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Revue de presse :
du 21 au 28 septembre 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Le Figaro – 28 septembre – Yves Miserey
« Grenelle » : la vitesse sur route en débat
« Il n’y a aucune autre perspective que de changer la donne et faire la révolution écologique » a déclaré Jean Louis Borloo en présentant les grandes lignes des conclusions du Grenelle de l’Environnement. Pour l’agriculture, comme pour les autres secteurs, la consigne a été entendue. Personne n’a contesté le fait que l’agriculture intensive n’est pas durable et a un coût environnemental très lourd. Les représentants agricoles ont fait savoir qu’ils sont prêts à limiter le recours aux pesticides, à condition toutefois qu’il y ait des solutions de remplacement. Certains membres du groupe santé environnement demandent une réduction n de 50% à moyen terme de l’utilisation de pesticides. La nouvelle agriculture dont le « Grenelle » souhaite voir la mise en place progressive est finalement assez proche de l’ « agriculture écologique intensive » préconisée par Michel Griffon, responsable du développement durable à l’Agence nationale de la recherche. Une rupture là aussi. Pour faire bouger le système, le groupe production et consommation demande la mise en place de référentiels de certification, de grilles de notation ainsi que d’incitations économiques –positives mais aussi négatives – pour favoriser la mise en place à grande échelle d’une agriculture durable.
AFP – 24 septembre – Annie Hautefeuille
Le Grenelle pourrait plancher sur une réduction conséquente des pesticides
Sur les pesticides, "on n'en est pas au stade de l'engagement final", a
pour sa part déclaré le cancérologue Dominique Maraninchi, président du groupe
de travail et de l'Institut national du cancer (INCa). Evoquant une "adhésion large" pour "investir dans la prévention sur le dossier des pesticides, emblématique en France, parce qu'on en utilise beaucoup", M. Maraninchi note qu'il faut choisir sur quels pesticides doit porter la réduction. "Un danger prouvé, on l'éradique", ajoute-t-il, en citant les produits classés comme cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques certains (CMR de classe
1). Les pesticides étant présents dans tous les milieux (air, eau, sol), une
action serait "emblématique en matière de santé", mais elle "peut avoir des conséquences en milieu agricole, donc il faut qu'on trouve une zone d'équilibre", a-t-il précisé à l'AFP. Interrogé sur le rapport sur les causes du cancer en France publié le 13 septembre, auquel plusieurs associations ont reproché de sous-estimer les effets de la pollution et notamment des pesticides, le Pr Maraninchi relève qu'il portait sur "les formes de cancer observées en 1997 chez des gens qui sont nés dans les années 50". C'est de "l'épidémiologie à quinze ans", compte tenu du délai pour observer un effet cancérigène, "ce n'est pas prévisionnel du futur", d'où, souligne-t-il, la nécessité d'un "système d'observation musclé" pour anticiper les risques ; La création d'un Institut de veille environnementale, un renforcement des moyens d'organismes existants (Afsset, Institut de veille sanitaire..), un dispositif protégeant les chercheurs "lanceurs d'alerte" pourraient être proposés par le groupe de travail.
L’UIPP dans un Communiqué de Presse fait des propositions au Grenelle :
« Oui à une réduction des impacts liés à l’utilisation des pesticides, Non à des mesures de réduction quantitative ! »
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Le Monde – 26 septembre – Gaëlle Dupont
Un consensus se dessine sur une diminution des pesticides
La France est le troisième utilisateur mondial de produits phytosanitaires. L’objectif de baisse de moitié reste contesté par le monde agricole. Défendant bec et ongles ses produits, l’industrie chimique met en avant les efforts déjà réalisés. « Les quantités utilisées ont baisé de 40% entre 1999 et 2000, on est arrivés au taquet » affirme Jean Charles Bocquet, directeur de l ‘UIPP. L’indicateur est cependant contesté, car même si leurs dosages diminuent, les produits restent aussi actifs. « Il faut que l’opinion comprenne qu’on ne les utilise pas pour le plaisir, mais parce qu’on ne peut pas faire autrement » s’irrite Pascal Ferry, responsable de l’environnement à la FNSEA. « On nous demande le zéro défaut ». Les pesticides, dont l’usage a été encouragé par l’Etat pendant des décennies afin de produire plus, sont devenus l’un des piliers des exploitations agricoles. Une baisse drastique de leur consommation ne peut avoir lieu sans un bouleversement drastique.
