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Revue de presse :
du 27 au 31 octobre 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Havre Presse – 26 octobre – M.B.
Pesticides : la FNSEA se défend

Réduire de 50% l’usage des pesticides, « si possible d’ici dix ans », c’est ce que le chef de l’Etat a proposé, à condition de mettre en place des « méthodes alternatives ». Réaction de la FNSEA Haute Normandie (4000 adhérents) du président Arnold Puech d’Allisac, président : « On a déjà réduit ici de 47%, entre 1999 et 2006, la quantité de pesticides utilisée. On peut évidemment aller plus loin, mais sans mettre en péril l’activité. Des méthodes alternatives ? Il y a bien les OGM, qui fond tant débat. Au jour d’aujourd’hui, on ne peut plus recourir à des produits de synthèse sans inventer une culture qui produise elle-même les anticorps contre les insectes » et de se demander au passage comment proposer des pommes de terre bio en région cette année, compte tenu des quantités d’eau tombées. « Contre le mildiou, à ce stade, il n’y a que des produits de synthèse ! »

Paysan du midi – 25 octobre
Denis Tardit : Respecter l’homologation européenne
Pour le président de l’UIPP, qui assistait à l’atelier 4 et est intervenu notamment sur le point C (réduire les pollutions diffuses). « Il y a un système européen des homologations ; il faut le respecter. Pourquoi la France interdirait des produits jugés sûrs par l’Europe ? » Au sujet de la liste de 47 substances actives pour lesquelles l’atelier 4 (conclusions nationales) préconise une interdiction dès que possible, il estime qu’il faut regarder non pas la substance active mais le produit vendu (car les formulations changent beaucoup de choses) et évaluer la réelle toxicité de celui-ci. Pour ce qui est de la recherche (point E), Denis Tardit souhaite que les investissements publics soient réellement orientés vers l‘agronomie et qu’il y ait une meilleure coopération entre recherche publique et recherche privée, recherche fondamentale et recherche appliquée.

 
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du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
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Sur les OGM
 

AFP – 30 octobre
OGM : La France soutient l’Autriche contre l’OMC
La France a soutenu mardi lors du conseil des ministres européens la position de l'Autriche, qui a activé la clause de sauvegarde pour interdire l'importation de deux maïs génétiquement modifiés, a indiqué mardi le ministère de l'Ecologie. La Commission européenne demandait au Conseil des ministres européens de l'environnement, réuni mardi à Luxembourg, de se prononcer pour ou contre la décision autrichienne d'interdire la culture et la commercialisation de semences OGM de type MON810 (Monsanto) et T 25 (Bayer). L'UE a jusqu'au 21 novembre pour lever cette clause de sauvegarde, faute de quoi les pays producteurs d'OGM qui ont déposé plainte auprès de l'OMC - Etats-Unis, Argentine et Canada - auront le droit d'engager des représailles commerciales. L'Autriche n'a pas obtenu la majorité des 27 pays européens et la balle revient dans le camp de la Commission "qui risque de confirmer la levée" de la clause de sauvegarde, selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui représentait la France. "On n'était pas très loin (de la majorité), mais un certain nombre de pays ont préféré s'abstenir par craintes de représailles de la part de l'OMC", a-t-elle déclaré par téléphone. Pour Mme Kosciusko-Morizet, il s'agit là "d'un problème général d'articulation des normes internationales sur l'environnement avec les règles de l'OMC", en ce cas précis du Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques. "Ce n'est pas nouveau et chaque fois on retombe dessus", a-t-elle ajouté. Mais cette fois, a-t-elle précisé, l'Italie a attiré l'attention sur les procédures d'évaluation des OGM par l'UE. "Un grand nombre de voix se sont alors élevées pour réclamer un débat sur les procédures d'évaluation européennes et on a fait le même constat qu'en France concernant notre Commission (du génie biomoléculaire, chargée de l'évaluation des OGM): manque de transparence, manque de pluridisciplinarité et absence d'expertise indépendante"."En bref, on a fait le constat du manque de crédibilité de l'évaluation européenne sur les OGM", a déclaré la ministre. "Il y a eu une réelle pression pour revoir l'expertise de l'UE", a-t-elle insisté. La semaine dernière à l'issue du Grenelle de l'environnement, le président Nicolas Sarkozy avait fait siens les "doutes" concernant les OGM et souhaité, "dans le respect du principe de précaution (...) que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue". M. Borloo s'était également déclaré "prêt" à actionner la clause de sauvegarde ainsi que la directive européenne de 2001 sur les OGM l'y autorise. Cependant étudier les détails des mesures françaises avant de donner une réponse définitive. Le commissaire Stravros Dimas avait félicité jeudi la France pour son "Grenelle de l'environnement", tout en invitant Paris à replacer les mesures annoncées, comme le gel des cultures OGM "dans le cadre législatif européen". Les cultures OGM constituent "un débat très émotionnel, il ne faut pas perdre la perspective scientifique", avait-il souligné dans un entretien à l'AFP. Il a ainsi précisé que la France ne pourrait invoquer une "clause de sauvegarde" à l'encontre du maïs de Monsanto MON 810 cultivé en France que s’il avait des "éléments nouveaux" sur les effets négatifs de cette culture.

