Marchés – 24 janvier – Morgan Leclerc
L'Agriculture raisonnée plus lisible

Avec un compteur bloqué autour de 3000 exploitations certifiées, l'agriculture raisonnée doit disposer dans les semaines qui viennent d'un message plus lisible pour le consommateur. Les produits « issus d'une exploitation qualifiée au titre de l'agriculture raisonnée » pourront bénéficier d'un message à la formulation plus courte, dont la teneur est encore à définir. Gilles Maréchal, directeur de Farre, a révélé cette information lors des 11èmes rencontres de l'association, ajoutant que cette évolution était validée par les pouvoirs publics. Les produits concernés devraient également pouvoir arborer un logo d'ici la fin de l'année, logo qui ne portera pas sur l'agriculture raisonnée mais sur la « haute valeur environnementale » (HVE). Une qualification placée au centre des exigences agricoles lors du Grenelle de l'environnement.

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

AFP – 31 janvier
L'Ile de France encourage l'agriculture bio autour des captages d'eau

Une convention destinée à favoriser le développement de l'agriculture biologique dans les zones de captage d'eau a été signée jeudi à Dourdan entre les agriculteurs bio d'Ile-de-France et 'Agence de l'eau Seine- Normandie, a annoncé le ministère de l'Ecologie. «Il s'agit d'une première en France», a déclaré à l'AFP Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie qui a assisté à la signature de ce contrat quinquennal. «Il y a un intérêt croisé entre l'agence de bassin qui doit dépolluer l'eau en aval, et l'agriculture biologique, qui peut agir en amont par ses méthodes», a-t-elle expliqué. «Je trouve que c'est un rapprochement intelligent plutôt que d'être dans un système dans lequel on pollue, et l'agence de bassin doit ensuite dépolluer», a-t-elle estimé. Le Grenelle de l'environnement a prévu des objectifs d'augmentation des surfaces dédiées à l'agriculture biologique (6% en 2012 et 20% en 2020) en recommandant que ces surfaces soient situées de préférence sur les 700.000 hectares de captage d'eau. Une expérience de ce type a été menée à Munich en Allemagne avec la conversion en agriculture biologique de tout le bassin versant et "aujourd'hui, ils ont moins 45% de nitrates par rapport à ce que c'était il y a dix ans", a souligné Mme Kosciusko-Morizet. En Ile-de-France, les nappes d'eau souterraines sont très polluées et la qualité des eaux superficielles n'est pas satisfaisante, une situation due notamment aux pollutions diffuses d'origine agricole (pesticides, nitrates). En outre, le développement de l'agriculture biologique dans cette région pourrait contribuer à réduire le déséquilibre entre la demande en produits biologiques, qui est très importante et l'offre qui est limitée. «Environ 50% des produits bio en France sont importés et pour l'Ile-de-France, c'est beaucoup plus», a souligné la ministre.
 


   
 


Sur les OGM
 

Les Echos – 30 janvier – Julie Chauveau
Le Sénat remanie le projet de loi sur les OGM
La principale modification souhaitée par la Commission du Sénat porte sur l'indemnisation des agriculteurs n'utilisant pas d'OGM en cas de contamination. Constatant que les assureurs ne souhaitent pas s'engager sur ce dossier, la commission demande à ce que la profession agricole mette en place un fonds privé. L'agriculteur bio pourra également être indemnisé par le fonds, mais le sénateur Jean Bizet, qui ne cache pas ses positions pro- OGM, considère que l'Etat ne doit pas intervenir plus avant. L'agriculteur contaminé devra donc prendre un avocat et aller devant le tribunal… Enfin pour dissuader les faucheurs volontaires d'agir et les sanctionner, il serait créé un délit de destruction de champs, punissable de deux ans de prison maximum.