Les Echos – 28 septembre – Marie-Josée Cougard
Michel Barnier : « On peut produire plus sans nuire à l’environnement »
La recherche doit permettre de moderniser les exploitations et d’augmenter les rendements, sans qu’il faille nécessairement accroître l’usage des engrais, mis en cause dans la pollution de l’eau, ou celui des pesticides, dont certains ont été jugés cancérigènes. La politique du gouvernement sur ce point est très claire, même si les travaux du Grenelle de l’environnement ne s’achèveront que fin octobre. « On s’achemine vers une baisse de l’utilisation des engrais et des pesticides », insiste Michel Barnier. L’ancien commissaire européen promet d’ »amplifier les mesures agro-environnementales » (dont les crédits sont en baisse de 1,6% dans le budget 2008) et de garantir « une meilleure gestion de l’eau ».
Aujourd’hui – 26 septembre – Jean Marc Plantade
Pesticides : notre enquête aux Antilles
Après la publication dans notre journal du rapport du professeur Belpomme, dénonçant les importants risques sanitaires liés à l’usage massif des pesticides, le constat sur place est sans appel : tous les habitants se déclarent préoccupés par la situation. En particulier au plan sanitaire. Ils attendent fébrilement la publication, courant 2008, des études épidémiologiques en cours, qui devraient permettre de dire s’il y a , ou non, corrélation entre les pollutions et certaines maladies. L’activité économique est touchée. La vente de légumes frais, par exemple est en chute libre. Tout en se déclarant un peu choqué par les affirmations de Dominique Belpomme, Georges Salines, responsable du département santé environnement à l’INVS, ne remet pas en cause pour autant la réalité de la pollution par les pesticides aux Antilles : « Non seulement on ne nie pas ce problème mais on cherche depuis des années à en évaluer les conséquences et à proposer des mesures pour limiter les risques. ». Nul doute que la diminution de l’utilisation des pesticides constituera l’un des enjeux du Grenelle de l’environnement. Les groupes de travail sur la santé et l’agriculture se sont mis d’accord sur le principe d’une réduction de 50% des produits phytosanitaires en 10 ans. Mais l’Industrie chimique et le lobby agricole ne l’entendent pas de cette oreille...
La Croix – 25 septembre – Denis Sergent
Des producteurs plus respectueux
Selon un sondage, 81% des Français souhaitent que les agriculteurs réduisent l’usage de pesticides. Un objectif raisonnable fixé par les associations de défense de la nature est de réduire le recours aux pesticides de 25% d’ici à 2012. Et de façon plus utopique sans doute, de 50% en 2017. Parmi les mesures concrètes, on pourrait interdire les produits les plus dangereux de façon à protéger les utilisateurs eux-mêmes. Une interdiction de faire des mélanges et de pulvériser par avion, semble aussi s’imposer. Ces propositions devraient être acceptables tant par les fabricants de pesticides que par les agriculteurs qui pratique « l’agriculture raisonnée », cette agriculture qui ne proscrit pas les additifs chimiques mais cherche à les utiliser au minimum et au mieux. En revanche, elles paraîtront insuffisantes aux associations comme le MDRGF qui promeut la diminution, voire la suppression de ces produits et l’adoption de l’agriculture biologique ».
Le Nouvel Observateur – 27 septembre – Michel de Pracontal
Les pudeurs de l’Académie de Médecine
Son dernier rapport passe sous silence l’influence de l’alimentation ou de l‘environnement sur la maladie. Certes, l’accroissement de la population, et surtout son vieillissement, fait augmenter l’incidence des cancers. Mais, même en tenant compte de ces effets démographiques, la fréquence des tumeurs malignes a augmenté de plus de 20% entre 1980 et 2000. Pourquoi ? Les recherches de ces dernières années ont pointé le rôle éventuel de facteurs liés à l’environnement et à la vie moderne : la nutrition, les aditifs alimentaires, la pollution, les rayonnements ionisants, les produits industriels, notamment les pesticides, illustrés par l’affaire de la Martinique et de la Guadeloupe ; Certes, on manque encore de données pour en évaluer l’importance exacte. Mais de là à éluder presque totalement cette question, comme le fait l’Académie de Médecine… Bref, en dehors de l’alcool et du tabac, circulez, il n’y arien à voir ! Les associations écologistes n’ont pas manqué de critiquer ce message qui semble tomber à pic pour contrer leurs arguments, à quelques semaines du Grenelle de l’environnement.
