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AFP – 6 octobre Le chlordécone, polluant le plus souvent détecté dans le sang maternel en Guadeloupe La chlordécone, pesticide utilisé dans le passé dans les bananeraies des Antilles, est le polluant le plus fréquemment détecté dans le sang maternel et le sang de cordon ombilical des nouveaux-nés, selon des travaux conduits en Guadeloupe par le Dr Luc Multigner. Il n'est toutefois détecté qu'à des concentrations de l'ordre du microgramme par litre, soit mille fois plus faibles que celles ayant servi de base à une étude conduite aux Etats-Unis après un incident survenu dans les années 70 à l'usine de Hopewell lors de la production du chlordécone. Et la concentration est trois fois moins élevée dans le sang de cordon que dans le sang maternel, a-t-il souligné lors des "Rencontres scientifiques" organisées vendredi par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement du travail (Afsset). "Comme le chlordécone s'accumule peu dans les graisses, on en retrouve peu dans le lait", a-t-il ajouté, précisant qu'il n'en a détecté que dans 40% des prélèvements de lait lors de l'étude Hibiscus. Sans reprendre à son compte les déclarations alarmantes du cancérologue Dominique Belpomme, auteur d'un rapport rendu public le 17 septembre, il évoque le "constat évident d'une pollution des milieux environnementaux par cette substance" et les "conséquences dramatiques sous l'angle économique" pour les agriculteurs qui ne peuvent plus cultiver certains légumes sur les anciens sols où poussaient les bananiers. Aujourd’hui – 11 octobre – Frédéric Mouron Des pesticides dans les fruits et légumes au Parlement européen Pour votre santé, mandez au moins 5 fruits et légumes par jour ». Difficile de marteler quotidiennement ce message aux Français alors que des analyses pratiquées sur des fruits en vente au Parlement européen viennent de montrer la présence de… 28 traces de pesticides différents dans les échantillons analysés. « Tous les fruits étaient contaminés souligne François Veillerette, président du MDRGF. On a même trouvé 14 pesticides différents rien que pour les fraises ! Parmi ces pesticides, on a notamment découvert 10 cancérigènes connus et 3 neurotoxiques… ». Agri Confiance, association qu i regroupe 31 000 exploitations agricoles, plaide « Notre réglementation française est beaucoup plus drastique que celle de nos voisins, nos produits phytosanitaires sont moins nocifs et nous les utilisons raisonnablement. Et puis tous nos producteurs ne pourront pas demain se mettre tous au bio car c’est économiquement et techniquement infaisable ». Le Nouvel Observateur – 11 octobre – Claire Askolovitch Seize propositions à la loupe …Pesticides : moins de poisons ! C’est une mesure qui fâche : diminuer de 50% l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, comme l’on fait des Scandinaves. Indispensable, disent les tenants du bio, mais encore insuffisant puisqu’il faut tendre vers zéro. Quantification absurde, répondent les industriels et le Medef, tant il faut juger au cas par cas. Trop tard : le principe de précaution est constitutionnel, et, plus important, hégémonique. Surtout, l’état de l’opinion est assez mûr – et l’accumulation des scandales suffisante – pour que l’industrie de la chimie, certes puissante, soit forcée de faire la part du feu. La chasse aux phytosanitaires, nitrates, PCB, l’éradication demandée par le règlement européen REACH des substances CMR (cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction) devraient pousser les industries à muer vers la chimie verte. Le Figaro – 8 octobre – Yves Miserey Un outil pour mesurer l’impact des pesticides dans les rivières Une équipe franco- allemande est en train de mettre au point un outil de diagnostic destiné à mesurer l’impact des pesticides sur la faune et la flore aquatique (Science of the Total Environnement). Il pourrait aussi servir à vérifier la restauration des milieux due à la réduction d’utilisation des pesticides. Un tel outil n’existe pas encore. On sait mesurer ponctuellement les taux d’herbicide, d’insecticide ou de fongicide dans l’eau des rivières, mais on ne sait pas évaluer l’impact de ces molécules chimiques sur les organismes aquatiques. En effet, de nombreux autres paramètres influent sur la qualité des eaux, comme la nature du substrat sédimentaire, l’état des berges, la température, le Ph. Tous ces facteurs forment un ensemble dans lequel il est difficile d’isoler l’impact des pesticides. |
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Sur les abeillesCourrier Picard – 9 octobre 2 millions d’ha pour les abeilles Les agriculteurs du Réseau Biodiversité pour les Abeilles se préparent à semer pus de 200 ha de nouvelles jachères apicoles. Le réseau rassemble des agriculteurs, des apiculteurs et des organisations agricoles et apicoles. Il a été initié à partir de l’expérience de Philippe Lecompte, apiculteur bio, qui a lancé les premières jachères apicoles sur la montagne de Reims dès 1992. Il avait des problèmes de surmortalité chez ses abeilles. Il s’est demandé si cela n’était pas une conséquence de la monoculture. Avec l’arrivée de la PAC, il a convaincu des agriculteurs d’utiliser leurs jachères pour nourrir les abeilles… « Les USA ont été frappés ces derniers mois par la surmortalité des abeilles. Paradoxalement, cela a eu des effets positifs. Beaucoup d’études ont été lancées. Nous constatons que malgré l’interdiction du Regent et du Gaucho, les abeilles meurent toujours. Virus ? Parasites ? (le varroa) ? Absence de biodiversité ? Nous voulons multiplier les surfaces en utilisant les bandes enherbées, les bords de route etc… Il y a en France 2,25 millions d’ha utilisables pour la biodiversité : c’est 4% de la surface du pays, » déclare Pierre Testu, animateur du réseau. |
