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Revue de presse :
du 15 au 21 décembre 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)
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Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Femme Actuelle - 17 décembre - Sophie Drouault - Claire Gabillat et Lucie Ewerk
Pesticides, quels dangers pour la santé ?
…De plus en plus d'études révèlent un lien entre exposition aux pesticides et santé, en particulier chez les utilisateurs professionnels ou amateurs. La maladie de Parkinson a d'ailleurs été reconnue en 2006, pur la première fois en France, maladie professionnelle chez un ex-ouvrier agricole. Une récente étude américaine montre que l'exposition aux pesticides augmenterait de 70% le risque de développer cette maladie. Pas étonnant que de nombreux scientifiques tirent la sonnette d'alarme… Ces produits sont également suspectés dans l'apparition de leucémies, de lymphomes non hodgkiniens, de sarcomes et des cancers de l'estomac ou de la peau…. Des études américaines montrent le rôle des pesticides sur la naissance d'enfants de petit poids et de petite taille. Et, selon une étude finlandaise, ils seraient la cause de malformations de nouveau-nés. Ce que confirment les travaux de Charles Sultan, professeur d'encrinologie pédiatrique, qui font apparaître une forte augmentation des malformations congénitales. Chez les enfants exposés à ces produits (enfants de sexe indéterminé, malformations de l'appareil reproducteur, etc). De quoi 'inquiéter, lorsqu'on sait que la France est le 2ème consommateur mondial de pesticides derrière les Etats-Unis.L'UIPP adresse un courrier au Magazine Femme Actuelle en réaction à cet article
L'Expansion - 1er janvier 2008 - Danièle Licata avec J. LB - SB et GM
Des aliments pas aussi bons qu'il y paraît
Légumes, viandes, poissons, biscuits, yaourts : aucun produit alimentaire n'échappe à la présence éventuelle de substances potentiellement toxiques.De quoi en avoir l'estomac retourné ! Aujourd'hui, selon les chiffres avancés par l'Institut national du cancer, 35% des cancers sont dus à notre alimentation. Les études effectuées par la DGCCRF révèlent que près de 45% des fruits, légumes et céréales consommés en France contiennent des résidus de pesticides, dont environ 7% à des doses supérieures aux limites européennes maximales autorisées. " Ces produits chimiques ont probablement des effets cumulé,s ce que l'on appelle un " effet cocktail ", avertit le toxicologue JF Narbonne. Après consultation de nombreux spécialistes. L'expansion dresse la liste des produits - et donc des aliments à risques… Pourrant interdits, deux insecticides, le buprofézine et le pyriproxifène, se cachent parfois jusque dans les herbes aromatique ! On trouve aussi beaucoup de pesticides dans les poivrons. JF Narbonne s'inquiète : " Les tests in vitro montrent une réaction des cellules humaines aux pesticides, même si, pour l'instant, on ne sait pas traduire ces résultats en termes de santé publique ". Une étude menée dans le sud-ouest de la France révèle que les agriculteurs et les particuliers qui traitent leurs plantes d'intérieur ont un risque plus élevé que la moyenne d'avoir un cancer du cerveau.
Famili - 1er janvier 2008 - Anne Ulpat
Polluants chimiques : 8 réflexes pour protéger nos enfants
… Du bio dans les assiettes - Les fruits, les légumes et la viande contiennent des pesticides. Les poissons renferment du mercure. Les produits laitiers conservent des traces de dioxine… Alors, qu'est-ce qu'on mange ? Un peu de tout ! On profite ainsi des bienfaits de chaque aliment tout en limitant l'exposition de longue durée à un seul polluant. Les fibres et les vitamines contenues dans les fruits et légumes apportent un bénéfice largement supérieur aux inconvénients des pesticides. Cela dit, si vous avez les moyens, tournez vous vers les aliments bio, c'est une vraie garantie de qualité… Pour le Pr. Belpomme, le bio est meilleur pour la santé, l'absence de pesticides " est, selon lui, l'argument majeur " car ces derniers potentiellement cancérigènes, se fixent sur les cellules des tissus graisseux dès l'âge fœtal, d'où sa recommandation aux femmes enceintes de se nourrir bio. " Jusqu'à 2 - 3 ans au moins, un tout petit devrait manger bio le plus possible car c'est la période de mise en place des neurones. Or, le cerveau est un tissu graisseux, donc les polluants s'y fixent. Certains cancers, comme celui du sein ou de la prostate, ajoute-t-il se développent in utero, en attaquant les cellules du fœtus pour se révéler des dizaines d'années plus tard ".
