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Revue de presse :
du 6 au 11 octobre 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Monde – 11 octobre – Gaëlle Dupont
L’exercice était difficile, mardi 9 octobre, pour les quatre membres du gouvernement auditionnés au Sénat sur la pollution par les pesticides aux Antilles, Roselyne Bachelot, Michel Barnier, Nathalie Kosciusko Morizet et Christian Estrosi, ont admis que l’Etat ignorait les conséquences de cette pollution sur la santé, tout en essayant de rassurer la population qui vit une « véritable psychose ». Pour Mme Bachelot (Santé), il faut « poursuivre et intensifier les investigations… La mortalité par cancer est globalement plus faible dans les DOM qu’en métropole ». Pour Mr Estrosi (Dom Tom), « Des épidémiologistes travaillent depuis longtemps sur ce sujet. Ils méritent d’être entendus autant que Mr Belpomme. Mme Kosciusko-Morizet (écologie) déclare qu’au total 6500 ha de terres sont pollués en Guadeloupe et 12000 en Martinique. L’excavation n’est pas envisageable, sauf dans les endroits très pollués ou très sensibles. Mr Barnier (agriculture) a évoqué le possible développement de cultures ornementales, énergétiques ou la mise en jachère. Il a également prôné l’utilisation, à l’avenir, de techniques alternatives aux traitements chimiques.

Marianne – 6 octobre – Jean Claude Jaillette
Le temps des imposteurs … Révélations sur le business de la peur
Belpomme. Voilà un patronyme qui inspire confiance. Pas étonnant que, lorsque le professeur ainsi nommé, cancérologue exerçant à l’hôpital Pompidou à Paris, annonce « un désastre sanitaire aux Antilles » à la une du Parisien (17 septembre), la France entière s’émeuve. Dès qu’un micro lui est tendu, Dominique Belpomme prédit une affaire »plus grave que le sang contaminé ». En cause le Chlordécone… A partir de 1998, l’Inserm, à la demande du CHU de Pointe-à-Pitre, lance une étude sur les conséquences de l’utilisation des pesticides sur les ouvriers de la banane. Elle est étendue en 2003 aux femmes enceintes et à leurs nouveau-nés. Résultat : le chlordécone est détecté dans 90% des prélèvements sanguins et dans 40% des laits maternels, mais à des taux 10 fois inférieurs au seuil de toxicité. Aucune relation entre cancer et baisse de la fertilité n’est établie. Mais alors, où se cache la catastrophe sanitaire annoncée par Dominique Belpomme ? La réaction du Dr Luc Multigner de l’Inserm au catastrophisme de son confrère est violente : « Malhonnêteté scientifique » (il n’a pris en compte aucun des travaux réalisés depuis 1999) ; aucune preuve n’est apportée de la « relation qu’il suppose entre le nombre élevé de cancers de la prostate aux Antilles et l’insecticide ». Bref, « Belpomme dissimule la vérité, manipule et fait preuve d’une ignorance délibérée ». La lecture du rapport remis aux députés est à cet égard éclairante : établi à partir d’entretiens avec des notables locaux ainsi que quelques écologistes du cru, il recommande… une étude complémentaire. Marianne s’est procuré le programme ainsi que le devis de l’étude envisagée. Pour 200 000 euros réclamés à l’Etat, aux collectivités locales ainsi qu’aux producteurs de bananes, Dominique Belpomme se propose d’analyser 25 sujets atteints de cancer de la prostate, 15 sujets sains, et 20 nouveau-nés ! Là où l’Inserm a étudié 1 200 adultes et autant de nouveau-nés pour 6 millions d’euros… Le marketing de la peur est en marche : affoler pour vendre des prestations. Quatre médecins responsables des études mettaient en garde le directeur général de la santé contre les pratiques de leur confrère : « Il est de la responsabilité de l‘Etat de protéger la population antillaise de l’influence de ceux qui, sous couvert d’oripeaux de respectabilité scientifique, n’en sont pas moins des charlatans ». Depuis, la psychose s’est installée en Martinique.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