Le Figaro Economie – 1er février – Thiébault Dromard
Des agriculteurs veulent sauver le maïs OGM
Les producteurs de maïs, réunis au sein d'Orama,vont attaquer au Conseil d'Etat l'arrêté interdisant la culture de Mon 810 ; Les agriculteurs craignent que l'interdiction rendue sur le Mon810 n'influe sur la discussion du projet de loi OGM qui doit être débattue le 5 février au Sénat. « L'amalgame entre les deux dossiers est vite fait », craint Xavier Beulin, président d'Orama. « Le gouvernement parle de croissance et de pouvoir d'achat toute la journée mais empêche l'agriculture française de se doter des outils modernes. Quel signal veut-on donner à nos voisins européens », poursuit Xavier Beulin. La discussion de la loi OGM va porter notamment sur les conditions d'indemnisation des agriculteurs « conventionnels » qui pourraient être contaminés par des OGM. Alors que les compagnies d'assurance tardent à donner leur position sur ce problème, les céréaliers proposent la création d'un fonds privé provisoire avant que les assurances ne prennent le relais.

Les Echos – 1er février – Marie-Josée Cougard
OGM : les agriculteurs veulent aller en justice pour défendre Monsanto
L'AGPM pense que toutes les chances de semer du maïs OGM en France cette année ne sont pas encore perdues. « Avec une procédure d'urgence le Conseil d'Etat devrait donner une réponse trois semaines après le dépôt du référé », explique Luc Esprit, directeur général de l'organisation de producteurs. Monsanto n'a pas souhaité préciser s'il entamerait une procédure judiciaire, seul ou en s'associant aux producteurs. Le groupe n'en juge pas moins la décision du gouvernement de suspendre la culture de son maïs génétiquement modifié « totalement illégale en droit et en fait » et susceptible de causer « un préjudice grave et immédiat à Monsanto ainsi qu'à tous les acteurs de la filière. Le groupe américain fait également remarquer qu' « aucun effet néfaste sur la santé ou l'environnement n'a été observé au cours des onze années pendant lesquelles le Mon 810 a été cultivé aux Etats- Unis ».

AFP – 25 janvier
Allemagne : les produits « sans OGM » seront identifiés par une étiquette
Les fabricants devront dans les prochains mois doter les produits ne contenant pas d'éléments génétiquement modifiés d'une étiquette «sans OGM», Dans les cas où il n'y a pas d'alternative et où un ajout d'OGM reste autorisé dans les produits animaliers comme la viande et le lait, Jusqu'à présent, seuls les aliments issus de cultures d'OGM devaient comporter une étiquette spéciale. La loi introduit aussi une marge de tolérance de 0,9% d'OGM pour les produits biologiques, cette présence pouvant résulter d'une contamination provenant de la proximité de champs d'organismes génétiquement modifiés. De nouvelles règles pour la culture de plantes transgéniques ont également été décidées. La distance minimum à respecter entre un champ d'OGM et un champ classique pourra être réduite si les deux propriétaires intéressés signent un accord écrit. Des associations écologistes ont critiqué cette disposition, mettant en garde contre la contamination de plantes conventionnelles ou biologiques par des OGM, pouvant par exemple être déplacés par le vent.«Faciliter la procédure d'autorisation permet aux scientifiques de mieux travailler. Les installations de recherche pourront désormais étendre leur expertise mondialement reconnue à la technique génétique des plantes», a argumenté la ministre de la Recherche Annette Schavan.

