accueil | actualités | revue de presse
 
Revue de presse :
du 04 au 07 décembre 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Figaro - 4 décembre - Muriel Frat
Yann Arthus-Bertrand défend les paysans

Dans son reportage " Vu du ciel : six milliards d'hommes à nourrir " sur France 2, le photographe, qui dénonce les dangers de l'agriculture intensive, refuse cependant de jeter la pierre aux cultivateurs. Car pour lui, les agriculteurs, qui polluent la planète à coups de pesticides, herbicides et autres produits chimiques, sont plus victimes que bourreaux. " Cette émission, dans laquelle je dénonce les dangers de l'industrialisation de l'agriculture, a été difficile à faire car je me sens proche du monde paysan, explique Yann Arthus-Bertrand. Ce monde se méfie de la télévision. Il se sent mal aimé. Il faut arrêter de montrer les agriculteurs du doigt car nous sommes tous responsables des dérives actuelles. Les jeunes exploitants sont d'ailleurs parfaitement conscients qu'ils polluent et qu'ils doivent changer leurs pratiques ". Il n'est pas trop tard pour réagir selon le photographe qui dresse le portrait " d'agriculteurs libres " du sud de la France, adeptes des méthodes à l'ancienne, sans poison pour les hommes ni prison pour les animaux.

Aujourd'hui - 4 décembre - F.V.
Le pôle santé de Paris va se saisir du dossier antillais

Le parquet de Fort de France en charge d'une enquête judiciaire sur une pollution supposée des sols antillais par des pesticides, a pris des réquisitions de dessaisissement, selon nos informations. Le dossier sera transmis ces prochaines semaines à un juge d'instruction du pole santé de Paris. Les parties civiles qui souhaitent contester ce dessaisissement peuvent saisir la Cour de cassation selon le parquet de Paris. Un rapport du professeur Belpomme, cancérologue français, présenté en septembre dernier, dénonçait les effets du chlordécone, un insecticide puissant utilisé sur des champs de bananes de 1981 à 1993. Deux études sur les conséquences possibles de l'exposition du chlordécone sur la santé publique sont en cours. L'une porte sur un lien éventuel avec les cancers de la prostate, l'autre concerne les femmes enceintes. Les résultats seront officialisés courant 2008.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 



   
 
Sur les abeilles
 


   
 
Sur les divers
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 

AFP - 6 décembre
OGM en France : " une suspension injustifiée " pour les semenciers
Les professionnels des semences ont considéré comme "injustifiée" la suspension par le gouvernement du seul OGM cultivé en France, le maïs Mon810 (Monsanto), jeudi dans un communiqué commun. Les industriels représentés par quatre syndicats demandent "une certaine visibilité" dans les programmes de recherche et "la mise en culture d'OGM en France". La profession a besoin d'un "cadre clair proposant une vision à long terme et surtout scientifiquement justifiée de la part du gouvernement", selon le communiqué de l'UIPP (Union des industries de la protection des plantes), du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), d'Oleosem (Association de l'industrie des semences de plantes oléagineuses) et de la Seproma (Chambre syndicale des entreprises françaises de semences de maïs). Ces syndicats espèrent que la loi relative aux biotechnologies laissera aux agriculteurs le choix de produire avec ou sans OGM et permettra de mettre un terme à une situation qu'ils jugent "particulièrement floue". Deux décrets publiés jeudi au Journal officiel suspendent la vente ainsi que l'utilisation du Mon810 et créent un comité qui préfigure une Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés.