  AFP – 6 octobre
Le chlordécone, polluant le plus souvent détecté dans le sang maternel en Guadeloupe
La chlordécone, pesticide utilisé dans le passé dans les bananeraies des Antilles, est le polluant le plus fréquemment détecté dans le sang maternel et le sang de cordon ombilical des nouveaux-nés, selon des travaux conduits en Guadeloupe par le Dr Luc Multigner. Il n'est toutefois détecté qu'à des concentrations de l'ordre du microgramme par litre, soit mille fois plus faibles que celles ayant servi de base à une étude conduite aux Etats-Unis après un incident survenu dans les années 70 à l'usine de Hopewell lors de la production du chlordécone. Et la concentration est trois fois moins élevée dans le sang de cordon que dans le sang maternel, a-t-il souligné lors des "Rencontres scientifiques" organisées vendredi par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement du travail (Afsset). "Comme le chlordécone s'accumule peu dans les graisses, on en retrouve peu dans le lait", a-t-il ajouté, précisant qu'il n'en a détecté que dans 40% des prélèvements de lait lors de l'étude Hibiscus. Sans reprendre à son compte les déclarations alarmantes du cancérologue Dominique Belpomme, auteur d'un rapport rendu public le 17 septembre, il évoque le "constat évident d'une pollution des milieux environnementaux par cette substance" et les "conséquences dramatiques sous l'angle économique" pour les agriculteurs qui ne peuvent plus cultiver certains légumes sur les anciens sols où poussaient les bananiers.

Aujourd’hui – 11 octobre – Frédéric Mouron
Des pesticides dans les fruits et légumes au Parlement européen
Pour votre santé, mandez au moins 5 fruits et légumes par jour ». Difficile de marteler quotidiennement ce message aux Français alors que des analyses pratiquées sur des fruits en vente au Parlement européen viennent de montrer la présence de… 28 traces de pesticides différents dans les échantillons analysés. « Tous les fruits étaient contaminés souligne François Veillerette, président du MDRGF. On a même trouvé 14 pesticides différents rien que pour les fraises ! Parmi ces pesticides, on a notamment découvert 10 cancérigènes connus et 3 neurotoxiques… ». Agri Confiance, association qu i regroupe 31 000 exploitations agricoles, plaide « Notre réglementation française est beaucoup plus drastique que celle de nos voisins, nos produits phytosanitaires sont moins nocifs et nous les utilisons raisonnablement. Et puis tous nos producteurs ne pourront pas demain se mettre tous au bio car c’est économiquement et techniquement infaisable ».

Le Nouvel Observateur – 11 octobre – Claire Askolovitch
Seize propositions à la loupe
…Pesticides : moins de poisons ! C’est une mesure qui fâche : diminuer de 50% l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, comme l’on fait des Scandinaves. Indispensable, disent les tenants du bio, mais encore insuffisant puisqu’il faut tendre vers zéro. Quantification absurde, répondent les industriels et le Medef, tant il faut juger au cas par cas. Trop tard : le principe de précaution est constitutionnel, et, plus important, hégémonique. Surtout, l’état de l’opinion est assez mûr – et l’accumulation des scandales suffisante – pour que l’industrie de la chimie, certes puissante, soit forcée de faire la part du feu. La chasse aux phytosanitaires, nitrates, PCB, l’éradication demandée par le règlement européen REACH des substances CMR (cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction) devraient pousser les industries à muer vers la chimie verte.

Le Figaro – 8 octobre – Yves Miserey
Un outil pour mesurer l’impact des pesticides dans les rivières
Une équipe franco- allemande est en train de mettre au point un outil de diagnostic destiné à mesurer l’impact des pesticides sur la faune et la flore aquatique (Science of the Total Environnement). Il pourrait aussi servir à vérifier la restauration des milieux due à la réduction d’utilisation des pesticides. Un tel outil n’existe pas encore. On sait mesurer ponctuellement les taux d’herbicide, d’insecticide ou de fongicide dans l’eau des rivières, mais on ne sait pas évaluer l’impact de ces molécules chimiques sur les organismes aquatiques. En effet, de nombreux autres paramètres influent sur la qualité des eaux, comme la nature du substrat sédimentaire, l’état des berges, la température, le Ph. Tous ces facteurs forment un ensemble dans lequel il est difficile d’isoler l’impact des pesticides.
 