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Sur les divers AFP – 8 octobre Le syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) déploré que les volets social et économique « ne soient pas pris en compte » lors du Grenelle de l’Environnement Sous le titre "y aura-t-il encore des jeunes agriculteurs pour produire nos aliments demain?", JA estime que "les premières propositions du Grenelle de l'Environnement bouleversent l'agriculture française". JA juge que ces propositions "en visant tous les moyens modernes de production" risquent "d'aboutir, à terme, à arrêter certaines cultures et à délocaliser les productions agricoles". Pour JA, qui affirme que les agriculteurs ont "déjà réalisé de nombreux efforts pour raisonner les méthodes culturales" et mieux gérer les ressources en eau, "seule une agriculture moderne et durable peut conjuguer production suffisante, qualité et sécurité sanitaire des aliments". LCI.fr – 9 octobre Grenelle : pas de nouvelles taxes vertes selon Borloo En relisant les synthèses des groupes de travail, les ONG ont découvert que certaines propositions avaient été modifiées après les validations effectuées par tous les participants. Des « explications » et des « rectifications » ont été demandées au ministère de l’Ecologie. Par ailleurs, l’Alliance appelle Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo à « résister à la pression des lobbies : Medef, FNSEA, UIPP, FNTR, EDF… qui sous couvert de réclamer évaluations et études d’impact, ne cherchent en réalité qu’à reporter les transformations indispensables de la société auxquelles ils résistent depuis trop longtemps ». Aujourd’hui – 1O octobre – Frédéric Mouchon Alerte aux pyralènes sur les cours d’eau Pour détecter la présence de cette substance cancérigène dans les sédiments des rivières, 852 analyses ont été effectuées cet été sur l’ensemble du territoire, par la Direction de l’eau. Dans 45% des cas, le taux de PCB découvert est préoccupant. « Ce sont les conséquences de 150 ans d’histoire industrielle de la France », analyse-t-on au Ministère de l’Ecologie., l’Afssa a été saisie afin de déterminer l’impact sanitaire lié à la consommation de poisson contaminé. Pour Alain Chabrolle de FNE « Cette affaire rappelle celle des sols antillais contaminés aux pesticides… » A la Fédération nationale de la pêche, on demande désormais au gouvernement de recenser sans plus attendre les plus importants sites industriels émetteurs de PCB « sans plus tolérer le moindre rejet dans les fleuves ». Pour Nathalie Kosciusko-Morizet « des solutions, y compris biologiques, sont à l’étude comme un système de bactéries capables de digérer les PCB. » |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique |
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Ils l'ont ditLes Marchés – 9 octobre "Il me choquerait que l’on rende quasi obligatoire la fourniture exclusive des cantines scolaires en produits issus de l’agriculture biologique… Car il ne faut pas laisser s’installer l’idée que seul le produit issu de l’agriculture biologique est bon, alors que celui façonné avec le plus grand soin par un agriculteur raisonnable ne le serait pas… Ce n’est parce que c’est naturel que c’est bon". Michel Raison député UMP de Haute Saône – agriculteur de profession « Le bio ne garantit en rien le plaisir de manger ! » Jean Dionis du Séjour député Nouveau Centre du Lot et Garonne Valeurs actuelles – 28 septembre – Josée Pochat Le Monde – 6 octobre "Nous avons intérêt à devenir les champions de l’environnement… Mais attention aux fausses bonnes idées, comme la réduction de 10 km/h de la vitesse sur les routes… Agriculteurs, industriels, automobilistes, consommateurs, nous avons commencé à prendre conscience de ce que nous devons faire individuellement, il serai terrible de prendre des sanctions, alors que les mentalités sont en train d’évoluer." Jean François Copé – président du groupe UMP à l’Assemblée Le Nouvel Observateur – 11 octobre "Ce n’est pas 20% de produits bio ou durables qu’il faut imposer, mais 100% dans la restauration collective. Et ceci en transférant les subventions européennes de la PAC de l’agriculture intensive vers l’agriculture durable. Bien sûr qu’il y a des oppositions fortes, notamment chez les céréaliers ou dans l’industrie chimique, chez les fabricants de pesticides. Mais ne confondons le monde paysan, qui dans sa grande majorité souhaite qu’on l’aide à changer ses pratiques avec les lobbys… Je sais que la mission de Michel Barnier n’est pas simple, mais ce que je lui dis, c’est que là encore la France peut prendre l’initiative, notamment dans le cade de la réforme de la PAC en 2008." Nicolas Hulot France Inter – 6 octobre – CO2 Mon amour Denis Cheissoux En réponse à Fabrice Nicolino "… Je rappelle simplement, qu’il y a fort peu de probabilité que le soja au Brésil soit utilisé pour les biocarburants, car on sait que la rentabilité de l’huile de soja est extrêmement faible. Donc, le soja au Brésil, il est essentiellement utilisé pour faire des huiles et de l’alimentation du bétail premièrement. Deuxièmement, ne mélangeons pas tout ! La question des OGM, de toute manière, Monsieur, elle est indispensable. Et, excusez moi de vous le dire, vous faites, là, comme trop souvent, de l’amalgame entre des sujets sérieux, qui sont ceux de l’avenir alimentaire de l’humanité, et sachez que le défi alimentaire dont je parlais, nous ne le vaincrons que par une utilisation rationnelle et raisonnée des OGM. De grâce ! Ne mettez pas tout dans le même panier." Philippe Chalmin – historien – économiste – professeur associé à l’université Paris Dauphine |
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