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Revue de presse :
du 20 au 26 octobre 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP – 25 octobre
Réduction des pesticides : Réactions UIPP

La décision du Grenelle de l'Environnement d'adopter un plan de réduction des pesticides sans calendrier démontre que "la réalité l'a emporté sur l'émotion", a indiqué jeudi l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). "La réalité l'a emporté sur l'émotion et l'agriculture pourra continuer à être un secteur important de l'économie française", a déclaré à l'AFP Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'UIPP. Selon le relevé officiel de conclusion de la table ronde du Grenelle, une diminution de 50% de l'usage des pesticides sera conditionnée à la mise en place de "méthodes alternatives", sans calendrier. Il s'agit de "se fixer un objectif de réduction de moitié des usages des pesticides en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point", selon le texte. Evoquant la proposition du ministre de l'Agriculture Michel Barnier d'interdire, d'ici 2012, 47 substances "les plus préoccupantes" des pesticides, l'UIPP considère que "les critères retenus sont contraires aux principes européens qui se basent sur l'analyse et la gestion des risques". "Parmi les 47 substances, il y en a, comme des herbicides et des fongicides, qui sont indispensables à la production de cultures saines à des prix économiquement acceptables", a mis en avant M. Bocquet. La France est la quatrième plus grosse utilisatrice de pesticides au monde, mais le marché (1,72 milliard d'euros) est en baisse constante dans l'Hexagone depuis 1999. Mais, cette année, en raison des conditions climatiques mêlant chaleur et humidité, les volumes vendus entre janvier et fin septembre ont progressé de 6% par rapport à la période correspondante de 2006, a précisé M. Bocquet ; L'UIPP regroupe 19 sociétés représentant 95% du marché français des pesticides.

AFP – 26 octobre
Décalages entre déclarations de Sarkozy et positions des eurodéputés UMP
Benoît Hamon, député européen PS, s'est étonné vendredi lors d'un point de presse des propos tenus jeudi par Nicolas Sarkozy à l'occasion du Grenelle de l'environnement, en décalage avec les positionnements des députés européens UMP ou "en contradiction avec la politique européenne". Le secrétaire national à l'Europe a noté par exemple que le gouvernement s'engage à une réduction de 50% de l'utilisation des pesticides "si possible dans les dix ans", "alors que cette semaine, une directive européenne sur cette question a vu un vote négatif des députés UMP et PPE".

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

  Le Figaro – 26 octobre – Théault Dromard – Yves Miserey
OGM, pesticides, agriculture bio, le « Grenelle » amorce un tournant
Le président a demandé à Michel Barnier de proposer, avant un an, un plan de diminution dans les dix des produits phytosanitaires. Le principe de réduction de 50% des pesticides est conditionné à des solutions alternatives. Avant d’accepter une suppression de 50 produits phytosanitaires parmi les plus dangereux, dont 30 d’ici à la fin 2008, la FNSEA s’est assurée de la possibilité de trouver des solutions alternatives moins polluantes. « Il est temps de reconsidérer le système, a estimé le président. Ce n’est pas aux agriculteurs d’être seuls responsables. Ceux qui recommandent et vendent ces produits doivent aussi rendre des comptes ». Pour Pascal Féret, vice président de la FNSEA, « La balle est dans le camp de la recherche ». La recherche publique devrait être amenée à travailler sur des solutions alternatives. Valérie Pécresse a entendu la demande. Les industriels, inquiets pour leur marché, relativisent la capacité à proposer des alternatives aux produits polluants dans un temps aussi court.