 


   
  Ils l'ont dit
 

Le Monde – 31 janvier
« Les résultats spectaculaires de la biologie moléculaire des plantes obtenus au cours des trente dernières années, en particulier en France, permettent désormais l'introduction des gènes par des méthodes plus rapide, plus efficaces et plus précises que les techniques d'hybridation utilisées auparavant. L'autonomie alimentaire de la planète est un enjeu majeur, qui ne sera pas résolu de façon simpliste. Il faut nous y préparer, et encourager les recherches et les mises au point d'OGM permettant d'apporter une partie des réponses à ces questions cruciales. Qui plus est, les projets les plus avancés dans plusieurs pays ne sont plus basés sur le transfert de gènes d'une bactérie à une plante, ou d'une espèce sauvage de plante à sa cousine cultivée, mais sur la stimulation, dans la plante elle-même, de ses propres gènes de résistance aux stress. La France, malgré une situation de quasi- blocage dans ce domaine, possède des atouts formidables dans ses laboratoires universitaires et dans ceux du CNRS, de l'INRA (agronomie), du Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et de l'institut de recherche pour le développement (RD), ainsi que dans le secteur semencier. Notre pays se doit à lui-même, et doit à ses futures générations de chercheurs scientifiques et aux populations menacées par la faim dans les décennies à venir, de reprendre un rôle de leader dans le domaine des biotechnologies végétales. »
Alain Boudet – Michel Caboche – Michel Delseny – Rolland Douce – Christian Dumas et Georges Pelletier (biologistes et membres de l'Académie des sciences)

Ouest France – 28 janvier
« On peut s'étonner de la posture française : comment expliquer à nos concitoyens la suspension de toute culture OGM quand la France importera toujours, parce qu'elle en a besoin pour nourrir son bétail, plus d'un million et demi de tonnes de soja génétiquement modifié par an ? Pourquoi autoriser la consommation et interdire la production ? La décision de reporter le projet de loi et d'activer la clause de sauvegarde flatte assurément certaines ONG, qui ont pourtant procédé à des arrachages d'OGM en toute illégalité et, pire, en toute impunité… La représentation nationale, pour sa part, s'estime bafouée par cette victoire de la démagogie sur la démocratie. Le Sénat tient à construire un cadre légal cohérent, fondé sur la transparence, la responsabilité et l'expertise pluridisciplinaire en matière d'OGM. Non seulement parce que la France encourt une amende de plusieurs dizaines de millions d'euros pour non transposition des directives communautaires, mais surtout parce que sont en jeu l'indépendance de l'agriculture française et son développement durable, grâce aux innovations disponibles en matière de sélection variétale. »
Jean Bizet – Sénateur – rapporteur du projet de loi sur les OGM

Journal de l'Environnement – 28 janvier
« Selon moi, il n'existe pas de preuve que tel pesticide est un agent causal de cancer, hormis les composés arséniés interdits en viticulture en France, mais dont des dérivés sont toujours présents dans certains produits anti-fourmis vendus dans les jardineries. Sinon, il n'y a pas de consensus sur aucune famille chimique, même si certaines sont suspectées ; En Suède, par exemple, un produit de la famille des hormones de synthèse, le 2,4,T (acide 2,4,5 trichlorophénoxyacétique), a été retiré du marché, et le nombre de nouveaux cas de lymphomes a diminué. Mais pour moi, ce n'est pas une preuve suffisante de lien de cause à effet ! »
Pierre Lebailly – Enseignant – Chercheur du Grecan

Terres de Bourgogne – 24 janvier
« Potentiellement si le texte sorti du Parlement de Strasbourg est appliqué, on va éliminer 60 à 70% des molécules existant aujourd'hui sur le marché. Ce qui signifie que sur certaines productions, en particulier les fruits et légumes, on va se retrouver sans solution chimique. Ce qui peut nous conduire à être contraints d'en importer d'Afrique, de Chine voire même d'Amérique Latine… Le Grenelle de l'environnement ajoute un étage supérieur à la fusée avec l'élimination arbitraire de 53 substances. Il fixe aussi un objectif de réduction de 50% de l'utilisation des produits phytosanitaires s'il y a mise au point de solutions alternatives. Soyons sérieux. Depuis 30 ans que je suis dans le métier, j'entends parler de solutions alternatives. Elles sont intéressantes sur le plan intellectuel, mais limitées au point de vue pratique. Cet objectif est irréaliste. »
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l'UIPP
 
   

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