accueil | actualités | revue de presse
 
Revue de presse :
du 21 décembre au 10 janvier 2008
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Progrès - 10 janvier
La toxoplasmose pourrait être bloquée par un herbicide

Les chercheurs ont testé, en laboratoire, sur des cultures de cellules infectées par le parasite de la toxoplasmose : T. gondii, un herbicide, le fluridone, qui bloque l'action de l'hormone ABA qui joue un rôle déterminant dans le développement et la germination des graines et dans la tolérance es plantes au stress. Avec ce traitement, le niveau de l'hormone ABA synthétisée par les parasites a été réduit de plus de quatre. Et l'augmentation de la dose de fluridone a bloqué la croissance des parasites en les empêchant de sortir des cellules infectées pour en envahir d'autres. En outre, l'administration de fluridone à des souris infestées par le parasite de T. Gondii, a permis de " prévenir des formes mortelles " de cette parasitose chez les rongeurs, selon les auteurs. Ils entrevoient une nouvelle piste thérapeutique potentielle, avec des inhibiteurs de la synthèse de l'hormone, inoffensifs pour les humains. Idée qui pourrait trouver des applications pour d'autres parasites, comme celui du paludisme. En effet, le parasite responsable du paludisme possède comme celui de la toxoplasmose des gènes impliquant l'hormone ABA dans son développement. Cette découverte inattendue pourrait ainsi contribuer à une meilleure compréhension du paludisme, selon la revue scientifique Nature.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 



   
 
Sur les abeilles

Les Echos - 8 janvier
Fin de l'instruction du dossier des insecticides Regent et Gaucho
Une juge d'instruction de Saint-Gaudens a clos le dossier concernant les insecticides Regent et Gaucho, à l'origine, selon les associations d'apiculteurs, de la surmortalité des abeilles. La juge doit transmettre incessamment au procureur de la République, qui a désormais un délai maximal de trois mois pour rendre son réquisitoire définitif. Dans cette affaire, les chimiste allemands Bayer et BASF sont mis en examen comme personnes morales depuis février 2004, ainsi que leurs PDG respectifs, pour " mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l'homme ou de l'animal ". Le Regent de BASF avait été interdit par le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard au lendemain des mises en examen. L'autorisation de mise sur le marché du Gaucho, produit par Bayer, pour les usages de traitement des semences de maïs et de tournesol, avait été retiré en juillet 2004.

Le Figaro - 28 décembre - Yves Miserey
Des résidus de pesticides dans les cires d'abeilles
Une étude réalisée par Marie-Pierre Chauzat et Jean Paul Faucon, de l'Afssa, révèle dans les ruches la présence de résidus d'insecticides d'origine agricole mais aussi apicole. Les chercheurs ont mené leur étude en 2002 et 2003 dans des ruchers de 5 départements (Eure,Yonne, Indre, Gers et Gard), ce qui représente en tout 125 colonies d'abeilles. Leur enquête révèle d'abord que les cires sont contaminées par des résidus de nombreux pesticides agricoles, autres que le Gaucho et le Régent. Mais elle relève également la présence d'insecticides que les apiculteurs ont déposés dans la ruche pour traiter leurs abeilles contre le varroa. Parmi les anti-varroa, les chercheurs ont trouvé surtout du flivalinate et du courmaphos. Les quantités sont plus importantes quand ces produits ont été appliqués en poudre plutôt qu'en lanières imbibées. " Même si les concentrations de pesticides dans les cires ne sont pas létales, elles peuvent suffire à rendre les abeilles plus sensibles à des changements dans leur environnement, comme des maladies par exemple ". Les chercheurs recommandent aux apiculteurs de jeter les cires récupérées sur les anciens cadres de leurs ruches et de ne pas les recycler.

AFP - 8 janvier
Poncho-Maïs : le gouvernement donne un avis défavorable, autorise le Cruiser
Le gouvernement a donné un avis défavorable à l'emploi du pesticide Poncho-Maïs, jugé dangereux pour les abeilles, mais autorisé celui du Cruiser dans "des conditions de précaution maximales", selon un communiqué du ministère de l'Agriculture mardi. L'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), qui avait été saisie en septembre pour évaluer ces deux pesticides, notamment leurs effets sur les abeilles, a donné un avis défavorable pour le Poncho et favorable pour le Cruiser en l'assortissant de mesures de précaution sur son utilisation, souligne le ministère. Le gouvernement a décidé de suivre cet avis. Concernant le Cruiser, le gouvernement préconise une utilisation avec des "précautions maximales": une autorisation limitée de un an, suivie d'une évaluation et une limitation de la période d'utilisation au 15 mai, avant la floraison. Un suivi et une surveillance des ruchers dans trois régions minimum a aussi été mise en place. Une première réunion du comité scientifique et technique est prévue le 30 janvier.