   
 
Sur les abeilles

Courrier Picard – 9 octobre
2 millions d’ha pour les abeilles
Les agriculteurs du Réseau Biodiversité pour les Abeilles se préparent à semer pus de 200 ha de nouvelles jachères apicoles. Le réseau rassemble des agriculteurs, des apiculteurs et des organisations agricoles et apicoles. Il a été initié à partir de l’expérience de Philippe Lecompte, apiculteur bio, qui a lancé les premières jachères apicoles sur la montagne de Reims dès 1992. Il avait des problèmes de surmortalité chez ses abeilles. Il s’est demandé si cela n’était pas une conséquence de la monoculture. Avec l’arrivée de la PAC, il a convaincu des agriculteurs d’utiliser leurs jachères pour nourrir les abeilles… « Les USA ont été frappés ces derniers mois par la surmortalité des abeilles. Paradoxalement, cela a eu des effets positifs. Beaucoup d’études ont été lancées. Nous constatons que malgré l’interdiction du Regent et du Gaucho, les abeilles meurent toujours. Virus ? Parasites ? (le varroa) ? Absence de biodiversité ? Nous voulons multiplier les surfaces en utilisant les bandes enherbées, les bords de route etc… Il y a en France 2,25 millions d’ha utilisables pour la biodiversité : c’est 4% de la surface du pays, » déclare Pierre Testu, animateur du réseau.
 


   
 
Sur les divers

AFP – 8 octobre
Le syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) déploré que les volets social et économique « ne soient pas pris en compte » lors du Grenelle de l’Environnement
Sous le titre "y aura-t-il encore des jeunes agriculteurs pour produire nos aliments demain?", JA estime que "les premières propositions du Grenelle de l'Environnement bouleversent l'agriculture française". JA juge que ces propositions "en visant tous les moyens modernes de production" risquent "d'aboutir, à terme, à arrêter certaines cultures et à délocaliser les productions agricoles". Pour JA, qui affirme que les agriculteurs ont "déjà réalisé de nombreux efforts pour raisonner les méthodes culturales" et mieux gérer les ressources en eau, "seule une agriculture moderne et durable peut conjuguer production suffisante, qualité et sécurité sanitaire des aliments".

LCI.fr – 9 octobre
Grenelle : pas de nouvelles taxes vertes selon Borloo
En relisant les synthèses des groupes de travail, les ONG ont découvert que certaines propositions avaient été modifiées après les validations effectuées par tous les participants. Des « explications » et des « rectifications » ont été demandées au ministère de l’Ecologie. Par ailleurs, l’Alliance appelle Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo à « résister à la pression des lobbies : Medef, FNSEA, UIPP, FNTR, EDF… qui sous couvert de réclamer évaluations et études d’impact, ne cherchent en réalité qu’à reporter les transformations indispensables de la société auxquelles ils résistent depuis trop longtemps ».

Aujourd’hui – 1O octobre – Frédéric Mouchon
Alerte aux pyralènes sur les cours d’eau
Pour détecter la présence de cette substance cancérigène dans les sédiments des rivières, 852 analyses ont été effectuées cet été sur l’ensemble du territoire, par la Direction de l’eau. Dans 45% des cas, le taux de PCB découvert est préoccupant. « Ce sont les conséquences de 150 ans d’histoire industrielle de la France », analyse-t-on au Ministère de l’Ecologie., l’Afssa a été saisie afin de déterminer l’impact sanitaire lié à la consommation de poisson contaminé. Pour Alain Chabrolle de FNE « Cette affaire rappelle celle des sols antillais contaminés aux pesticides… » A la Fédération nationale de la pêche, on demande désormais au gouvernement de recenser sans plus attendre les plus importants sites industriels émetteurs de PCB « sans plus tolérer le moindre rejet dans les fleuves ». Pour Nathalie Kosciusko-Morizet « des solutions, y compris biologiques, sont à l’étude comme un système de bactéries capables de digérer les PCB. »
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 9 octobre
Le procès de 58 faucheurs volontaires reporté à après le Grenelle de L’environnement
Le procès de 58 militants anti-OGM qui avaient fauché une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) a été renvoyé mardi au 8 avril 2008 à la demande du parquet qui a souhaité attendre les conclusions du Grenelle de l'environnement. "J'ai l'honneur de requérir un renvoi contradictoire compte tenu du Grenelle de l'environnement dont les conclusions pourraient être de nature a éclairer la justice", a déclaré le procureur, Philippe Peyroux, au début de l'audience devant le tribunal correctionnel de Chartres. De son côté, l'un des avocats des faucheurs Me François Roux avait demandé un renvoi sine die estimant que la demande du parquet était cohérente avec la décision du gouvernement français mais craignant que ce renvoi "amène à plus tard une volonté de répression sévère". Tous les prévenus "assument tous leurs action, sans fuir leur responsabilité. Ils désobéissent à la loi pour construire du droit", a fait valoir l'avocat."Ce procès est politique au sens noble du terme en toute indépendance, ne vous laissez pas instrumentaliser", a-t-il ajouté demandant au président du tribunal, Denis Roucou, de "rendre le dossier au parquet" pour qu'il réengage éventuellement une procédure. Le tribunal n'a pas suivi la demande de l'avocat et fixé le procès au 8 avril. A l'inverse des juridictions de Toulouse et Carcassonne qui ont renvoyé des procès de faucheurs d'OGM pour les mêmes motifs sans fixer de date.

