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Directeur du département durable du CNRS, que le Grenelle de l’environnement pourra tenir ses promesses. « Il faut maintenant lancer un grand plan de recherche. Pour avancer, nous devons faire sauter des verrous, parfois technologiques et parfois fondamentaux. Dans tous les domaines, nous nous butons sur des problèmes de connaissance ». Exemple : la décision de réduire de moitié l’usage des pesticides. Cet objectif suppose de les remplacer par des agents biologiques. Or, observe Bernard Delay, « la lutte biologique s’inscrit dans le fonctionnement extrêmement complexe des écosystèmes, sur lequel on sait encore très peu de choses ». Marion Guillou, présidente -directrice générale de l’INRA, qui a elle-même participé aux travaux du Grenelle, « espère » que les moyens suivront les annonces gouvernementales. Marianne – 10 novembre – Jean Claude Jaillette Le grand barnum vert Tout ce remue méninges n’a été qu’un festival d’esbroufe. Beaucoup de bonnes intentions pour de piètres résultats. Prenons la question des pesticides. A l’exception de Libération et du Canard enchaîné, tous les médias – en cela encouragés par les ONG, qui n’ont pas fait entendre la moindre critique - ont salué l’engagement révolutionnaire de Nicolas Sarkozy de réduire de 50% l’utilisation des pesticides. Rappelons que la France en est le premier utilisateur européen, et le troisième mondial… A-t-on bien entendu le bémol ponctuant la promesse ? « Si possible », a conclu le président. Pourquoi les agriculteurs français forcent-ils à ce point sur les pesticides ? Parce que du nord au sud de la France, de l’est à l’ouest, ils utilisent à peu près les mêmes graines de céréales, encouragés en cela par l’Inra, qui les a mises au point. Le climat, les sols ne sont pas les mêmes ? Tant pis, des « intrants » sont là pour y remédier. Réduire les pesticides, c’est donc changer en profondeur les pratiques agricoles. En a –t-il été question lors de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy ? Pas le moins du monde. Courrier Picard – 13 novembre – D. Girette Son combat contre les pesticides François Veillerette mène une croisade contre les industriels pollueurs avec une force de frappe redoutée. La cible est restreinte, volontairement à « un champ d’expertise ». Mais dès que le mot pesticide est lâché, les journalistes pensent désormais à lui. A l’heure d’Internet, il tisse son réseau, le Mdrgf (dont il est président) est à l’origine de l’Association citoyenne pour les alternatives aux pesticides (ACAP) qui fédère 150 associations. Lui devient administrateur de Pan (Pesticide action network) Europe. « On est connus pour dégainer rapidement. On peut très vite recueillir 3000 pétitions sur une cyber action ». Le Mdrgf contrôle six des vingt premiers sites référencés par Google au mot « pesticide ». L’association reçoit 5000 visites par jour, un million et demi de visiteurs par an. « C’est nettement plus que les sites des industriels. Mais ils ont du blé pour se payer des pages de pub. C’est une guerre de la communication ». |
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Sur les abeilles |
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Sur les divers |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique |
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Ils l'ont ditFrance 2 – Débat sur l’alimentation des français – Béatrice Schönberg "Je voudrais souligner qu’il est parfaitement exact qu’il vaut mieux manger aujourd’hui des brocolis avec des résidus de pesticides dessus, que ne pas manger de brocolis à cause de la terreur des pesticides". David Servan Schreiber – Docteur es Sciences "Les produits sont évalués avant leur autorisation. Ils sont également suivis après leur mise en marché, après l’utilisation par l’agriculteur, par des contrôles qui montrent qu’aujourd’hui, plus de 95% des fruits, des légumes, des céréales cultivés en Europe sont tout à fait conformes à la réglementation, donc sains, loyaux, et à un prix économique abordable pour le consommateur". Jean Charles Bocquet – Directeur Général UIPP "Il y a un risque évident pour les agriculteurs quand ils les utilisent mal, et vous avez bien raison d’insister sur les bonnes pratiques agricoles, c’est tout à fait vrai. Mais ce n’est pas la même chose que d’inhaler ou d’en avoir sur la peau et de l’ingérer. Les quantités que les consommateurs ingèrent n’ont pas permis jusqu’ici de montrer d’effets négatifs pour la santé. Ca ne veut pas dire qu’il faut continuer à en mette de trop mais simplement qu’on ne doit pas affoler les gens inutilement." Jean Michel Lecerf - Chef du Service Nutrition à l’Institut Pasteur de Lille Direct 8 – 4 novembre – Clélie Mathias "L’objectif du Grenelle, c’est une victoire dans le sens où, enfin, on reconnaît la problématique des pesticides, leurs dangers et la nécessité à la fois de réduire leur utilisation et de sortir aussi du marché les produits les plus dangereux parce qu’en plus de cette mesure de réduction de 50%, il y a une mesure sur le retrait des 50 substances les lus dangereuses, celles qui ont des caractéristiques absolument inacceptables. C’est un certain succès." François Veillerette – Président du MDRGF "Les 50%, ce n’est pas un coup dur uniquement pour le secteur de la protection des plantes, pour les industriels que je représente. C’est un coup dur potentiel pour la ferme France et pour les consommateurs que nous sommes. Car aujourd’hui, une mesure arbitraire de -50% sur ,on ne le sait pas, mais a priori la totalité des produits, va se traduire pour certaines filières, en particulier pour les filières fruits et légumes où dans le même temps on demande aux consommateurs de consommer davantage de fruits et légumes chaque jour, les producteurs vont se retrouver demain sans solution et donc nous devrons à ce moment-là importer des fruits et des légumes d’autres régions du monde avec des coûts de transport, des garanties sanitaires moindres que ce que nous pouvons garantir ici chez nous en France. " Jean Charles Bocquet Le Figaro – 3 novembre "Pour les pesticides et autres substances nocives et dangereuses, il faut aller plus vite. Mais le débat de fond n’a pu avoir lieu. Notre mode de production est-il le seul compatible avec les exigences alimentaires et économiques ? Je crois qu’entrent le productivisme et le bio, il y a des pistes qui ne sont pas suffisamment explorées, comme l’agriculture durable. La question de notre dépendance chronique au maïs et à son complément le soja pour l’alimentation du bétail n’est pas encore posée. Y a-il d’autres voies moins gourmandes en eau, en énergie et en intrants ? Sans tabous ni provocations, il faudra bien à un moment ou à un autre mettre les choses à plat. Les réponses peuvent agréablement nous surprendre." Nicolas Hulot – Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme Le Havre – Presse – 12 novembre "Les verts sont contre les dégagements de gaz carbonique et contre le nucléaire aussi. Ca veut dire qu’on ne se chauffe plus. Ils sont contre les herbicides et les pesticides, mais aussi contre les OGM. Si on suivait leurs idées, ce serait une catastrophe. On ne va pas proposer une décroissance, il faut au contraire promouvoir le développement économique. Je défends cela depuis des années sans bouger d’un iota". Claude Allègre – ex ministre de l'Education nationale, de la Recherche et de la Technologie. |
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