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Le Figaro – 26 octobre – Théault Dromard – Yves Miserey OGM, pesticides, agriculture bio, le « Grenelle » amorce un tournant Le président a demandé à Michel Barnier de proposer, avant un an, un plan de diminution dans les dix des produits phytosanitaires. Le principe de réduction de 50% des pesticides est conditionné à des solutions alternatives. Avant d’accepter une suppression de 50 produits phytosanitaires parmi les plus dangereux, dont 30 d’ici à la fin 2008, la FNSEA s’est assurée de la possibilité de trouver des solutions alternatives moins polluantes. « Il est temps de reconsidérer le système, a estimé le président. Ce n’est pas aux agriculteurs d’être seuls responsables. Ceux qui recommandent et vendent ces produits doivent aussi rendre des comptes ». Pour Pascal Féret, vice président de la FNSEA, « La balle est dans le camp de la recherche ». La recherche publique devrait être amenée à travailler sur des solutions alternatives. Valérie Pécresse a entendu la demande. Les industriels, inquiets pour leur marché, relativisent la capacité à proposer des alternatives aux produits polluants dans un temps aussi court. Libération – 24 octobre – Julie Majerczak L’Europe veut interdire les pesticides... sauf exception Le Parlement européen a adopté en première lecture,deux projets de législation visant à limiter leur usage et à interdire les plus dangereux. Les eurodéputés, réunis à Strasbourg, ont renforcé les mesures initiales proposées par la Commission européenne. Mais de nombreux amendements ont été adoptés de justesse. Le problème, c’est que la Commission reconnaît aussi qu’ils améliorent les rendements et la qualité des produits agricoles tout en limitant la main-d’œuvre nécessaire. « Nous aimerions pouvoir nous en passer, mais nous en avons besoin », a expliqué le commissaire chargé de la Santé devant les eurodéputés. La mesure phare prévoit d’interdire les substances les plus dangereuses : cancérigènes, toxiques pour la reproduction, génotoxiques. Les eurodéputés ont rajouté neurotoxiques et imunotoxiques. « Nous avons posé un jalon important. Les consommateurs européens ne veulent pas avoir de poison ni dans leur environnement ni dans leurs assiettes », s’est réjouie la rapporteur du texte. La Verte allemande Hiltrud Breyer. En revanche, aucun objectif général contraignant visant à diminuer l’utilisation des pesticides n’a pu être adopté. Les parlementaires ont néanmoins fait passer un objectif de réduction de 50% des substances autorisées classées comme « préoccupantes » ou « toxiques » à l’horizon 2013. Les eurodéputés ont aussi soutenu – en prévoyant des dérogations- l’interdiction des pulvérisations aériennes, très prisées dans la viticulture. Les Echos – 26 octobre – Julie Chauveau Pesticides : un engagement... mais pas de calendrier « Ces mesures prennent en compte le bon sens et la composante économique du dossier agroalimentaire, s’est félicité JC Bocquet, directeur général de l’UIPP, le syndicat qui défend les intérêts des fabricants de pesticides. Un objectif de réduction arbitraire aurait eu des conséquences désastreuses sur la rentabilité des plus petites surfaces cultivées. » L’association écologiste Alliance pour la planète estime de son côté que la FNSEA a réussi un coup de force et proteste fermement contre l’absence de calendrier. Selon les défenseurs de l’environnement, c’est néanmoins la première fois que le lobby agricole veut bien évoquer l’idée d’une réduction de l ‘utilisation des pesticides. Journal de l’environnement – 26 octobre – Agnès Ginestet Parlement européen : Vers moins de substances dangereuses dans les pesticides Pour Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, la proposition de texte sur la mise sur le marché « est fortement inspirée des groupes écologistes et des députés verts et l’impasse a été faite sur l’impact économique » ; Le Parlement a en effet approuvé la proposition de la Commission d’interdire l’homologation au niveau de l’UE de nouvelles substances génotoxiques, mutagènes et toxiques pour la reproduction, ainsi que les perturbateurs endocriniens et d’autres types de molécules. « Si ce règlement passe, il ne restera que 200 à 250 substances et la famille des insecticides sera la plus touchée », estime Jean Charles Bocquet. Le MDRGF approuve cette décision du Parlement, tout en regrettant que les dispositions ne s’appliquent pas aux molécules actuellement sur le marché. Il salue aussi l’adoption du principe de substitution, qui incite à utiliser des molécules moins nocives pour l’environnement et la santé. Télé Obs – 25 octobre – Marco Mosca Champs de ruines – lundi 20H50 – Canal+ Magazine : «Faites passer l’info » « Pesticides : la fin de l’omerta » Le magazine de Capa s’intéresse ce soir aux victimes de ce productivisme à outrance qui a conduit des générations d’agriculteurs à asperger de produits toxiques leurs productions : fongicides, insecticides, engrais chimiques, herbicides… « On était tout rouges de la tête aux pieds » se rappelle Patrick agriculteur en décrivant une séance d’aspersion des cultures. Les têtes de mort sur les emballages n’ont servi à rien. Les mesures de précaution n’ont pas été respectées. L’UIPP a beau jeu de relever la négligence de certains agriculteurs… L’Equipe de Capa dissèque le discours des politiques pris au piège par le fort lobbying des agriculteurs et des industriels. Et pourtant, les études scientifiques se multiplient. Toutes convergent pour souligner les liens entre l’utilisation des pesticides et le développement des cancers. |
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Sur les abeillesVendée Matin – 22 octobre – Yann Olivier Bricombert En Vendée, es abeilles meurent par milliers Dans le petit cercle des apiculteurs vendéens, l’information fait tache d’huile depuis plusieurs semaines. Tous ont en mémoire les mauvais souvenirs du Régent et du Gaucho, ces puissants insecticides aujourd’hui interdits. Dans un document que nous nous sommes procuré, le Groupement de défense sanitaire des abeilles (GDSA), est très clair : « Dans le sud Vendée, des intoxications d’abeilles ont été constatées début juillet. Un insecticide, le… pulvérisé sur les maïs contre la pyrale, mais aussi contre les pucerons, pourrait être à l’origine de ces intoxications »… Des pratiques illégales, portant notamment sur les conditions d’utilisation de ces pesticides, seraient en cause. Une enquête a été ouverte par le parquet. L’ampleur de l’intoxication dépasserait les frontières de la Vendée. Plusieurs témoins évoquent un phénomène qui s’étendrait sur une vaste zone située « au nord d’une ligne allant de Bordeaux à Dijon ». |
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Sur les divers |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique |
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Ils l'ont ditLCI – 26 octobre "Si nous devions réduire de 50% l’utilisation de nos produits, cela aurait des conséquences immédiates sur la capacité de produire certains légumes, certains fruits, voire même certaines grandes cultures comme le blé et cela augmenterait automatiquement le prix de l’alimentation. Nous serions alors obligés d’importer d’autres régions du monde avec des conséquences sur le coût du transport, avec moins de garanties sur la sécurité sanitaire de ces aliments et donc une baisse évidente du pouvoir d’achat des ménages". Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP |
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