Libération – 24 octobre – Julie Majerczak
L’Europe veut interdire les pesticides... sauf exception
Le Parlement européen a adopté en première lecture,deux projets de législation visant à limiter leur usage et à interdire les plus dangereux. Les eurodéputés, réunis à Strasbourg, ont renforcé les mesures initiales proposées par la Commission européenne. Mais de nombreux amendements ont été adoptés de justesse. Le problème, c’est que la Commission reconnaît aussi qu’ils améliorent les rendements et la qualité des produits agricoles tout en limitant la main-d’œuvre nécessaire. « Nous aimerions pouvoir nous en passer, mais nous en avons besoin », a expliqué le commissaire chargé de la Santé devant les eurodéputés. La mesure phare prévoit d’interdire les substances les plus dangereuses : cancérigènes, toxiques pour la reproduction, génotoxiques. Les eurodéputés ont rajouté neurotoxiques et imunotoxiques. « Nous avons posé un jalon important. Les consommateurs européens ne veulent pas avoir de poison ni dans leur environnement ni dans leurs assiettes », s’est réjouie la rapporteur du texte. La Verte allemande Hiltrud Breyer. En revanche, aucun objectif général contraignant visant à diminuer l’utilisation des pesticides n’a pu être adopté. Les parlementaires ont néanmoins fait passer un objectif de réduction de 50% des substances autorisées classées comme « préoccupantes » ou « toxiques » à l’horizon 2013. Les eurodéputés ont aussi soutenu – en prévoyant des dérogations- l’interdiction des pulvérisations aériennes, très prisées dans la viticulture.

Les Echos – 26 octobre – Julie Chauveau
Pesticides : un engagement... mais pas de calendrier
« Ces mesures prennent en compte le bon sens et la composante économique du dossier agroalimentaire, s’est félicité JC Bocquet, directeur général de l’UIPP, le syndicat qui défend les intérêts des fabricants de pesticides. Un objectif de réduction arbitraire aurait eu des conséquences désastreuses sur la rentabilité des plus petites surfaces cultivées. » L’association écologiste Alliance pour la planète estime de son côté que la FNSEA a réussi un coup de force et proteste fermement contre l’absence de calendrier. Selon les défenseurs de l’environnement, c’est néanmoins la première fois que le lobby agricole veut bien évoquer l’idée d’une réduction de l ‘utilisation des pesticides.

Journal de l’environnement – 26 octobre – Agnès Ginestet
Parlement européen : Vers moins de substances dangereuses dans les pesticides
Pour Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, la proposition de texte sur la mise sur le marché « est fortement inspirée des groupes écologistes et des députés verts et l’impasse a été faite sur l’impact économique » ; Le Parlement a en effet approuvé la proposition de la Commission d’interdire l’homologation au niveau de l’UE de nouvelles substances génotoxiques, mutagènes et toxiques pour la reproduction, ainsi que les perturbateurs endocriniens et d’autres types de molécules. « Si ce règlement passe, il ne restera que 200 à 250 substances et la famille des insecticides sera la plus touchée », estime Jean Charles Bocquet. Le MDRGF approuve cette décision du Parlement, tout en regrettant que les dispositions ne s’appliquent pas aux molécules actuellement sur le marché. Il salue aussi l’adoption du principe de substitution, qui incite à utiliser des molécules moins nocives pour l’environnement et la santé.

Télé Obs – 25 octobre – Marco Mosca
Champs de ruines – lundi 20H50 – Canal+ Magazine : «Faites passer l’info »
« Pesticides : la fin de l’omerta »

Le magazine de Capa s’intéresse ce soir aux victimes de ce productivisme à outrance qui a conduit des générations d’agriculteurs à asperger de produits toxiques leurs productions : fongicides, insecticides, engrais chimiques, herbicides… « On était tout rouges de la tête aux pieds » se rappelle Patrick agriculteur en décrivant une séance d’aspersion des cultures. Les têtes de mort sur les emballages n’ont servi à rien. Les mesures de précaution n’ont pas été respectées. L’UIPP a beau jeu de relever la négligence de certains agriculteurs… L’Equipe de Capa dissèque le discours des politiques pris au piège par le fort lobbying des agriculteurs et des industriels. Et pourtant, les études scientifiques se multiplient. Toutes convergent pour souligner les liens entre l’utilisation des pesticides et le développement des cancers.
 