AFP – 30 octobre – Hervé Gavard
OGM : Bové, contre tout aménagement de sa peine, place l’Etat face à ses responsabilité
La décision du président Sarkozy de suspendre la culture commerciale des OGM peut être interprétée, à entendre José Bové et son avocat, comme une reconnaissance de la légitimité des combats des anti - OGM. "Si le gouvernement envisage une amnistie, en ce qui me concerne je trouverais que c'est une bonne formule", a déclaré Me Roux. "Que va décider le politique par rapport à tous ces gens qui se sont investis depuis 2004 pour mettre un terme à la culture des OGM en plein champ ?", a interrogé l'avocat de José Bové. "Que va décider le gouvernement ? C'est bien de décider d'un moratoire, c'est encore mieux de le mettre en oeuvre. Après cela, que fait-on pour tous les militants politiques ?" Le 12 novembre, "le juge d'application des peines (Jap) doit décider des conditions de mon incarcération", a poursuivi José Bové. Il "va me proposer des aménagements de peine éventuellement, type bracelet électronique, aller dormir en prison et sortir le jour. Tous ces types d'aménagement ne sont pas conformes à la réalité d'un engagement politique", a-t-il dit.

Les Marchés – 27 octobre – P.G. et B.C.
OGM : Les Français mieux informés et moins hostiles qu’il n’y paraît
C’est ce qui paraît ressortir d’un sondage exclusif CSA réalisé pour le compte du GNIS et de l’AGPM sur un échantillon national représentatif de 1000 personnes. Ce sondage révèle en effet que la majorité des Français connaissent les raisons du choix de la culture de maïs OGM en citant dans l ’ordre : « L’amélioration du rendement, un coût de production moins important, la meilleure résistance des cultures aux maladies et aux parasites et la limitation de l’usage des pesticides. 24 % d’entre eux ne se prononce pas, ce qui prouve qu’un nombreux public manque encore d’informations sur le sujet. Mais le niveau de connaissance est plus élevé qu’on pouvait le penser. Les Français sont-ils pour autant favorables ou hostiles ? La réponse est évidement à nuancer, surtout compte tenu du questionnement particulier de ce sondage, sous forme d’assertions très précises sur lesquelles les sondés sont invités à se prononcer. L’enquête montre cependant une hostilité moins grande qu’on le dit le plus souvent. Une majorité (52%) de personnes interrogées sont ainsi d’accord avec l’affirmation suivante : « il faut permettre la culture encadrée des OGM pour sauvegarder la compétitivité des agriculteurs français par rapport à celle des agriculteurs des autres pays producteurs de maïs ». Un résultat qui, on s’en doute, comble d’aise l’AGPM. Mais un autre résultat relativise ce sentiment apparemment favorable. 49% (contre 46%) des personnes interrogées contestent en effet l’affirmation suivante « d’une façon générale, les culture OGM auront à l’avenir des applications intéressantes et utiles pour la société.

