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Revue de presse :
du 19 au 24 janvier 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Agra Presse – 21 janvier
Ifen : Les pesticides présents dans la plupart des cours d’eau en 2005

Si l’évolution des méthodes de mesures et des points d’analyses rendent les comparaisons avec les années précédentes impossibles, une chose est sûre néanmoins : les pesticides sont détectés dans une très large majorité des cours d’eaux et dans plus de la moitié des nappes souterraines. Dans un communiqué du 14 janvier, France nature environnement déplore « l’aggravation de la situation. L’association souhaite « une véritable politique ambitieuse de réduction effective de l’emploi des pesticides, ce qui implique une remise en cause des pratiques agricoles intensives actuelles ». A l’inverse, l’UIPP estime que « les traces retrouvées sont infinitésimales et ne présentent pas de risque pour le consommateur ». L’UIPP met en avant les résultats de l’ensemble des analyses effectuées par l’Institut, un chiffre qui n’est pas présent dans le rapport. Pour 97% d’entre elles, les concentrations relevées seraient inférieures au seuil de 0,1 microgramme par litre. L’Union insiste par ailleurs sur le fait que les résultats obtenus d’une année sur l’autre ne sont pas comparables et ne permettent pas « d’analyser l’évolution de la situation ».

Envoyé Spécial - France 2 – 17 janvier – Guilaine Chenu et Françoise Joly
« Pesticides : alerte aux trafics »

Des pesticides interdits en France sont toujours utilisés par des agriculteurs et se retrouvent dans nos assiettes. D’ailleurs, selon des analyses effectuées en 2005, 50% des fruits et légumes que nous consommons contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont pourtant interdits.

  • Reportage dans un vignoble du Sud de la France où l’arsenite de sodium interdit en 2001 mais encore utilisé par certains viticulteurs ;
  • Visite chez un viticulteur fraudeur, identité dissimulée, montrant des bidons de produits interdits ;
  • Visite d’une usine Bayer CropScience, dans l’Aisne ;
  • Images de champs avec épandages ;
  • Voyage en Espagne où des agriculteurs français passent régulièrement la frontière pour se fournir en produits légaux moins chers et produits illégaux ;
  • Rencontre avec des agents du SRPV de Toulouse qui n’ont pas une grande marge de manœuvre pour lutter contre ces fraudes, puisqu’ils n’ont pas l’autorisation de contrôler les maisons des agriculteurs ;
  • Rencontre en caméra cachée avec un trafiquant présumé ;
  • Rencontre en caméra cachée avec un exploitant qui a acheté des pesticides interdits ;
  • Voyage dans la région d’Almeria et rencontre avec un agriculteur ;
  • Visite à Toulouse d’un laboratoire spécialisé dans la recherche de pesticides ;
  • Rencontre avec Christian Lieben, agriculteur atteint de la maladie de Parkinson.
Conclusion du reportage : « Petit à petit des pesticides sont retirés du marché à cause de leur dangerosité. En dépit des risques de fraudes, combien d’années encore pour s’apercevoir qu’en fait, les produits autorisés à ce jour feraient mieux eux aussi, d’être interdits. »

L’Express – 24 janvier – G.C.
Pesticides : tous contaminés !

Nous sommes tous des empoisonnés qui s’ignorent : c’est la conclusion d’une vaste étude sur la persistance des pesticides dans l’organisme, menée à l’université de Grenade (Espagne). Les chercheurs ont analysé des échantillons de tissus adipeux prélevés sur 387 hommes et femmes vivant soit en ville soit à la campagne. Résultat : ils étaient tous porteurs de composés organiques toxiques. Le plus fréquent est un produit issu de la dégradation du DDT, le fameux insecticide est pourtant interdit en Europe depuis près de 20 ans. On a également retrouvé chez 91% des volontaires des traces d’hexachlorobenzène, un fongicide utilisé dans de nombreux procédés industriels, ainsi que des PCB, des dérivés chlorés connus sous le nom de pyralènes, jadis utilisés dans les transformateurs électriques. Ces substances qui polluent l’eau, la nourriture ou l’air, s’accumulent dans les graisses animales.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
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du 05 au 11 juillet 2008
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du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
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Sur les abeilles

Le Point – 24 janvier
Abeilles : le vol funèbre
De très nombreuses ruches ne passeront pas l’hiver. Les apiculteurs observent déjà une surmortalité inquiétante attribuée principalement à deux parasites, le Varroa, suceur de sang et le Nosema ceranae, sapeur des défenses immunitaires. Ils s’attaquent à des abeilles déjà affaiblies par un manque de pollen, la faute à un été pourri.

L’Express – 24 janvier
Les abeilles battent de l’aile
Hiver pluvieux, manque de pollen, parasites et virus… les ruchers européens vont mal. En France, certaines régions, comme la Charente, déplorent une mortalité allant jusqu’à 90% des butineuses. Les ruchers, décimés, ne permettent plus aux survivantes de conserver la chaleur pour faire face aux températures négatives. La production de miel en France est tombée de 19000 tonnes en 2006 à 16000 tonnes en 2007. En 1995, les apiculteurs en récoltaient le double !