   
 
Sur les abeilles

Vendée Matin – 22 octobre – Yann Olivier Bricombert
En Vendée, es abeilles meurent par milliers
Dans le petit cercle des apiculteurs vendéens, l’information fait tache d’huile depuis plusieurs semaines. Tous ont en mémoire les mauvais souvenirs du Régent et du Gaucho, ces puissants insecticides aujourd’hui interdits. Dans un document que nous nous sommes procuré, le Groupement de défense sanitaire des abeilles (GDSA), est très clair : « Dans le sud Vendée, des intoxications d’abeilles ont été constatées début juillet. Un insecticide, le… pulvérisé sur les maïs contre la pyrale, mais aussi contre les pucerons, pourrait être à l’origine de ces intoxications »… Des pratiques illégales, portant notamment sur les conditions d’utilisation de ces pesticides, seraient en cause. Une enquête a été ouverte par le parquet. L’ampleur de l’intoxication dépasserait les frontières de la Vendée. Plusieurs témoins évoquent un phénomène qui s’étendrait sur une vaste zone située « au nord d’une ligne allant de Bordeaux à Dijon ».
 


   
 
Sur les divers
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 26 octobre
OGM : un moratoire en France serait contraire à la législation européenne
Un moratoire sur les OGM, envisagé par le président français Nicolas Sarkozy, serait contraire à la législation européenne, a prévenu vendredi la Commission européenne. Un moratoire sur les OGM serait "contre la législation européenne", a toutefois commenté vendredi devant la presse Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire européen à l'environnement Stavros Dimas. La Commission veut cependant étudier les détails des mesures françaises avant de donner une réponse définitive. Le commissaire Stravros Dimas avait félicité jeudi la France pour son "Grenelle de l'environnement", tout en invitant Paris à replacer les mesures annoncées, comme le gel des cultures OGM "dans le cadre législatif européen". Les cultures OGM constituent "un débat très émotionnel, il ne faut pas perdre la perspective scientifique", avait-il souligné dans un entretien à l'AFP. Il a ainsi précisé que la France ne pourrait invoquer une "clause de sauvegarde" à l'encontre du maïs de Monsanto MON 810 cultivé en France que s’il avait des "éléments nouveaux" sur les effets négatifs de cette culture.

Les Echos – 24 octobre – Vincent Collen – Marie-José Cougard
OGM : agriculteurs et industriels optent sur la loi pour apaiser le débat
Le texte, explique Pascal Ferré, négociateur du dossier pour la FNSEA, doit préciser les règles de coexistence des OGM avec les cultures traditionnelles. En cas de pollution des unes par les autres, il doit prévoir qui indemnise les producteurs classiques. Aucun groupe ‘assurance n’est prêt à couvrir ce type de risque. Il faut donc créer un fonds auquel cotiseront les vendeurs et les utilisateurs de semences génétiquement modifiées. Pas, question, répond le GNIS « Nos semences ont reçu une autorisation de mise ne marché. S’il y a un problème, il vient de la manière dont elles ont été cultivées ». Bref, c’est l’affaire des agriculteurs. Les industriels de l’agrochimie présents dans les OGM soutiennent la mise en place d’une haute autorité, prévue dans le document de travail du Grenelle de l’environnement. « Si cela permet une information plus large du public et met fin aux débats sur l’indépendance des experts, tant mieux » explique Stéphanie Piécourt,, porte parole de Monsanto en France. Tout comme Monsanto, son concurrent BASF approuve l’’idée d’une loi « A condition que l’on se place dans un débat serein, basé sur des faits » prévient Jean Marc Petat, chez BASF Agro France… « Les essais en plein champ ont été autorisés en Suède, en Allemagne, au Royaume-Uni, s’insurge Jean Marc Petat. Il est indispensable d’en faire aussi en France car chaque pays à ses particularités ».