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Sur les OGM
Le Monde - 19 décembre - Gaëlle Dupont
Des participants au Grenelle de l'environnement redoutent une réduction de l'ambition écologique
Le projet de loi sur les OGM qui doit être présenté en Conseil des ministres, mentionne la liberté de " produire et consommer avec et sans OGM ", ce qui fâche les écologistes, car le " avec " ne figurait pas dans les conclusions des tables rondes. D'autre part, Jean Louis Borloo avait promis d'activer la clause de sauvegarde sur le maïs MON 810, qui permet de suspendre la commercialisation d'une plante autorisée dans l'UE. Pour l'instant, le gouvernement a suspendu par arrêté la commercialisation du MON 810, dans l'attente d'un avis de la Haute Autorité sur les OGM, dont les membres viennent d'être nommés. " C'était la solution la plus efficace et la plus rapide ", commente-t-on au Cabinet de Jean Louis Borloo. Mais les ONG continuent à réclamer la clause de sauvegarde, seule garantie, selon eux, qu'aucun OGM ne sera cultivé en 2008. Ils boycottent les réunions de la Haute Autorité, dont ils sont membres.
AFP - 19 décembre
Vert, Greenpeace et Confédération paysanne critiquent la loi sur les OGM
Les députés Verts et des ONG, dont Greenpeace et la Confédération paysanne, ont critiqué mercredi le projet de loi sur les OGM et lancé une pétition pour "la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM". "Le projet de loi organise la contamination génétique sur tout le territoire", a accusé lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. le porte-parole de la Confédération paysanne Régis Hochart. "Nous sommes particulièrement inquiets car on sait qu'une coexistence entre cultures avec OGM et sans OGM est impossible sans pollution", a renchéri Henri Thépault de la Fédération nationale de l'agriculture biologique. Ce projet de loi "va à l'inverse des résultats du Grenelle de l'environnement qui avait décidé du libre choix de produire et de consommer sans OGM" selon Yannick Jardot de Greenpeace. Le député Vert Yves Cochet a souligné le risque de dévalorisation des labels et appellations d'origine "avec la contamination des OGM". Les participants ont lancé une pétition pour "la liberté de produire et consommer sans OGM" qui réclame un "réel moratoire sur les OGM pesticides" l'application de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810. Le Conseil des ministres a entériné mercredi le projet de loi sur les OGM, qui créé une Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés, modifie le régime de responsabilité des agriculteurs qui en cultivent et étend l'information des citoyens.
Les Echos - 20 décembre - Sylvie Jolivet
Limagrain prêt à délocaliser tous ses essais sensibles
Premier semencier européen, le groupe français est décidé à effectuer tous ses essais sur les OGM à l'étranger si le cadre français ne devient pas plus favorable. " Comme on ne peut pas mettre plusieurs milliers de kilomètres entre les laboratoires et les champs d'essais, Limagrain pourrait ne plus avoir son centre de gravité en France. Ce qui serait dramatique pour nous ", commente Pierre Pagesse, agriculteur et président du groupe. Le numéro un de Limagrain s'avoue déçu par les conclusions du " Grenelle de l'environnement. " Nous attendons que le gouvernement fasse respecter la loi. Depuis dix ans, on décrète des moratoires. Pendant ce temps, nos concurrents avancent et la France, qui était précurseur dans les années 1980, va devenir dépendante de technologies étrangères, notamment américaines ".
