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Revue de presse :
du 24 novembre au 03 décembre 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)…
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP – 26 novembre
Grève des avocats à Saint-Gaudens : le procès sur les pesticides renvoyé à septembre 2008

Le procès de 16 prévenus poursuivis pour la commercialisation de pesticides présumés dangereux, qui devait s'ouvrir lundi matin devant le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens a été renvoyé au 29 septembre 2008. Le procès, retardé dans la matinée par une manifestation contre la réforme de la carte judiciaire, a finalement été reporté à la demande des avocats, peu après la reconduite d'un mouvement de grève des avocats du barreau de Saint-Gaudens. "Nous profitons du procès pour démontrer que ce petit tribunal peut juger de gros dossiers", a pour sa part déclaré la bâtonnière, Me Marie-Patricia Jarlan-Soriano. Le procès pour la commercialisation de pesticides présumés dangereux devait initialement durer jusqu'à vendredi. Les 16 prévenus sont pour la plupart des responsables de sociétés de ventes de produits agricoles d'une quinzaine de départements, notamment poursuivis pour mise en vente de produits toxiques, défaut d'agrément pour la vente de pesticides et défaut d'autorisation de mise sur le marché. Certains produits étaient importés d'Espagne, de Belgique ou d'Italie. Les faits reprochés se sont produits à partir de 2001, et les plaintes se sont multipliées après la constatation d'une forte surmortalité d'abeilles en 2002 et 2003. Une quinzaine de personnes et d'organisations comme la Confédération paysanne, l'Union nationale de l'apiculture française et France Nature Environnement se sont constituées parties civiles.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 



   
 
Sur les abeilles
 


   
 
Sur les divers

La Tribune - 28 novembre - Frédéric Hastings et Alexandra Petrovic
Les entreprises face au risque environnemental
" L'Etat doit devenir un arbitre de l'environnement " résume William Azan, avocat chez Lamy Lexel. Sa responsabilité n'en sera que plus grande. Dans le cas du chlordécone, l'administration est ainsi soupçonnée de connaître depuis longtemps les effets néfastes de ce pesticide… Les entreprises s'engouffreront certainement dans la brèche. La directive européenne sur la responsabilité environnementale prévoit que leur responsabilité peut être exclue en l'absence de faute de leur part et si l'activité en cause a bénéficié d'une autorisation administrative. Pour se dédouaner, les entreprises pourront également démontrer que les effets négatifs de leurs activités sur l'environnement étaient imprévisibles en l'état des connaissances scientifiques et techniques de l'époque. Ce qui pose un problème évident de preuve, la mise en cause de l'entreprise survenant souvent longtemps après les faits. " Entre le moment où l'entreprise démontrera, le as échéant, qu'elle n'est pas responsable, et celui où elle a été mise en cause, les dégâts peuvent être considérables, notamment sur les cours de Bourse ", prévient William Azan. En tout état de cause, la directive européenne risque d'ouvrir un champ de contentieux considérable qui se jouera en particulier sur le terrain de l'expertise. " Il y aura forcément des procès, parce que la pression sociale sera trop forte ", ajoute l'avocat.

Libération - 26 novembre - Propos recueillis par Alexandra Schwartzbrod
La pub peut-elle être éco responsable ?
" Quand l'ensemble d'un pays prend des dispositions pour contribuer à l'amélioration de la planète, nous voulons avoir un rôle à jouer et apporter notre contribution… Le Grenelle est juste venu au bon moment, celui de la prise de conscience. Dès février, nous avons créé, au sein de l'Association des agences - conseils en communication (AACC), une commission spéciale du développement durable pour nous aider à édicter des règles déontologiques. A partir de 2008, nous communiquerons ces règles aux agences… Nous voulons faire évoluer l'autorégulation de notre profession vers la co-régulation. Nous allons donc proposer ces jours-ci une série de mesures au ministère de l'Ecologie. Avec l'idée, en effet, d'un jury composé d'experts indépendants, chargé de traiter les plaintes concernant les campagnes qui contreviendraient aux règles déontologiques qui auront été édictées…. La publicité française sera la plus contrainte au monde et il va nous falloir du talent pour arriver à nous exprimer. Mais le talent, contrairement aux énergies, est inépuisable, l'idée n'est pas de brider la créativité mais de savoir dans quel cadre elle peut s'exprimer. "
Hervé Brossard - Président de l'association des agences conseil en communication (AACC)
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 

Les Echos - 3 décembre - Julie Chauveau
Les agriculteurs devront souscrire une garantie financière pour cultiver des OGM
Le texte du projet de loi sur les OGM a été transmis au Conseil d'Etat. Il prévoit que les agriculteurs seront responsables, solidairement avec leur distributeur de semences, en cas de contamination des récoltes de leurs voisins… Reste à savoir si les agriculteurs trouveront facilement des assureurs acceptant de prendre en charge ce risque à un coût compatible avec les prix de vente du maïs.