AFP – 25 septembre
Les engrais agricoles causent des malformations chez les grenouilles
« Il s’agit de la première recherche montrant que des composants chimiques des engrais sont responsables de la prolifération de parasites microscopiques appelés trématodes qui accroissent le taux d’infection chez les batraciens conduisant à des malformations », a souligné Pieter Johnson, biologiste de l’Université du Colorado, principal auteur de cette étude parue dans les Annales de l’Acadadémie nationale des sciences américaines datée du 24 septembre. "Cette recherche peut potentiellement expliquer le déclins des batraciens dans le monde ainsi qu'un vaste éventail de maladies peut-être liées à la pollution par des engrais dont le choléra, le paludisme, le virus du Nil occidental et d'autres parasites affectant les récifs coralliens", a-t-il précisé. L'incidence élevée de malformation des grenouilles aux Etats-Unis avaient attiré l'attention internationale au milieu des années 90 après qu'un groupe d'écoliers du Minnesota (Nord des Etats-Unis) eut découvert que plus de la moitié des grenouilles léopard dans une marre avaient un membre manquant ou en excès, a rappelé le chercheur dans un communiqué. Après cela, des histoires similaires sont devenues très fréquentes aux Etats-Unis nourrissant des spéculations selon lesquelles ces malformations étaient provoquées par des insecticides, un accroissement des radiations des ultra- violets ou une infection par un parasite. Alors que la thèse du parasite est désormais reconnue comme étant une cause majeure de ces malformations, les facteurs environnementaux à l'origine de la prolifération parasitaire sont largement restés un mystère jusqu'à ce que cette recherche soit entreprise", souligne Pieter Johnson. "Un des nos principaux objectifs a été de comprendre comment des parasites répondaient à des changements provoqués par l'exploitation agricole et des altération de l'écosystème", poursuit-il.
AFP – 23 septembre
Ozone : les principaux points de l’accorde Montréal
Pour le Bromure de Méthyle, les parties consentent à ce que les pays développés utilisent encore en 2008, mais à titre « exceptionnel», 4 600 tonnes de ce pesticide nuisible à la couche d’ozone et employé dans l ‘agriculture, même si son utilisation devait, théoriquement, cesser en 2005. |
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Sur les abeilles
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Sur les divers
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
L’Expansion – 1er octobre – S.B.
Produits bio : 5 milliards d’euros en 2020 – Des éco labels dans tous les rayons
26 ans après la création du logo « AB » (agriculture biologique), la bio attitude gagne du terrain. ...Une vague écologiquement correcte déferle. Vêtements, fournitures, détergents, chaussures, parfums d’ambiance : on trouve de tout sous les éco labels. Mode ou business solide ? Trop tôt pour le dire dans le non alimentaire, sauf pour les cosmétiques (l’intérêt de l’Oréal et de Clarins, l’ouverture de boutiques dédiées par Naturalia montrent que le segment est porteur)… Le rythme actuel de croissance devrait donc, d’après le ministère de l’Environnement se maintenir jusqu’en 2010, avant, sans doute, de s’assagir un peu. |
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Sur les OGM
AFP – 27 septembre
OGM/Grenelle: Barnier veut une loi "le plus rapidement possible"
Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier a souhaité l'adoption d'une loi sur les OGM "le plus rapidement possible" mais sans vouloir donner de date butoir, M. Barnier s'est prononcé "pour la recherche en plein champ sur les OGM et pour la création d'une Haute Autorité indépendante qui serait chargée de "l'évaluation" et des contrôles pour le secteur des biotechnologies. Le ministre a souligné qu'il fallait que la législation française soit en "cohérence avec les partenaires européennes" de la France. La Commission européenne avait réaffirmé vendredi que la législation européenne n'autorisait pas un Etat ou une région à "geler" la culture d'organismes génétiquement modifiés, comme la possibilité en est évoquée en France. Le groupe de travail du "Grenelle de l'environnement" consacré aux cultures génétiquement modifiées s'est accordé jeudi sur l'objectif de "garantir à l'agriculteur le choix de son itinéraire: bio, conventionnel ou OGM", a résumé jeudi son président Jean-François Le Grand, sénateur UMP. La question d'un éventuel moratoire, réclamé par les associations écologistes, avait conduit le principal syndicat agricole, la FNSEA, à quitter le groupe avant la fin des débats. Un consensus a toutefois été trouvé pour recommander la création d'une "haute autorité" représentative de l'ensemble de la société, qui émettrait des "avis rationnels à l'autorité politique", selon le sénateur. Une "loi sur les biotechnologies" devrait être élaborée, a-t-il ajouté.