AFP – 25 Octobre – Christian Charcossey
Les agriculteurs satisfaits sur les pesticides mais divisés sur les OGM
Depuis l'origine à la tête du combat contre les OGM (organismes génétiquement modifiés), la Confédération Paysanne estime "insuffisant" le gel des cultures de maïs génétiquement modifié jusqu'au vote d'une loi sur les OGM, et réclame un "moratoire" de trois ans. Le porte-drapeau des anti- OGM, José Bové, a estimé que "le président reconnaît pour la première fois les raisons qui amènent les Français à refuser les OGM (...) il reconnaît le risque de dissémination et qu'il y a de plus en plus de problèmes liés aux OGM". Mais "ce n'est pas dans le cadre national que cela doit se régler, il faut qu'il saisisse la clause de sauvegarde de l'Union européenne pour geler les cultures. Autrement, c'est une escroquerie", a-t-il ajouté. Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a demandé "que les règles soient claires et transparentes en 2008", dans une loi qui devrait être adoptée selon lui avant les semis de printemps. De leur côté, les semenciers et industriels des produits phytosanitaires ont reproché au chef de l'Etat d'avoir "cédé aux marchands de peur et de mensonges" sur les OGM. "On ne peut pas en même temps réussir la négociation d'un traité relançant la construction européenne et nier le droit communautaire car l'Union européenne a décidé d'autoriser la culture des OGM", écrivent les semenciers, dont l'UIPP.

 


   
  Ils l'ont dit
 

Le Point – 31 octobre
"C’est le triomphe des écologistes. Al Gore reçoit le prix Nobel de la Paix, sous les applaudissements fervents de ses compatriotes, les plus grands pollueurs de la planète. Jean Louis Borloo inaugure à grand bruit son « Grenelle fondateur ». Nicolas Hulot peut se permettre de poser publiquement ses conditions à un président de la République fraîchement élu. L’environnement devient la cause du peuple et les écologistes, les desservants d’une nouvelle religion, voire d’un nouveau fondamentalisme…. Jean de Kervasdoué auteur des « Prêcheurs de l’apocalypse et Christian Gerondeau, auteur de « Ecologie de la grande arnaque » brisent sans peur quelques tabous populaires et redressent hardiment de nombreuses idées fausses… A vrai dire, ils remettent en question à peu près toute l’argumentation traditionnelle des écologistes, qu’ils présentent comme des obscurantistes multirécidivistes, tirant parti de la crédulité populaire et de la démagogie des gouvernants pour imposer par exemple, l’archaïque principe de précaution à un pays, la France, pourtant infiniment moins pollueur que la quasi-totalité des autres nations. C’est le paradoxe suprême la France fait nettement mieux en matière d’environnement que la moyenne européenne, l’Europe est beaucoup plus vertueuse que les autres continents et, cependant, c’est à Paris que l’on sonne le glas alors que la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis détériorent dramatiquement la situation".
Alain Duhamel

Pèlerin – 25 octobre
"S’il faut produire plus, il faut aussi produire mieux, avec moins d’engrais et de produits phytosanitaires, une gestion draconienne des ressources en eau. Le grand défi est là. Nous le relèverons ! Déjà, le volume des produits phytosanitaires utilisés pour les cultures a diminué sensiblement ces dernières années. Il faut aller plus loin et, grâce à la recherche, respecter toujours plus les exigences écologiques et sanitaires. Entre l ‘agriculture bio, qui se situe à l’avant-garde, et l’agriculture productiviste, il y a une grande marge pour le développement de pratiques raisonnées et respectueuses de l ‘environnement qui concerneront, bientôt, presque toute l’agriculture.".
Michel Barnier – ministre de l’agriculture et de la pêche
 
   

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