Le Monde - 10 janvier - Gaëlle Dupont
Les apiculteurs s'inquiètent pour leurs abeilles, après l'autorisation d'un nouvel insecticide
Pour les maïsiculteurs, l'autorisation du Cruiser est " un premier pas satisfaisant ". Depuis l'interdiction du Gaucho et du Régent, nous n'avions plus de solution efficace contre le taupin, dont la pression augment ", explique Céline Fournier, de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM). Mais selon le président de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), Henri Clément, la décision d'autoriser le Cruiser est " irresponsable ". Apiculteurs et écologistes fondent leurs inquiétudes sur les travaux de l'écotoxicologue Luc Belzunces (Inra Avignon). Ce dernier a montré que le retour des abeilles à la ruche peut être perturbé par l'absorption de thiamethoxam même à des doses très faibles. Pour la société Syngenta, si la molécule chimique est toxique pour les abeilles à forte dose, les très faibles concentrations auxquelles elles sont exposées dans l'environnement ne peuvent leur causer aucun dommage. " Des essais sous tunnel et en plein champ n'ont montré aucun effet significatif " affirme Laurent Péron, chez Syngenta France. Le Cruiser est autorisé dans 80 pays y compris européens. De nombreux autres facteurs - parasites, virus, champignons peuvent causer le dépérissement des abeilles.
 


   
 
Sur les divers

Les Echos - 4 janvier - Hervé Plagnol rédacteur en chef de l'agence de presse Agra
Ecologie : que les lobbys se comptent !
Les ONG font désormais partie du paysage politique et du processus décisionnel de ce pays. A-t-on, avant d'en arriver là, réfléchi à ce que représentent ces organisations ? Aucunement. Autant la France a été rigoureuse à l'égard des syndicats salariés ou patronaux pour définir leur représentativité, autant elle en train de faire preuve de légèreté en ce qui concerne la reconnaissance des ONG écologistes…. Que pèse exactement le MDRGF, que représente le réseau FNE face à la LPO, que représentent en France WWF et Greenpeace ? Parlant de ces derniers cas, les positions sont elles prises par des structures proprement françaises répondant à des problématiques du pays ou par des technostructures multinationales ayant une stratégie mondiale ? De plus, les procédures électives sont-elles bien connues et conformes à ce qu'on demande aux syndicats de salariés ou d'agriculteurs… Certes, il n'est pas question de reprocher à ces lobbys (considérons-les en effet comme des lobbys, au même titre que ceux du patronat, des agriculteurs ou des salariés) d'arrière-pensées machiavéliques destinées à rendre service à des pays concurrents. Il est question de s'assurer, qu'avant de leur donner officiellement un pouvoir d'influence, leur organisation et leur représentativité répondent aux mêmes critères que ce qu'on demande aux syndicats de salariés et de professionnels français.
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 

AFP - 10 janvier
OGM : Le président de l'Assemblée conteste l'avis de la Haute autorité
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a vivement contesté jeudi l'avis de la Haute autorité sur les OGM et demandé que les décisions en la matière soient basées sur "de véritables conclusions scientifiques". "Nous ne pouvons nous satisfaire de tels verdicts d'un comité nommé avec peut-être un peu de précipitation, qui serait l'autorité incontestable", a déclaré M. Accoyer. "J'attends que la France prenne des décisions qui soient fondées sur de véritables conclusions scientifiques et non pas sur des préjugés, une certaine peur de l'avenir", a-t-il lancé. Il s'est élevé contre une "remise en cause perpétuelle de ce que nous décidons, de ce qui a été décidé". M. Accoyer a également condamné l'action des militants anti-OGM et de l'altermondialiste José Bové en grève de la faim contre les OGM. "On ne peut pas faire la place à l'émotion, à la communication voire à la provocation pour une décision quelle qu'elle soit", a-t-il dit. "Une décision sereine ne se prend pas pendant que certains font la grève de la faim", s'est-il indigné. "L'attitude antirépublicaine de certains personnages, fussent-ils emblématiques, est une pression qui n'est pas acceptable", a-t-il poursuivi.

AFP - 10 janvier
OGM : décision sur la clause de sauvegarde dans les " tout prochains jours "
Le président Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi qu'il prendrait une décision "dans les tout prochains jours" sur l'activation de la clause de sauvegarde, qui permettrait à la France d'interdire provisoirement le seul OGM cultivé en France."Nous aurons l'occasion d'annoncer une décision dans les tout prochains jours", a déclaré M. Sarkozy lors de la conférence de presse qui clôturait le XXe sommet franco-espagnol à l'Elysée.

Le Figaro - 10 janvier - Marielle Court
Maïs OGM : les experts ont des " doutes sérieux "
La nouvelle Haute autorité a remis son avis sur le MON 810, seul maïs transgénique cultivé aujourd'hui en France. Pour activer la clause de sauvegarde, Bruxelles exige que le pays demandeur apporte des éléments scientifiques nouveaux montrant que la culture présente des risques. Il y en a trois principaux dans l'avis. Le plus important porte sur la dissémination. " Les premières études sur le MON 810 évoquaient une dissémination sur quelques centaines de mètres. Une recherche plus récente au Canada monte en fait que la dissémination peut se faire sur plus de cent kilomètres ", explique JF Le Grand, président de la Haute autorité. Dès lors, les risques de contamination d'autres plantes sont loin d'être négligeables. De plus, si l'OGM pesticide montre son efficacité sur les parasites ciblés, il touche d'autres organismes vivants non ciblés, exemple le papillon monarque et un ver de terre. Enfin, le troisième danger vient de la capacité des insectes visés par l'insecticide à évoluer au fil des ans afin de devenir résistants à la toxicité BT introduite dans la plante.