AFP - 6 décembre
L'Allemagne autorise la commercialisation d'un maïs transgénique de Monsanto
L'Allemagne va autoriser la commercialisation du maïs transgénique (OGM) MON810 de l'entreprise américaine Monsanto à partir de 2008, malgré la controverse autour de cette culture, a annoncé jeudi une porte-parole du ministère de l'Agriculture. Monsanto a mis en place, comme le souhaitaient les autorités allemandes, un plan de surveillance de ces cultures, a-t-elle précisé. L'organisation écologiste Greenpeace a néanmoins dénoncé la décision de l'Allemagne qu'elle juge "irresponsable" en raison des risques liés à ce type de culture. Berlin avait fait suspendre en mai la commercialisation de ce maïs modifié et autorisé à la culture en 1998. La justice, saisie par un apiculteur de Bavière, avait estimé qu'il était "devenu clair" que ce maïs transgénique pouvait avoir des effets nocifs pour l'homme. Ce maïs a été modifié pour produire une toxine insecticide censée protéger la plante de la pyrale du maïs, un papillon qui, selon l'organisation, la dévore.

Libération - 7 décembre - Guillaume Launay
Premières défections post-Grenelle
La publication du décret instaurant la haute autorité et surtout l'arrêté suspendant la cession et l'utilisation des semences de maïs MON-810 a provoqué la surprise et parfois la colère des protagonistes. L'Alliance pour la planète, qui regroupe 80 associations, a même décidé de suspendre sa participation au Grenelle. L'arrêté du ministère de l'Agriculture stipule en quatre lignes que " la cession et l'utilisation des semences de MON-810 sont suspendues jusqu'à la publication d'une loi relative aux OGM et au plus tard jusqu'au 9 février 2008 ". " A quoi sert l'interdiction pendant l'hiver de la vente d'un graine qui se sème au printemps ? " s'indigne Yann Wehrling porte parole des Verts. De l'autre côté, l'interprofession des semenciers " s'interroge sur le bien fondé de cette décision " de gel des cultures. Moins diplomate, Monsanto, inventeur du 810, seul OGM aujourd'hui cultivé en France, s'est déclaré " scandalisé par cette décision scientifiquement infondée et incohérente par rapport aux bénéfices environnementaux de la technologie ". Dans un ministère de l'Ecologie en pleine réorganisation, on tente de minimiser ces énervements, en évoquant un problème de communication.

Le Télégramme de Brest - 6 décembre - Florence Autret
OGM : Les régions face à leurs contradictions
Les européens ont un sérieux problème avec les OGM. D'un côté, ils manifestent une répulsion persistante pour les aliments génétiquement modifiés. De l'autre, ils dépendent, pour leur approvisionnement en produits agricoles, de pays tels que le Brésil ou les Etats-Unis qui, eux recourent de plus en plus aux OGM. Les producteurs sans OGM indiens et chinois ne cachent pas leur intérêt pour le marché lucratif du " sans OGM " européen. L'Europe est prise en tenaille " L'Europe a toujours dépendu des importations de produit alimentaires pour son élevage ", explique Michel Jacquot, avocat qui fut dans le passé directeur du Fonds d'orientation agricole européen. Mais, fait aggravant, elle s'est prise en tenaille entre " l'insuffisance de son autoproduction et le mouvement de l'opinion publique ", analyse Michel Jacquot. La bataille de l'étiquetage ; Le coût du " sans OGM " ne serait pas si problématique si l'on était sûr que la demande soit au rendez-vous. Or, contradiction suprême, la réglementation actuelle interdit la mention " sans OGM " sur les produits animaux : yaourts, lait ou viande.

Ouest France - 6 décembre - Jean le Douar
Les Etats-Unis prennent très peu de précautions
" Aux Etats-Unis, tous les produits OGM autorisés peuvent être utilisés en alimentation animale et humaine ", explique Mélinda Meador, attachée agricole de l'Ambassade des Etats-Unis en France. " Leur commercialisation dépend de la demande du marché et ils peuvent être mélangés aux produits conventionnels. ", Ils ne sont étiquetés qu'en cas d'altération des niveaux nutritionnels, de présence d'allergène et de différences dans la préparation ou la manutention. Avec 54,6 millions d'ha, les Etats-Unis pèsent 53% de la surface mondiale consacrée aux cultures OGM. Cultures qui ne cessent d'y progresser. Travail du sol allégé, coûts de production réduits, bénéfices plus importants, moindre usage de pesticides : les agriculteurs américains trouvent maintes vertus aux OGM. " Ainsi, ajoute Mélinda Meador, les OGM ont permis, en 2005, d'augmenter des rendements de 3,8 millions de tonnes, de réduire de près de 32 000 tonnes de matière active l'usage des pesticides et de réaliser 1,4 milliard de dollars d'économie sur les coûts de production ".