AFP – 25 septembre
OGM : La France ne peut remettre en cause le seuil d’étiquetage (Semenciers)
La France ne peut remettre en cause le seuil d'étiquetage de 0,9% des produits OGM, car celui-ci est issu d'une réglementation européenne, ont affirmé les professionnels des semences et de la protection des plantes, mardi dans un communiqué. Tout les participants au groupe de travail sur les OGM du Grenelle de l'Environnement sont d'accord pour abandonner le seuil de 0,9%, limite
Au - dessus de laquelle la mention OGM est obligatoire sur les étiquettes des
produits alimentaires, selon un document qui sera rendu public jeudi et dont
l'AFP a obtenu une copie. Les professionnels des semences et de la protection des plantes contestent également "l'existence, au sein de l'intergroupe OGM, d'un quelconque consensus relatif à l'absence d'évaluation scientifique sérieuse" sur cette limite de 0,9%. "Le seuil de 0,9% n'est pas un seuil sanitaire mais un seuil d'information, permettant le libre choix des consommateurs. Il est le fruit d'un accord politique. La France ne peut en aucune manière modifier ce seuil de son propre chef", affirme le communiqué. "Si la future loi sur les OGM, votée à l'issue du Grenelle de l'environnement devait redéfinir unilatéralement ce seuil, elle serait remise en cause par les instances européennes", poursuit-il. Les signataires du communiqué sont l'UIPP (Union des industries de la protection des plantes), le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants), l'Oleosem (Association de l'industrie des semences de plantes oléagineuses) et la Seproma (Chambre syndicale des entreprises françaises de semences de maïs).
AFP – 28 septembre 2007
Destruction d’une parcelle de maïs OGM dans le Puy de Dôme
Une parcelle de maïs transgénique à vocation commerciale a été détruite vendredi matin à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme), a-t-on appris de source proche de l'enquête. Quelque trois hectares de maïs OGM ont été détruits vendredi entre le départ, à 07H15, d'un vigile chargé de surveiller la parcelle et l'arrivée à 09H10 de l'agriculteur qui la cultive, a indiqué à l'AFP la direction du semencier Limagrain. Le champ de 6,5 hectares de maïs Monsanto 810, cultivé pour produire de la semence pour le compte de Limagrain, avait été la cible d'un premier saccage, entre le 17 et le 19 septembre, au cours de laquelle 2,5 hectares de maïs avaient été détruits. Cette destruction avait été revendiquée le 21 septembre par le Collectif des faucheurs volontaires. La direction de Limagrain a indiqué avoir adressé une lettre à la ministre de la Justice Rachida Dati demandant que des "sanctions" soient prises contre les auteurs de destructions de cultures d'OGM. |
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Ils l'ont dit
Le Figaro – 22 septembre
Pesticides dangereux aux Antilles
"Je suis venu en Martinique avec une volonté de transparence absolue et je tiens à ce que tout ce qui ma été communiqué le soit à tout le monde, y compris en métropole… Le gouvernement ne voit que des avantages à une Commission d’enquête, mais ce sera au Parlement de décider… Je ne laisserai pas tirer à boulets rouges sur vos produits. Les contrôles sanitaires sur la santé des consommateurs existaient avant cette polémique médiatique. Ils continueront. Si défaillance des services de l’Etat il y a eu, nous serons intransigeants".
Christian Estrosi – secrétaire d’état chargé de l’Outre-mer
Valeurs actuelles – 28 septembre – Josée Pochat
"Les Ecolos… Au nom de la peur qu’ils ont réussi à faire régner, ils imposent une idéologie qui a perdu toute forme de rationalité. Quand on demande aux Français si les usines polluent plus ou moins qu’avant, neuf sur dix répondent moins. I dem sur les immeubles, depuis qu’ils ne sont plus chauffés au charbon et sur la pollution automobile. Mais à la question : « Pensez vous l’air est plus pollué qu’avant ? Ils répondent pourtant « Oui » pour 90% d’entre eux. Alors qu’à l’évidence avec des usines qui polluent moins, des voitures et des chauffages plus propres, le problème de la pollution de l’air est en voie d’être réglé… La quantité de gaz carbonique présente dans l’atmosphère de la planète s’élève aujourd’hui à 2 800 milliards de tonnes et elle atteindra environ 3 000 milliards en l’an 2020. Or l’Union européenne émet aujourd’hui annuellement 4 milliards de tonnes du même gaz. Si elle arrivait vraiment à réduire, au prix d’efforts massifs et nécessairement extrêmement coûteux, ses émissions de 20% en 2020, ce sont 800 millions de tonnes de moins qui seraient émises chaque année, c’est-à-dire moins de 1 milliard sur 3 0000, soit à peu près ¼ 000ème des gaz présents dans l’atmosphère ! Cela n’aurait rigoureusement aucun effet… La Chine construit une centrale à charbon par semaine, e t jamais le rythme d’accroissement des rejets dans l’atmosphère n’a été aussi élevé qu’aujourd’hui, nous menaçant à terme d’une catastrophe annoncée. Quant à nous, nous gaspillons sans fin l’argent du contribuable national. Une dizaine de milliards d’euros au moins pourrait être épargnée chaque année pour le budget de l’Etant, sans qu’il en résulte la moindre différence perceptible sur nos rejets, ni le moindre inconvénient pour notre économie, bien au contraire. Autant que le budget de nos universités."
Christian Gerondeau – Polytechnicien, ancien délégué à la sécurité routière
Son livre : « Ecologie, la grande arnaque » Albin Michel
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