Le Figaro - 10 janvier - Thiébult Dromard
Le président de la FNSEA fait part de son inquiétude à Sarkozy
A la suite de son entretien avec Nicolas Sarkozy, Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA, obtenait la garantie que le projet de loi sur les OGM n'était pas repoussé aux calendes grecques. " Nicolas Sarkozy m'a promis de débattre assez rapidement du projet de loi, c'est-à-dire à partir du 5 février au Sénat et après les élections municipales à l'Assemblée nationale … Il est choquant de conclure ce dossier avant même d'avoir eu l'avis du comité d'experts. Maintenant, si les OGM sont vraiment dangereux pour la santé, alors il faut immédiatement arrêter les importations de soja OGM qui nourrissent notre bétail depuis des années ". Le président se dit prêt à aller manifester dans les ports d'importation. L'AGPM, plus directement concernée par ce débat, n'entend pas se contenter de beaux discours. " Nous étudions en ce moment même, avec nos avocats, les modalités d'un recours à l'usage de la clause de sauvegarde si celle-ci devait être activée ", a précisé Christophe Terrasse, son président. Entre le report de la loi OGM et l'éventualité de la clause, les plantations de Mon 810 prévues normalement entre mars et avril sont d'ores et déjà fortement compromises pour l'année 2008.

Dernières nouvelles d'Alsace - 10 janvier - Jean Claude Kiefer
Une victoire… et une hypocrisie
Le principe de précaution bien sûr ! Qui, face à une éventuelle menace représentée par certaines cultures à base de semences OGM ne recommanderait pas la prudence ? Encore faut-il être conséquent et prendre tous les aspects du problème en considération. Ainsi le maïs MON 810 protège - d'ailleurs plus ou moins, selon les études - la plante contre deux insectes ravageurs dont les dégâts, certaines années, détruiraient jusqu'au tiers des récoltes de maïs conventionnel. En toute logique productiviste, à défaut d'avoir une céréale résistante à la pyrale, on utilisera plus de pesticides pour préserver des cultures traditionnelles. Le consommateur sera-t-il vraiment gagnant ? Mais ce n'est qu'un aspect du problème. Les Etats-Unis, le Brésil, la Chine et pratiquement toutes les nations agricoles du monde ne manifestent guère de scrupules face aux OGM. Elles vont jusqu'à accuser les Européens, enferrés dans leurs tergiversations, de protectionnisme contraire aux règles de l'OMC.

Les Marchés - 7 janvier
L'Australie évoque les OGM face à la sécheresse
Le ministre australien de l'Agriculture, Tony Burke, a estimé que les fermiers australiens devaient évoluer pour réagir face au changement climatique et notamment envisager de recourir plus massivement aux OGM pour faire face à la sécheresse qui touche le pays. " Il y a des solutions qui pourraient bien être fournies par les plants génétiquement modifiés, dans certaines régions du pays ".

 


   
  Ils l'ont dit
 

Les Marchés - 7 janvier
" C'est une décision grave, personnelle de faire une grève de la faim et je trouve que dans une démocratie comme la nôtre, une République moderne, il y a d'autres moyens de se faire entendre, de participer au débat, de convaincre… Est-ce que José Bové veut le comprendre, est-ce qu'il veut accepter le jeu européen, je n'en suis pas sûr, mais je suis prêt à la recevoir ".
Michel Barnier - Ministre de l'Agriculture

Ouest France - 8 janvier
" Je maintiens la même position que celle que j'avais quand j'étais ministre de l'écologie : je suis extrêmement réticente vis-à-vis des OGM. En tant que ministre de la Santé, la clause de précaution me paraît tout à fait justifiée "
Roselyne Bachelot - Ministre de la santé

Le Figaro - 4 janvier
" Je ne suis pas opposée à la technologie - ce serait stupide venant de ma part - mais il faut être attentif. Prenez l'exemple des OGM avec des marqueurs antibiotiques. Certains scientifiques disent que la première génération de ces OGM, qui pouvaient être assimilés à des prototypes, pose des problèmes. Une opposition idéologique est absurde, mais il y a lieu d'être circonspect ".
Nathalie Kosciusko-Morizet - secrétaire d'Etat à l'environnement

Ouest France - 7 janvier
" Si les maïs s'emplissent eux-mêmes de pesticide, on croit pouvoir en épandre moins sur le champ dans un premier temps. Belle façon de se débarrasser des pesticides ; que de créer des plantes qui puissent en absorber sans en mourir, ou en produire ! Ils se mélangent à tout. Les contrôles sur la santé des OGM doivent donc être rapprochés des évaluations sanitaires des pesticides, qui, hélas, ont laissé trop souvent à désirer au cours de l'histoire agricole. "
Gilles Eric Séralini
 
   

haut de page