Libération - 1er décembre
Pascal Ferey (FNSEA) satisfait du projet OGM
" Ce texte nous convient ". Celui-ci assure que ce projet est conforme aux orientations du Grenelle, notamment sur " l'institution d'une haute autorité indépendante et l'obligation pour les agriculteurs qui sèment des OGM de s'assurer contre les risques de contamination ". La Confédération paysanne déplore la " timidité " du texte malgré " quelques avancées ". FNE salue certains points mais regrette que l'inversion de la charge de la preuve n'ait pas été retenue. Enfin, l'Allliance pour la planète déplore que le projet, qui doit être débattu au Parlement avant le 9 février, " ne garantisse à aucun moment le droit de produire et de consommer sans OGM ".

Le Figaro - 27 novembre - Pierre Avril
L'Allemagne demande une pause sur les OGM
Le ministre allemand de l'Agriculture exige une refonte du système d'autorisation des plantes transgéniques. En dépit de l'avis favorable donné par l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) à la mise en culture de deux maïs, développés par Syngenta et Pionner, le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas,envisage d'apposer son veto. En face, les pro-OGM s'inquiètent. L'Espagne, qui a très peu d'herbe, a besoin d'OGM pour nourrir son bétail. Le commissaire au Commerce, Peter Mandelson, redoute des représailles commerciales à l'OMC contre l'UE, de la part des Etats-Unis, gros producteurs. Un moratoire, a mis en garde sa collègue de l'agriculture, Marian Fischer Boel, renchérirait le prix des céréales destinées à l'alimentation du bétail, par rapport aux OGM moins chers, et au final, le prix de la viande. " La production animale va se délocaliser et on sera obligé d'importer des produis des pays tiers, qui sont eux OGM " a-t-elle argué.

Impact médecine - 21 novembre - Muriel Mambrini -chercheur en génétique à l'INRA
La vérité sur les OGM
Les essais réalisés en particulier sur les rats n'ont montré aucune conséquence néfaste, mais une polémique est soulevée quant à la qualité du protocole et des statistiques utilisés. Aucune toxicité sur l'homme n'a été démontrée à ce jour, mais il est impossible de répondre avec certitude sur un risque potentiel, d'où le débat actuel. Comme pour toute innovation, son impact sur les générations à venir est difficile voire impossible à estimer. Nous avons une connaissance intuitive de ce qu'est le patrimoine génétique et son lien avec l'hérédité. Il n'est pas étonnant que lorsqu'on touche à l'ADN cela soulève des peurs, en particulier celle d'accroître la probabilité de transfert de gènes, qui pourtant n'a aujourd'hui aucune raison d'être modifiée. Le débat porte finalement aussi sur l'impact écologique et l'image véhiculée par les OGM d'une instrumentalisation du vivant pour le bénéfice non des consommateurs, mais des producteurs de semences. Chacun se fait une représentation et un avis sur les OGM et ils ne peuvent tous être condamnés. Il est évident que la recherche sur les incidences des manipulations génétiques doit et sera renforcée.

 


   
  Ils l'ont dit
 

Marianne - 24 novembre - Droit de réponse
Dans l'article " Révélations sur le business de la peur " paru dans le dossier sur " les imposteurs " de Marianne (n° 546), Jean Claude Jaillette rapporte des propos qu'aurait tenus le Dr Multigner et prétend que l'objectif du rapport sur la pollution par les pesticides en Martinique est d'affoler pour vendre des prestations ". La polémique déclenchée autour de ce rapport est le fait de ceux qui ne l'ont pas lu ou qui n'avaient pas intérêt à ce que son contenu soit divulgué. La politique de l'autruche doit cesser, la santé de nos concitoyens est en jeu : les Antilles françaises sont le territoire où l'incidence des cancers de la prostate est la plus élevée du monde. Le rapport conclut que le chlordécone n'est probablement pas en cause, la cartographie réalisée en Martinique montrant qu'il n'existe pas de relation entre le zonage de la pollution par le chlordécone, très intense dans le nord-est de l'île, et l'incidence élevée des cancers de la prostate dans le Sud. Il faut par conséquent chercher la responsabilité d'autres pesticides, et il s'avère que les études de bio monitoring dosant les pesticides dans la graisse des malades sont beaucoup moins coûteuses que celles actuellement réalisées. On devrait s'en réjouir, plutôt que d'ironiser sur le bien-fondé de méthodes de recherche internationalement reconnues ".
Professeur Belpomme, cancérologue, président de l'Association pour la recherche thérapeutique
 
   

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