AFP – 10 octobre
Destruction de l'unique parcelle OGM déclarée en Aveyron
Le collectif des Faucheurs volontaires a annoncé mercredi avoir détruit en début de semaine ce qu'il a présenté comme "la seule parcelle OGM déclarée d'Aveyron", sur la commune de Lanuéjouls Cette destruction a concerné un hectare environ, a précisé le collectif dans un communiqué. "Ainsi, pas un grain de maïs transgénique de ce département ne se retrouvera dans l'alimentation animale; nos productions de qualité (Laguiole, Roquefort) sont donc protégées", indique le communiqué. "En attendant le Grenelle (de l'environnement) voici une nouvelle victoire d'étape", concluent les Faucheurs qui dénoncent "l'omerta" des pouvoirs publics et des semenciers face au risque de dissémination présentée à leurs yeux par les cultures d'OGM en plein champ. En France, environ 30.000 hectares de ce maïs, du MON 810 génétiquement modifié de la société américaine Monsanto, sont cultivés, selon les déclarations de semenciers recoupées par les ONG.

 


   
  Ils l'ont dit
 

Les Marchés – 9 octobre
"Il me choquerait que l’on rende quasi obligatoire la fourniture exclusive des cantines scolaires en produits issus de l’agriculture biologique… Car il ne faut pas laisser s’installer l’idée que seul le produit issu de l’agriculture biologique est bon, alors que celui façonné avec le plus grand soin par un agriculteur raisonnable ne le serait pas… Ce n’est parce que c’est naturel que c’est bon".
Michel Raison député UMP de Haute Saône – agriculteur de profession

« Le bio ne garantit en rien le plaisir de manger ! »
Jean Dionis du Séjour député Nouveau Centre du Lot et Garonne Valeurs actuelles – 28 septembre – Josée Pochat

Le Monde – 6 octobre
"Nous avons intérêt à devenir les champions de l’environnement… Mais attention aux fausses bonnes idées, comme la réduction de 10 km/h de la vitesse sur les routes… Agriculteurs, industriels, automobilistes, consommateurs, nous avons commencé à prendre conscience de ce que nous devons faire individuellement, il serai terrible de prendre des sanctions, alors que les mentalités sont en train d’évoluer."
Jean François Copé – président du groupe UMP à l’Assemblée

Le Nouvel Observateur – 11 octobre
"Ce n’est pas 20% de produits bio ou durables qu’il faut imposer, mais 100% dans la restauration collective. Et ceci en transférant les subventions européennes de la PAC de l’agriculture intensive vers l’agriculture durable. Bien sûr qu’il y a des oppositions fortes, notamment chez les céréaliers ou dans l’industrie chimique, chez les fabricants de pesticides. Mais ne confondons le monde paysan, qui dans sa grande majorité souhaite qu’on l’aide à changer ses pratiques avec les lobbys… Je sais que la mission de Michel Barnier n’est pas simple, mais ce que je lui dis, c’est que là encore la France peut prendre l’initiative, notamment dans le cade de la réforme de la PAC en 2008."
Nicolas Hulot

France Inter – 6 octobre – CO2 Mon amour Denis Cheissoux
En réponse à Fabrice Nicolino

"… Je rappelle simplement, qu’il y a fort peu de probabilité que le soja au Brésil soit utilisé pour les biocarburants, car on sait que la rentabilité de l’huile de soja est extrêmement faible. Donc, le soja au Brésil, il est essentiellement utilisé pour faire des huiles et de l’alimentation du bétail premièrement. Deuxièmement, ne mélangeons pas tout ! La question des OGM, de toute manière, Monsieur, elle est indispensable. Et, excusez moi de vous le dire, vous faites, là, comme trop souvent, de l’amalgame entre des sujets sérieux, qui sont ceux de l’avenir alimentaire de l’humanité, et sachez que le défi alimentaire dont je parlais, nous ne le vaincrons que par une utilisation rationnelle et raisonnée des OGM. De grâce ! Ne mettez pas tout dans le même panier."
Philippe Chalmin – historien – économiste – professeur associé à l’université Paris Dauphine
 
   

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