AFP - 18 décembre
Procès des anti-OGM : entre 3 et 6 mois de prison avec sursis requis en appel
Des peines comprises entre trois et six mois de prison avec sursis, soit les mêmes qu'en première instance, ont été requises mardi par la cour d'appel d'Orléans à l'encontre 32 militants anti-OGM jugés pour la destruction de maïs transgénique dans le Loiret en 2006. "Il ne peut être toléré qu'une minorité tente d'opposer ses opinions en commettant des effractions tout en recherchant leur médiatisation", a déclaré l'avocat général, Elisabeth Gayet, lors de son réquisitoire. Les 32 militants avaient été interpellés dans la nuit du 13 au 14 août 2006, après la destruction d'un champ d'essais de maïs génétiquement modifié de 3.000 m2 appartenant à la compagnie américaine Monsanto à Villereau
(Loiret). Celle-ci a réclamé 313.000 euros de dommages et intérêts Le collectif des "faucheurs volontaires", qui réclame un moratoire sur les essais en plein champ d'organismes génétiquement modifiés, avait fait appel du premier jugement, en mai. En première instance, trois d'entre eux avaient été condamnés à 6 mois avec sursis, soit 4 mois pour le fauchage et 2 mois pour le refus de prélèvement d'empreinte génétique. Ils avaient déjà été condamnés dans une affaire similaire, comme deux autres faucheurs qui se sont vu infliger 4 mois de prison avec sursis pour le seul fauchage. Treize militants qui avaient participé à l'opération et refusé un prélèvement d'empreinte génétique ont été condamnés à cinq mois avec sursis (3 mois pour le fauchage et 2 mois pour le refus de prélèvement). Les 14 autres ont été sanctionnés d'une peine de trois mois de prison avec sursis pour le seul fauchage.
Le Monde - 21 décembre - Gaëlle Dupont
M. Borloo cherche à rassurer sur l'après- Grenelle
Pour le ministre, c'est la partie " la plus ingrate et la plus passionnante qui commence, celle de la mise en œuvre concrète. M. Borloo a donné une nouvelle échéance au comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM, qui devra rendre, le 11 janvier, son avis sur la culture du maïs génétiquement modifié MON 810. Sur cette base, le gouvernement activera ou non la clause de sauvegarde, qui permet à un Etat de suspendre la commercialisation de semences OGM autorisées dans l'UE, si il peut apporter la preuve qu'un risque nouveau est apparu depuis l'autorisation. " Il est nécessaire de bien documenter nos prises de position " a affirmé M. Borloo. Le projet de loi sur les OGM sera examiné à la mi-janvier au Sénat. |
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Ils l'ont dit
Le nouvel Observateur - 20 décembre - Droits de réponse à propos du dossier " David Servan Schreiber : mon combat contre le cancer " et de l'article de Michel de Pracontal " Les pudeurs de l'Académie de médecine "
" L'objet du rapport sur les causes du cancer en France est essentiellement d'identifier (celles) sur lesquelles repose toute prévention. Cette tâche était difficile car, si de nombreuses études sont effectuées chaque année dans le monde, beaucoup de résultats sont contradictoires ou discutables. C'est la raison pour laquelle ce rapport n'a pris en compte que les données solidement établies, si possible fondées sur les travaux de groupes d'experts nationaux et internationaux, faisant autorité. (…).
Pesticides : Le rapport analyse toutes les études disponibles. L'affaire de la Martinique (la prétendue influence du Chlordécone sur le cancer des testicules) illustre où peut conduire la confusion entre hypothèse et certitude et une analyse superficielle des liens de causalité. "
Pr Jacques Louis Binet - secrétaire perpétuel de l'Académie nationale de Médecine
LSA - 20 décembre
" Il y a 107 millions d'ha d'OGM dans le monde, les animaux et les hommes qui les ingèrent ne deviennent pas fluorescents. Les OGM sont mieux connus que les plantes naturelles et leur toxicité est nulle. L'obscurantisme français risque de nous faire perdre sur tous les tableaux : nous importerons des OGM, mais nous aurons abandonné en chemin une partie de notre industrie et de notre recherche. Pour les autres " dangers ", aussi longtemps que notre espérance de vie continuera de croître, pourra-t-on honnêtement prétendre que notre environnement est défavorable ? C'est parce que nous nous sommes battus contre la nature que nous vivons aussi bien et aussi vieux. "
Jean de Kervasdoué - économiste et professeur au Conservatoire national des arts et métiers
Famili - 1er décembre
" J'achète des produits bio pour mon fils. Enfin, pour être honnête, je demande à a belle-mère de le faire, car elle s'occupe beaucoup de lui. J'ai plus de mal à la convaincre sur les couches lavables. Moi, j'y suis très favorable, mais je ne veux pas les lui imposer : elle s'investit beaucoup, elle a donc son mot à dire. Je lis aussi les étiquettes sur tous les produits que j'achète et je privilégie l'éco label et le label NF environnement. J'utilise des peintures sans solvant, je choisis du mobilier non toxique et des vêtements en coton bio issu du commerce équitable ".
Nathalie Kosciusko-Morizet - secrétaire d'Etat à l'Ecologie, au Développement et à l'Aménagement durables |
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