 


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

AFP – 21 janvier – Mathilde Richter
Victime de son succès, le bio a des états d’âme
L’alimentation bio est victime de son succès : en Europe, la production ne peut plus répondre à une demande en forte croissance, tandis qu’aux yeux de certains la démocratisation du segment trahit ses idéaux. Si l’étiquette bio renvoie au sens strict, un mode de production qui n’a pas recours aux engrais et pesticides et qui respecte certaines normes d’alimentation des animaux, elle est aussi pour beaucoup une profession de foi en un mode de vie sain et respectueux de l’environnement. Un idéal qui s’accommode mal du transport en avion sur des milliers de kilomètres de tomates chiliennes ou d’agneau néo-zélandais, générateurs de pollution atmosphérique. En outre, « qu’en est-il de la qualité, de la certification ? » des produits importés s’interroge Uli Schnier, qui dirige le comité « agriculture bio » du secteur néerlandais de la distribution. Comment être sûr en effet que les fruits secs turcs sont soumis aux mêmes critères que, par exemple, les produits français labellisés AB.

 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 21 janvier
Maïs OGM : les Etats-Unis « très préoccupés » par la décision de la France
«Nous sommes très préoccupés de voir que des gouvernements prennent des décisions non scientifiques pour interdire des produits, plutôt que de donner aux consommateurs la possibilité de choisir», a déclaré Mme Schwab lors d'un point de presse à l'issue d'une rencontre avec le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson. Cette variété de maïs «a été cultivée et consommée sans danger», a-t-elle estimé. «La grande majorité des scientifiques consultés, y compris en France, ont réaffirmé que le maïs OGM est sans danger». La France a annoncé le 11 janvier avoir décidé de déclencher la procédure de suspension de la culture du maïs OGM MON810 de la firme américaine Monsanto, en activant la «clause de sauvegarde» auprès de l'Union européenne, suivant le «principe de précaution» et sur fond de polémiques croissantes autour des OGM. Interrogée sur la procédure engagée par les Etats-Unis contre l'UE sur les OGM devant l'Organisation commerciale du Commerce (OMC), Mme Schwab a par ailleurs critiqué la résistance des Européens aux organismes génétiquement modifiés. «Nous avons tous une responsabilité en ce qui concerne la santé et la sécurité de nos citoyens, et clairement c'est la première priorité pour nous. Mais dans le cas des biotechnologies, il y a une évidence scientifique claire qu'elles ne sont pas mauvaises», a-t-elle dit. Mme Schwab a par ailleurs mis en garde l'Europe contre l'utilisation des questions environnementales pour justifier des mesures protectionnistes. «Nous avons été consternés par une série de propositions dans lesquelles nous voyons le climat ou l'environnement être utilisés comme excuse pour fermer des marchés», a-t-elle dit.

Le Monde – 22 janvier – Hervé Morin
Biotechnologies après la suspension du MON 810, Valérie Pécresse réaffirme le « devoir de recherche » sur les OGM
La France a « un devoir de recherche » sur les biotechnologies et n’a en aucun cas voulu « mettre un coup d’arrêt » aux travaux sur les plantes transgéniques en décidant de suspendre la culture du maïs MON 810 de Monsanto. Ainsi a-t-elle annoncé qu’outre les 15 millions d’euros déjà prévus en 2008 pour des appels à projets sur les biotechnologies végétales de l’Agence nationale de la recherche, 4 millions de crédits supplémentaires seraient consacrés au développement des plates-formes de recherche. En outre, 45 millions d’euros seront débloqués par la France, entre 2009 et 2011, pour des projets franco-allemands sur la même thématique. La ministre a estimé que la prochaine discussion au Parlement du projet de loi sur les OGM serait cruciale pour la recherche : si les conditions d’une « trêve » sur le sujet ne sont pas trouvées, les scientifiques pourraient s’expatrier, privant le pays d’expertise sur « une question d’indépendance nationale ».

Marianne – 19 janvier – Jean Claude Jaillette
Les OGM, armes de destruction politique massive
La manœuvre a été parfaitement exécutée... Les écolos applaudissent, les agriculteurs sont furieux. Mais que pèsent-ils alors que l’opinion est majoritairement méfiante vis-à-vis des OGM ?Au bout du compte, le gouvernement a montré que le « Grenelle de l’environnement » n’a pas été inutile, et il prive la gauche d’un argument polémique. Tant pis pour la science, même si, dans le même temps, les crédits destinés à la recherche sur les OGM ont été multipliés par huit. Après un coup comme celui-là, on voit mal les industriels accepter de se lancer dans des recherches coûteuses, au risque d’être brisés dans leur élan par des décisions purement politiciennes.

 


   
  Ils l'ont dit
 

 
   

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