Le Point - 6 décembre - Frédéric Lewino
Super- OGM Pour le futur
Quatre plantes ont déjà effectué leur coming out génétique, dévoilant leur ADN : la vigne, le riz, le peuplier et la fameuse moutarde sauvage, que les scientifiques utilisent comme plante modèle. A venir très bientôt : la pomme de terre, la tomate, le sorgho, le maïs, le soja. Que cela plaise ou non aux anti-OGM, les biotechnologies sont trop prometteuses pour être dorénavant muselées. La valse des gènes ne fait que commencer. Faux ! En réalité, les agronomes ne font que perpétuer et accélérer une tradition naturelle. Depuis des centaines de millions d'années, les plantes n'ont cessé d'échanger leurs gènes, et même leurs chromosomes… Il ne fait plus de doute que le XX1è siècle saluera l'apparition de super plantes capables de résister davantage au stress. Dans une certaine limite bien entendu. Mais attention aux conséquences ! Toutes les précautions devront être prises pour que les gènes modifiés ou ajoutés ne provoquent pas des catastrophes écologiques ou sanitaires. Il faudra également éviter que la seule agriculture occidentale ne s'empare de ces végétaux miracles afin de ne pas laminer un peu plus les paysans du tiers-monde.

 


   
  Ils l'ont dit
 

Développement Durable n°2 - propos recueillis par Pierre Sylvestre
" Quelles méthodes douces : Les méthodes de désherbage mécanique par exemple nécessitent une force de traction significative, avec consommation de gazole en quantités importantes. Le coût de chauffage de milliers de litres d'eau pour le désherbage thermique est-il pris en compte dans le bilan complet des méthodes alternatives ? Certaines substances naturelles fongicides utilisées en agriculture biologique peuvent aussi s'accumuler dans les sols et présentent aussi des inconvénients. Nous proposons que les décideurs publics fassent de véritables analyses de cycle de vie (ACV) avec bilan environnemental complet et comparatif des méthodes dites " douces " avec les méthodes traditionnelles, elles-mêmes évaluées au niveau des risques environnementaux et sanitaires avant leur mise sur le marché par des structures indépendantes ".
Jean Charles Bocquet - Directeur Général de l'UIPP

L'Express - 6 décembre
" Tous les gestes comptent, car ils s'accompagnent de réactions en chaîne. En France, comme ailleurs, il nous faut diminuer le recours aux pesticides, qui nuisent aux papillons, à l'activité pollinisatrice des abeilles. Qu'elles soient toutes décimées et il serait impossible de les remplacer. Nous serons privés de fruits et aussi de légumes ! "
Hubert Reeves - Astrophysicien - président de la ligue ROC, association de protection de la nature

Le Télégramme - 7 décembre
" Les prêcheurs de l'apocalypse annoncent un monde catastrophique, mais on gagne trois mois de vie tous les ans. En fait, nous vivons dans un environnement plus sain, la médecine et la vaccination ont fait beaucoup de progrès. J'ai été directeur des hôpitaux pendant cinq ans auprès du ministère de la Santé, et je conseille aux politiques de ne pas se substituer aux experts scientifiques pour parler de ces sujets sensibles… Les pesticides sont des produit toxiques, mais seule la dose fait le poison. Bien sûr, on peut contracter de graves maladies si l'on respire des pesticides, si on les pulvérise dans les champs par jours de grand vent ou si on les manipule sans gants ou sans masque. A dose raisonnée, ils évitent le développement des maladies sur les cultures. Mais les pesticides dans les produits alimentaires que l'on utilisent sont à des doses telles qu'ils ne sont pas toxiques. "
Jean de Kervasdoé - économiste, professeur titulaire au CANAM e auteur de livre " les prêcheurs de l'apocalypse "
 
   

haut de page