Les Echos – 26 octobre – Anne Bauer et Julie Chauveau
Nicolas Sarkozy promet de mettre l’écologie au centre de toutes les politiques publiques
« Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt, mais aux projets non écologiques de prouver qu’il n’est pas possible de faire autrement ». Ce changement de vision va loin, parfois même plus loin que les groupes de travail du Grenelle et ne repousse frontalement aucune des revendications des écologistes. Même s’il maintient que le nucléaire est indispensable à la lutte contre le changement climatique, il arbitre plutôt contre les OGM… Pour la première fois, il reconnaît avoir des interrogations sur l’intérêt des OGM pesticides souhaitant que leur culture soit suspendue. Il exprime publiquement un doute sur le contrôle de la dissémination des gènes et sur les bénéfices sanitaires de l’ensemble des OGM. Des notions qu’avaient formellement refusées les agriculteurs lors des discussions. Pour sortir de la crise, il propose la création d’une haute autorité chargée de mener une expertise contradictoire avant un projet e loi au printemps.

AFP – 25 Octobre – Christian Charcossey
Les agriculteurs satisfaits sur les pesticides mais divisés sur les OGM
Depuis l'origine à la tête du combat contre les OGM (organismes génétiquement modifiés), la Confédération Paysanne estime "insuffisant" le gel des cultures de maïs génétiquement modifié jusqu'au vote d'une loi sur les OGM, et réclame un "moratoire" de trois ans. Le porte-drapeau des anti- OGM, José Bové, a estimé que "le président reconnaît pour la première fois les raisons qui amènent les Français à refuser les OGM (...) il reconnaît le risque de dissémination et qu'il y a de plus en plus de problèmes liés aux OGM". Mais "ce n'est pas dans le cadre national que cela doit se régler, il faut qu'il saisisse la clause de sauvegarde de l'Union européenne pour geler les cultures. Autrement, c'est une escroquerie", a-t-il ajouté. Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a demandé "que les règles soient claires et transparentes en 2008", dans une loi qui devrait être adoptée selon lui avant les semis de printemps. De leur côté, les semenciers et industriels des produits phytosanitaires ont reproché au chef de l'Etat d'avoir "cédé aux marchands de peur et de mensonges" sur les OGM. "On ne peut pas en même temps réussir la négociation d'un traité relançant la construction européenne et nier le droit communautaire car l'Union européenne a décidé d'autoriser la culture des OGM", écrivent les semenciers, dont l'UIPP.

AFP 25 octobre
OGM : Dimas veut refuser pour la première fois la culture de 2 maïs dans l’UE
Le commissaire a proposé à ses collègues de la Commission de rejeter les demandes d'autorisation de culture du maïs Bt 11 de la firme suisse Syngenta et du maïs 1507 de Pioneer, filiale de l'américain DuPont. La culture de ces deux maïs a reçu un avis favorable de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), basée à Parme. Mais, selon cette source, le commissaire veut invoquer le principe de précaution car d'autres études ont émis des doutes sur les effets à long terme, notamment lorsqu'ils sont ingérés par des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. "Cette décision est un bon pas dans la bonne direction. Lorsqu'il y a des incertitudes scientifiques, l'UE devrait toujours appliquer le principe de précaution", a souligné dans un communiqué Greenpeace. La proposition de la Direction générale de l'environnement de la Commission n'a cependant pas pour l'instant reçu l'aval des autres DG de l'exécutif européen. Mais M. Dimas entend faire monter le débat au collège des commissaires si nécessaire.

 


   
  Ils l'ont dit
 

LCI – 26 octobre
"Si nous devions réduire de 50% l’utilisation de nos produits, cela aurait des conséquences immédiates sur la capacité de produire certains légumes, certains fruits, voire même certaines grandes cultures comme le blé et cela augmenterait automatiquement le prix de l’alimentation. Nous serions alors obligés d’importer d’autres régions du monde avec des conséquences sur le coût du transport, avec moins de garanties sur la sécurité sanitaire de ces aliments et donc une baisse évidente du pouvoir d’achat des ménages".
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
 
   

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